Une belle adaptation des récits de Sylvain Tesson. Pour la partie physique et trekking, Jean Dujardin donne tout, il a du bien souffrir pendant le tournage : ascension de montagne, traversée de torrents, tourbière , mais paysages de la campagne française à couper le souffle. Mais la partie la plus intéressante réside dans les textes lus par Dujardin pendant son périple, et en voix off. Qualité littéraire, bons jeux de mots, philosophie de la vie, c’est un régal. Sylvain Tesson est un personnage très intelligent qui a un avis (intéressant) sur tout. La construction en flashs back croisés pour nous remonter à l’origine du drame, de l’accident est très bien fait .
Un film sur homme ayant subit un accident de la vie, qui marche 1000km a travers la France.
J'ai aimé Dujardin, j'ai aimé les prises de vue même si la photographie n'a rien d'exceptionnel (dommage)
L'histoire est mole, pas très intéressante mais il y a un fond malgré tout avec de la citation de Tesson tiré de son livre.
Bref. J'ai retenu que la France est très belle et que Dujardin tient la route. Le reste... Toute façon il n'y a pas grand chose d'autre dans ce film...
Une histoire vraie passionnante concernant le vrai Sylvain. Dans le film j'ai de suite décroché, je ne m'y suis pas crue quel dommage. Jean Dujardin a petit un sac à dos de weekend, alors qu'il devrait faire le double, parfois il n'a plus son sac de couchage dessus. Il a une chemise blanche, et qui reste bien blanche plusieurs semaines après le départ, sa barbe reste nickel chrome rasée comme chez un barbier pro, bref ce n'est pas crédible, ce qui a gâché le film, alors qu'il ne fallait pas grand chose pour le rendre crédible.
Sur les chemins noirs, c'est l'hyperactivité qui vide une existence de sa substance. Pierre n'a plus de périmètre et retrouve sa place dans le monde en marchant. Dans ce film, la géographie devient un principe de stabilité. Jean Dujardin livre une interprétation sobre et sensible, sans effet inutile.
Très belle introspective, Jean Dujardin est excellent dans son rôle, comme à son habitude, les paysages à couper le souffle, cependant il manque, à mon sens, quelque chose d'essentiel à travers cette remarquable traversée de la France.... quelques clichés de la faune sauvage auraient été bienvenus.
Déjà les paysages sont magnifiques... Il commence dans un terrain accidenté, lui l homme abîmé et plus le parcours se déroule et plus la nature se fait plane. La diagonale du vide pour se délester des choses que l'ont crois importantes et qui ne sont au final que de la charge mentale, un bouclier d' intégration dans une société qui se désagrège... C'est une rencontre avec soi... Une ode à la solitude parfois choisie parfois subit C'est surtout un retour aux sources... A la source que l'on perd de vue dans notre société "dissidente" on perd nos repères dans des énergies tierces (alcool, sexe et compagnie diverses sans saveur). Le corps est un temple....et ses addictions ont profané ce temple dont il n'était plus le gardien. Il est aller au bout du chemin, au bout de la reconstruction en reliant son esprit (son âme) a ce qui est juste pour lui et son corps ce véhicules aux forces insoupçonnées qui l accompagne face a la mer salée...tous deux prêt a purger leurs maux dans le salut de l'arrivée de ce bel odyssée.
J’ai regarde ce film sur Netflix sans trop savoir à quoi m'attendre. J’avais zappé sa sortie. J’ai été happée par cette histoire bouleversante. La narration, très profondément, ajoute à la dramaturgie. Jean Dujardin tient là un de ses meilleurs rôle et dévoile une palette d'acteur tout en finesse et les seconds rôles, bien que fugaces émaillée délicatement ce film. Merveilleuses images de ces lieux encore sauvages.
J'ai adoré, très contemplatif, de beaux paysages, des monologues magnifiques, une jolie performance de Jean Dujardin. Surtout on retiendra les plans de nos beaux paysages français, et les citations du livre de M. Tesson.
Le film tente de prendre des hauteurs au propre comme au figuré mais c'est à même le sol, dans son plus simple appareil qu'il réussit à nous capter. Les flach-backs sont inutiles, brisants le mystère du vagabondage et la contemplation. La voix off est pesante dans ses fausses certitudes et sa poésie redondante. Dujardin se la joue un peu écrivain errant à la Hemingway au dessus du lot. Ce serait bien plus évocateur et plaisant sans toutes ses lourdeurs et ses demonstrations. Quand on n'a pas confiance dans son sujet...
J'ai adoré ce film, touchant et émouvant. La richesse du chemin est à la hauteur de ce qu'elle amène à l'homme qui l'entreprend. Un sujet merveilleusement mis en scène qui retourne le cerveau le plus organisé et ça c'est merveilleux.
"Pierre (Jean Dujardin) est un célèbre écrivain ayant un fort penchant pour l'alcool. Un soir, alors qu'il est ivre, il chute d'un balcon et s'écrase huit mètres plus bas. Au prix de nombreux efforts, il parvient à remarcher et se lance dans un pari fou alors que sa rééducation n'est pas terminée: traverser la France à pied, en empruntant la diagonale du vide... Cette adaptation du livre de Sylvain Tesson (écrit après son accident) propose un beau film initiatique qui manque toutefois cruellement d'émotion. Le personnage de Pierre (Sylvain Tesson), sans être franchement antipathique, n'inspire pas grand chose de positif. Ainsi le suit on dans son parcours sans véritable enthousiasme. Si Jean Dujardin est excellent, ce sont les magnifiques paysages de notre belle France profonde, ainsi que les réflexions de Sylvain Tesson, qui méritent surtout toute notre attention. "SUR LES CHEMINS NOIRS" est une oeuvre contemplative magnifiquement filmée, au scenario solide avec des seconds rôles (parmi lesquels des gens du cru) parfaitement choisis. Mais il lui manque l'essentiel pour ne pas être qu'une sorte de joli documentaire, soit de la sensibilité. On devrait ressortir du visionnage avec un sentiment d'exaltation. Il n'en est rien."
Concrètement il ne se passe rien dans ce film, une autobiographie partielle de la vie de Sylvain Tesson, ses addictions, ses travers, et son éveil, bref, des jolis paysages, une belle interprétation, de la réflexion (un melon quand meme), mais ce n'est pas mauvais. Petit caméo Mr Tesson en terrasse d un café , vu !
Le projet n'était pas évident : adapter le récit de Sylvain Tesson, mêlant introspection, nature et reconstruction personnelle, avec un acteur populaire comme Jean Dujardin dans un rôle à contre-emploi. Le résultat est contrasté.
Le film repose presque entièrement sur son personnage principal, et sur ce point, Jean Dujardin tient plutôt bien la baraque. Il parvient à s’éloigner de ses rôles habituels pour proposer quelque chose de plus intériorisé, plus fragile. Il y a chez lui une forme de retenue bienvenue, notamment dans les scènes où le corps parle davantage que les mots. On croit à cet homme cabossé, en reconstruction, même si l’écriture ne lui laisse pas toujours l’espace nécessaire pour exister pleinement.
Car c’est sans doute là que le film montre ses limites : dans son écriture. Le récit adopte une structure très fragmentée, fidèle au livre. On enchaîne les étapes, les rencontres, les souvenirs, sans véritable progression dramatique. Il manque un fil conducteur solide, une montée en puissance qui donnerait au voyage une véritable dimension narrative. Résultat : on suit le parcours plus qu’on ne le vit.
La voix off cristallise assez bien ce problème. Elle cherche clairement à restituer la richesse du texte de Tesson, mais elle est souvent trop présente, trop écrite. Certaines phrases sonnent justes, mais d’autres donnent une impression de surlignage permanent. Là où le silence aurait pu créer de l’émotion, le commentaire vient parfois alourdir l’ensemble. Et puis, le style rédactionnel de Tesson est trop "pompeux" à mon goût, notamment quand il s'agit d'évoquer un mode de vie simple, dépouillé de tout confort, en pleine nature.
Pour autant, tout n’est pas à jeter. Il y a des moments de grâce, des instants suspendus où le film touche juste, notamment quand la voix off se fait plus discrète. Certaines rencontres fonctionnent bien. De plus, l’idée de cette reconstruction lente, presque obstinée, reste forte. Mais ces moments sont trop intermittents pour emporter totalement l’adhésion.
Au final, Sur les chemins noirs est un film sincère, avec de vraies intentions et un acteur impliqué, mais qui peine à trouver la bonne formule cinématographique. Il donne souvent le sentiment de rester coincé entre adaptation littéraire et expérience de cinéma, sans totalement réussir à être l’un ou l’autre.
Superbe périple, dont j'ai apprécié chaque scène, savouré chaque mot, et qui m'a fait m'évader le temps du film. Un film d'une simplicité et d'une sincérité désarmante, où l'on part sur les sentiers ruraux de France.