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Zebrakelo
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4,0
Publiée le 13 juin 2023
On aime ou pas le graphisme. Par contre il est difficile de ne pas apprécier l'histoire, la mise en scène, le montage, etc. ! Un éloge grandiose au cinéma, à l'actorat, au scénario et à la musique, où il est facile de s'identifier aux personnages principaux, touchants. L'aria nous emporte.
pure pépite cinéphile et fun, le film de Takayujo HIRAO est un bonheur pour les cinéphiles, pour les spectateurs, pour les amateurs de cinéma que nous sommes, et qui aiment que celui ci soit mis en scène avec autant de panache et de passion
Un anime idéal pour faire ressentir l'importance du collectif pour faire des films, un plaisir communicatif et plein d'idée : cocktail idéal (et recommandé pour l'été) !
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2,5
Publiée le 15 avril 2024
"Eiga daisuki Pompo-san" est un film sur la magie du cinéma et sur le processus de création cinématographique. On suit principalement Gene, l'assistant de Pompo, une productrice spécialisée dans les films de série B. Pour elle, le casting fait tout et elle confie le premier rôle à des actrices au physique avantageux. Cependant, elle décide un jour de faire un film moins commercial et confie la réalisation à son assistant et le premier rôle à une fille plus discrète que la bimbo typique... Si on aime le cinéma, c'est difficile d'être totalement désintéressé par cette histoire. Il y a des choses intéressantes sur la vision du milieu par ces gens comme Pompo qui pense que le bonheur bride la créativité ou que les films trop longs sont une insulte pour le public, ce qui, pour ce point, fait écho aux changements de consommation des gens à notre époque. Pour le reste, c'est du classique avec simplement les coulisses d'un tournage et tous les tracas qui vont avec. Pour ma part, la seconde partie m'a moins captivé, car tout ce qui se passe semble artificiel. Bref, un film regardable, mais sans plus.
POMPO THE CINEPHILE raconte l'histoire d'une productrice japonaise de 12 ans qui décide de faire un film d'auteur : avec un pitch pareil, on ne sait pas à quoi s'attendre, et c'est ça qui est super ! C'est drôle, original, plein d'idées, et c'est une belle lettre d'amour au cinéma !
Pompo est une productrice qui a hérité de son grand-père la passion du cinéma. Hélas, elle ne produit guère que des séries B sans âme. Elle a toutefois écrit un scénario plus personnel, mettant en scène un vieux chef d’orchestre qui retrouve l’inspiration dans une retraite bucolique au contact d’une jeune paysanne. Pompo décide d’en confier la réalisation à son assistant, le jeune Gene, qui n’a aucune expérience mais a la passion du cinéma chevillée au corps. Pour le rôle principal, elle convainc une vieille star, ami de son grand-père. Et pour la jeune ingénue, elle recrute une inconnue dont Gene tombe instantanément amoureux.
"Pompo The Cinephile" est un anime, un film d’animation inspiré d’un manga japonais. C’est un genre qui a ses fans et qui est loin de ma zone de confort, qui se situe plutôt du côté des longs plans fixes ouzbeks en noir et blanc et sans dialogue que des pyrotechnies colorées japonaises entrecoupées d’onomatopées roucoulantes. Mais, de sa zone de confort, il faut savoir sortir pour découvrir d’autres genres qui se révèlent stimulants.
Il y a quelques mois, était sorti en France "Blue Giant", un anime japonais qui racontait le parcours d’un jeune jazzman plein d’ambition. Cet anime là lui ressemble, par sa forme bien sûr mais par son thème aussi. Il s’agit dans les deux cas de décrire le travail sans concession de deux jeunes artistes prêts à tout pour réaliser leurs rêves.
Car le vrai héros de "Pompo" n’est pas la productrice, Pompo, mais son assistant, Gene. C’est à lui que le spectateur s’identifie. C’est avec lui qu’il partage l’angoisse et l’excitation de son premier tournage avant de plonger dans les affres du montage et de ses longues nuits sans sommeil d’un travail sans cesse remis sur le métier.
"Pompo"a une vertu rare : il raconte par le menu l’élaboration d’un film, depuis l’écriture de son scénario, le recrutement de ses acteurs, son tournage proprement dit, jusqu’à son montage enfin, la partie la plus douloureuse durant laquelle il faut sacrifier des heures de rushes pour aller à l’essentiel. "Pompo" n’est pas exempt d’une certaine naïveté. Mais il n’en reste pas moins un film original sur le cinéma et sa fabrication.
En tant que passionné de cinéma et d'animation japonaise, j'avais de grandes attentes pour ce film et j'en ressors très satisfait. Nous sommes submergés dans l'univers de la réalisation cinématographique. La thématique est très bien abordée à travers une histoire simple et mignonne. La direction artistique reste convenable, même si elle ne peut pas satisfaire tout le monde. Par ailleurs, j'ai ressenti une grande empathie pour Gene, le personnage qui doit faire face aux embûches de la création du film. Un très beau film d'animation japonais que je recommande aux cinéphiles.
Le coup de cœur du soir se nomme Pompo The Cinéphile. Le film est très bien écrit proposant des personnages sur lesquels ont peut s'identifier. C'est touchant, rempli de bons sentiments et très intelligent. Intelligent dans sa mise en scène, dans son montage, ses transitions.. Visuellement c'est magnifique et le récit dénonce subtilement l'industrie du cinéma. Film fait par des passionnés de cinéma destiné à des passionnés.
Avec "Pompo The Cinephile", Takayuki Hirao signe un film d’animation qui respire l’amour du cinéma à chaque minute. L’intrigue suit un jeune assistant timide travaillant pour Pompo, productrice excentrique et survoltée, véritable machine à fabriquer des films populaires. Un jour, contre toute attente, Pompo confie à Gene la réalisation d’un projet plus ambitieux : un drame prestigieux destiné à marquer les esprits. Le jeune homme va découvrir la pression, les doutes, mais aussi la magie de la création, entre casting, montage, choix artistiques et nuits blanches. Le film fonctionne comme une ode au travail collectif du cinéma. L’animation est vive et la mise en scène adopte un rythme effréné. La conclusion choisit certes, une voie assez facile, mais difficile de lui en vouloir tant l’ensemble est agréable à suivre.
"Un film mute en permanence, que ce soit en amont de sa conception, sur le tournage ou dans la salle de montage. Cette métamorphose, Takayuki Hirao la capture à travers une animation solaire et inspirante. C’est pourquoi Coming Soon est annonciateur d’une explosion de joie, malgré les sacrifices et les ambitions démesurées de ses héros, pourvu qu’ils servent à réaliser nos rêves."
"Hirao adapte les six volumes de Pompo : The Cinephile, écrit par Shogo Sugitani, qui redéfinit le 7e art de son époque tel Once Upon a time… in Hollywood, avec une énergie collective qui pourrait conquérir le continent américain et toutes ses statuettes dorées."
"Takayuki Hirao déterre ce qui constitue pour lui le « rêve américain » pour s’emparer de la gloire, non pas comme une résonance égocentrique, mais bien comme un appel à la communion et au courage de plusieurs individus dans un effort commun. Coming Soon est une façon pour le cinéaste d’installer le spectateur derrière un rêve, un script ou une caméra, qui pointe directement vers le cœur d’un sujet personnel et flamboyant. Il s’agit d’un film solaire et sincère dans sa démarche, [...] qui clôture son exercice dans un timing parfait. Et au fond, tout ce qui compte est de réunir assez de monde pour croire en ce rêve commun qu’est le cinéma, un lieu où l’on s’évade et où l’on se promet intimement de revenir."
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Une animation japonaise consistante sur le milieu du cinéma avec des personnages juvéniles. Certains côtés des caractères et séquences ne m'ont pas trop plu dans un style un peu trop moralisateur et mondain à la fois. De bonnes idées assez originales mais une sorte de grand spectacle tendancieux beaucoup appuyé sur du sentimentalisme.
C’est un mélange presque contre-nature qui est servi ici pour illustrer la passion dévorante du cinéma (‘Cinema Paradiso’ est cité à dessein dès les premières minutes). Il y a ce jeu constant entre le monde de la fiction et les coulisses du tournage, ce réel qui paraît parfois plus artificiel que le récit fictionnel, le choix de l'animation brouillant encore davantage les pistes. Le film apporte pas mal d’informations qui ne sont pas dédaigner sur le financement, la production, l’écriture, les bande-annonces ou encore, le montage en postproduction, ce dernier étant dépeint avec la même hystérie guerrière que les Shônen plein de guerriers nantis de superpouvoirs. Tandis que les traits alterne ce que l’animation japonaise peut proposer de plus réaliste et ce qu’elle offre de plus enfantin, grossier et grotesque, il y a de la romance, de l’abnégation, de la souffrance, de la solitude, devant et derrière la caméra, et tout finit par se mélanger dans un tourbillon de trouvailles visuelles plus ou moins inspirées sur lequel règne Pompo, Magical Girl survoltée, sans doute le personnage le plus artificiel et pourtant le plus essentiel de l’usine à rêve. ‘Pompo the cinephile’ est à la fois classique et excentrique, instructif et épuisant…mais c’est sans doute fait exprès.