L'Autrichienne
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 juillet 2008
c'est un film d'une très grande qualité historique; enfin , une œuvre cinématographique qui restitue la vérité sur la reine martyre.

LOUIS
Loïck G.

397 abonnés 1 845 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 octobre 2022
Dans l’histoire du septième art sur la Révolution Française, l’œuvre de Granier-Deferre apparait comme la moins cinématographique, théâtrale avant tout dans cette volonté de retenir les attendus du procès, ceux notifiés par le greffier. L’historien André Castelo s’appuie sur ces registres pour écrire un scénario implacable qui se caractérise par ses qualités historiques remarquables relayées par l’interprétation de Ute Lemper dont la sobriété n’a d’égale que la valeur du comportement d’une femme digne jusqu’à l’échafaud . Un portait qui ne laisse pas insensible.
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Acidus

883 abonnés 4 000 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 janvier 2014
Si le sujet de "L'Autrichienne" - le procés de Marie-Antoinette - ne manque pas d'intérêt, le film, lui, manque clairement d'ampleur que ça soit au niveau de la mise en scène, du jeu des acteurs ou encore du scénario. Alors certes, la reconstitution du procés est bien faites mais le problème vient justement du fait que l'aspect historique prend le pas (pour ne pas dire écrase) l'aspect artistique/cinématographique de la chose. Il en résulte que la lassitude finit par passer devant la curiosité.
ungawa
ungawa

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4,5
Publiée le 12 avril 2019
Film particulièrement fidèle à l'histoire (Scénario étayé par deux pointures : A.Decaux et A.Castelot). On ne peut donc pas accuser le réalisateur de parti pris. Les dialogues nous sont restitués dans la langue de l'époque (avec notamment des temps que nous n'utilisons hélas plus), On suit les derniers jours de la reine durant lesquels elle est convoquée à une mascarade de procès qui restera dans les mémoires comme une monstrueuse ignominie. Les comédiens sont excellents en particulier Ute Lemper qui joue une Marie Antoinette digne, courageuse et touchante et dont les regards en disent long.
Vincent D
Vincent D

7 abonnés 123 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 juillet 2019
Avant le Marie Antoinette de Sofia Coppola qui se caractérise plus par ses qualités artistiques qu'historiques était sorti l'autrichienne qui se caractérise plus par ses qualités historiques qu'artistiques .
le film ressemble plus aux téléfilms qui ont été réalisés dans le cadre de la série de la caméra explore le temps qu'à un film destiné au grand écran et vis à vis de ceux qui ne s'intéressent pas particulièrement à l'histoire de France, je ne le leur conseille pas de voir ce film plat cinématographiquement ( même si le casting comporte des acteurs aussi intéressants que Daniel Mesguich, Patrick Chesnais ou Utu Lemper assez convaincante en Marie Antoinette )
Dans ce film , Marie Antoinette est présentée à la fois comme coupable puisqu'elle a bien transmis des informations aux puissances étrangères ( comme l'ont confirmé les recherches historiques) et en même temps comme victime puisque les révolutionnaires n'ayant à l'époque aucun élément de preuve pour le prouver l'ont condamné sur la base d'arguments fallacieux et partiaux jusqu'à emprisonner son avocat qui la défendait trop bien et imaginer des sévices sexuels sur son fils pour consolider l'accusation.
Un procès politique en quelque sorte scellant par avance son sort.
Sans doute superficielle et fashion victime dans la première partie de sa vie, Marie Antoinette nous est présenté dans ce film comme métamorphosée par le malheur en une femme digne et souffrante, nous livrant ainsi un portrait émouvant qui ne laisse pas insensible.
soniadidierkmurgia

1 462 abonnés 4 373 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 octobre 2026
En 1990, Pierre Granier-Deferre est âgé de 63 ans et compte 22 films réalisés à son actif. Réalisateur reconnu ayant dirigé Jean Gabin, Alain Delon, Simone Signoret, Philippe Noiret, Jean-Louis Trintignant, Lino Ventura et Patrick Dewaere, il évolue malgré tout un peu dans l’ombre, des Claude Sautet, Claude Lelouch, Bertrand Tavernier ou encore Bertrand Blier, son tempérament ne l’inclinant pas à l’exposition médiatique. Sa carrière a connu son acmé entre 1965 et 1983 où il réalise une petite dizaine de films marquants dont une poignée peuvent-être considérés somme des chefs d’œuvre. Depuis « L’étoile du Nord » sa dernière adaptation pour le grand écran de l’œuvre de Georges Simenon dont Pierre Granier-Deferre était un fin connaisseur, ses films rencontrant moins de succès, il se diversifie en se laissant aspirer en qualité de réalisateur et de scénariste par la série télévisée de prestige consacrée au commissaire Maigret interprété par Bruno Cremer.
En 1990, il retrouve le producteur Raymond Danon avec lequel il avait précédemment travaillé sur « Le chat » (1971), « La veuve Couderc » (1971) et « Le train » (1973) pour s’engager dans un film historique consacré au procès de Marie-Antoinette d’Autriche, spoiler: Reine de France et dont l’exécution est réclamée par la gauche de la Convention Nationale immédiatement à la suite de celle de son époux Louis XVI (exécuté le 21 janvier 1793). Le procès commencera le 12 octobre 1793 pour se clore le 16 octobre 1793 à 4 heures du matin. Sans surprise, la condamnation à mort est prononcée et exécutée le jour même à 10 h du matin place de la Révolution à Paris (future place de la Concorde).

Inutile de préciser que le sujet reste très sensible plus de deux cent ans après les évènements y compris pour Granier-Deferre qui n’est pas un spécialiste du film historique et qui exclut de verser dans toute idéologie n’ayant jamais pratiqué un cinéma engagé. Pour se faire, il s’entoure d’Alain Decaux et d’André Castelot deux des historiens les plus populaires de l’époque aux sensibilités différentes qui dans un souci d’équité travailleront à partir des minutes du procès. Mis à part quelques flash-backs illustrant les souvenirs de la reine déchue concernant les moments heureux de son règne ou sa relation avec son fils Louis XVII, l’action s’insère dans un huis-clos plutôt instructif et prenant sur l’atmosphère de cette période et tentant de traduire spoiler: l’attitude d’une Marie-Antoinette qui ne comprenant visiblement pas bien ce qu’on lui reproche, semble espérer que sa vie sera épargnée et qui une fois l’issue fatale intégrée va courageusement opter pour l’acceptation et la dignité. C’est sans aucun doute le grand mérite du film qui outre le portrait poignant d’une femme face à la mort parvient à rendre palpable l’incommunicabilité entre deux mondes qui n’ont rien à se dire. D’un côté une femme dont le destin était tracé sans qu’elle n’ait jamais pu envisager aucune autre option, mariée à quatorze ans et devenue reine à 18 ans, de l’autre des chefs révolutionnaires qui doivent affermir leur position face à une fièvre populaire que plus rien ne peut contenir. Les deux avocats commis d’office jugés trop zélés, emprisonnés puis relâchés après le procès sont le symbole des incohérences consubstantielles à tout bouleversement né dans la violence indépendamment de son bienfondé.

Comme presque toujours, Pierre Granier-Deferre parvient à rendre la complexité des choses avec l’élégance qui était la sienne, faisant reposer sa réalisation sur le choix minutieux et la direction juste de ses acteurs. Ute Lemper, chanteuse d’origine germanique comme Marie-Antoinette dont c’est la deuxième apparition à l’écran est subtilement grimée pour exprimer la fatigue et l’angoisse tout en conservant sa beauté. Minérale et magnétique, elle est confondante de vérité grâce à un jeu tout en retenue qui lui permet de montrer une Marie-Antoinette parvenant par instants à déstabiliser les membres du jury où l’on remarquera la présence d’un Patrick Chesnais convaincant mais surtout celle d’un Daniel Mesguich confondant dans le rôle complexe du très habité Fouquier-Tinville devenu le principal accusateur public du tribunal révolutionnairequi sera lui-même guillotiné en place de Grève le 7 mai 1795.
Un excellent film d’un réalisateur toujours sincère dont l’aura s’amplifie avec le temps qui passe.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 21 septembre 2008
Une bonne reconstitution solide mais cela ne va pas plus loin.
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