12212 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
777 critiques spectateurs
5
86 critiques
4
377 critiques
3
148 critiques
2
99 critiques
1
39 critiques
0
28 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
NardoBordo
18 abonnés
207 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 18 juillet 2022
Superbe thriller sortant des sentiers battus. Un vivier de très bons acteurs, réalisateur imaginatif. Un film comme on aime, embarqué dans cette histoire somme toute trop banale de nos jours, traitée de main de maître. Une fin... originale ! 2 heures dans une salle climatisée pour oublier cette canicule qui nous inonde !
Cet excellent nouvel opus de Dominik Moll est l'occasion de conseiller encore et encore de foncer voir son précédent, que personne n'a vu: Seules les bêtes, son meilleur film (à partir du formidable roman de Colin Niel). En attendant, bienvenue (enfin!) dans le monde des acteurs de premier plan (Reda Kateb, Vincent Lindon, Alex Lutz) à Bastien Bouillon!
Le générique d’entrée précise qu’un grand nombre d’enquêtes ne sont pas résolues et le film nous fera réfléchir sur le système judiciaire en France notamment. Sans doute faut-il mettre en cause la complexité des affaires, mais surtout la vraie question qui est posée est celle des moyens dévolus à la police. L’équipe de Grenoble se voit confier une enquête tragique de la mort d’une jeune fille qui comme beaucoup d affaire, même si on le mentionne pas. Créer de véritables traumatismes chez les officiers chargés des affaires. On se retrouve face à un récit policier / thriller brillamment mené par un duo qui n a sans doute pas été choisi au hasard.
Noir ... d'un silence assourdissant .. réalisation à la perfection , des acteurs au top ... une triste et sombre histoire qui sent le vitriol. A voir absolument
Un polar inspiré de faits réels sur un chiffre de 20% des meurtres non élucidés en France réalisé par un Dominik Moll dans ses meilleurs jours !! "La nuit du 12", comme le titre l'indique, une jeune femme nommé Clara se fait brulé par quelqu'un au visage sombre ne pouvant ètre identifié. Un groupe de police spécialisé mène l'enquète. Plusieurs personnes sont interrogés chez les jeunes dans l'entourage de la victime, plusieurs suspects, plusieurs pistes, plusieurs preuves dans une enquète sans fin. Au delà de ça, les policiers parlent de vie privé, l'un de vélos, l'autre problème avec sa femme, de mariage et autres choses montrés comme des ètres humains. J'ai aimé ce film par son intrigue qui monte petit à petit en tension chez les personnages, on ne se pose pas la question de la fin vu le message du début mais on suit cela avec intérèt. Le scénario de Gilles Marchand et Dominik Moll est très bien construit, ce dernier nous offre du très bon travail de mise en scène. Les comédiens ne sont pas très connus mais ils assurent avec en tètes Bastien Bouillon et Bouli Lanners très impliqués dans leurs personnages et dans un second role la présence d'Anouk Grinberg en juge qui fait plaisir a revoir sur grand écran. Saisissant.
Un polar noir entre enquête vaine et peinture sociétale tant du milieu policier que des rapports hommes/femmes avec son lot d'a priori, pas toujours inappropriés. D'une mise en scène directe, dans une atmosphère réaliste lucidement pessimiste sur la nature humaine, ce drame porté par un casting pudiquement intense portrait les failles des protagonistes autant que les effets de cette affaire non élucidée, parfois réduite de façon trop didactique aux dysfonctionnements dans la vision de la féminité - quoi que les remarques et attitudes de certains mâles soient malheureusement révélatrices. Une plongée dans les ressorts de la criminalité et des investigations, un monde d'hommes, tous incarnant une nuance de ce qui les constitue. Passionnant.
Rarement on aura vu un film mettre aussi bien en scène la psychologie des enquêteurs et la dureté de leur vie. En effet, le ton est donné dès le début avec cette accroche qui nous avertit que cette histoire n'aura pas de dénouement. Tout comme nos policiers qui ne savent pas s'ils pourront élucider leur nouvelle affaire, nous débutons ce récit d'un point de vue pessimiste. Puis, une piste s'éclaircit, le bout du tunnel s'approche, nous reprenons espoir, nous aurait on menti, allons nous trouver le coupable ? Non, pas cette fois, et quelle frustration de voir cet horrible crime ainsi impuni, c'est un tourment pour nous alors qu'est ce que cela doit être pour ces policiers dans leur quotidien. La nuit du 12 est un nouveau Polisse, un film marquant sur le monde des flics et ses prix aux César récompensent sa belle réalisation.
Ce film m’a avant tout séduit par son niveau de réalisme : qu’on est loin des sempiternels téléfilms tv. Ensuite le scénario, tiré d’une histoire vraie de féminicide non élucidé dans la région de Grenoble, nous conte le vécu d’une brigade de la PJ cherchant la solution avec les moyens du bord, c’est à dire limités. Enfin les acteurs, pratiquement tous inconnus, sont absolument excellents. Tout ceci pour dire qu’il existe de très bons films policiers, et, pour ma part, je n’ai pas trouvé le message « meurtres par des hommes » guère insistant, contrairement à ce que racontent certains. Reste les prix aux Césars qui en disent long sur la production cinématographique actuelle, en récompensant , faute de mieux, des films qui sortiront rapidement de l’esprit.
"La Nuit du 12" présenté cette année au festival de Cannes, acclamé par la critique est un drame policier prenant de bout en bout. En effet cette histoire inspirée de fait réels décrit l'enquête minutieuse et passionnante d'une PJ dans une histoire de meurtre (une jeune femme est brulée vive) , le réalisateur dresse le bilan sans détour d'une société dominé par les hommes , la violence subit au quotidien par les femmes avec une justice surpassé et des acteurs parfait dans leur rôle mention spéciale à : Bastien Bouillon et Bouli Lanners.
Inspirée de l'affaire Maud en 2013, La Nuit du 12 est une affaire qui n'a pas de dénouement, seulement des indices et des zones d'ombres. Autour d'un Bastien Bouillon investi, les policiers creusent les pistes, interrogent mais sans succès. Si l'enquête ne se résout pas sur quelques semaines, cela devient beaucoup plus difficile Autour de ce fait divers, Dominique Moll en profite pour faire le portrait du mal, ou plutôt du mâle. Et de s'interroger sur lrs relations hommes femmes et la liberté de celle ci. Sur un rythme posé et précis, le film est prenant de bout en bout, le fait de ne pas apporter de réponses laisse le spectateur à ses questions sur la nature humaine. La meilleure chose que peut faire une œuvre d'art
Grand film ? Petit film ? Très bon film en tout cas. Les histoires qui finissent mal, ou celles qui ne finissent pas, méritent aussi d'être racontées. Leurs héros méritent aussi d'être vus comme tels. C'est le cas de ce film. Il y a même un certain suspens. On pourrait croire au début que c'est une "enquête criminelle" pour W9. Mais pas du tout : il y a plusieurs arcs narratifs qui n'ont rien à voir avec le sujet central, mais qui œuvrent à l'éclairer et à porter des messages clairs avec lui. Les personnages sont de vrais humains, chacun ayant tendance à "tourner dans sa roue comme un hamster dans sa cage" (un personnage fait cette remarque à un moment). L'un a en tête un examen de fertilité, un autre une autre angoisse, etc. Au centre de tout, l'affaire à résoudre, qui comme par hasard montre encore l'homme dans sa splendeur d'homme, et la femme dans son ombre. Pensez donc! La victime aimait bien les bad boys... De quoi dérouter ! N'empêche que la victime est maintenant un fantôme ; elle veut pas être oubliée ; et comme pour tous les morts, il y a des choses importantes à faire pour elle. Le film montre bien ce qui tourne à l'obsession pour l'enquêteur qui n'aboutit pas. On aurait pu faire un film sur Einstein au bout du son rouleau cérébral, quand il s'obstinait sur des équations unificatrices. Ou sur un artiste ne parvenant plus à aboutir. C'est un film sur les milliers de Sherlock Holmes qui ne trouvent pas l'aiguille dans la botte de foin. A.G.
La Nuit du 12 est le grand film français du moment, présenté partout comme tel, et sans doute assez légitimement vu ce qui sort par ailleurs. Cependant, cela ne semble pas avoir la force de Harry un ami qui vous veut du bien ou de Seules les bêtes. En effet, le récit s'apparente trop à la résolution d'un fait divers malheureusement trop banal dans la vie et sur nos écrans. Certes la première scène est parfaitement réussie dans son horreur froide. Certes tous les personnages sont intelligemment construits et très bien interprétés. Certes le scénario est bien rythmé. Mais on retrouve l'archétype du duo de policiers aux caractères opposés cherchant les indices d'un meurtre au gré de témoignages et d'enquêtes de terrain. L'originalité tient surtout à la mise en cause frontale des hommes, du genre masculin, dans toutes ses déclinaisons. Les meurtriers sont des hommes, les suspects sont des hommes, les enquêteurs sont des hommes, mais les victimes sont des femmes. Cet angle scénaristique ancre le film dans les préoccupations de notre époque.
Polar dont l’enquête sert principalement à décrire minutieusement la vie d’un groupe de la PJ dans son fonctionnement technique, ses difficultés matérielles et surtout psychologiques. Sobre, précis, réaliste, subtilement féministe et captivant de bout en bout. Classique à priori et finalement très novateur dans ses thématiques, son traitement et sa conclusion.
La nuit du 12 est un film à montrer dans tout école de cinéma. Un sujet hyper balisé comme le crime de moeurs, prisé de toutes nos chaînes françaises à grande audience, sur le papier déjà vu des dizaines de fois. Mais Dominik Moll a réveillé le cinéaste qui était en lui, et un peu perdu depuis son Harry, un ami qui vous veut du bien. L'unité de lieu, St Jean de Maurienne et son panorama glaçant. L'acteur principal, un Bastien Bouillon, aka Capitaine Yohan Vivès de la PJ de Grenoble, dans un jeu tout en retenu, totalement brillant. On sent que viscéralement cette affaire lui tambourine le cerveau. Comme une métaphore, il tourne en rond dans son ovale de cyclisme, à la poursuite d'un meurtrier énigmatique. Cette accumulation de fausses pistes donne de la matière et une certaine vérité au manque de moyen de cette unité. Rien ne tombe du ciel, et on sait pertinemment que plus le temps passe, et plus le suspect peut être n'importe où. Il y a un côté tellement stéréotypé et couru d'avance qui rend le récit acide et attrayant par son impasse. Une mort gratuite qui fait naître émotion et rage chez tous les protagonistes. Un polar 2.0 franchement réussi.