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3,5
Publiée le 24 août 2023
« Quand on abandonne quelque chose, on gagne aussi quelque chose. » La vie est faite de choix, dont certains nous sont parfois imposés, et c'est ce qu'à vécu Nora lorsqu'elle a quitté la Corée avec ses parents. Et si elle était restée ? Qu’elles soient importantes ou non, chaque décision impacte d'une manière ou d'une autre notre vie. Sous la forme d'un triptyque, "Past Lives" évoque la relation entre Na Young (Nora) et Hae Sung alors qu'ils reprennent contact douze ans après que Nora est partie pour le Canada. De la nostalgie, des questions, des regrets, chaque partie se présente sous la forme d'une tranche de vie réaliste qui a au moins un point culminant avec un moment ou un échange déchirant. Un drame romantique subtil, nuancé, mélancolique, pudique et émouvant qui est comme une spoiler: lente mort d'une relation amoureuse qui n'a finalement jamais existé. En ce sens, la conclusion est très touchante spoiler: lorsque les deux réalisent que cela n'arrivera pas dans cette vie. C'est certes inégal, mais c'était un beau moment.
Un zeste de Truffaut dans ce film.Et une grande interrogation en nous tous: faut il mémoriser longtemps l image et l élan de son 1er très fort sentiment ? Quitte à y conditionner sa vie ? Quitte à s’ y tromper? C est le joli thème de ce film basé sur une attirance collégienne puis un changement de pays, une perte de vue puis le Net et des retrouvailles puis des coupures encore.Excellente interprétation. Les prise de vue en Corée puis à New York sont superbes.L histoire finit raisonnablement et il n y a pas de rebondissement. on est pas dans « un homme et une femme » mais un Bon film.
Nos vies d’avant... Un très beau film qui fait du bien. Tout est en délicatesse, poésie et douceur ; asiatique. La distance Séoul, New-york donne le tempo de ces 2 personnes qui n'ont jamais vraiment coupé le fil de vie. Réincarnation ou pas chacun à son idée ou pas. La différence de culture est bien présente, ressentie et travaillée. Le Bouddhisme en fond. Qui n'a jamais eu l'impression de connaitre une personne que l'on n'a jamais vu auparavant ! Superbe...
Ce film fera écho à quiconque a vécu des actes manqués, quiconque refait le monde de temps en temps avec des "si"
Voir ces 2 être qui auraient pu être ensemble dans une autre vie... sauf que comme le Inyeon l'explique, une multitude de vie potentielle peuvent arrivés ou non.
Tout est une question de destin ....
Le film nous évite les clichés du romantisme gratuit.
Tout ne finit pas toujours bien mais tout ne finit pas toujours mal non plus. C'est sans doute ça la vie.
Le drame de l’américaine Celine Song croûle sous les nominations – 5 aux Golden Globes, 8 à Berlin, 5 à Deauville… sans jamais recevoir aucun prix -, ce qui prouve qu’il n’est pas passé inaperçu. A 12 ans, Nora et Hae Sung sont amis d’enfance, amoureux platoniques. Les circonstances les séparent. A 20 ans, le hasard les reconnecte, pour un temps. A 30 ans, ils se retrouvent, adultes, confrontés à ce qu’ils auraient pu être, et à ce qu’ils pourraient devenir. 106 minutes après, la seule question que je me pose, c’est pourquoi ? Pourquoi ce film poétique, admirable et d’une folle originalité scénaristique n’a reçu aucune récompense ??? C’est le premier long-métrage de Celine Song, qui a quitté la Corée à l’âge de 12 ans pour Toronto, avant de s’installer à New York quand elle a eu vingt ans. Elle s'est inspirée d'une expérience où elle s’est retrouvée assise dans un bar entre deux hommes issus de périodes très différentes de sa vie : son mari, originaire de New York, et son amour de jeunesse, qui venait de Corée et visitait la ville. Il y avait quelque chose de l’ordre de la science-fiction là-dedans, dit-elle. Le inyeon de mon sous-titre désigne en coréen le fil du destin. C’est lui qui relie de façon subtile, très ténue ce triangle amoureux pas comme les autres. Ce qui unit ces trois personnages ne se résume pas en un mot ou une expression. Leur relation est un mystère, et le film ose une réponse à ce mystère. Ce drame léger n’est pas un film sur la relation amoureuse mais un film sur l’amour même. La cinéaste réussit parfaitement le mélange entre les cinémas asiatique et américain, Comme, d’ailleurs l’interpénétration des deux cultures. Un bijou de délicatesse qui parle avec acuité, certes d’amour, mais surtout de déracinement. Greta Lee, Yoo Teo, John Magaro et Seung-ha Moon, sont en tous points parfaits et font vivre sans effets ni artifice cette recherche du temps perdu d’une grande émotion, dans laquelle, au XXIème siècle on ose encore parler d’amour platonique sans s’attirer les railleries habituelles. Voilà un film qui nous révèle une réalisatrice à surveiller de près. Le romantisme n’est pas mort et la douceur dans le relations humaines non plus. Rassurant. Amoureux éternels, ne ratez pas ce bijou.
Mon coup de coeur 2023. Une parenthèse poétique dans laquelle on savoure chaque moment. L'histoire se concentre uniquement autour de 3 personnages et suit la relation qui lie "Nora" à Hae Sung. Une belle surprise tant ce film est émouvant et en retenu.
Finesse pour traiter avec pudeur, des amours d'enfance et des aiguillages sentimentaux possibles empruntés par le train de la vie au gré des contingences ou des hasards.
Na Young et Hae Sung ont douze ans. Aussi intelligents et travailleurs l’un que l’autre, ils se disputent la première place de leur classe. Une grande complicité les soude, qui sera rompue par le départ des parents de Na Young au Canada. Na Young, qui se fait désormais appeler Nora, et Hae Sung ont vingt-quatre ans. Ils se sont perdus de vue. Grâce à Facebook, ils renouent le contact. Entre New York où Nora s’est installée, et Séoul où Hae Sung suit des études d’ingénieur, ils passent de longues heures à discuter sur Skype. Nora et Hae Sung ont trente-six ans. Ils ont mûri et ont pris des chemins différents. Nora s’est mariée avec un écrivain juif new-yorkais rencontré durant une résidence d’artistes. Hae Sung, qui est resté célibataire, vient lui rendre visite à New York et discute avec elle, l’espace d’une journée des choix qu’ils ont faits et de ceux que la vie a faits pour eux.
François Ozon avait intitulé un de ses films "5*2" qui brossait en cinq épisodes, antéchronologiques, l’anatomie d’un couple. Ce film-ci pourrait s’appeler 3*2 (trois épisodes pour raconter un couple qui n’en sera jamais un) ou encore 12*3 (la vie d’un homme et d’une femme racontée en trois tableaux à 12, 24 et 36 ans).
Le pitch de ce film, son affiche, les quelques mots prononcés par sa distributrice, l’immense Michèle Halberstadt, au début de son avant-première organisée par le club Allociné, m’avaient follement mis l’eau à la bouche. Il faut confesser mon goût coupable pour ces sujets-là : rien ne me transforme plus en petites flaques d’eau que la nostalgie des amours disparues. En témoigne, si besoin en était, la vénération dans laquelle je tiens "Docteur Jivago", "Love Story" ou "La La Land".
Hélas, "Past Lives" s’est révélé en-deça de mes attentes. Pourtant, j’en ai adoré l’actrice principale, Greta Lee – même si j’ai eu un peu de mal à la trouver crédible, née en 1983, dans le rôle d’une fille de 24 ans. Son visage frise la perfection. Je fais une fixation sur sa glabelle (c’était le mot du jour). Pour faire bonne mesure, force m’est de reconnaître que l’acteur masculin est beau comme un Dieu.
Le défaut de "Past Lives" est son scénario trop ténu. Il repose tout entier sur une ambiguïté qui n’en est pas une. On sait par avance l’avenir de la relation de Nora et de Hae Sung. Toute autre conclusion que celle à laquelle parvient inéluctablement le film n’aurait eu aucun sens. Dès lors, privé d’enjeu, "Past Lives" se réduit à un double ressassement : pourquoi sommes-nous devenus ce que nous sommes ? à quel moment aurions-nous pu évoluer différemment ?
Reste pour autant une dimension du film très stimulante : son héroïne est une Coréenne qui, comme la réalisatrice Celine Song, a quitté enfant son pays avant d’embrasser une autre culture. La relation de Nora avec Hae Sung n’est pas seulement celle d’une femme devenue adulte avec son amour d’enfance ; c’est aussi celle d’une personne qui a changé de pays, de continent, de culture et qui continue d’entretenir avec son pays d’origine et sa langue maternelle, une relation contrariée.
L'histoire est très belle, le fond y est, mais les discussions interminables donnent un rythme particulier à ce film, ce qui le rend légèrement ennuyeux par moment.
Contrairement à la majorité des critiques, j'ai trouvé ce film ennuyeux, lent et assez déprimant. Et pourtant le début semblait prometteur mais après c'est le vide