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Kate p.
6 abonnés
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5,0
Publiée le 28 juillet 2022
Les plans images sont très beau, une belle intrigue, tous les acteurs jouent tres bien, ça retrace bien le réalisme des enquêtes. Anouk Grinberg est là et ça fait plaisir. Son talent nous a manqué
Enfin un vrai bon film à la française que les + de 60 ans attendaient. Émotion, humanisme, petite bassesse, violence parfois, marginalité, espoirs. Tous les acteurs jouent juste
médiocre téléfilm car ce n'est certes pas un flim.....donner 6 césar à ça , est un aveux d'un cinéma français extrêmes pauvre. surfer sur la tendance du féministe sans en être pour racler des spectateur est honteux. Même pitoyable il n'y a aucun jeux d'acteur, l'acteur principal fait du vélo et vit seul, son jeux s'apparente à celui d'un frigidaire. ce film est vide, même carrément creux
On peut regarder le dernier film de Dominik Moll sous deux angles.
Le premier est l'enquête policière qui décrit la quête longue et infructueuse d'un jeune commissaire, joué avec beaucoup de finesse par l'excellent Bastien Bouillon.
Sous cet angle le film est très réussi. Il est à la fois très réaliste dans sa description du travail ingrat des policiers (la photocopieuse est souvent en panne) et dans sa façon de décrire leur espoir obsessionnel de trouver une réponse à leur question. La psychologie des différents protagonistes est formidablement creusée. Bien sûr, il est difficile de ne pas songer à un Zodiac savoyard.
Le deuxième angle sous lequel on peut envisager le film, c'est sa dénonciation de la violence endémique qu'exercent les hommes envers les femmes, ou que les hommes pensent pouvoir exercer envers les femmes. Il le fait sans vulgarité et avec beaucoup de subtilité, montrant comment ce machisme atavique finit par infuser dans beaucoup d'esprits, y compris des femmes. Dans La nuit du 12, la masculinité est intrinsèquement toxique.
Enfin un excellent thriller de "cold case " dans le désert des programmations depuis des semaines...! Bouli Lanners et Bastien Bouillon sont prodigieux de sincérité.
véritable leçon de cinéma. Dominik Moll nous emmène dans un polar digne de ce nom . Ils nous plongent dans la profondeur de l'enquête . Les enquêteurs s'enlisent sans jamais relâcher en vain . C'est superbe . Rarement on a atteint un tel niveau. Les six césar sont amplement mérité.
Moi qui était assez en froid avec le cinéma français, 1 h 54 min pour finalement ne pas savoir qui est l'assassin c'est nul mais c'est pas ça qu'il me gêne le plus c'est le fait que il n'y est pas de profondeur de film ni de mise en scène tout le long !
Les acteurs joue mal et l'histoire est finalement longue pour rien en tirer ...
Habitué au thriller policier américain comme Prisoners par exemple je m'attendais à un assez bon suspense sachant que ce n'est pas des genres de films qui coûte des millions et millions en budget faut juste des acteurs qui savent bien jouer, un scénario captivant et une mise en scène profonde et dramatique pour ce genre de film nous rendent accros et bien c'est tout le contraire !!!
Et la réalisation et nul, les angles de caméra sont fait de manière très novice très décevant sur ce point vu là, je comprend pas toutes les nominations aux César enfin bref je comprend pourquoi notre cinéma et assez pauvre contrairement aux américains alors que pourtant on peut tout en autant marqué un public avec ce genre de film mais non la France nous sort des daubes !!!!!
Un très bon thriller français. Le spectateur est sous tension durant tout le métrage. Bastien Bouillon est vraiment convaincant alors que son personnage paraît passif par moment. Une vrai réussite !
Somme toute une histoire assez banale. Le traitement est intéressant, le plus réaliste possible, incluant les maladresses et les passages assez ennuyeux. Les personnages sont assez fades mais habités par leur mission. Le montage donne un peu de rythme mais pas assez pour se passionner pour cette histoire. Le cinéma c'est comme le foot. En France on se gargarise et on s'extasie devant l'OM, l'OL, le PSG ou Monaco, et quand vient la confrontation avec le monde extérieur on prend une grande claque et on descend de notre piédestal. Ce film ne mérite pas autant de récompenses.
Un polar français qui est une réussite complète: en adaptant le récit de l'année qu'a passée à la PJ la romancière Pauline Guéna, Moll et Marchand ont écrit un film féministe, porté par des acteurs impressionnants de justesse, du premier rôle au plus petit. Le fait de situer l'action dans les vallées encaissées des Alpes alors que Guéna a suivi la PJ de Versailles donne un ton de proximité et l'ambiance d'un microcosme où tout le monde se connaît. Cela renforce le côté thriller de l'enquête. La mise en scène, souvent en plan moyen ou gros plan, permet de comprendre les ressorts psychologique de l'enquête. Moll n'oublie pas quelques notations sur la vie privée des policiers et l'état de délabrement des institutions françaises : "C'est un combat entre le bien et le mal avec une photocopieuse en panne", lance, pince-sans-rire, Marceau (Bouli Lanners), l'inspecteur blanchi sous le harnais. Ainsi, plus qu'une enquête, La nuit du 12 est une oeuvre sociétale d'une finesse et d'une sensibilité rare.
J'étais curieux de découvrir La Nuit du 12 après son succès triomphant aux Césars, et maintenant que je l'ai vu, je comprends l'engouement. Pour commencer, j'aimerais saluer quelque chose qui est difficile à décrire, mais dans les films français particulièrement (puisque c'est ma langue natale), je trouve qu'il est très dur d'écrire des personnages et des dialogues qui sonnent justes, authentiques. Mais dans La Nuit du 12, ce n'est pas le cas. Dès les premières scènes, il y a une telle authenticité dans la manière de filmer les interactions (mais aussi les paysages français) qu'on se sent tout de suite absorbé par le film. Et cette authenticité sert quelque chose : l'émotion. On a tellement été habitué à voir des films policiers que ça m'est devenu complètement banal de voir des proches pleurer la mort d'un être cher. Mais ici, dès les premières minutes et sans attachement à la femme décédée (puisqu'on ne la voit que deux minutes), on ressent tout de suite de l'empathie pour les personnages, un sentiment viscérale qui nous fait tout de suite accroché à l'histoire. C'en est tellement réussi qu'on ressent l'écho de l'enquête à travers les enquêteurs. Les membres de la police judiciaire n'ont jamais semblé aussi crédible, on sent la ligne fine qui sépare chaque individu entre "le bien et le mal" dont on parle dans certains dialogues. Et c'est là aussi que le film prend une dimension plus "sociétale" pour ne pas se résumer qu'à un film d'enquête : Yohan dit : "chacun des suspects aurait pu être le tueur". Et c'est le dialogue qui glace le sang dans tout le film et qui trouve malheureusement une résonance avec le monde réel. J'avais un peu entendu parler de la dimension "féministe" de La Nuit du 12 mais a première vue, on suit le profil type des brigadiers assez virils et qui peuvent émettre des jugements assez facilement sur les femmes. Et c'est ça qui rend le film flippant : on a vraiment l'impression que les hommes sont tous soumis aux mêmes pulsions et que la seule chose qui les distingue, c'est leur façon de lutter entre "le bien et le mal". Les hommes détraqués ne sont au fond que des hommes normaux qui ont perdu face à leurs démons intérieurs. Étant moi même un homme, c'est particulièrement édifiant de voir ce genre de film qui nous fait réfléchir profondément sur les relations qu'on peut avoir et sur le mal qu'on peut engendrer, volontairement ou non. Un sentiment de culpabilité nous envahit à la fin car comme le dit Yohan : c'est un peu comme si c'était tous les hommes qui avaient tué Clara. Une conclusion peut être un peu simpliste et qui va très certainement froisser l'ego de beaucoup d'hommes, mais qui résonnent malheureusement beaucoup avec tous les faits divers et violences banalisées à l'égard des femmes. L'idée n'est pas de faire culpabiliser tous les hommes, mais bien que comme le dit le film : "quelque chose ne tourne pas rond entre les hommes et les femmes". Maintenant, à la manière de l'enquête de la nuit du 12, la réponse n'est pas facile à trouver et nous hantera sûrement une bonne partie de notre vie à la manière de Yohan. Bref, un très grand film à mes yeux, je recommande.