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yayo
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5,0
Publiée le 7 juin 2012
Personnellement je le trouve aussi bon que le remake de DePalma. Les acteurs sont géniaux, Paul Muni en tête, l'intrigue se suit très bien (le film est assez court). Les scènes d'actions sont nerveuses, la mise en scène intéressante. A voir pour la comparaison.
80 ans déjà, et pourtant ce film n'a pas pris une ride. Inspirateur de beaucoup d'autres, mais jamais égalé, ce Scarface reste et restera un petit bijoux, pour ceux que le noir et blanc et les effets dépassés ne font pas peur, ce film est un classique à voir.
LE film de gangsters. Les suiveurs n'arriveront jamais à égaler Hawks, tous ces Scorsese, De Palma et autres Coppola avec leurs «Affranchis», «Incorruptibles» ou «Parrain» (sans parler du remake). La mise en scène est brillante, l'interprétation excellente (Paul Muni et la belle Ann Dvorak en particulier), et le scénario est prenant, sans temps mort tout en restant pertinent et lucide sur la situation. Les auteurs firent même preuve d'un second degré certain, les personnages n'étant pas aussi caricaturaux que bien des autres films du genre. On est loin en effet du lyrisme grossier et du mauvais goût des réalisateurs précédemment cités. «Scarface», même si la censure le voyait différemment à l'époque, reste d'une sobriété bienvenue et n'en fait que mieux ressortir le tragique et la force du récit. D'ailleurs en parlant de censure, Hawks et le célèbre producteur Howard Hughes eurent fort à faire pour mener à bien leur «Scarface» en toute intégrité : aujourd'hui subsiste au début du film un carton moralisateur précisant que le long métrage est sensé dénoncer et non pas faire l'apologie du grand banditisme, tandis qu'une fin alternative (heureusement abandonnée) avait été tournée, où l'on voyait Tony Camonte se faire juger puis exécuter, à la place de sa mort plus romantique qu'avaient voulu les auteurs. L'influence de l'expressionnisme se fait sentir, en particulier celle de Fritz Lang, mais Howard Hawks a su créer une oeuvre plus personnelle en la replaçant dans le contexte de l'époque. Efficace tout en restant d'une qualité remarquable, le «Scarface» de Hawks et Hughes est un long métrage fascinant que ses successeurs ne surent faire oublier. Un classique intemporel. [3/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Premièrement j’ai beaucoup aimé le film. Il ne dure que 1h30, comparer a son homologue de 1982, qui lui durait 3h. Néanmoins, le rythme est accéléré dans celui-ci, il démarre a cent a l’heure et y reste jusqu’à la fin sans trop de temps mort. Ayant vu des dizaines de fois la version de Brian DePalma avant de voir l‘originale de Howard Hawks, je comparerais donc l’originale au remake, bien que cela doit être normalement l’inverse.
Voici une petite liste des points que je vais souligner dans mon analyse.
-L’interprétation de Paul Muni était énorme ! Il n’a pas à rougir devant Al Pacino. On ne peut pas en dire autant de certain acteurs, et notamment les plus vieux dans le film, qui garde encore une certaine tchatche théâtrale, vestige du cinéma muet récemment aboli. Le Tony de ce Scarface version 1932 est un homme charismatique avec beaucoup d’humour, parfois noire, qui n’hésite pas à tuer tous ceux qui se dresseront sur son passage. Le personnage est introduit au début du film dans la scène de l’assassinat de son ancien patron, Louis. L’ombre de Tony est projeté sur le mur, l’apparence stéréotypée des gangsters de la prohibition, c’est-à-dire avec un beau costume et un chapeau. Celui-ci siffle une mélodie. Une bonne idée de la part d’Howard Hawks d’introduire un personnage cette fois par le SON et non par l’IMAGE ( Tony n’apparait pas encore à l’écran, on l’entend siffler hors cadre), 3 ans seulement après l’avènement du parlant dans le cinéma. Cette idée avait déjà été utilisée dans M, LE MAUDIT de Fritz Lang, en 1931, ou le tueur d’enfants est introduit en sifflant au même moment que son ombre est projeté sur un avis de recherche à son encontre. Ce sifflement fera partie sera caractéristique du personnage de Tony Camonte durant tout le film. A chaque fois qu’il assassinera quelqu’un en personne, on l’entendra siffler avant, et on comprend d’avance que sa cible n’aura aucune chance.
-Le film ne comporte aucune bande originale. L’absence de musique peut être justifiée par la volonté d’Howard Hawks de faire un film qui se veut le plus authentique possible par rapport à la dure réalité. Pas de musique dans la vraie vie quand des criminels s’entre tue dans les rues. Ajouter à ça que les gangsters du film sont assez caricaturaux, très violent sans états d’âme et on comprend que Hawks n’a pas voulu faire un divertissement pour le publique. Son intention était de choquer et de dénoncer la criminalité à son apogée qui sévissait à l’époque de la prohibition.
-Mon avis sur la réalisation. Presque rien à dire, c’est très propre. Les règles de cadrage sont respecté, le scenario bien ficelé, Howard Hawks à réaliser son film correctement. Par contre je ne suis pas fan des transitions en fondu, mais je suis conscient que c’était caractéristique du cinéma d’époque, aujourd’hui c’est démodé. Il y a bien une transition que j’ai vraiment appréciée : Quand Tony commence à reprendre les territoires disputé, une longue ellipse nous permet de faire un grand saut dans le temps jusqu’à ce qu’on retrouve celui-ci avec les plein pouvoirs, suites a ses actions réussite. Cette transition montre une mitrailleuse vidé son chargeur, et à chaque balle tirée, une page du calendrier est arrachée. Les points commun narratif avec le SCARFACE de Brian DePalma : Voire les scènes originale qui ont fait le succès du remake de 1982 était un vrai régale. L’histoire change d’époque et de contexte entre les deux film, mais on garde dans les grandes lignes le déroulement du scenario. En conclusions, Scarface de 1932 est un film incroyable, une perle pour les étudiants en cinéma comme moi, qui peuvent en apprendre beaucoup sur les prémices des film de gangster. 5/5
Un bon film mais qui je pense ne vaut quand même pas celui de Brian de Palma. Les acteurs jouent très bien mais je n'arrive pas à supporter la tête que fait Paul Muni lorsqu'il voit sa sœur dans les bras d'un homme. J'ai bien aimé aussi car on reconnait assez bien la similitude avec le film de De Palma (je sais, ce que je dit n'a pas de sens parce que celui là est sorti bien avant). J'aime bien aussi parce qu'il est inspiré de M le Maudit (avant de tuer des gens Tony siffle comme M avant de tuer les enfants). Mais il y a une scène que je déteste c'est lorsqu'il tue des gens gens la nuit soit en les écrasants soit en les mitraillant. On dirait un vrai gamin qui est mort de rire à la vue des corps! Soit il sadique soit totalement stupide. Sinon c'est quand même un bon film.
Certes c'est daté. Mais Paul Muni dans le rôle titre fait preuve d'une sauvagerie qui inspirera Al Pacino dans un lointain remake. Howard Hawks signe le modèle originel du film de gangsters.
Si c'est bien "Little Caesar" qui a inauguré la grande époque du film de gangsters, c'est véritablement l'époustouflant "Scarface" de Howard Hawks qui en a sublimé le côté mythologique sur fond de Dépression économique et en pleine prohibition. Il n'y a pourtant aucune ambiguité dans le regard que Hawks porte sur son personnage, frustre, grotesque, pathétique et d'une lacheté pitoyable dans les tous derniers instants du film. Une figure loin d'être idéalisée, pas plus d'ailleurs que dans la vision trés personnelle que livrera Brian De Palma quelques décennies plus tard, mais qui tire son pouvoir de fascination dans le caractère spectaculaire de sa montée en grâce et de sa déchéance. Scarface, c'est le symbole d'une amérique conquérante et qui à un moment donné de son histoire, tombe trés bas et ne parvient pas à voir le fond du trou...
J'aime bien l'ambiance de ce film. Il a un charme particulier. J'ai bien aimé Paul Muni, même si lui comme l'ensemble des acteurs surjouent un peu. Ce film n'est pas vraiment comparable avec son remake mais il reste très intéressant à regarder ne serait-ce que par curiosité des origines du film de gangster. J'ai aussi été agréablement surpris par les décors, les cascades, voire même l'action pour un film de cette époque.
Bon film en noir et blanc avec de l'action. Un superbe jeu d'acteur de la part de Paul Muni, j'adore ses mimiques! Un peu lent au début, mais ça s'accélère au fur et à mesure.
Aujourd'hui, la version de De Palma est bien plus célèbre que ce premier "Scarface", sorti en 1932 durant la vague des films de gangsters. Il reste néanmoins d'un intérêt certain, ne serait-ce que parce que tourné avant la mise en place du code Hays, et donc assez violent. On y retrouve un Paul Muni en pleine forme dans le rôle du gangster mégalo, et plusieurs passages directement inspirés de faits divers réels (le massacre de la St Valentin notamment). Le montage et le scénario sont plutôt efficace, cependant il faut bien remarquer que les personnages bénéficient d'un traitement plus approfondis dans la version de 1983. A découvrir toutefois.
"Scarface" c'est surtout le surnom de Al Capone célèbre mafieux du xx ème siècle. Howard Hawks va librement s'en inspirer et ainsi réaliser un des films les plus connus en matière de gangster. Il faut dire qu'il fait fort : tout d'abord le noir/blanc involontaire voyait l'époque (1932) qui ajoute quelque chose d'authentique. En deuxième temps la dégaine de Paul Muni qui campe le personnage de Tony Camonte d'un charisme épatant. Et dans un troisième temps les scènes de fusillades ( tournées avec des balles réels ! ) sont dignes d'un "Public Enemies" de Michael Mann. On pourrait limite croire , à des reconstitutions de faits réels ( les attaques de bar dans les voitures à l'aide des thompson 1928 alors que règne la prohibition ) doublé d'un biopic tellement , Paul Muni possède les caractéristiques type de Al Capone. Ajouter à cela la sœur surprotégée par son frère l'interdisant même à sortir avec des hommes ( idée par ailleurs qui sera reprise dans le Scarface de Brian De Palma ( 1983 ).
Première grande référence des films de gangsters, le "Scarface" d'Howard Hawks reste toujours d'actualité aujourd'hui grâce à ses personnages indémodables dont des réalisateurs comme De Palma et Scorcese s'inspireront dans les décennies futures.
Produit par le célèbre Howard Hugues, ce film traitant du crime organisé choqua à sa sortie par sa violence rare pour l'époque. Bien que par moment assez intenses, on peut reprocher le manque d'intérêt suscité par de nombreuses scènes qui brisent le rythme acquis initialement par le long-métrage dont la durée restreinte n'autorisait pas la présence d'autant de vides.
Point fort du film : Paul Muni. Très convaincant dans son rôle de Tony Camonte, l'acteur a su donner la profondeur nécessaire à son personnage pour donner à "Scarface" le statut de classique du cinéma. Tout comme ce-dernier, la mise en scène est également irréprochable et l'on peut conclure que la faiblesse de ce précurseur réside peut-être dans son scénario un peu léger en comparaison d'autres gros classiques du gangstérisme.
je ne dispose pas de tous les outils nécessaires et de la qualification requise pour critiquer ce film, ma cinéphilie étant un désert sans fin au delà des années 50... (sauf les Charlie Chaplin, mais je ne vais pas prendre des oeuvres aussi atypiques comme référence...) Je ne parlerai donc que de mes impressions et de mon ressenti: jamais au grand jamais je n'aurais imaginé avant le visionnage de ce film qu'un long métrage de 1932 pouvait étre si rythmé, si efficace, si vif... Les plans se multiplient, les mitraillettes crépitent, les pneus crissent... Un rythme endiablé pour un film résolument moderne. (anecdote: à l'époque de sa sortie, les grands inquisiteurs de la censure Américaine avait imposé une petite rallonge au titre: Scarface, shame of the nation...)