Film rose japonais, Trapped in lust appartient à un genre atypique qui mêlait érotisme softcore et genres plus classiques comme le film de gangster, ce que l’on a ici. Il s’agit d’ailleurs du remake épicé d’un film de gangsters très classique. Pour ma part je dois dire que je n’ai pas été hyper emballé. Il y a de bonnes idées certes, notamment celle du duo de tueurs qui retient vraiment l’attention par son excentricité et sa perversité malsaine. Je valide mais on le voit très peu ! C’est frustrant. De même, l’histoire a un certain potentiel, mais la durée très courte du film, encore plus coure si on enlève les scènes de sexe ne permet pas de développer grand-chose. Dans la réalisation, j’ai aussi vu des points positifs, avec cette mise en scène qui donne une grande place au voyeurisme, le spectateur étant placé dans ce rôle inconfortable, à fortiori lorsque le métrage sort un peu du convenu pour aller vers des choses assez vicieuses et dérangeantes. Maintenant l’ensemble m’a paru tièdasse. Les éclairs de radicalité et d’excentricité sont finalement assez rares dans une histoire trop vue, et l’acting est excessif. Souci ordinaire des films asiatiques, ça cabotine à outrance, en particulier les femmes dans les scènes érotiques mais aussi, de manière générale tous les interprètes qui en font des caisses. Paradoxalement, ce surjeu sert uniquement le duo grand-guignol des tueurs. Quant à la forme, malgré de bonnes idées de réalisation, je n’ai pas trouvé l’ensemble particulièrement enthousiasmant. Les décors font un peu fauché, l’érotisme très soft mais très présent semble un peu filmé à la chaine et il aurait mieux valu moins de scènes mais plus travaillées. Quant à la bande son elle est assez deconnecté de l’ambiance du métrage, et ça m’a fait penser à la version japonaise d’une chanson yéyé des années 60. Mon opinion est que quelques touches d’originalité et un duo de tueurs très excentriques ne suffisent pas à susciter un intérêt suffisant pour emporter le morceau, même dans un film si court. 2