Un film vertigineux... parfois trop pour moi.
Difficile de parler d’Oppenheimer sans reconnaître l’ampleur du projet : le casting est impeccable, la mise en scène impressionnante, les décors, costumes et images d’archives recréés avec une minutie spectaculaire. On sent que tout a été pensé dans les moindres détails, et ça force le respect.
Mais pour être honnête, j’ai parfois eu du mal à suivre. Le film jongle entre époques, points de vue, noir et blanc, couleur, politique, science, philosophie... et tout ça en VO. Avec les noms qui fusent, les concepts qui s’enchaînent et les références historiques que je ne connaissais pas, j’ai parfois eu l’impression de passer à côté de choses importantes. Ce n’est pas un film qui prend le temps d’expliquer, il faut suivre ou être largué.
Cela dit, j’ai quand même apprécié l’expérience, même si elle m’a fatigué. C’est un film qu’on regarde plus avec la tête qu’avec le cœur, et que je ne suis pas sûr d’avoir envie de revoir — même si je le comprendrais probablement mieux la deuxième fois.
J’ai trouvé très réussis les deux “twists” philosophiques du film :
Le premier, sur la peur que la bombe détruise le monde, qu’on croit évitée… avant de comprendre que c’est peut-être la création même de la bombe qui l’a détruit moralement, socialement, politiquement.
Et le second, avec Einstein, qui remet tout en question : "Et si ce que tu croyais être un rejet personnel n’était en fait qu’une projection ?" C’est brillant, simple, et glaçant.
Au final, Oppenheimer est un film dense, ambitieux, fascinant mais parfois trop abstrait, qui demande beaucoup à son spectateur. Je ne peux pas dire que j’ai tout compris, mais je peux dire que j’ai beaucoup pensé après. Et c’est peut-être ça, la vraie réussite.