Scarface constitue probablement le premier grand classique des films de gangsters. La violence est assez crue pour l'époque, le langage est également assez moderne et c'est probablement ce qui l'a démarqué de ses contemporains. Si on le compare à son remake de Brian De Palma, l'histoire ne diffère pas beaucoup mais le style est assez différent.
L'un des premiers grands musts du film de gangster se Scarface ne dément pas sa réputation d'une grande oeuvre! En effet, le classicisme et la rigueur dont fait preuve Hawks donne à ce film une aura particulièrement contrasté entre le bien et le mal (le bien du film, le mal de ses protagonistes). Il manque cependant cruellement de fond et de vraisemblance!
Un grand film, sans aucun doute. Une violence prégnante bien que délibérément jamais filmée en directe : dans les ombres, en second plan, juste par le son ou par le jeu des acteurs. Un scénario connu : l'ascension et la chute d'un ambitieux, ici placée au début des années 30 dans une grande ville américaine. La part belle est donnée à Paul Muni qui campe un gangster charismatique et fou. Les seconds rôles sont également excellents et l'ensemble du casting est bien choisi. Certaines scènes sont vraiment mémorables : la scène d'ouverture et la scène finale, bien entendus, mais également la fin de Johnny Lovo ou les différents mitraillages à partir de voitures. A voir et pouvoir comparer avec le remake de De Palma. Pour moi, le choix est fait : la version années 30 l'emporte d'une Thompson d'avance...
J'ai peiné à entrer dans le film mais que fois dedans, je n'en suis plus sorti. On perd beaucoup du côté mélodramatique du remake de Brian de Palmerd... Palma (sauf sur la fin) et du cabotinage de Pacino et à vrai dire, ça n'est pas plus mal. Le film, par rapport au Scarface de De Palma, gagne en humour et jouit d'une meilleure mise en scène. Après, la trame du film est quand même plus jubilatoire chez le De Palma mais au vu des thématiques du film de 1932, on peut légitimement dire que De Palma l'a pillé comme un livre de recettes, ce qui ne fait que diminuer encore l'estime que j'ai pour ce tâcheron.
Un grand classique du film de gangster réalisé de façon efficace et inspirée par Howard Hawks et qui introduit un schéma narratif devenu incontournable, à savoir l'ascension puis la chute du gangster. Comme l'indique le carton en introduction, le personnage de Tony Camonte n'est pas présenté comme un héros mais Hawks évite le manichéisme et le message sentincieux en ne l'enfonçant pas non plus. Le cinéaste se contente de dépeindre les actes crapuleux de son personnage et, si il introduit quelques passages de comédie, ce n'est pas par facilité mais dans le but de renforcer encore l'impact de son final. De manière générale, Hawks décrit des criminels peu instruits, violents et lâches. Si Scarface est longtemps différencié des autres par son sens de la répartie et le charisme de Paul Muni dans le rôle, il se révèle en fin de compte aussi minable que les autres, tyrannique avec sa soeur dont il provoque la mort et pour qui il a des sentiments clairement incestueux, détruisant tous ceux qui forment son entourage et terrifié par sa fin prochaine. Et comme l'avait prédit le policier au début du film, il fait comme tous les autres et gémit lorsque l'on vient pour l'arrêter.
Premier du nom, Howard Hawks signe avec ce film des années 1930 une réussite qui a marqué l'histoire du cinéma. On retrouve tous ce qui fera la réussite des films de gangsters et de mafia : de la lutte pour le pouvoir jusqu'au fusillade à travers la ville. Avec des acteurs marquants, une photographie qui donne au film une réelle identité, il ne manque à la réalisation de Howard Hawks, que la durée pour en faire un chef d'oeuvre. En effet, trop court, Scarface semble balayer l'ascension de … au mieux de s'y attarder. La comparaison avec le film de De Palma, étant direct, on notera que le réalisateur américain n'a pas fait la même erreur en donnant à Tony Montana plus d'envergure. Bien que très bon, il manque quelque chose au film de Howard Hawks. Des détails qui font qu'un film est un chef d'oeuvre et pas seulement un film excellent.
Sortis en 1932, l’œuvre d’Howard Hawks à su résister aux assauts du temps. Inspiré de l’histoire d’Al Capone au temps de la prohibition, l’histoire relate l’ascension puis la chute d’un truand d’origine Italienne, Tony Camonte. Qui trouve en Paul Muni un interprète convaincant. La réalisation caractéristique de son époque se révèle d’une effroyable efficacité qui n’a rien à envier aux productions moderne. Au contraire elle nous gratifie de plusieurs scènes magistrales. On citera la scène d’ouverture ou encore celle du massacre de la saint valentin, ou Hawks excelle dans la maitrise des ombres et éclairages. Condensant un nombre conséquents de scènes d’action, « Scarface » trouve constamment son rythme variant fusillades et scènes bavardes. L’effet est saisissant, Hawks gardant constamment l’attention de son spectateur. Presque soixante dix ans après, très peu de reproches sont à faire. Hormis et ce n’est pas négligeable, la discrétion de l’ampleur de l’ascension et de la chute de Tony Camonte. Alors que l’histoire s’inspire d’une figure légendaire du banditisme, « Scarface » néglige la dimension quasi mythologique de son personnage. Il est vrai qu’en 1h36 difficile de développer une véritable fresque. D’autant que des procédés (astucieux) visent à réduire la durée de la narration , tel le défilement d’une page de calendrier sous le bruit d’arme à feu pour symboliser les faits d’armes des truands. C’est ce manque d’ampleur qui empêche le film d’Hawks de rivaliser avec des œuvres comme « Les Affranchis » de Scorsese retranscrivant de façon plus convaincante l’aspect fresque. Enfin, cette cicatrice n’empêche pas de profiter pleinement du vrais visage de Scarface, celui d’un bon film.
Archétype du film de gangster, scarface d'howard d'hawks est un de ces chefs d'œuvre, malgré sa puissance narrative, ses acteurs et sa réalisation, a mal vieilli a cause du passage du muet au parlant (les acteurs ont encore les gestes du film muet) et de l'évolution de l'action .
"The world is yours" ... 1932, Howard Hawks réalise Scarface! film anti-crimes organisés comme sujet et une critique de la société, avec une violence inédit pour l'époque. Malgré un scenario plus que banal maintenant ( ascension et chute ) on ne s'ennuie pas grâce à des scènes de meurtres incroyablement bien pensés avec des jolis effets d'ombres, le personnage principal bien écrit et bien interpréter ( par Paul Muni ) est un grand atout. Un des meilleurs films de gangsters!
Un mythe moderne vu par le génial Howard Hawks et produit par le fantasque Howard Hugues cela donne un chef d’œuvre d’une grande force. Un scénario novateur pour l’époque au service de la dénonciation du grand banditisme. Paul Muni est parfait en mec totalement sur de lui et qui ne veut être soumis à personne. Ce film qui eu à affronter de nombreuses obstacles pour éviter la censure n’est finalement pas la version voulut pas hawks. Mais quoi qu’il en soit c’est une œuvre forte, réaliste et source d’inspiration pour les nombreux films de gangsters qui ont suivis…
Premier Scarface du nom est pas des moindres ! Peut-être moins dynamique que la version de De Palma, ce film de gangsters signé Howard Hawks n'en reste pas moins une référence dans le genre. A voir si ce n'est déjà fait.