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Hikoti Gnoumou
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4,0
Publiée le 24 mars 2024
Oppenheimer, un film impeccable dans sa structure narrative, exige que le spectateur reste concentré sous peine de mal apprécier l'histoire. La photographie, le casting soigneusement choisi et la performance particulièrement remarquable de Cillian, ainsi que la présence continue du son et de la musique tout au long du film, nous plongent dans l'ère de la Seconde Guerre mondiale et dans le monde de la recherche scientifique. Pour ces scientifiques, c'était plus qu'un simple défi. Ils l'ont relevé, mais regrettent maintenant les conséquences. Sont-ils des monstres?
Cependant, la fin du film, bien que d'une durée de 3 heures, me semble abrupte. En effet, ce film est un biopic qui nous apprend beaucoup sur l'histoire de la bombe H, mais laisse le protagoniste dans l'ombre. Bravo à Nolan pour cette réalisation extraordinaire!
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7 oscars super Robert Oppenheimer : écrit poèmes, nouvelles, lit grec (Homère, Platon) et latin (Virgile, Horace), apprend allemand qd en Allemagne, parle français et lit sanskrit. d'abord chimie et maths, puis physique. projet Manhattan succède à Einstein comme Directeur d'Institut des recherches avancées
Quelle qu’elle puisse être à la base, Nolan a loupé sa cible.
Si vous comptiez voir un Biopic, c’est loupé : De la vie d’Oppenheimer, vous n’en verrez qu’une tranche, une petite vingtaine d’années et en bonus, quelques semaines de ses 50 ans. Exit sa jeunesse, ses origines, ses parents, l’après-guerre, la fin de sa vie … Le film s’achève et l’on ignore finalement tout d’Oppenheimer.
Si vous vouliez voir un film historique, c’est également loupé : pas une seule date ne vient situer les scènes et la linéarité des enchaînements fait perdre le temps qui passe au spectateur et l’empêche de s’immerger dans un contexte historique précis. Le rôle ambigu des USA au début de la guerre, leurs intérêts économiques à la guerre de la fin des années 30, le contexte politique extrême et complexe des années 40 avec America First et Charles Lindbergh, … rien de tout cela n’est évoqué et le bon rôle manichéen de l’Amérique domine.
Nolan se serait inspiré du JFK d’Oliver Stone ? He bien c’est encore loupé. On voit bien un lien dans la réalisation, avec ces longs dialogues techniques rythmés, mais chez Stone, chaque scène, chaque dialogue avait un sens , une cohérence et apportait un sa pierre à l’édifice de l’intrigue. Chez Nolan, on se surprend à ne pas reconnaître la moitié des personnages et à confondre les situations. A trop vouloir singer Stone dans une complexité excessive, Nolan se perd dans des détails inutiles à la compréhension de l’ensemble et nous perd avec lui.
Enfin, si vous vouliez voir un film documentaire ou scientifique pour enfin comprendre la physique quantique et la fission nucléaire, c’est évidemment encore loupé. Rien n’est réellement expliqué, rien n’est vulgarisé. Nolan s’adresse aux rares connaisseurs de l’Atome et à ses paradoxes puissants, c’est-à-dire à quasiment personne. A moins évidemment de s’attendre à un film documentaire sur le Maccarthysme, là évidemment on ne sera pas déçu.
Bref échec, échec, échec …
Seuls une brillante photo et de bons jeux d’acteur, notamment ceux de Matt Damon et de Cillian Murphy sauvent le film.
Le reste est lent, long et ennuyeux et doit vite être oublié
Oppenheimer n’est pas tout à fait le chef-d’œuvre que l’on veut nous vendre. C’est évidemment un film spectaculaire à l’interprétation parfaite, mais c’est aussi un film où l’on privilégie l’histoire à l’émotion, et c’est bien dommage. Le montage de la première heure est truffé de séquences trop denses et donc trop courtes (car trop nombreuses) pour nous permettre d’entrer dans l’histoire. Les dialogues sont montés en « ping-pong » sans respirations ni contrechamps. Les informations s’empilent. Les scènes s’enchaînent à une vitesse folle. La musique épique (présente dans la quasi totalité du film) tente lourdement d’unifier le tout. Le rythme se stabilise réellement au bout d’une heure et demi. Enfin… Moins de séquences dans cette première partie aurait probablement permis de mettre plus en valeur les séquences restantes et la performance exceptionnelle de Cillian Murphy, mais surtout, d’empécher le spectateur de décrocher au milieu du film. Less is more.
Les films avec beaucoup de dialogues, de jeu d'acteur, des flash-backs et des retournements de situation, sans des images de synthèse toutes les 20 secondes sont assez rares pour valoir le coup d'oeil chez Hollywood. Je pensais ce genre de films intellectuels et profonds dépassés par la société moderne faite "d'immédiateté", de perte de sens et de culture, "d'émotivité exacerbée". Eh bien avec ce film j'ai enfin envie de retourner au cinéma ou d'acheter le DVD.
Bien que la réalisation soit de qualité, "Oppenheimer" aurait pu, ou connaissant le talent de Nolan, aurait du, être bien plus palpitant, intéressant et prenant. A la place de cela on a le droit à un film avec de nombreux bavardages et qui reste bien superficiel. Peut-être Nolan a-t-il voulu faire (pour une fois) trop simple, dans tous les cas on s'ennuie, surtout la première moitié.
Oppenheimer est donc le film de la consécration pour Christopher Nolan, enfin récompensé aux Oscar, le film rafle les prix de meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur, et meilleur second rôle masculin. Une razzia sur la cérémonie qui doit surtout à son histoire d'un héros américain, oui l'Amérique aime s'autocongratuler. Pourtant, Oppenheimer est probablement le plus mauvais film du réalisateur. On est loin du génie de Memento, loin du suspens d'Insomnia, loin de la réflexion d'Interstellar, très loin de l'action de Tenet, loin de classe de Batman, loin de la réflexion du Prestige. Nolan s'est enfermé dans une sorte de biopic où sa liberté créatrive est bridée par une histoire réelle. Trois heure d'enfermement c'est long, surtout que l'histoire s'intéresse au fur et à mesure davantage au procès qu'à la création de la bombe atomique. Très bavard, le film ennuie et nous perd, si on veut un film de procès, autant récompenser Anatomie d'une chute, bien meilleur de ce point de vue là.
Ce film magnifique est gâché de la manière la plus ridicule par une piste musicale envahissante et surtout mixée au dessus des dialogue, c'est insupportable.
J’ai trouvé le film parfois trop conventionnel dans son contenu, c’est beaucoup de conversations et d’intrigues scientifico-politiques-judiciaires enchevêtrées à l’intérêt cinématographique contestable. J’ai parfois eu l'impression de regarder une série TV de luxe. Au milieu de tout ça, quelques éléments passionnants apportent de la profondeur au film et laissent penser qu’il y a quelque chose de plus grand derrière. Ce qui fait du film un moment très plaisant sur une durée de trois heures malgré tout, c’est premièrement un montage d’une très grande virtuosité qui multiplie les scènes très courtes et mêle efficacement plusieurs timelines. Deuxièmement, ce sont des interprétations très riches fournies par un casting de très haut niveau. Pour ma part, mention spéciale à Matt Damon, parfait dans un rôle de militaire brusque et précis.
enfin un très bon film, même s'il est long. J'ai beaucoup appris en regardant ce film, et accentué ma peur de l'atomique. il est juste regrettable que les échanges sont un peu rapides lors du supposé procès, et aussi pas mal d'acteurs à suivre. Je n'ai rien à dire en mal de ce film qui est magistralement mis en scène. Mention comme même au personnage principal qui émet un avis et une prise de conscience sur sa trouvaille.
Un film historique à grande échelle atomique et mémorable....Cillian Murphy (encore un Irlandais...) crève l'écran et ce biopic a bien mérité tous ses oscars. Les autres acteurs dont Matt Damon sont également bien choisis et la réalisation de Christopher Nolan excellente.