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2,0
Publiée le 29 juin 2024
Peu importe sa richesse et son statut social, tout le monde peut traverser une période difficile comme Luisa, une femme issue d'une riche famille, qui souffre de dépression post-partum. Après un séjour en clinique psychiatrique, le retour à la réalité est difficile après qu'on l'a accusé du pire. Javier Andrade, qui a coécrit le scénario avec l'actrice principale, dresse le portrait d'une femme entourée, mais en même temps livrée à elle-même pour surmonter son problème. Un désintérêt familial assez frappant comme si le simple fait d'avoir des personnes à son service suffisait à combler ses manques. Elle devient comme les employés de maison à savoir invisible aux yeux des autres... Il s'agit d'un drame assez subtil avec peu de dialogues et un scénario très limité. Malheureusement, j'ai trouvé ça lent, léthargique et plutôt ennuyeux. Le message passe, mais ça manque de force et d'émotion. Le seul moment que j'ai trouvé touchant, c'est quand spoiler: elle évoque avec tendresse toutes les personnes qui travaillent pour sa famille depuis de nombreuses années. Même si le film est court, c'est trop peu pour ne pas être frustré à la fin.
En grave dépression post-accouchement, Louisa, 45 ans, doit taire son mal, confinée en clinique puis dans sa grande maison, entre famille et domestiques. L'héroïne équatorienne du film de Javier Andrade a tout pour être heureuse, sans problèmes de fin de mois, riche bourgeoise qui vit dans une propriété opulente à l'écart de Quito, entourée d'une armée de gens dévoués à son service, à commencer par la nounou de son enfance. Le film ne donne pas d'explications au mal-être de Louisa et se contente de montrer son incapacité à assumer son statut social, flirtant dangereusement avec l'auto-destruction, tandis que son entourage la traite comme une patiente à surveiller. Rares sont les dialogues dans ce long-métrage totalement centré sur son personnage principale, incarnée avec une infinie subtilité par Anahi Hoeneisen, qui a par ailleurs coécrit le scénario. Ce portrait psychologique, quasi minimaliste, propose, à une ou deux reprises, de brusques échappées vers le fantastique, tendance que le film aurait pu accentuer pour lui donner davantage de densité qu'il en a car son côté répétitif nuit à l'intérêt, même sur une durée limitée à 85 minutes. Lo invisible a été choisi pour représenter l’Équateur à l'Oscar du meilleur film international 2023.