12212 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
777 critiques spectateurs
5
86 critiques
4
377 critiques
3
148 critiques
2
99 critiques
1
39 critiques
0
28 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
tisma
363 abonnés
2 353 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 28 août 2024
La nuit du 12 nous plonge dans une réflexion tout en nous présentant le contexte actuel d'un commissariat ! C'est fort et terrible... mais vrai et splendide. Une vision très bien construite sur les feminicides malheureusement trop présents.
Dominic Moll a une filmographie inégale mais "La Nuit du 12" est à ranger dans le haut du panier. Adapté de l'ouvrage de Pauline Guéna, le film interroge la dimension genrée des affaires criminelles ; un monde où des hommes tuent des femmes et où des policiers hommes enquêtes sur les meurtres de femmes. Le plus grand tour de force de "La Nuit du 12" reste celui-là : annoncer dès le début que le meurtrier ne sera pas retrouvé et demeurer captivant de bout en bout. Un exploit porté par des acteurs pour la plupart inconnus et époustouflants. Un film qui n'a pas volé sa moisson de césars.
Après le très bon "Seules les bêtes", Dominik Moll adapte un fait réel relaté dans le livre de Pauline Guéna "18.3 - une année à la PJ". Avec délicatesse, subtilité et simplicité, le réalisateur crée une ambiance parfaite pour décrire le parcours de ce groupe de la PJ qui essaie de résoudre cette affaire sordide. Les relations entre l'entourage de la victime et la PJ est particulièrement intéressant et surtout les ressentis de chacun. Des cadres simples et posés où tout repose sur le jeu des acteurs incroyables est une excellente réussite. Un film à voir pour la puissance de son récit et la simplicité de la réalisation qui, combinés, font un film inoubliable.
Le tour de force de "La nuit du 12" est de parvenir à rendre l''enquête passionnante alors qu'on sait depuis le début qu'on n'aura pas l'identité de l'assassin. Jusqu'au bout j'ai espéré mais non... j'ai dans une certaine mesure ressenti la frustration éprouvée par les enquêteurs. Les thématiques tournent autour du travail difficile des policiers sur le plan moral mais aussi matériel, et évidemment de celle du féminicide. Si quelques lignes de dialogues peuvent braquer certaines 'oreilles sensibles' et donner l'impression qu'elles manquent de subtilité et de nuances, la seule implication des policiers et les conséquences que l'enquête a sur eux, prouvent bien que la volonté de Dominik Moll n'est pas de mettre tous les hommes dans le même panier comme on peut lui reprocher. Sur le plan technique le film est très bon, les acteurs sont justes et il réserve une multitude de moments très forts et émouvants. Une belle réussite du cinéma français qui mérite ses prix et l'excellent retour des spectateurs et professionnels.
Comment expliquer ce qui est particulièrement réussi dans cette simple enquête policière (dont le dénouement n'a aucune importance d'ailleurs)? C'est tout ce que ne savent pas faire les autres : développer des personnages consistants. L'ensemble des situations ordinaires et des dialogues qui sonnent juste nous fait rentrer complètement au milieu de cette équipe d'enquêteurs au sein de laquelle on se sent privilégié en tant que spectateur.
Nous sommes prévenus dès le générique et c'est même le seul reproche que l'on peut adresser à ce film : l'enquête que nous allons suivre ne sera pas résolu. Il n'empêche; "la nuit du 12" se révèle un thriller psychologique vraiment prenant. D'une part, remarquablement écrit dans sa construction et dans ses dialogues, le film est d'une justesse et d'une efficacité imparable. Tous les rôles (victimes, témoins, suspects ou enquêteurs) sonnes justes. Le casting est franchement brillant (mention spéciale à Bouli Lanners). La mise en scène de Dominik Moll est terriblement efficace. Le film à la fois désespéré face à l'inertie de la police et aussi plein d'espoir face à ces êtres prêts à tout pour découvrir la vérité est vraiment touchant. Sans aucune scène réellement trash, le film qui prend fait et cause pour les femmes victimes de violences est un vrai coup de poing Un grand film dont on ne ressort pas indemne.
Un thriller sur un assassinat sauvage qui ne sera pas résolu au bout de trois ans mais qui hantera l’enquêteur principal. C’est d’une précision et d’une véracité glaçantes mais aussi d’une grande humanité grâce à la prestation exceptionnelle de Bastien Bouillon et de Bouli Lanners, désarmés devant l’ignominie de notre société. C’est aussi un éclairage juste et pertinent, sans trémolos féministes, sur la violence des hommes sur les femmes. Un film fort, intelligent, qui fait penser à Tavernier ou Chabrol, probablement un des meilleurs polars de ces dernières années.
J'ai lu beaucoup de choses sur ce film, qu'il dénonçait le machisme, la misogynie , la misère de le police etc... certes ces éléments y sont présents de façon plus ou moins soulignée, mais moi j'y ai simplement vu une description de la vie quotidienne d'une brigade d'enquête de la PJ, de ses hommes, avec leurs faiblesses, leurs difficultés personnelles, mais surtout leur obstination à débusquer la vérité, qui les ronge parfois jour et nuit, même si celle-ci n'est pas toujours accessible. Contrairement aux thrillers policiers habituels, celui-ci ne fait pas dans l'emphase, le suspens, la bagarre, les coups de feu, les coups de théâtre, mais nous immerge de façon réaliste dans le quotidien de cette brigade. C'est joué de façon naturelle et très convaincante et bien monté;
Le genre de film qui te met une claque au museau et te laisse des traces à vie, polar basé sur une enquête réelle de la PJ de Grenoble qui frôle le documentaire tant la réalité choque, tant l’interprétation est naturelle.Une subtilité de mise en scène , une photo proche du parfait. Un vrai polar saisissant et troublant. 7 césars amplement mérité.
Un film passionnant à voir impérativement. Interprétations au top, OST sympathique et bien adaptée, une réalisation efficace. La force de ce film tient aux émotions qu'il nous procure, et ceci grâce à son histoire forte et poignante. Malheureusement, et ce n'est pas une surprise puisqu'on en est averti dès le début : on ne connaîtra pas la vérité. Cette absence de vérité, qui est une réalité qu'on veut impérativement nous montrer, est essentielle au regard du propos du film. Mais en tant qu'expérience ciné, le dénouement est quoi qu'il en soit un peu frustrant et et laisse un goût assez amer.
Sur fond d'enquête qui piétine, Dominik Moll met le doigt là où ça fait mal avec La Nuit du 12. Féminicides, longueur des procédures, société patriarcale... Notre part sombre en prend pour son grade, mais toujours avec justesse. Les acteurs sont très bons et certaines phrases retentissantes restent en tête. Même si l'enquête reste une toile de fond au propos, celle-ci n'en demeure pas mois intéressante. Des récompenses méritées pour un polar français réussi.
Quoi que n'abandonnant jamais la fausse piste qu'est la recherche du coupable, Moll nous embarque dans une réflexion sociologique plus profonde qu'il n'y paraît. De leur tour d'observation, les membres de cette petite équipe de la PJ subissent de plein fouet la schizophrénie de notre société et plus que jamais l'ambiguité des rapports homme-femme. D'entrée le "vétéran" Marceau, incarné par un touchant Bouli Lanners, nous embarque dans son quotidien, quant à Bastien Bouillon, le capitaine Yohann, son rôle introverti met du temps à émerger, mais se révèle chemin faisant lorsqu'il se trouve confronté à la persévérante juge d'instruction. Un film décalé, niché dans les vallées alpines de l'Isėre.
N'ayant pas lu le livre de P. Guena, on ne peut juger de la fidélité du film, mais en tout cas cette radiographie scanne à plusieurs niveaux: un groupe d'inspecteurs très masculin, dévoué corps et âme à leur mission, au détriment de leurs vies personnelles, majoritairement en lambeaux, solidaires, mais vivant au bord de la rupture une vie professionnelle dévorante. Quotidiennement, ils sont confrontés aux cotés les plus sombres de l'âme humaine, et de l'éternelle confrontation homme-femme. Les témoignages et récits sexuels d'une jeunesse faussement libérée, sont recueillis avec une distance si difficile à tenir, tout comme est terrible le devoir d'annoncer la mort d'une jeune fille à ses parents.
Moll propose un cinéma décalé, loin des standards du genre, une bande son (O. Marguerit/Onoda) qui détonne, des portraits de garçons en marge, de rappeur d'opérette, de violents retors. Les écoutes fastidieuses, l'analyse des téléphones portables de notre société qui enregistre tout et comprend peu.
Et puis cette idée lumineuse de Yohann tournant rituellement en rond sur le vélodrome avec un engin sans frein, avant de comprendre qu'il faut s'échapper pour survivre à l'obsession qui le guette, à ce visage qui ne le quitte plus, celle de partir en montagne et aller respirer un bol d'air frais. Dans un paysage qui vous veut du bien….
Ouaw un grand policier qui laisse sans voix Que des bon acteur une intrigue qui permet de pas décrocher une seule seconde et on s'attache aux personnages Quelque notes d'humour bien trouve pour dédramatiser le contexte général. Un rythme intense qui permet de rentrer dans l'histoire au fur et à mesure c'est top Vraiment un bon film foncez le voir ça peut plaire à beaucoup de gens en plus
Une nuit, une jeune fille se fait agresser en rentrant chez elle, après une soirée chez des amies. La PJ est chargée de l’enquête, et en particulier Yohan (Bastien Bouillon) et Marceau (Bouli Lanners). Yohan est particulièrement affecté par ce meurtre qui le hante jour et nuit. Marceau est, quant à lui, très perturbé par ses problèmes personnels, en plein divorce. Le film décrit l’enquête autour de ce crime, avec les témoignages des proches, la recherche de preuves, les interrogatoires des suspects. Le film est très prenant, l’enquête est passionnante, les acteurs sont très justes, l’univers de la PJ est très crédible. On ressent la frustration des enquêteurs face à toutes ses pistes, ces coupables parfaits, l’absence de preuve concrète. C’est aussi un moyen de dénoncer les féminicides, de manière sobre, mais aussi les comportements misogynes de certains hommes. Vraiment très intéressant et bien ficelé.
Un cold case à la Française qui n'a pas grand chose à envier aux autres œuvres étrangères du même genre. Dominik Moll a très bien travaillé en amont, à la manière de Tavernier pour son L.627, il retranscrit à la perfection le quotidien d'une équipe d'enquêteur, très éloigné des standards que le cinéma a l'habitude de nous offrir. Sa mise en scène, très épuré, nous offre également des paysages sublimes qui tranchent avec la gravité de la situation. On regrette peut-être une dénonciation sur la toxicité masculine un peu trop forcé. Désespérant et nihiliste, ce film peut occuper l'esprit un bon bout de temps.