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Mirobole Pancrate
49 abonnés
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3,0
Publiée le 3 janvier 2024
Tendre drame sentimental, tourné autour de l'épineux et suffocant questionnement sur ce qui aurait pu se passer si... À la recherche d'un imaginaire temps ressenti parfois comme perdu, le film évite l'écueil du pathos outrancier et propose nuance et intelligence, mais souffre à mon sens d'un côté trop ordinaire, tant sur le fond que sur la forme.
Je suis sorti de ce film avec un sentiment mitigé. De grandes qualités portent ce film, qui est un premier pour Céline Song, Le casting tout d'abord. Le trio d'acteurs est assez incroyable et porte l'histoire et les sentiments avec beaucoup de force. On parvient alors facilement à les aimer ou les détester... Les corps et les regards sont aussi parlants que les mots, et cette subtilité fait que l'on passe un agréable moment sans souffrir des quelques ralentissements ou du manque de "rebondissements". Plus qu'une simple histoire d'amour au fil des années, le film porte sur le lien avec ses origines, sa culture, son passé. Ensuite la mise en scène et en particulier les cadrages. Très maîtrisés, on alterne des décors étriqués, voire claustrophobiques, avec de grands espaces en plans larges, parfois en traveling dans lesquels les protagonistes se perdent, se rapprochent, se frôlent, de face, de dos, de profil. Ces choix renforcent le sentiment tragique que les personnages ne sont pas heureux là où ils sont, et crée une certaine empathie pour eux. Mais d'où vient ce sentiment d'être passé à côté ? Peut-être de l'écriture en premier lieu. Incompréhension des ellipses et des absences dans la catégorisation des personnages. Ils n'existent finalement que dans leurs liens entre eux. Peu d'interaction avec le reste du monde (professionnel ou autre). Ce côté étouffant renforce bien sûr l'impression d'enfermement que ressentent les personnages. Mais parfois on a le sentiment que la réalisatrice-scénariste prend trop la peine de nous expliquer et conforter dans ce que nous ressentons (par exemple sur le pauvre "second rôle" d'Arthur qui accepte son sort avec une résignation touchante...). On se met parfois à détester les personnages, ou les situations, et on se sent parfois un peu trop guidés par celle qui tient les manettes (la réalisatrice ou la personnage principale). D'où sûrement une position parfois inconfortable pour le spectateur...
Un film délicat racontant un amour platonique entre un homme et une femme et qui propose un beau questionnement sur l'impact du passé sur le présent et l'effet d'un amour d'enfance et ses répercussions tout au long de la vie.
Un très beau film d'une grande délicatesse et d'une finesse d'écriture qui fait plaisir à voir. On en ressort ému et plein de nostalgies. Les deux acteurs sont époustouflants.
Tout semble minutieusement conscientisé, chaque plan est un reflet de la psychologie des personnages, chaque dialogue une incantation, sculptant les contours de l’invisible. Mais ce qui bouleverse, ce n'est pas ce que l’on voit, c’est ce qui échappe, ce qui se glisse entre les lignes.
Le film s'articule autour de deux personnages, Nora et Hae Sung, qui se retrouvent des années après s'être perdus et s'interrogent sur les chemins qu'ils n’ont pas pris, ainsi que tout ceux que l'on prend. Au centre, la notion de destinée, non pas établie comme une fatalité, mais comme une mosaïque de choix, de hasards, où chaque décision forme une version inachevée de soi-même.
Le temps, fluide et insaisissable, découpe l’identité des personnages, les change, les morcelle. Nora, partagée entre deux mondes, vit la nostalgie d’un passé coréen et l’ancrage dans un présent américain, une dualité entre deux cultures qui façonne sa quête de soi.
"Past Lives" explore subtilement l'amour sous différentes formes, notamment l'amour romantique non réalisé et la connexion humaine profonde. Ici, Nora et Hae Sung partagent un lien qui dépasse la simple attirance. Cette dynamique amoureuse refoulée est empreinte de nostalgie : une réminiscence du passé, de l'innocence perdue, et d'un temps plus simple. Pourtant, le film résiste à la tentation d'idéaliser l'amour passé. C’est dans cette tension, entre l’idéal du passé et la réalité du présent, que le film trouve sa force.
Un film mélancolique sur un amour jamais réalisé entre un homme et une femme de nationalité Coréenne, qui se connaissent depuis l’enfance. Le rythme est plutôt lent, mais le film tout en délicatesse a vraiment du charme, et on ne s’ennuie a aucun moment, devant cette romance assez originale. A voir
Un film d'ambiance, une superbe visite de La grosse pomme, de bons acteurs, on croit à cet amour enfantin. Un moment se pose une question à quel moment devient on Coréen-americain ?
Céline song signe son premier film, avec une très belle réussite c est le moins que l on puisse dire . Past lives est un film poignant, d une très grande sensibilité sans être larmoyant. La réalisatrice met en scène un homme et une femme en trois époque différente dont l amour platonique va traverser le temps, la distance et la résignation. On suit ces 2 êtres qui sont fait pour être aimes mais les choix, Le destin et la fatalité vont en décider autrement. Un très grand film qui nous fait ressentir de grandes émotions grâce a une mise en scène précieuse. Une très grande réussite
Ahhhh un film en toute sobriété et pudeur . Magistral comment la tension amoureuse est palpable à travers l'écran alors qu'il n'y aucun contact physique.
A vu "Past lives" premier film de la réalisatrice Coréenne-Américaine Celine Song. Sur un sujet que l'on devine très autobiographique puisqu'elle en a écrit aussi le scénario, la metteur en scène propose un film sur 3 époques et 2 continents. He et Hae sont amis d'enfance et rêvent même de se marier quand ils seront adultes, mais les parents de la jeune fille décident d'émigrer au Canada. 12 ans plus tard les deux enfants ont une vingtaine d'années et se retrouvent via Facebook et communiquent par Skype (scènes insupportables de dialogues creux par écrans interposés et anti-cinématographiques). 12 années à nouveau plus tard Bae qui a maintenant 34 ans décide d'aller à New-York retrouver Nora (prénom américain de He) qu'il n'a jamais revue en vrai depuis qu'elle a quitté la Corée. Mais elle est mariée à un écrivain. C'est lent, c'est long, les conversations par internet plombent définitivement le film dès son premier quart. Il n'y a aucune sensualité dans cette histoire d'amour contemporaine uniquement platonique. Le succès de ce film doit être générationnel, la longue file d'attente de spectateurs étant principalement composée de très jeunes adultes. Ce qui est probablement une des raisons pour lesquels le sujet du film m'a totalement laissé de marbre. Je me suis même surpris, ce qui ne m'arrive strictement jamais, à m'endormir, il faut dire que la musique originale envahissante est digne d'une salle d'attente d'un spa. Le sujet aurait peut être mérité un traitement littéraire où le choix des mots peuvent donner la possibilité d'une ouverture sur l'imaginaire du lecteur, là où les images banales (pont de Brooklyn, buildings de Seoul, restaurants asiatiques, Statue de la Liberté...) de cette histoire d'amour sans histoire devient sur l'écran rapidement un pensum
« Certaines traversées coûtent plus cher que d’autres.»
Past Lives-Nos Vies d’Avant est le premier film écrit et réalisé par Celine Song, dramaturge sud-coréenne émigrée à 12 ans au Canada et vivant aux Etats-Unis, comme Nora/Na Young (Greta Lee), le personnage principal. 12, 24, 36 ans, ce sont les 3 époques qu’explore l’histoire à travers le lien qui unit, de loin en loin, Nora et Hae Sung, crush d’enfance resté au pays, dans un mode lent et sans invention visuelle ou narrative, si ce n’est dans la capture des échanges en visio, profonds malgré les dialogues communs et la parabole des réincarnations bouddhistes qui donne un double sens au titre, jusqu’à effeuiller le livre infini des potentialités qu’offre le concept du « in-yun ».
Past Lives traite aussi de la distance et de l’image qu’une immigrée se renvoie à elle-même, entre son passé et son avenir, son amour d’enfance et son mari, son pays d’origine et celui qu’elle s’est choisi pour faire sa vie, le tout décliné à travers une interminable succession de séquences brèves qui lasse par moments. C’est propre, ça n’est pas inintéressant, loin de là, mais, malgré une musique qui s’écoule comme une symphonie légère répondant à la fraîcheur de l’interprétation, c’est d’une lenteur parfois rédhibitoire, surtout durant la première heure. On notera malgré tout les murmures qui ponctuent les silences de certains dialogues, l’analyse et l’expression franche des interactions interpersonnelles dans ce qui devient un triangle amoureux banal et la parfaite reproduction de gestes réalistes qui apportent, heureusement, une touche d’émotion larvée à l’ensemble, encore rehaussé par la qualité de la photo et de quelques plans, classiques mais particulièrement beaux.