Scarface
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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mars 2026
Avec Scarface, Howard Hawks signe un film de gangsters d’une modernité saisissante, où l’ascension criminelle devient une trajectoire autodestructrice. La mise en scène, sèche et incisive, imprime un rythme implacable qui épouse la brutalité du personnage principal. Paul Muni incarne Tony Camonte comme une figure à la fois charismatique et grotesque, reflet d’une ambition dévorante sans limite. Hawks injecte une dimension quasi satirique, exposant la fascination et la répulsion qu’exerce la violence dans la société américaine. Un classique fondateur, dont l’énergie et la noirceur continuent de résonner bien au-delà de son époque.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 janvier 2026
Le film est précédé d'un avertissement enjoignant les autorités américaines, jugées laxistes, de lutter contre les gangs mafieux qui gangrènent le pays et sont une cicatrice due le visage de la plus grande démocratie du monde. Racontant les méfaits de Tony Camonte au temps de la Prohibition, le film ne se départ pas d'une portée morale visant à édifier le spectateur à propos du phénomène du crime organisé.
Outre qu'il est malhonnête et violent, Camonte a l'arrogance et la morgue que lui confère l'impunité ; il est déloyal et se montrera lâche spoiler: à l'heure du châtiment
: une vraie synthèse du mauvais citoyen.
Le film d'Howard Hawks est un classique du film de gangsters des années 30, au même titre que "Little Caesar" de Mervyn LeRoy, dont la dramaturgie a inspiré maintes variantes, y compris chez les "Modernes" Coppola et Scorsese. Si je fais références à ces derniers, c'est bien parce que leur œuvre-phare en matière de mafia italo-américaine -"Le Parrain", "Les Affranchis"- est autrement plus riche et aboutie que le "Scarface" de Hawks, lequel manque singulièrement d'intensité dramatique.
Les activités et les mœurs de la mafia sont ici survolées et les personnages n'ont pas beaucoup d'épaisseur ni de charisme. A l'exception de quelques scènes, on peut trouver Camonte-Paul Muni et ses hommes de main (parmi lesquels George Raft, dans un intéressant et taciturne rôle du bras droit) trop superficiels et sans complexité. Ce "Scarface" est dans l'illustration plus que dans l'étude de mœurs. C'est sa faiblesse à le voir aujourd'hui.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 décembre 2025
Surestimé ? Et pas qu'un peu. Malgré son côté novateur et le fait qu'il servira plus d'une fois de source d'inspiration, il l'a toujours été. Meilleur malgré tout que son pâle remake ? Non plus. Les deux sont aussi ennuyeux l'un que l'autre, et pour des raisons identiques : que de longueurs qui n'apportent rien. Des personnage taillés à la truelle et interprétés par des acteurs qui forcent le trait à mort. Quand même l'habituellement génial Paul Muni ne réussit pas à convaincre, ce n'est pas bon signe. Nettemoins connu et couvert d'éloges, "Little Caesar" naviguait plusieurs crans au-dessus.
Alphasantore
Alphasantore

5 abonnés 36 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 novembre 2025
Le film qui illustrera le mieux ce qu'est la mafia italienne aux Etats-Unis dans les années 1930 et même après... selon Tim Adler dans son excellent livre "La mafia à Hollywood". J'écris "illustrera" et pas "illustre" par rapport aux élégants costumes que portent les mafiosos dans ce long métrage car juste avant sa sortie, ces durs à cuire s'habillaient comme tout le monde voire pauvrement. Toujours dans le livre de M. Adler, on y apprend que Al Capone était surnommé "Scarface" dans la presse car il a eu le visage balafré lors d'une bagarre à cause d'une fille.
Matthieu Courant
Matthieu Courant

26 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juin 2025
Un classique des films de gangsters des années 30. Je trouve le démarrage un petit peu long et sans se concentrer sur les personnages principaux. Puis au cours du film, on trouve un aspect politique, et un drame à la Shakespeare voire des tragédies romaines. À voire en parallèle avec le Scarface des années 80 vraiment !
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 485 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 janvier 2025
Film marquant. Paul Muni campe avec talent Tony Camonte, un jeune malfrat qui cache une ambition démesurée sous des airs nonchalants. L'évolution rapide des rapports de force entre Tony et son patron Johnny Lovo, la "protection" étouffante de Tony envers sa jeune sœur, de même que son attirance pour la hautaine Poppy, tous ces éléments rythment le film. La police apparaît impuissante devant les agissements du crime organisé. Il faut dire que la Prohibition est due au fait que les législateurs avaient eu l'excellente idée d'interdire un produit extrêmement répandu dans toutes les couches de la population... Les nombreuses scènes d'action, souvent violentes, sont très correctement mises en scène. Seule la fusillade, à coups d'armes automatiques, de la bande de North Side contre le restaurant où mangeait Tony Camonte n'est pas crédible : pas un des malfrats qui mitraillaient les fenêtres n'est descendu de sa voiture, qui d'ailleurs ne s’arrêtait même pas de rouler ! Tony pouvait tranquillement attendre baissé que l'orage passe...
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 829 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 août 2024
Bien que très classique dans son cheminement narratif initiatique de l'anonymat au pouvoir puis à la destruction, ce drame se distingue d'abord et surtout par sa remarquable mise en scène dont l'habileté s'affirme dès le premier plan séquence au jeu d'ombres symbolique. En outre, l'intrigue revêt un caractère politique (qui aurait dû rendre le didactique carton d'introduction superflu) puisqu'à travers le rapport aux médias est interrogé notre lien particulier de fascination admirative pour le monde du crime organisé dont ce Tony Camonte illustre la veulerie, la mégalomanie, l'égocentrisme, coupable d'amour incestueux, de cupidité et d'appétence pour la violence; nulle idéalisation du gangster ici, malgré l'interprétation intense de Paul Muni, éminemment charismatique. Or, les personnages féminins plus complexes se distinguent dans cet univers masculin où chacun s'individualise grâce à un impeccable casting. Maitrisé, efficace, cynique.
Gounetti
Gounetti

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 mai 2024
Un classique du cinéma avec une performance emblématique d'Al Pacino en Tony Montana. Le film est intense, bien réalisé et captivant du début à la fin.Un chef-d'œuvre incontournable.
Saintenoy Samuel
Saintenoy Samuel

5 abonnés 207 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 novembre 2023
La première version de "Scarface" reste toujours un pur chef d'oeuvre du film noir. La réalisation a super bien résisté à l'épreuve du temps, la violence y est très poussé pour un film de cette époque. Le scénario, super efficace enchaine les rebondissements à la perfection. Et le final est d'hanthologie. Du grand cinéma.
Coline Bied-Charreton
Coline Bied-Charreton

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 mai 2023
Le film raconte une histoire bien connue qu'il est inutile de résumer

L'originalité de cette version de 1932 tient en un mot : simplicité. Une simplicité qui s'est un peu perdue ces dernières années (Clint Eastwood mis à part).

Le découpage et la mise en scène sont ultra efficaces, sans perte de temps. C'est fluide, imaginatif (le plan séquence d'ouverture, la scène du septuple meurtre de la Saint-Valentin, la scène du bowling: génial), mais toujours au service de l'histoire. Les situations sont installées rapidement et sans blabla, l'action avance vite, il n'y a aucune fioriture, juste l'efficacité narrative. Le film ne dure qu'une heure et demie, et c'est largement suffisant.

Le noir et blanc est somptueux, il tire vers l'expressionnisme et convient parfaitement au sujet.

Les personnages sont super bien campés, avec des comédiens (Paul Muni et Anna Dvorak en tête) à fond dans le sujet.

Et, cerise sur le gâteau : pas de musique. Du tout. Et dieu que c'est bon...
konika0
konika0

37 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mai 2022
Légende

Le touche-à-tout Howard Hawks est une légende du cinéma américain. Il a accompagné l’arrivée du parlant et celle de la couleur et tourné avec les plus grands dans tous les genres. Mais au sommet du culte de sa filmo, on pourra légitimement placer ce Scarface. Étonnamment, je ne l’avais pas encore vu.

Nous sommes à Chicago en peine prohibition. Le trafic d’alcool va bon train et le marché clandestin est contrôlé par quelques clans qui se livrent une guerre de territoire farouche. Tony Camonte va progressivement gravir tous les échelons en usant et en abusant de la violence dans une épopée sans foi ni loi.

Pour le spectateur du XXIème siècle, Scarface c’est surtout le film culte de Brian de Palma avec Pacino dans le rôle d’un autre Tony. Ce n’est donc pas avec un regard neuf que l’on aborde le film de 1932. La comparaison, ou plutôt le dialogue entre les deux films ne nous quittera pas pendant tout le film. Si la trame narrative est grosso modo la même, ils sont pourtant très différents l’un de l’autre et ne racontent pas la même histoire. Mais chacun exprime l’excès propre à son époque. C’est d’ailleurs une des choses les plus marquantes de ce Scarface 1932. La violence y est particulièrement graphique et omniprésente. Ça flingue à tout va et on ne s’étonnera guerre d’apprendre que la commission Hays a particulièrement détesté ce thriller défouloir. C’est d’ailleurs, un film largement remanié que l’on peut voir aujourd’hui. Du côté des personnages aussi, ça ne laisse pas indifférent. De la vampe Poppy qui changera de bonhomme en fonction de l’évolution des rapports de force à la frangine Francesca dont l’amour fraternel étouffant est pour le moins ambigu en passant par Tony, personnage principal et ordure antipathique, la galerie est chargée. A la mise en scène, c’est l’action et le rythme qui priment. Ainsi, les courses-poursuites en bagnoles sont un futur modèle du genre et les fusillades ne comptent pas les balles. A l’interprétation, Paul Muni est patibulaire à souhait et tout ce beau monde livre une participation hyper expressive que l’on sent toujours inspirée du muet.

Bref, nous tenons là un modèle de film de gangsters, de ceux qui jalonnent l’histoire du cinéma et qui imposent de nouveaux standards. Par un récit parfaitement maîtrisé et une mise en scène efficace, Hawks nous livre un classique qu’on ne peut que conseiller.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 avril 2021
Scarface (1932) est un modèle d’efficacité qui offre au polar ses lettres de noblesse. La mise en scène d’Howard Hawks, dynamique et fluide, nous emporte pendant une heure et demie et fait de nous les complices de Carmonte, figure du mal absolu en ce qu’il ne recule devant rien pour obtenir ce qu’il veut, figure de séducteur également qui ravit la femme de son mentor, toujours sans scrupules. Aussi le long métrage présente-t-il l’intérêt d’être écartelé entre une prétendue dénonciation des agissements de la mafia, exposée longuement en ouverture par des panneaux textuels, et une fascination pour ledit Carmonte dont le visage demeure angélique malgré la balafre. Hawks semble se délecter de son effronterie au point d’en faire une icône, un symbole de rébellion contre une autorité publique impuissante et d’amoureux fou qui refuse de voir sa sœur dans les bras d’un autre. La clausule tend presque au martyre, le héros refusant de se rendre pour, lors d’un ultime sursaut, affronter les hordes de pistolets qui lui font face. La dimension symbolique du film est accentuée par un travail de la composition des plans et notamment des ombres, Hawks veillant à inscrire sur l’image une grande croix à chaque meurtre en devenir, telle l’épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête de ces crapules aveuglées par leur ascension fulgurante, et qui oublient que plus dure sera la chute. Le cinéaste n’en oublie pas l’humour, sa marque de fabrique, un humour cynique qui tire à terme vers le drame poignant quand le secrétaire succombe à la balle reçue. Une œuvre immense qui, presque cent ans après sa sortie, n’a rien perdu de sa superbe. Une référence dans le genre du film de gangsters qui semble avoir influencé Bertolt Brecht pour son personnage d’Arturo Ui dans la pièce de même nom (Der aufhaltsame Aufstieg des Arturo Ui, 1959).
Equicine
Equicine

7 abonnés 169 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 avril 2021
tony montana une légende vivante
une fin de film mémorable
à voir absolument
al pacino grandiose
film culte obligation de le voir si ce n'est déjà fait
incontournable
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 janvier 2021
Un polar mythique inspiré de faits réels, réalisé par Howard Hawks en 1933. Ce Film de gangsters nous conte l'histoire de Tony Camonte (alias Scarface : le balafré), homme de main, garde du corps et porte-flingue de la Pègre à Chicago, durant les folles années de la prohibition.
Apologie ou dénonciation du gangstérisme régnant sur le traffic d'arme et d'alcool ? Howard Hawks démontre, avec une mise en scène efficace, l'inaction des services de police qui compte les points (et les morts) dans la sanglante guerre de territoirs que se livrent les gangs. Il nous offre de bons dialogues, un excellent film d'action avec énormément de fusillades et même quelques bribes d'humour.
Si Pacino est monstrueux dans la version de Brian De Palma, Paul Muni est aussi excellent dans la peau de ce Tony des années 20.
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mars 2020
J’ai beaucoup aimé cette version originale. Je ne suis pas du tout habitué à voir des films des années 30 et je dois dire que j’ai apprécié ce dépaysement. Il y a un charme nostalgique génial. Le style de ce cinéma en noir et blanc change. Alors certes, les dialogues sont un peu bateau, mais quand on les place dans cette œuvre qui a presque 90 ans, ce n’est pas choquant. Comme un voyage à remonter le temps cinématographique. Les acteurs aussi ont un jeu particulier qui va avec une autre époque. J’ai trouvé Paul Muni top. Il est certes un peu cliché sur les bords, mais incarne comme il se doit cette petite frappe de la mafia italienne. On aura aucune violence sanglante comme on peut en voir aujourd’hui. C’est beaucoup moins visible mais on sent qu’elle est présente. C’était d’ailleurs trop pour l’époque car le film a eu droit à son lot de censure. Le thème était sensible et ne plaisait pas à tout le monde. L’histoire est passionnante. L’assenions de Tony Camonte est prenante d’autant plus qu’il est charismatique. Il est beaucoup plus court (1h30) que celui des années 80 (2h45) et donc on va plus rapidement au but. Pour autant, cette condensation ne retire aucune qualité. C’est fascinant d’être plongé dans la quête de pouvoir d’un homme. Dans sa construction, et les événements majeurs ils sont proches, vous n’aurez donc pas beaucoup de surprise.
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