Scarface
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Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 avril 2016
Très bon film de gangster, encore aujourd'hui, "Scarface" m'a beaucoup plu, l'action violente est très présente, la fameuse Thompson également, des jolies filles, des bandits en costumes, une très bonne histoire et un méchant charismatique. Je suis impressionné par les moyens mis en oeuvre à l'époque ! Pour un film de 1932, il décape ! Quelques effets spéciaux ont vieilli, mais le film n'a pas perdu de sa superbe. Très bonne interprétations, beaucoup de fusillades et pas d'ennui !
Extremagic
Extremagic

80 abonnés 484 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 février 2016
Le seul film de Hawks que j'ai vu c'est Rio Bravo quand j'étais tout gamin et bien qu'il m'ait marqué je ne me suis jamais penché plus avant sur la filmographie du réalisateur. Quelle erreur ! C'est génial, ce Scarface est grandiose. Rien à voir avec celui de De Palma, là c'est magnifique, que ce soit l'acteur qui cabotine comme pas possible, les femmes magnifiques de ce film, la mise-en-scène inventive. Au fond je reprocherais juste au film l'impression d'avoir une succession de scenettes décousues ce qui peut lasser arrivé à la moitié du film, heureusement que la mise-en-scène y est pour beaucoup car le scénario n'est pas forcément des plus intéressant, disons que c'est un des pères fondateurs du genre alors forcément ça a été éculé depuis... En tout cas ce n'est pas moral pour un sous et ça c'est bien, les gangsters et l'État qui ne cessent de se rejeter la faute sur la délinquance croissante du pays avec un discours engagé contre le port d'arme. Si vous avez vu la version avec le procès à la fin c'est sûrement moins vrai, on a tendance à diaboliser le personnage de Scarface et d'en faire l'incarnation du mal mais pour la version où il meurt désarmé c'est beaucoup plus parlant et ambiguë. Bref, un petit chef d'oeuvre, intelligent à tous les niveaux et une sacrée claque de mise-en-scène.
dougray
dougray

274 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 janvier 2016
Qui se souvient aujourd’hui qu’avant Tony Montana, il y avait Tony Camonte ? Car, on l’oublie trop souvent mais le "Scarface" de Brian de Palma est le remake (assez fidèle dans sa structure) d’un film signé Howard Hawks en 1932 et qui entendait dénoncer les dérives mafieuses de la pègre de Chicago (menée par un certain Al Capone surnommé… Scarface) et l’inertie gouvernementale face à la montée de ce fléau. A ce titre, le film est une vraie curiosité puisqu’il s’ouvre avec un carton qui harangue le gouvernement américain, accusé de laisser faire ces factions mafieuses et l’interrogeant frontalement sur les mesures envisagées pour y mettre un terme. Quel film aujourd’hui peut se vanter d’avoir été aussi loin dans l’interpellation frontale ? Le film ne fait, d’ailleurs, pas grand mystère concernant celui dont elle entend dénoncer les actes puisque, outre le titre évoquant le surnom d’Al Capone, il situe son intrigue à Chicago et nous montre le fameux meurtre de la Saint Valentin qui fut l’un des coups d’éclat du gangster. Et force est de constater que ce parti-pris en fait un exemple assez rare de représentation peu reluisante du milieu mafieux, qui se voit critiqué avec un premier degré auquel le grand écran ne nous a pas habitué depuis. On est loin de l’ambiguïté des films plus récents, voire même du remake de De Palma (où Tony était un peu réhabilité par son refus de tuer un enfant). Howard Hawks, lui, ne magnifie jamais son (anti)héros qu’il présente sous une facette certes flamboyante mais, surtout, pathétique dans son arrivisme immoral. Hawks n’hésite, d’ailleurs, pas à affubler son Tony Camonte de tous les défauts (voleur, menteur, tueur, jaloux, colérique, frimeur…), y compris les plus tabous. Ainsi, sa relation avec sa sœur frôle souvent avec l’inceste, même si ce traitement a, sans doute, été très édulcoré (Code Hayes oblige). Hawks le fait, certes, évoluer dans un milieu opulent où l’argent et le champagne coule à flots mais il n’oublie jamais de rappeler au spectateur les moyens employés par Camonte et son absence de scrupules, caché derrière ces costumes sue mesure. Ce qui sauve, d’ailleurs, l’intérêt du personnage, c’est l’interprétation de Paul Muni, qui ne nous laisse pas un instant de répit (avec son débit de mitraillette et ses mimiques incroyables) et qui n’a rien à envier au cabotinage d’Al Pacino, près de 50 ans plus tard. Le casting, est, d’ailleurs, l’un des points forts du film et aligne une galerie de vraies gueules de cinéma bourrés de classe, de Georges Raft en bras droit séducteur à Ann Dvorak en petite sœur délurée en passant par Karen Morley en trophée convoitée, Osgood Perkins en boss minable, Vince Barnett en secrétaire simplet ou encore Boris Karloff en rival. La mise en scène de Howard Hawks est, également, une réussite puisqu’il s’autorise quelques effets plutôt originaux (le temps qui passe au bruit des mitraillette, la mise en scène du meurtre de la Saint Valentin…) et parvient à faire ressentir la violence de l’époque, malgré la censure imposée. Tout au plus pourra-t-on lui reprocher une fin un peu trop vite expédiée ( spoiler: il faut dire que le film de l’époque avait un peu trop tendance à s’achever sur la mort du bad guy, suivie, quelques secondes après, du panneau THE END)
. C’est peu et, au vu de la qualité formelle et de la virulence de la charge, ce "Scarface" mérite vraiment d’être redécouvert aujourd’hui.
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 décembre 2015
Un polar ultra-violent, surtout pour l'époque, une mise en scène parfaite, et bien sur une vraie histoire de gangster comme on les aime. Sans aucun doute, ce Scarface, est le meilleur.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 juillet 2015
Ayant vu un bon nombre de fois le remake de Brian de Palma et n'ayant pas vu l'original, je me devais de réparer cette erreur. Je pensais rester dubitatif sachant que le film a plus de 80 ans. Ce ne fût pas le cas. Howard Hawks nous livre un superbe film sur les gangsters et dénonce la criminalité (en constante augmentation lors des années 30). Le film a une narration plus courte et plus dynamique que le remake de Brian de Palma. J'arrêterai cette comparaison ici sachant que les films sont sortis à des époques différentes. Paul Muni dans son rôle de Tony Camonte reste mémorable et dégage un certain charisme. Quelques scènes sont censurées mais cela est du au contexte de l'époque où l'on ne montrait pas tout. spoiler: Quand par exemple, Tony Camonte va effectuer une rafle pour tuer 7 gangsters en les faisant s'aligner contre un mur. Nous voyons simplement les ombres des personnes qui se font tuer.

Au final, Scarface de Howard Hawks reste un film précurseur des films de gangsters qui inspirera d'autres cinéastes. Le film aujourd’hui pourra paraître vieillot pour la jeune génération mais il n'en reste pas moins un classique à voir.
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mai 2015
Avant Tony Montana, il y avait Tony Camonte ! La team Howard (le réalisateur Hawks et le producteur Hughes) livre un film de gangsters, qui sera bien loin de passer inaperçu : "Scarface". Pour les amateurs du film de 1983 (nettement plus abouti et profond sur son scénario, au-delà de ses autres qualités), sachez que les bases de cet original seront conservées. Ce "Scarface" de 1932, au-delà de son scénario moins riche que la version de Brian De Palma donc, sera également moins sombre et violent en ce qui concerne son personnage principal et ses aléas. Ici, et ce malgré la noirceur de son sujet, nous aurons l'occasion d'assister à des scènes quelque peu contrastées, freinant de temps à autres le charisme et la détermination du plus célèbre des gangsters. Cela dit, le contexte et la liberté cinématographique n'étaient bien entendu pas les mêmes entre 1932 et 1983. Je vous rassure tout de même, que ce soit dans l'original ou le remake, on retrouve tous les traits qui forgent la personnalité et le caractère du fameux "Scarface", à savoir la soif d'argent, de pouvoir, mais aussi la jalousie, ou encore la folie.
Mephiless s.
Mephiless s.

72 abonnés 697 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2015
Une très bonne critique de l'inactivité du gouvernement et des gangsters qui mettent la ville à feu et à sang. Malgré quelques longueurs, le film est brillamment interprété par Paul Mani et le scénario est vraiment bien. La fin est très bien réalisé, tragique mais très efficace. Que ça soit l'original ou le remake, les deux sont cultes et valent largement le coup d'oeil!
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 octobre 2014
Classique du film de gangsters, qui a fortement inspiré le film de De Palma, "Scarface" se pose en précurseur du genre. Finalement très contemporain dans sa construction, le film semble avoir posé les codes du genre. L'anti-héros, joué par Paul Muni, ne manque pas de charisme et se révèle être un personnage marquant. L'ascension puis la chute d'un malfrat donne lieu à des moments d'anthologie, magnifiés par la mise en scène parfaite de Howard Hawks.
MemoryCard64
MemoryCard64

57 abonnés 375 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 octobre 2014
Scarface, c'est un peu comme le Seigneur des Anneaux, il a tellement défini les codes de son registre qu'aujourd'hui pas mal d'éléments semblent déjà vus. L'homme à la pièce, l’allumette utilisée sur l'étoile du policier, l'accent italien, tout ça fait un peu cliché aujourd'hui mais ça n'est pas dérangeant pour autant. Le film s'ouvre sur un message sur la criminalité aux États-Unis blâmant le gouvernement et incitant les spectateurs à ne pas adhérer à tout cela. Le réalisateur a probablement mis ce panneau pour ne pas faire scandale (Al Capone étant à la tête de la mafia à l'époque), mais cela semble déplacé par rapport au film. En plus ça n'a pas marché puisqu'il a longtemps été interdit outre-atlantique. Après cela l'histoire démarre et reste classique dans son déroulement. La réalisation, sans être mauvaise, n'a pas beaucoup de relief hormis trois passages ( spoiler: les ombres des gangsters, Poppy qui choisit le briquet de Tony pour allumer sa cigarette et l'ellipse qui est faite en superposant une mitraillette et un calendrier
). L'intérêt principal est l'ambiance de ce Chicago rongé par le crime ainsi que les scènes de course-poursuite. Ces dernières sont très bien rythmées et prenantes. Dans l'ensemble Scarface est une pierre angulaire du cinéma mais qui reste trop classique dans son déroulement et qui ne propose pas de vraie montée en puissance de son personnage principal. C'est dommage.
David F.
David F.

4 abonnés 42 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 octobre 2014
A l’époque où les Etats Unis étaient en pleine crise économique, dans la prohibition et où le public était fasciné par les malfrats, Howard Hawks décide de tourner, entre les nombreux films de gangsters qui sortirent durant le début des années 30, Scarface, qui reste encore, 80 ans après, une référence du genre.
Avec un début qui nous plonge directement dans l’action du film, Hawks mets tout son art au service de ce chef d’œuvre. Utilisant à merveille l’arrivée du sonore dans la violence des gangs de Chicago, il dresse le portrait d’un homme, Tony Camonte, interprété par le charismatique Paul Muni, dont l’ambition pour le pouvoir est féroce. D’un scénario maîtrisé, qui a eu fort à faire face à la censure de l’époque (le carton d'introduction en est la preuve) et d’une mise en scène réglé au millimètre ( les jeux de clair-obscur, des dialogues qui font mouche oscillant entre tragique et comique comme Angelo le secrétaire ou la sœur de Tony, Cesca), Scarface est le film d’un moment, d’un genre, qui a laissé une trace visible bien des décennies après, avec son remake réalisé par Brian de Palma.
Pépite du film de gangster devenu intemporel, où Howard Hawks a pu oser, avant l’instauration concrète de la censure, Scarface est devenu une influence pour de nombreux réalisateurs hollywoodiens mais sans jamais l'égaler.
JulienAllard
JulienAllard

39 abonnés 387 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 février 2017
Malgré son âge canonique et l'incroyable remake avec Al Pacino, ce film du célèbre Howard Hawks tient encore très bien la route et a d'ailleurs l'avantage d'être beaucoup plus court. Il depeint à merveille la Prohibition et en particulier la guerre des gangs à Chicago, ville d'un certain Al Capone dit Scarface (tiens donc comme le personnage principal du film !).
Un film à voir pour tout fan de film de gangsters qui se respecte !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 avril 2014
Voir et revoir cette perle du film noir, je ne m'en lasse pas. Le remake de Brian de Palma n'a pu qu'aller très loin dans la démesure pour essayer de surpasser l'original, tourné à la grande époque d'Al Capone, de la pègre et de la prohibition dans les années 30. Howard Hawks, immense cinéaste, transforme l'ascension et la chute d'un caïd en tragédie grecque implacable. Et inoubliable.
hpjvswzm5
hpjvswzm5

52 abonnés 459 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 avril 2014
Que je suis content d’être parisien. Pas par fierté pour ma région, je m’en fous un peu à vrai dire, mais parce que ça me permet de voir d’excellents films qui ressortent chaque semaine dans les cinémas parisiens. C’est mon premier Hawks et que je puis-je dire si ce n’est que c’est vraiment très bien ?
Rien que l’apparition du personnage est mythique, et fascine le spectateur d’entrée de jeu, cette ombre et ce sifflotement ne sont pas sans évoquer un certain M. Je ne sais pas si Hawks fait référence à M, mais la ressemblance est assez frappante. Le film comporte de magnifiques idées de mise en scène, toujours avec les ombres on a cette scène de fusillade juste sublime, le film a de manière générale de putains de plans.
Mais le mieux reste Paul Muni en truand défiguré, qui a une classe énorme, un personnage réellement fascinant, fou, et très émouvant sur la fin. J’ai beaucoup aimé sa relation avec sa sœur, sa sonnait très vrai, très beau.
Par ailleurs, le film m’a semblé très violent pour l’époque, on n’était pas vraiment sous la censure en 32 (si ça avait été le cas le film ne serait pas passé de toute façon), du coup on a de nombreuses fusillades assez « costauds » pour un film hollywoodien de l’époque. Il me semble même avoir aperçu du sang gicler sur un plan large (enfin c’est furtif). Le film fait vraiment penser à M sous bien des aspects, le film veut dénoncer le milieu de la pègre (c’est très explicite avec le carton du début) mais c’est surtout le destin de cet homme qui retient l’attention, qui fait du mal autour de lui, qui se sépare et s’éloigne progressivement de sa mère et sa sœur, magnifiquement interprétée par Ann Dvorak (non moins magnifique). Toute sa beauté se matérialise à la fin où elle *SPOILERE*, fin qui est particulièrement formidable, toute en tension, avec un putain de silence pesant (qui est là tout le film d’ailleurs, il n’y a pas la moindre note de musique si je ne dis pas de bêtises).
Bref c’est très très bien, assez sublime visuellement, et reste évidemment en mémoire des icônes telles que la pièce de monnaie de l’acolyte et la mitraillette.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 8 avril 2014
Durant la prohibition à Chicago, Tony Camonte aka Scarface est un gangster très ambitieux qui donne tout pour posséder le pouvoir. Simple malfrat, il va rapidement gravir les échelons et occuper une place majoritaire au sein du gang de Lovo.
Cette première version de Scarface, réalisée par Howard Hawks, enterre celle de Brian De Palma, de peu. La réalisation est taillée sur mesure : une véritable prouesse technique pour l'époque. Ce film frôle la perfection, assurément un des meilleurs films sur la Mafia. Le personnage de Paul Muni, charismatique à souhait, est directement inspiré d'Al Capone. Certaines scènes, dignes d'un bon sketch, sont mémorables et apportent à cet univers mafieux une touche d'humour.
90 minutes de pur régal.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 mars 2014
Première adaptation de Scarface par Howard Hawks et il faut bien avouer qu'on atteint déjà des sommets. Film de 1h30, sur un rythme rapide, on découvre l'ascension de Tony Camonte dans la pègre de Chicago, prêt à tout pour arriver au sommet. C'est violent (malgré la censure) et Hawks arrive bien à filmer ces moments-là. Sa réalisation et sa mise en scène sont excellente, à l'image de certaines scènes particulièrement réussite (les courses poursuites, dans le bowling...). Le scénario est excellent, nous proposant de bons rebondissements et à l'image des dialogues et des personnages, il est bien écrit. Il nous offre une version pervertie du rêve Américain et la vision du Chicago de la prohibition est superbe. Coté interprétation, on retient bien évidemment Paul Muni dans le rôle de Tony, ainsi que George Raft, dans celui de Guino Rinaldo. Dans le must des films de gangsters, et à sa vision on comprend pourquoi le remake de De Palma (pourtant réussi) n'arrive pas à lui faire de l'ombre, et pour finir "The World Is Yours".
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