Un peu iconoclaste pour ne pas dire plus en 2023 d’adapter au cinéma le roman biographique de Sylvain Tesson, fils du célèbre journaliste Philippe Tesson mort récemment. Classé dans la catégorie écrivain voyageur, Sylvain Tesson se voit souvent contester cette qualification au prétexte qu’il serait de facto le chef de file d’un courant qui recyclerait tous les poncifs des récits de voyage des écrivains du genre depuis la seconde moitié du XXème siècle (dixit Guillaume Thouroude dans son livre, la pluralité des mondes : le récit de voyages de 1945 à nos jours). Les principaux reproches : une essentialisation des peuples rencontrés, un regard hautain sur le monde et une idéologie néo-colonialiste un peu rance. Des questions que n’a pas dû se poser Jean Dujardin quand il a accepté d’incarner l’écrivain alors qu’encore meurtri par une chute de huit mètres d’un balcon parisien, il décidait en 2015 d’entreprendre une traversée de la France du parc du Mercantour jusqu’au nez de Jobourg sur les côtes du Cotentin en empruntant autant que possible les chemins non balisés. Après avoir lu le livre et vu le film magnifiquement interprété par Jean Dujardin, on découvre juste un homme qui tente de se reconstruire et qui tout au long de sa marche s’interroge sur les changements que la main de l’homme a fait subir aux paysages et au mode de vie rurale qui longtemps présida à la vie des hommes de France comme d’Europe. Un homme émerveillé par la nature qui l’entoure mais aussi bien conscient de sa position de privilégié ayant pu bénéficier des meilleurs soins pouvant s’offrir cette pause sabbatique, pas obligé de retrouver un travail adapté à sa nouvelle condition physique. Que peuvent donc bien vouloir lui reprocher ces quelques philosophes un peu obscurs ? Le succès d’édition sans doute. En revanche, les non-atrabilaires qui aiment la marche en pleine nature et le dépassement de soi trouveront possiblement leur compte à la vision de « Sur les chemins noirs » où il faut encore le répéter Jean Dujardin totalement investi et d’une sobriété exemplaire est remarquable livrant sans doute sa meilleure interprétation hors de son champ d’action privilégié. À voir absolument.
Succès surprise de cette année, le film tiré du livre autobiographique de Sylvain Tesson retrace le parcours de cet écrivain passé près de la mort qui décide de faire un périple de rédemption en suivant les chemin noirs ( la fameuse Diagonale du vide).
Forcement avec cet homme seul fasse à la nature , on obtient un film lent avec peu de dialogues, un film plus contemplatif et qui essaie de faire réfléchir sur notre vie connectée et sans répit.
Jean Dujardin est parfait dans son rôle , si le film a eu ce succès je pense que c'est évidemment lié à son interprétation parfaite.
Les paysages sont magnifiques , on a parfois quelques personnages secondaires sympathiques mais malheureusement trop vite effleurés et pas assez fouillés.
C'est lent contemplatif mais la faible durée du film permet à celui-ci de ne pas devenir trop ennuyeux et de s'en sortir honorablement
J'ai aimé l'interprétation de JD qui reflète bien la personnalité de l'auteur. Son introspection évidemment et la distance relative qu'il accorde aux gens. La nature l'inspire davantage pour réfléchir sur l'homme. Tesson met bien en évidence le thème du cheminement de la pensée quand on "avance". Un film passionnant
J'aime la randonnée j'aurais pu aimer ce film. Ça s'annonçait bien pourtant....de beaux décors....une histoire qui semblait intéressante... Mais en fait j'ai décroché au bout de 15 minutes. Il ne se passe rien c'est très ennuyeux et très égocentré.
Un film sympathique porte par un Jean Dujardin sublime. Les paysages sont bien mis en valeur le film se suit sans déplaisir. Il y a toutefois quelques defauts: le manque de profondeur des personnages secondaires rencontrés durant le trajet et les flash back réguliers mais pas toujours à propos
ou tous les chemins ne mènent pas au même plaisir que la lecture du roman dont est tiré ce film.
Difficile d'adapter l'oeuvre de Tesson, faite d'aphorismes, de pensées éparses au cours d'une marche rédemptrice en traversant la France par la Diagonale du Vide. On ne peut reprocher l'investissement de Dujardin, toujours impeccable, ni au réalisateur pour les plans magnifiques d'une France bien plus belle quand elle est déshabillée des humains. C'est assez fidèle à l'œuvre originelle même si les auteurs ont choisi l'ajout de personnages pour éviter le huis clos d'enfermer le spectateur dans la tête cabossée du personnage. Marcher est souvent un acte solitaire. Cette solitude n'est pas vendeuse pour le cinéma. Il manque ce souffle. Pas celui du marcheur partant des Cévennes pour rejoindre le Nez de Jobourg dans la Manche. Non ce souffle cinématographique qui fait que des braises deviennent des flammes. Qui fait que les silences deviennent des batailles. Qui créé de l'action dans le bruissement d'une rivière ou le vol de perdrix. L'exercice était périlleux d'adapter ce roman parfaitement fait pour la rêverie littéraire, absolument pas cinegénique. Lire c'est d'abord s'imaginer. Voir c'est déjà dévoiler l'indicible. Ce n'est toutefois pas raté loin de là. Les paysages magnifiés par des vues aériennes et une photographie somptueuse y sont pour beaucoup. La musique meuble parfois les attentes sans non plus trop combler les scènes. Mais la marche du personnage aussi éprouvante soit-elle, devient celle du spectateur pour parvenir au terme du voyage. Le problème c'est que cette marche n'est pas vraiment une fin en soi mais le début d'une autre vie pour le personnage. Et le spectateur se retrouve irrémédiablement prisonnier d'une ellipse qu'il accepte, sans avoir les moyens de la refuser. Là où le roman donnait du sens à une pierre au milieu d'une sente, une certaine vacuité s'installe. La scène de la 5G mémorable dans le roman devient une simple conversation de bistrot. On suit sans déplaisir Dujardin dans sa quête mais on comprend vite que son Graal est celui de millions de quidams. On fuit tous ou l'on voudrait tous fuir à un moment ou un autre. La fuite n'est que liberté. On manque tous de liberté. Le privilège de Tesson/Dujardin devient une agréable balade bucolique où les marches philosophiques sont oubliées pour un périple à plat. N'en reste pas moins un grand acteur et une France oubliée de toute beauté.
J avais beaucoup aimé le livre. Le film est tout simplement sublime , Desjardin exceptionnel; J ai lu une critique, que ce film est"ringard" et bien oui c'est tout à fait ça. car Il montre un homme qui est en train disparaitre, face aux adeptes de la trotinette et du vélo électrique.
Un film qui ne vaut que pour la contemplation de cette nature encore sauvage. Jean Dujardin, même si on le sent investi dans ce rôle, peine à émouvoir. A voir donc pour la beauté des paysages français mais uniquement pour ça.
J’ai bien aimé cette quête initiatique qui en profite pour nous montrer des paysages somptueux de notre pays. Jean Dujardin est très convaincant et on suit son « pèlerinage » avec intérêt. Seule la vie sentimentale est un peu faible, mais globalement l’ensemble est à voir.
J’ai passé un agréable moment en regardant ce film. Paysages, dialogues, narration, vraiment corrects.
Quelques points négatifs Manque de repères dans l’avancement du périple (comme le nombre de jour par exemple) Peut être un manque d’attachement, d’empathie au personnage, à son histoire, on ne remarque pas assez l’exploit de ce périple. Ni la cassure entre le monde extérieur.
Un film qui se regarde avec légèreté, on s'assoit et l'on contemple de jolis paysages avec quelques dialogues sympathiques. Le gros problème que j'ai ressenti, c'est que le spectateur n'est pas assez impliqué dans le périple et dans les émotions et les ressentis du personnage. Je m'explique; le fait de comprendre l'accident aves des flashbacks est bien amené, mais très peu approfondi quant à la douleur, le temps de rééducation et sa difficulté a s'en remettre. Il aura aussi manqué des informations que je trouve nécessaire pour bien suivre et être plus immiscer dans le film, telles que la temporalité lors de cette traversée de la France, mais aussi une carte pour visualiser son avancée. Pour conclure, le film est comme la scène de la chute du 8ème étage, pas ouf.
Le film en lui même mérite 2 étoiles. On peut penser que le choix de Jean Dujardin pour ce rôle n'est pas idéal. Il amène un peu trop de rondeur à un personnage qui mériterait un peu plus d'âpreté après avoir bourlingué au fin fond de la Russie et du Tibet. J'ai ajouté 1 étoile car le texte de Tesson en voix off donne envie de lire l'œuvre de l'écrivain. On prend plaisir à écouter ses réflexions sur l'évolution de notre société et les moyens de la fuir plutôt que de la combattre par militantisme ou rébellion. Sans être un très bon film, on passe un agréable moment.
Un très beau film avec l'histoire d'un "Reset" mental au travers d'un voyage dans la campagne française la plus recluse. Mention spéciale à la photographie et à la bande son. Atmosphère mélancolique à souhait.
Après un grave accident, un écrivain alcoolique décide de franchir la France à pied, par les petits chemins. L'occasion d'une introspection, pour retrouver un sens à sa vie. Je vais être direct, ce film a deux qualité principales. D'une part, les très jolis paysages naturels immaculés, largement mis en valeur. "Sur les chemins noirs" pourrait amplement constituer un clip promotionnel pour les randonnée dans l'Hexagone ! D'autre part, la prestation touchante de Jean Dujardin, en auteur intello qui se remet en question, et délaisse sa vie citadine de fêtes et de cigares. Pour le reste, c'est à la fois un peu superficiel et trop littéraire. Superficiel, car plusieurs thématiques ne sont qu'effleurées, dont celle de la ruralité et l'opposition villes/campagnes. Tandis que le film tourne à vide. Le montage tente de ménager les flashbacks pour créer un semblant de suspense, mais le récit ne s'élèvera jamais au-delà d'une chronique. Trop littéraire, car on passe notre temps à entendre les textes écrits par notre protagonistes. Qui sont, j'imagine, ceux du livre dont le film est tiré (lui-même basé sur la vraie expérience de son auteur). Alors oui, Dujardin a une jolie diction, et oui c'est joli. Mais j'ai clairement eu l'impression de voir des images accompagnant une séance de lecture, plutôt que de voir du cinéma tenter de nous livrer ces idées.