Oppenheimer: Explosion Cinématographique ou Bombe de Chiantitude?
Vous pensiez avoir compris le fonctionnement de l'espace-temps avec "Inception"? Attachez vos ceintures, car Christopher Nolan revient avec "Oppenheimer", un film qui vous fait jongler avec l'Histoire comme si c'était une batte de baseball. Si vous avez survécu à ses précédents tours de passe-passe, celui-ci va vous laisser avec plus de questions existentielles que le dernier épisode de "Lost". Nolan, c'est le Quentin Tarantino de la physique quantique, et il a décidé de faire exploser vos méninges avec la subtilité d'une bombe nucléaire.
Cillian Murphy, aka le Tom Hardy de Nolan, nous offre une performance plus captivante que le dernier épisode de "Game of Thrones" (et ça, c'est dire). Dans le rôle du père de la bombe atomique, il incarne le scientifique comme s'il était le dernier personnage de survie dans un jeu vidéo post-apocalyptique. Murphy nous fait oublier toutes les explosions en CGI avec sa présence magnétique, et même la physique quantique n'arrive pas à rivaliser avec son charme à l'écran. Autant dire que s'il était un atome, il serait l'élément le plus sexy du tableau périodique.
La première heure nous emmène dans le monde du "Projet Manhattan", où les physiciens sont aussi nombreux que les dialogues de Tarantino. Nolan jongle avec les temporalités comme s'il était le DJ d'une soirée techno où l'espace-temps serait le dancefloor. On traverse l'Histoire avec une telle frénésie qu'on se demande si le réalisateur n'a pas eu un stage chez Doc Brown. Et là, on a un choix à faire : soit on suit le rythme effréné de Nolan, soit on reste sur le bas-côté à se demander s'il est vraiment nécessaire de comprendre ce qui se passe.
Le casting est aussi fourni qu'un buffet à volonté, mais tout le monde n'a pas droit à son heure de gloire. Emily Blunt fait une apparition si courte qu'on se demande si elle n'a pas pris le mauvais portail temporel pour arriver à temps au tournage. Robert Downey Jr. revient sur grand écran avec une complexité telle qu'on se demande si Iron Man n'aurait pas dû devenir physicien plutôt que super-héros. En bref, le casting est comme un crossover Marvel, mais sans les super-pouvoirs.
Alors, vous attendiez l'explosion de la bombe atomique comme la chute du méchant dans un film d'action classique? Eh bien, Nolan a décidé de vous laisser sur votre faim. Pas de champignon atomique à l'horizon, juste une narration qui vous laisse dans l'expectative comme si vous veniez de commander une pizza et qu'on vous annonçait une livraison en 2075. C'est frustrant, mais au final, Nolan a peut-être bien fait de nous laisser sur notre faim, après tout, il est le chef d'orchestre de cette symphonie explosive.
"Oppenheimer" est comme un plat épicé dans un restaurant exotique : ça brûle, ça pique, mais on en redemande. Nolan, c'est le chef qui vous sert un menu dégustation où chaque plat est une expérience cinématographique. Si vous survivez à ce festin de trois heures, vous en sortirez avec l'impression d'avoir vécu un moment unique. Alors, accrochez-vous à votre siège, oubliez tout ce que vous pensiez savoir sur les bombes, et laissez-vous emporter par la folie créative de Nolan. Ça vaut peut-être pas une explosion nucléaire, mais au moins, ça vous laisse avec une gueule de bois intellectuelle qui dure jusqu'à la prochaine claque cinématographique.
Plus de critiques sur https://www.instagram.com/oni_s_reviews/?hl=fr