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Darius91
61 abonnés
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4,0
Publiée le 27 juillet 2022
Nous avons aimé l'histoire et vivre de l'intérieur les tourments et arcanes d'une équipe de la PJ. Jeu d'acteur excellent et surtout de Mr Bouillon. Belle surprise et probablement de beaux talents pour demain. Bien interprété.
Dans la nuit du 12 octobre 2016, près de Grenoble, Clara, 19 ans, est brûlée vive par un inconnu. L' enquête est menée par la PJ.
Dès la première image, il est annoncé que le criminel, comme dans près de 20% des affaires judiciaires en France, ne sera pas trouvé. Cette absence de coupable est au coeur du film mais il n'en est pas le sujet. Dominik Moll nous plonge au sein d'une brigade de la police judiciaire, dans le quotidien de ses policiers qui font face aux obstacles logistiques dans la conduite de leur enquête et aux impacts psychologiques et émotionnels que l'horreur des crimes leur inflige.
Il ne faut pas s'y méprendre. Il ne s'agit pas d'un remake du L627 de Bertrand Tavernier, fiction quasi-documentaire sur les conditions de travail de la police. Dans La Nuit du 12, le réalisateur interroge fortement le rôle des hommes et leur regard sur ce féminicide et sa victime. Yohann, le chef d'équipe et son co-équipier Marceau, tout deux hantés par l'incompréhension d'une telle l'horreur, font face à la tentation de certains de leurs collègues de réduire Clara au statut de "fille facile". Et quand ils interrogent les hommes de la jeune vie de Clara, ils font le constat que tous auraient pu commettre ce crime. Les personnages féminins peu nombreux sont là pour recadrer et rappeler l'importance de ce crime et le statut de victime de Clara. Une de ces héroïnes, une policière ayant rejoint la brigade, s'interroge sur une police d'hommes qui enquête sur des hommes qui assassinent des femmes. Un monde d'hommes pour les hommes.
La réalisation, dans des paysages de montagne à la fois magnifiques et austères, souligne l'intranquiilite et la solitude. Solitude des proches de la victime face à la peine et l'incompréhension, solitude du policier face à l'horreur et l'incapacité de trouver le coupable. Dominik Moll réalise ici sans doute son meilleur film. En plus de ses qualités d'écriture, le scénario se déroule sans temps morts et distille avec finesse ses messages, et de la justesse de sa réalisation, le film affiche une distribution parfaite avec en tête Bastien Bouillon, Bouly Lanners, Pauline Seryers et Anouck Grinberg.
Le film est inspiré du livre ,18.3, une année à la PJ de Pauline Guena (Denoël). sanscrierart.com
Une jeune est retrouvée brulée dans une cité pavillonnaire des alpes. La police enquête et les suspects sont nombreux, pratiquement tous les personnages ! C'est assez surprenant, à notre époque meetoo, on croirait que tous les hommes sont des potentiels meurtriers. Evidemment, je ne crois pas que cela l'avis du réalisateur, mais c'est l'impression que cela donne. Le film il faut le dire est remarquable, la réalisation souple et distanciée appréciable. Les acteurs sont plus authentiques les uns que les autres. Un très bon film à voir.
Soyons clair d'entrée, avec "La nuit du 12" Dominik Moll met la barre au même niveau que l'excellent "Harry, un ami qui vous veut du bien". Filmant avec un simplicité qui rend la lecture et la compréhension évidente, par sa justesse et un talent certain, le réalisateur nous prend par la main et nous tient en haleine pendant près de deux heures, dans le cheminement d'une enquête dont on sait depuis le début qu'elle ne sera pas résolue. Car au passage il nous montre de manière réaliste comment certaines pistes sont abandonnées, faute de pouvoir y consacrer un budget. Cet aspect à la fois touchant et désespérant du travail d'investigation est expliqué avec sérénité, sans se vouloir anxiogène, mais plutôt attristant devant la toute puissance comptable. La grande qualité du réalisateur est de savoir faire vivre ses personnages dans un travail presque routinier, et de diriger un attachant duo : Sébastien Bouillon et Bouli Lanners. Il explore leur complexité, leur doutes, leurs réflexions. Même le message féministe s'exprime avec sagesse. Le film fut le grand triomphateur des Césars, ce qui n'est que justice (même si j'avais un petit faible pour "A plain temps" socialement plus engagé). Prouvant une fois de plus que le polar français peut faire autre chose que du tout noir, tous salauds, tout suicidaire à la Olvier Marchal. Et c'est tant mieux.
Derrière sa trame somme toute classique, un polar puissant, prenant, qui tient en haleine. Mais ce n'est pas tant l'enquête qui compte ici, mais plutôt ce vécu de flics dans leur quotidien, leur intimité, leurs espoirs, leurs doute, leur frustration. Magistral.
Un très bon film qui suit un groupe d'enquêteurs qui cherche à résoudre le meurtre ignoble d'une jeune fille. Les policiers piétinent dans leur enquête et cela se ressent sur leur moral. Le film s'attache à montrer la difficulté, les doutes, les espoirs et les déceptions auxquels sont confronté les enquêteurs dans leur travail quotidien. Très bien interprété et inspiré de faits réels, c'est une œuvre prenante qui nous plonge dans le quotidien des hommes de la PJ. A voir.
Fort, sombre, direct, sobre, en voilà un film qui secoue, histoire presque banale, racontée aux travers d'une brigade criminelle de province, loin du barnum parisien.... Juste et vrai !!!!
cette autopsie méthodique d'une enquête judiciaire non résolue produit une vision bien pessimiste de notre société, et plus particulièrement des rapports homme-femme. Anouk Grinberg et Moins Sualem sont excellentes. Un film lent et sobre qui finit par vous happer.
Encore une belle claque cinématographique avec la Nuit Du 12. Avis purement objectif car je dois avouer que je ne suis pas adepte des films de Dominik Moll. Comme quoi, faut jamais dire jamais. Même si c'est une claque réelle que l'on aurait bien voulu mettre aux différents suspects. Clairement, le début du film est 'dur'. Images sobres, mais paradoxe avec ce qui vient de se passer. Mais on ne va pas voir un film ou l'on résout une enquête avec un Adn trouvé sur un cheveu sur la savonnette (non je ne vise pas de séries...). On sait en effet la fin en quelque sorte avant d'entrer en salle puisque c'est inspiré d'un fait réel, décrit en partie dans le livre 18.3 : Une année à la PJ de Pauline Guéna. Mais pour ceux qui vont aller voir le film, j'ai envie de dire : faites gaffe à tous les détails . Car à un instant T on a l'impression, je trouve, en tant que spectateur d'être nous même obstiné par cette histoire et vouloir la résoudre. Et le plus important je trouve, c'est que c'est la 1ere fois où je ressors d'un film policier en me disant que ça montre enfin la réalité, aussi brute soit-elle. Je ne m'attendais pas à une contre performance de Bouli Lanners, je n'ai pas été déçu. Mélange de bourru et son côté sensible très touchant à chaque film. Je voudrais insister sur le rôle principal, celui de Bastien Bouillon. A la fois le flegme d'un bon supérieur mais des passages "intenses". J'ai l'impression que c'est l'un de ceux qui ne va pas sortir 'indemne' du film, tellement le rôle devait être prenant. Comme s'il avait déjà 20 ans de PJ derrière lui, c'est dire s'il s'est préparé pour ce rôle... Ça fait aussi la 2eme fois qu'un réalisateur lit dans nos '' pensées' et je trouve ça troublant...pour une scène que je ne décrirai pas j'ai pensé ça ressemble à... Puis quelques instants après un des acteurs utilise la même comparaison ...
S'il y a un bon film en 2022, c'est bien celui là. Qui a tué ... ? Et les suspects défilent ... C'est remarquablement joué. Tout sonne comme il faut. Parfait. (je ne regarde aucun série policière à la télé, AUCUNE, donc je ne peux pas comparer) A voir et revoir !
Excellent polar , très originbal dans sa conception , puisque dès le début on sait que le coupable ne sera pas démasqué. Ne pas trop chercher de message socio politique please , juste pour e plaisir....
C'est vraiment profond. C'est très bien joué. On s'ennuie jamais. Il y a une phrase clé dans ce film : « il y a quelque chose qui cloche entre les hommes et les femmes » Un très bon film.
Film saisissant, poignant mais aussi destabilisant. On suit une enquête policière haletante qui tourne malheureusement en rond et qui malmène tout particulièrement le commissaire qui s'y confronte... les jeux d'acteurs sont justes et la musique bien choisie pour nous plonger encore plus dans la pression de cette enquête non résolue...
Ce film fait partie des bons films sur la police, dans la même lignée que Polisse ou L627. Il retranscrit bien les espoirs et déceptions que peuvent susciter une enquête chez les enquêteurs. On est plongé dedans et on ne voit pas le temps passer. Reste juste la frustration d’une enquête qui n’aboutit pas, mais la réalité c’est aussi cela..
J'avais adoré "Seules les bêtes", le précédent Dominik Moll. Et comme L627 de Tavernier fait partie des films sur le monde policier qui m'a marqué, La nuit du 12 partait avec un a priori positif. La qualité des dialogues, l'atmosphère que sait insuffler Moll, toute la subtilité du récit sur le thème du féminicide que je résumerais par cette phrase tirée du film "La majorité des crimes sont commis par des hommes. Et la majorité de ceux qui essaient de les résoudre sont des hommes"… tout ça fait de La nuit du 12 un film qu'il faut voir. Certes, je n'ai pas été totalement emporté par l'interprétation de Bastien Bouillon, rendant encore plus glaçant ce film qui l'est déjà profondément de par son sujet, son récit et son traitement. Remarquez, pour un cold case, tout ceci est plutôt logique.