Même si l'ensemble de ce film n'est pas vraiment catastrophique, il faut reconnaître que rien n'y est bon.
Le pire est peut-être la façon dont il est écrit. Le scénario alterne les prises de vues en pleine nature avec de courts flash-backs qui ne présentent généralement aucun intérêt, et qui sont de plus raccordés fort maladroitement au temps présent.
L'interprétation de Jean Dujardin, qui entre parenthèses ressemble de plus en plus à Gilles Lelouche, n'est pas très convaincante. C'est un peu dur de le dire abruptement, mais sa crédibilité en intellectuel est assez faible, et il n'incarne pas à l'écran la rugosité dérangeante de Sylvain Tesson. Les autres personnages ne sont que des silhouettes grossièrement dessinées et mises en scène d'une façon souvent pataude (l'esthétique porno chic des scènes avec Joséphine Japy par exemple).
Si comme moi vous n'êtes pas fan des aphorismes pontifiants de Tesson, vous risquez de vous ennuyer ferme, et de regretter que le vertige de la marche au long cours, et en pleine nature, ne soit pas plus sensuellement rendu.
Le film réduit l'expérience physique extrême du personnage principal (1300 km tout de même) à une enfilade de cartes postales insipides dont on s'attend à voir surgir un Michel Drucker qui lancerait un sonnant "Formidable !" au spectateur, du haut du Mont Lozère ou d'une barque sur la Loire.
Sur les chemins noirs respire le manque de talent dans toutes ses composantes.
Comédie dramatique à partir du livre de Sylvain Tesson qui raconte sa propre chute d'une dizaine de mètres ( c'est un stégophile : un adepte des escalades de toits). C'est un parcours intimiste, qui doit tout à un "Jean Dujardin" complètement impliqué dans un rôle dur, tenace, un peu sombre, principalement du à la promesse de traverser la France du Sud est au Mont St Michel, alors que son personnage n'était pas en état..... Le parcours est splendide, le Mercantour, les Alpes, avec des images superbes, puis le massif central, La Truyère... De très belles étapes, et de jolies rencontres, qui mettent en relief le formidable objectif de cet homme qui veut se laver des affres de l’alcoolisme, et peut être plus... Les flash Back permettent d'en savoir un peu plus du personnage qui ne se livre plus dans son périple. Malgré ses efforts - très limite physiquement - qui s'apparentent à une pénitence - Il y a d'ailleurs des scènes dans un monastère.... - je ne suis pas très optimiste quant à une véritable "réparation"...Si la facette "documentaire" du film est très réussie et plaisante, ainsi que le jeu du Solitaire Jean Dujardin, je reste assez déçu car on a envie de secouer le personnage, pour ne pas s'endormir "à la belle étoile"... **!!
Ce film est bouleversant, par la souffrance à chaque pas, par cette liberté sur les chemins de traverse de notre belle France, interprétation remarquable de Jean Dujardin qui confirme si besoin son talent, une belle histoire racontée doucement, que du bonheur !
Un film magnifique vu en avant 1ere. Un film vertigineux, tant par les paysages, que par le chemin parcouru, que l'histoire en elle meme. Jean Dujardin est l'unique acteur qui pouvait majestueusement interpreter ce rôle. Seul durant 80% du film, il occupe l'ecran avec sincerité et entièreté. Un film qui pousse à relativiser nos petits bobos, un message fort de la force de l'esprit et du corps. Force mentale et physique, resilience, nouveau regard sur ses priorités sont au rv. J'ai passé un excellent moment passé trop vite.
Voilà un bon film qui risque de ne pas faire forcément grand bruit. Et ce malgré la présence de Jean Dujardin au casting. Sur les chemins noirs possède - avec ces longs monologues narratifs - une jolie poésie, directement tirée du livre de Sylvain Tesson dont le film est adapté. Ce long métrage tient presque une dimension philosophique assez séduisante. Le tout renforcer par les paysages magnifiques du Mercantour, du Cantal et du Verdon. Un discours parfois un peu trop larmoyant mais pas assez non plus pour faire dégringoler la note du film. 3.5/5 bien mérité !
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Enfin un film qui fait du bien Avec les belles valeurs de la randonnée Avec notre beau pays somme toute méconnu Avec les choses simples sans prix les vrais gens La spiritualité L’amour L’amitié Merci a l’auteur et aux comediens
Une transcription littéraire très réussie, pour une fois. Mais, pour bien apprécier ce pèlerinage/pérénigration, il vaut mieux être imprégné du parcours de Sylvain Tesson depuis son opera magna "l'axe du loup" (du cercle polaire à Calcutta en 2004), et aussi avoir une idée de son contexte familial. Par ailleurs, si l'on comprend l'usage immodéré des analepses, il arrive que l'on s'y perde un peu. Et puis, quelle merveille, cette douce France!
Si l'alternance de scènes présentes et de flash-back peut perturber un peu au départ, il s'avère que cela permet d'alterner avec bonheur, la vie présente, son engagement et ses retrouvailles avec la nature, de l'époque avant son accident. On se laisse embarquer avec contemplation dans ce beau voyage, superbement, interprété par Jean Dujardin.
L'histoire est portée par une image superbe et un Jean Dujardin tout en retenue. un beau moment. On se sent des envies de grande randonnée en sortant de la salle. A voir
Ce film aux beaux paysages n’adapte pas seulement le roman de Sylvain Tesson, écrivain notoire, avec Jean Dujardin en star, il parcourt un chemin de réparation après séparations. Le marcheur traversant la France du Mercantour au mont Saint Michel a failli perdre la vie et en tous cas sa mobilité, sa mère vient de mourir et sa bien-aimée est partie, il a arrêté de boire. Parfois rejoint par un ami ou sa sœur à qui il donne des raisons de s’inquiéter tant sa volonté approche souvent de l’imprudence, il cherche le silence en évitant les sentiers balisés. Les réflexions du randonneur solitaire, empreintes de misanthropie, sont contredites par des rencontres brèves mais riches avec une néo-rurale, un vieux paysan, un moine de Ganagobie, une tante, un jeune compagnon de hasard… Au-delà d’un récit où le courage personnel force le respect, nous sommes invités autour de feux de bois à considérer la géographie de notre monde. Nous goûtons une fois encore la beauté de la France et percevons le vide qui sonne dans les diagonales de notre hexagone quand à un rond point s’abime une banderole à la recherche d’un médecin. L’expression « dormir à la belle étoile » a quelque charme poétique mais je la laisse volontiers au rayon des souvenirs. Je préfère contempler et réfléchir un peu pendant une heure et demie, à laquelle aurait pu s’ajouter un quart d’heure de plus, depuis un bon fauteuil plutôt que de me ruiner un peu plus le dos dans les éboulis.
De très bons acteurs ; un film sobre, dépouillé ; un très bon moment d'intelligence. Un beau risque tenté et réussi. Dujardin prend vraiment de l'épaisseur. Merci pour tout cela.
Je n'ai pas lu le livre ayant l 'adaptation du film donc je ne peux pas comparer les deux oeuvres. Le film est intimiste, attachant et frais. La traversée de ces paysages Français font du bien au moral et pose des questions sur le sens de la vie. Jean Dujardin porte un rôle nouveau pour lui comme son sac à dos , à travers des chemins de la reconstruction. Une belle histoire de randonneur, de solitude aussi et d'espoir. A voir pour les belles images et une interprétation sobre et efficace.