L'île des souvenirs
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MyMrfox4
MyMrfox4

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5,0
Publiée le 15 octobre 2026
Vu en avant première en Août. Je ne m'attendais pas à passer un aussi bon moment devant ce film.
J'y suis allé car j'avais beaucoup aimé le Chat Potté 2 du même réalisateur.

Le film est vraiment très bon sur tous les plans : scénario, personnages, animation, musiques... Et le casting VF est très bien choisi. La morale du film est également très bonne, je vous recommande d'y aller, petit comme grands !
Cadreum
Cadreum

88 abonnés 847 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 octobre 2026
Cinquantième long métrage de DreamWorks, premier original de Joel Crawford après deux suites, coréalisé avec Januel Mercado, Philippin-Américain de Stockton : le film arrive quand une comédie musicale née de la diaspora coréenne vient de conquérir le streaming et que le patron de Pixar impute l'échec de ses films les plus personnels à leur manque d'universalité. Prenant le contre-pied de cette doctrine, L'Île des souvenirs s'enracine dans les Philippines des années 1990 : Jo, orpheline employée comme mascotte de fast-food, et Raissa, surdouée promise à Caltech, y passent leur dernière nuit ensemble. Un dollar des sables sorti des contes de la grand-mère de Jo les jette sur Nakali (de Nakalimutan, "oublié" en tagalog) où elles se réveillent amnésiques et où le retour se paie avec les souvenirs de leur amitié. Le film promet une comédie de lendemain de fête à la Very Bad Trip et une lettre d'amour à une culture.

Dès l'ouverture, sommée de présenter à sa classe l'histoire de sa famille, la petite Jo remplace le père qui l'a abandonnée par la manananggal (monstre capable de se scinder en deux) des contes de sa grand-mère, cogne le garçon qui s'en moque et rencontre, devant le bureau du directeur, la seule élève qui l'a défendue. Le prologue matérialise aussitôt l'amitié dans un montage dont chaque ellipse se referme sur une breloque. À l'instar de Là-haut, le temps s'additionne en collection de moment. La photographie travaille au téléobjectif, en faible profondeur de champ ; les deux filles sont nettes, Manille fond derrière elles en taches de couleur. Avant toute île, l'amitié est déjà un système insulaire, une netteté qui exclut le monde, et le pays que le film prétend célébrer existe en flou d'arrière-plan.

Quand Raissa lui annonce Caltech, Jo se fige derrière le gril de son fast-food ; le poulet s'embrase, les sprinklers noient la salle. La sidération met le feu, et tout le burlesque suivra cette loi jusqu'au costume de poulet qui flambe à la fête d'adieu. Le feu est la langue que Jo parle quand elle n'a pas de mots pour la perte, et la vitesse du film est celle d'une héroïne qui ne peut s'arrêter sans brûler. Celle qui flambe est celle qui reste, sans études ni perspective, déguisée en volaille pour livrer des repas, celle dont la mère de Raissa désapprouve l'amitié dans une conversation que Jo surprend. Le grand oiseau jaune de son employeur ressemble à s'y méprendre à Jollibee, la chaîne philippine dont les files d'attente, de Dubaï à la Californie, mesurent la nostalgie des expatriés. Le même poulet change de valeur selon la rive du Pacifique : à Manille, l'uniforme de l'impasse ; à Stockton, le goût du pays. Pour celle qui reste, la mémoire est tout ce qu'elle possède. On comprend qu'elle la serre.

Sur la plage, un plan pris à travers le pare-brise d'un jeepney laisse Raissa au bord du capot et enferme Jo dans le rectangle de la vitre : celle qui reste est encadrée par l'emblème roulant du pays, descendant des jeeps abandonnées par l'armée américaine. Le cadre national qui enferme Jo est un surplus militaire repeint aux couleurs locales, et le portail qui s'ouvre ensuite reprend le soleil du drapeau : la seule issue que le pays offre à celle qui reste passe par les légendes de sa grand-mère.

Le réveil sur Nakali change d'optique d'un coup. Le téléobjectif cède la place à des focales de six et huit millimètres, presque des fisheyes, la palette sature, l'espace se creuse jusqu'à l'horizon. Son premier tableau tient du constat de lendemain de fête, Raissa à moitié tondue avec des ailes vivantes accrochées aux épaules, Jo tatouée et couronnée, un chien-garou qu'elles s'empressent de ligoter, et le spectateur partage leur amnésie sans un plan d'avance. Pensée comme un bac à sable de jeu vidéo, trois témoins racontent cette nuit, chacun dans un dessin animé différent : Raww, le chien-garou, en combattant de Street Fighter suant ses pompes ; Bungi, est un tiyanak, bébé démon de deux cents ans qui n'a jamais quitté une mère à bout de forces et craint que son goûter ne suffise pas ; le narcissique Mermahn dans le rose cotonneux de Sailor Moon. Chaque bascule en 2D épouse l'autoportrait du conteur : se souvenir, c'est se raconter. Ces séquences, DreamWorks les a sous-traitées, faute de chaîne 2D, au studio Snipple de Quezon City, quand le récit des héroïnes reste dans la CG de Glendale : la main philippine se retrouve assignée aux récits des habitants de l'île.

Batiba, agoraphobe qui vit des souvenirs des autres faute d'oser en fabriquer, figure à la fois la nostalgie de celle qui reste et une industrie qui ne vit plus que de propriétés rachetées. Quand sa transe leur rend la nuit perdue, la révélation devient le procès de Jo, dont le film avait épousé la focalisation jusqu'aux onomatopées inscrites dans le décor : c'est elle qui, par peur de perdre Raissa, a caché le dollar des sables. Et Caltech était le choix de Raissa ; les parents tyranniques n'étaient qu'un leurre. En faisant du départ une vocation personnelle, le film retire à l'émigration ce qu'elle est dans le pays qu'il filme, une condition rentable pour l'État et les familles qui l'organisent.

De rage, Raissa vole jusqu'à la cachette avec les ailes de Manang, vivantes, agrippées à ses épaules, et qui préfèrent leur voleuse à leur propriétaire. L'enfant qui bricolait des fusées prend enfin l'air, avec un organe dérobé au monstre le plus redouté de l'île. Or la manananggal est la créature qui se coupe en deux pour s'envoler et laisse au sol la moitié inférieure de son corps. Le film donne à l'émigration son corps exact, un être scindé dont une moitié part pendant que l'autre reste plantée dans la terre. Quand Manang reprend son bien, Raissa redevient une fille qui doit attraper l'avion du matin. Ce que la narration venait d'innocenter, la figuration le rend monstrueux : partir, c'est voler dans les deux sens du mot, et s'amputer.

Vient l'épilogue qui restaure le reste par ellipse : Jo, devenue autrice à succès de romans graphiques, retrouve Raissa à Caltech pour promouvoir un livre tiré de leur aventure, agrémenté d'un triangle amoureux ; puis les deux femmes synchronisent leurs bracelets et sautent ensemble dans un portail rouvert à volonté. L'impasse sociale est levée par un succès californien, la distance par un raccourci magique, et personne ne lâche personne. C'est la morale d'un pays qui organise depuis un demi-siècle le départ de ses infirmières et de ses marins, loue ses dessinateurs aux studios étrangers et vit en partie de ce que renvoient ceux qui sont partis : rester y ressemble à un échec, partir à une vocation, et la fidélité se prouve de loin.
Ozymandias
Ozymandias

1 abonné 25 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 octobre 2026
Une jolie histoire sur l'amitié pleine d'originalité. Attention peut faire un peu peur aux tout-petits.
Naughty Doc

1 052 abonnés 548 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 octobre 2026
Un bon film tout simplement ! Déjà le gros point fort : l'animation qui est complètement dingo : ça va plus loin qu'un Chat Potté 2 et c'est très certainement ce qu'il y a de plus virtuose/dynamique dans le cinéma d'animation américain avec les Spider-Verse.
Il y a une idée visuelle toutes les 15 secondes, dans un style hyperbolique qui renvoie régulièrement aux codes du manga/japanimation, et qui épouse parfaitement la psyché du duo d'ados principales.
On sent que les réals ont puisé dans leur amitié d'enfance pour créer quelque chose de tangible, aussi bien dans la manière de dépeindre la culture philippine et son folklore.

À ce titre, je trouve le 1er tiers du film digne des Pixars de la belle époque pour planter le décor, les persos (le doublage VO est très bon) et le début de cette intrigue faisant un peu penser à Very Bad Trip. Le souci est que le 2nd tiers tourne un peu autour du pot avec ce concept à visée humoristique (et c'est là aussi qu'on voit qu'on est chez Dreamworks).
Avant de se rattrapper avec son dernier tiers plein d'action.
Si je devais pinailler, je dirai que le chara design est un chouilla inégal chez les persos secondaires (allant de l'excellent Mannadangal à un homme-sirène, en passant par des hommes-arbres et un peuple champignon très occidentalisé au final).

Mais une bonne pioche tout de même !
pleasant70
pleasant70

5 abonnés 1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 octobre 2026
Vu au festival d’Annecy en juin dernier, grosse énergie dans ce film qui témoigne d’une belle histoire d’amitié, avec des effets, toujours plus exagéré, ce qui est la marque de fabrique de Joel Crawford. Un hommage aussi à la Polynésie et ses légendes, on ressort du film enthousiasmé.
Tristan Alirezai
Tristan Alirezai

3 abonnés 7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 septembre 2026
Probablement le Dreamworks qui te fait passer par toutes les émotions possible mais au centuple ! Je ne peux que recommander ce film d'animation qui est à mes yeux le meilleur de 2026 !
Théo
Théo

8 abonnés 142 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 septembre 2026
La base je partais sur 2,5 mais il y a une grosse ref a dragon donc 3.

C’est survolé, la VF est horrible, il manque trop de points en suspens dans l’histoire et le début est peut-être trop rapide
Dorian D.
Dorian D.

3 abonnés 67 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 septembre 2026
Trop perché.
Univers très spécifique.
Image sympa, ultra dynamique, ultra coloré. Rythme dur à suivre.
Auguste
Auguste

11 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 septembre 2026
Vu en avant-première le dimanche 30 août au Pathé Île-Seguin, L’Île des souvenirs est une jolie surprise. Là où je m’attendais à découvrir un film d’animation avant tout destiné aux plus jeunes, le nouveau long-métrage de Joel Crawford et Januel P. Mercado s’est révélé bien plus riche, drôle et décalé que prévu.

Le film suit Jo et Raissa, deux meilleures amies sur le point de prendre des chemins différents après le lycée, qui se retrouvent mystérieusement transportées sur l’île fantastique de Nakali. Inspiré des mythologies philippines, l’univers du film leur fait rencontrer une galerie de créatures aussi fascinantes qu’improbables, tandis qu’une menace pèse sur le lien qui unit les deux jeunes filles : pour retrouver leur monde, elles pourraient devoir sacrifier leurs souvenirs.

Un film familial… mais pas seulement

C’est probablement ce qui m’a le plus surpris : L’Île des souvenirs ne prend jamais son jeune public pour moins intelligent qu’il ne l’est. Bien sûr, les enfants pourront se laisser emporter par l’aventure, les créatures fantastiques, les couleurs et l’humour visuel. Mais le film multiplie également les clins d’œil, les références et les situations comiques qui parleront davantage aux adolescents et aux adultes.

Je pensais donc assister à un film essentiellement enfantin. En réalité, j’ai passé une bonne partie de la séance à rire, parfois franchement surpris par certaines références ou par un humour qui semble avoir été pensé pour fonctionner à plusieurs niveaux.

Et c’est là que le film trouve son équilibre : les enfants peuvent profiter de l’aventure, tandis que les adultes ne sont jamais condamnés à simplement accompagner leurs enfants au cinéma.

Visuellement, le film est particulièrement plaisant. L’univers de Nakali permet aux réalisateurs de laisser libre cours à une direction artistique foisonnante, entre créatures fantastiques, paysages luxuriants et couleurs éclatantes.

La volonté de s’inspirer de la culture et des mythes philippins donne surtout au film une identité qui lui est propre. Un choix d’autant plus intéressant que cet imaginaire reste encore relativement peu représenté dans les grandes productions d’animation occidentales.

Le film se permet également de varier les styles visuels, notamment à travers des séquences inspirées de l’esthétique de l’animation japonaise. Ce mélange fonctionne plutôt bien et contribue à donner à l’ensemble un rythme et une énergie très contemporains.

Derrière ses créatures loufoques et son humour, L’Île des souvenirs aborde aussi un thème beaucoup plus universel : celui de l’amitié et de la peur de voir les relations changer avec le temps.

Jo et Raissa sont précisément à ce moment charnière où l’enfance s’achève et où chacun commence à prendre une direction différente. Le fantastique devient alors une manière assez habile de parler du passage à l’âge adulte, de la séparation et de ce que nous sommes prêts à sacrifier pour conserver les souvenirs qui nous sont chers.

Sans être révolutionnaire dans son propos, le film possède donc une vraie tendresse.

L’Île des souvenirs n’est peut-être pas le film d’animation qui révolutionnera le genre, mais il réussit quelque chose d’essentiel : être généreux avec tous les spectateurs.

Drôle, coloré, rythmé et visuellement inventif, il s’adresse aux enfants sans infantiliser les adultes. Et c’est finalement ce que je n’attendais pas de lui : passer une aussi grande partie de la séance à rire et à me dire que ce film était beaucoup plus déjanté que ce que sa bande-annonce pouvait laisser imaginer.

Une aventure familiale qui mérite donc largement le détour et qui pourrait bien faire rire les parents autant, voire davantage, que leurs enfants.
Ethan
Ethan

2 abonnés 32 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 août 2026
Vu en AVP le 30 août, le film est magnifique de part une animation riche (3D, 2D, un mélange des deux aussi). La fin peut fait lâcher une petite larme. Mais je dirais quand même que le problème du film c'est qu'il a un ventre mou au milieu du film qui certes sert pour le reste du film mais qui sur le moment présent est pas très intéressant. L'humour marche plutôt bien. La méchante est vraiment terrifiante (d'un point vue visuelle) pas sur que le film soit pour les enfants de moins de 6ans. Je le conseillerai quand même, c'est un film très sympa.
Zarude 11
Zarude 11

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 août 2026
Je l'ai vu en avant première et il bien avec une bonne morale que je ne vais pas spoiler et vous verrez c'est plus un dessin animé pour enfant mature ados que pour petit enfant
Bertrand L
Bertrand L

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 août 2026
Vu lors d'une avant première avec mes enfants. Très belle histoire tout le monde a adoré. Je recommande.
ed_loisel
ed_loisel

24 abonnés 115 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 août 2026
Malgré une esthétique travaillée et appréciable, le scénario et les personnages ne sont pas très intéressants. Ça traîne en longueur et c'est assez prévisible même si les thèmes évoqués sont très louables.
gleegreyschuck
gleegreyschuck

15 abonnés 50 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 août 2026
Découvert en avant-première, j'attendais avec impatience ce nouveau Dreamworks après l'animation magnifique du Chat Potté 2 et du Robot Sauvage. Les couleurs sont flamboyantes et le style vraiment maîtrisé. On pense à KPop Demon Hunters et parfois à Stranger Things, l'intrigue originale et l'humour décalé fait de ce film pour les grands enfants une ode à l'amitié et aux souvenirs d'enfance que l'on porte toujours en nous.
Julien Lejot
Julien Lejot

9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 août 2026
je viens de le voir en avant premiere ..et que dire je n'avais pas pris un tel plaisir devant un film d'animation depuis bien longtemps..on passe du rire aux larmes en quelques secondes,des références a gogo,et une animation a couper le souffle..avoir sans hésitation, pour moi il s'agit belle et bien d'une pépite qui n'a rien a envie aux disney
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