Pour beaucoup de personnes, il s'agissait du film qu'ils attendaient le plus de l'année. Entre Christopher Nolan à la réalisation et le casting cinq étoiles en tête d'affiche, rien ne semble surprenant. Personnellement, j'ai été attiré par le sujet de l'intrigue.
Le film dure plus de trois heures, et cela agacera certains. On ne s'est pas contenté de faire uniquement qu'un simple résumé. Il a souhaité ajouter le plus de détails possibles, afin d'avoir une histoire plus intéressante et probablement plus proche de la réalité. De nombreuses informations sont importantes à retenir et à trier par soi-même. On ne nous indique jamais la date ni le lieu où se déroule l'action. Cela demande beaucoup de réflexion, et c'est certainement un choix du réalisateur, qui m'a plutôt plu. Par moment, j'étais un peu perdu. J'ai sûrement manqué des indices. Mais lorsque je comprenais, j'étais davantage captivé.
Le long-métrage est coupé en deux arcs narratifs.
La première porte sur la création de la bombe, qui dure environ deux heures. Après avoir réussi à faire des fissions nucléaires, Robert Oppenheimer (Cillian Murphy) n'a qu'une idée en tête, fabriquer une bombe atomique. Il réussit à convaincre les plus grands scientifiques des Etats-Unis ainsi que le gouvernement dans son projet fou. Alors, ils construisent une base perdue en plein milieu des salamos dans le but de travailler dans le plus grand secret. Mais cela implique la rupture des contacts avec le monde extérieur tant qu'ils n'ont pas accompli leur mission. Robert le savait, mais il veut réussir une prouesse qu'aucun scientifique n'a fait jusque-là. On sent que l'ambiance est extrêmement tendu. L'objectif prend considérablement de temps. Mais ils doivent y parvenir avant les Nazis. De plus, des conflits internes surviennent. Finalement, Ils seront restés trois ans, à s'investir dans ce projet, devenu une obsession pour tous. Alors, le jour J, lors du test final, la pression est à son paroxysme. Plus d'un milliard de dollars a été versé. Si cela échoue, leurs vies sont terminées. On entend la musique s'accélérer. Tout le monde sait ce qu'il doit faire. Lorsqu'ils larguent la bombe, c'est le silence absolu. Ils admirent le spectacle visuel, comme nous. Tous sont submergés par l'émotion. Leurs efforts ont payé. Malgré que l'on sache le final de ce passage, il est l'un des moments les plus forts et marquants de l'œuvre. Les jours suivants sont accompagnés de fête. Ce sont désormais des sourires qui se lient sur leurs visages. C'est une victoire pour eux et un moment à jamais gravé dans l'Histoire. Robert Oppenheimer en est lui aussi très heureux, mais sa joie est de courte durée. A la suite des explosions d'Hiroshima et de Nagasaki, il se sent coupable de la mort de milliers de gens. Même si il avait recommandé de donner plus d'avertissements au Japon, il n'en reste pas moins partisan de l'usage de la bombe atomique. Après tout, il est "Le père de la bombe atomique".
En ayant fait avancé la science, il a détruit une partie du monde, exactement comme Albert Einstein (Tom Conti). C'est ce que le célèbre scientifique confie à Robert lors de leur conversation révélée à la toute fin.
Dans la dernière heure, on suit le procès à huit clos d'Oppenheimer et celui de Lewis Strauss (Robert Downey.Jr). On avait déjà eu quelques scènes avant, mais c'est dans cette deuxième partie où l'on s'y intéresse le plus.
D'un côté, Robert est accusé d'être un espion pour les communistes. De l'autre, Ils déterminent s'ils mettent Lewis à un poste supérieur. Tout se déroule bien pour ce dernier jusqu'au moment où son plan est dévoilé aux juges. Le procès du scientifique était en réalité une supercherie bien ficelée. Il l'avait humilié et n'avait jamais su ce qu'Oppenheimer avait bien pu dire à Einstein pour que celui-ci ne lui adresse pas un regard lorsqu'il s'était approché. Il a donc manigancé un faux procès avec des faux juges afin qu'il soit condamné par vengeance. Finalement, ils ont tous les deux perdus. Robert Oppenheimer n'a pas été réhabilité et Lewis Strauss n'a pas eu son poste.
J'ai adoré cette dernière heure grâce à au montage dynamique et aux scènes riches en révélations.
Lorsque Lewis Strauss était le personnage central du passage, l'image était en noir et blanc. Elle était ainsi car je pense qu'il s'agissait de son point de vue. Il a toujours été dans l'ombre d'Oppenheimer et qu'il en était jaloux.
En conclusion, les trois heures sont passées relativement vite. L'histoire est prenante et les acteurs font du bon travail. J'ai été très intéressé de découvrir la vie tourmentée d'Oppenheimer.