LE film à voir pour apprécier Jean-Paul Belmondo dans ses œuvres : Bebel courant sur les toits de Paris, debout et sautant sur le toit du métro, suspendu à un hélicoptère, donnant du bourre-pif. Mais aussi Bebel charmeur, rebelle, taquin. Les cascades doivent être remises dans leur contexte pour les apprécier pleinement, car en 1975, les fonds verts et les effets spéciaux n'étaient pas d'usage. Les risques pris par l'acteur étaient considérables. Son personnage, obnubilé par Marcucci, met un temps fou à confondre Minos. L'action est soutenue par la musique oppressante d'Ennio Morricone. Anecdote amusante en pleine chasse à l'homme, une annonce retentit dans le magasin que Minos et Letellier traversent en courant : "À tout instant il se passe quelque chose aux Galeries Lafayette." Tu m'étonnes ! Vu quand j'étais enfant, je gardais le souvenir terrifiant de l'œil de verre et des appels téléphoniques anonymes. À voir avant que soit interdite la diffusion à la télévision de ce film où l'on voit les affiches d'un film érotique sans que ça ne choque les contemporains. Près de cinquante ans après sa sortie, les âmes sensibles des années 2020 pourraient rougir...
"Peur sur la ville" est un croisement opportuniste de "l'inspecteur Harry", Maurizo Merli et du Giallo (le thriller italien) qui a pour lui une musique stressante de Morricone, quelques cascades spectaculaires et un cadre urbain plutôt bien exploité. Pour le reste c'est un film très daté, qui fait vieillot, avec sa narration bancale (on perd un temps fou avec l'histoire de vendetta inintéressante sur Marcucci au point que le principal méchant "Minos" passe parfois au second plan!), son enquête mollassonne et peu crédible, sa durée de deux heures excessive, sa caractérisation sommaire des personnages, ses idées parfois ridicules (Minos dont l'oeil factice est déjà grotesque en soi, et qui entend sa maman à la radio..) et sa confrontation finale expédiée, bâclée. On est également très loin, en ce qui concerne l'inventivité de la mise en scène et la beauté de la photographie, de ce que proposaient à l'époque Dario Argento ("Les frissons de l'angoisse" en 1975 sorti un mois avant "Peur sur la ville"!) et Mario Bava (le sketch du "Téléphone" ou "Six femmes pour l'assassin") . Le scénario sans originalité et un peu bâclé n'est que le prétexte mince à quelques belles scènes d'action.
Un des meilleurs films avec Jean Paul Belmondo . Un bon scénario , une bonne histoire policière tournée dans les rues de Paris , où l' on aperçoit quelques monuments célèbres .
Beaucoup de suspens qui nous tient en haleine pendant tout le film , un peu d' actions où Jean Paul Belmondo réalise lui même ses cascades et un brin d'humour ( un tout petit peu d' humour) .
Et en plus , une superbe musique d' Ennio Moriccone .
Un film bien écrit et bien réalisé, mais l'œil de verre est terriblement mal fait. Pour ce qui est du scénario, on apprécie que l'enquêteur ne découvre pas tout du premier coup comme c'est assez souvent le cas dans ce genre de film, ce qui contribue à susciter l'intérêt, pour le reste c'est assez banal.
Un classique du cinéma français et un classique de la filmographie de Belmondo. Un excellent film policier, aux dialogues très bien écrits et très bien exécutés par un casting très convaincant. L'histoire est prenante et instaure une tension durant les 2h de visionnage malgré quelques longueurs.
Ce film a très mal vieilli ! Les dialogues sont indigents, les pitreries de Belmondo sautant d'un toit à l'autre à la poursuite du suspect ne sont guère crédibles. A se demander s'ils font tout pour le laisser filer! Un film périmé.
Comme souvent un polard truffé d'invraisemblances, avec des balles qui atterrissent toujours à 5 cm de la tête du héros. Belmondo passe son temps à jouer à l'équilibriste dans les situations les plus farfelues. quelques cascades, ça va mais là on frôle l'indigestion ... ce film me fait penser à ceux de Rambo, avec ces protagonistes qui semblent avoir des dizaines de chargeurs dans les poches.
C'est dommage. Belmondo était un bon acteur et il a joué dans quelques bons films. Henri Verneuil, qui est un bon faiseur, a voulu exploiter à fond son côté cascadeur au détriment du scénario. C'était probablement plus vendeur. Les invraisemblances fourmillent, mais si le scénario tenait la route elles passeraient mieux. La cascade sur les toits du quartier de l'Opéra est spectaculaire mais longuette. Les deux protagonistes tirent comme des pieds, mais le sérial killer a une excuse : son oeil de verre. Beaucoup de poursuites en bagnole : cela permet de meubler. Paris bien filmé. Roland Dubillard, auteur de théâtre à la ville, fait ici un expert psychiatre assez savoureux. Question tueur psychopathe, on ne peut s'empêcher de penser à Seven, film américain postérieur, mais aussi à Frenzy, anglais, qui le précède de quelques années. Tous deux largement supérieurs, mais sans cascades. L'ambigu Jean Martin fait un directeur de la police tout à fait classique dans le cinéma français : dépassé, craintif, puis soulagé et flatteur. Bon sketch de Rosy Varte en travailleuse du sexe. Malgré tout, j'ai regardé le film de bout en bout, car il est divertissant, ce qui n'est pas toujours le cas.
Un bon film de belbel, un de ces plus anciens cela ce fait ainsi sentir mais il n'en reste pas moins, nostalgique et sympathique à voir. Il faut bien entendu faire abstraction de la vieillesse du scénario, des bruitage, et de la qualité visuel. Mais pour son époque il était très bien, et reste une belle nostalgie à regarder.
Henri Verneuil est resté au plan du style, comme le plus américain des cinéastes français. Sa collaboration avec JP Belmondo est toujours dans les esprits et s'est illustrée notamment avec " peur sur ..." polar hexagonal qui fût un grand succès public.
Il faut reconnaître que c'est un travail distrayant dont les morceaux de bravoure sont constitués par les scènes de cascades aériennes, spectaculaires, interpretees par l'acteur lui-même. La musique de Morricone est formidable et constitue sans doute le point le plus accompli du film.
Toutefois, le scénario n'est pas très au point et est une succession de péripéties trop invraisemblables pour adhérer à cer opus de Verneuil, dont l'image et les décors trop datés pour ne pas avoir perdu beaucoup de leurs charmes.
De même, l'absence presque totale de véritables personnages féminins et un ton pas du meilleur goût oscillant entre celui de la comédie et celui du thriller ne servent pas " peur sur...".
Le moment le plus intéressant est peut-être celui où le psychiatre interrogé par la radio, expose ce qu'est la répression sexuelle au sein d'une société et ses conséquences névrotiques sur les membres qui la compose.
Sans doute un peu surcoté en raison des scènes de cascades passées à la postérité, " peur sur..." vaut le coup d'oeil ; mais au plan cinématographique cet opus de Verneuil reste tout de même un peu trop sur les chemins balisés du cinéma grand public. On n'est pas chez Melville, loin s'en faut.
Peur sur la ville est l'un des Belmondo les plus cultes ! Servi par des dialogues qui font touche, Verneuil et Veber dépeignent des personnages entiers et crédibles dans une intrigue qui se réinvente sans cesse. Cela passe par une mise en scène millimétrée rendant l'action et le suspens effrénée. Seul la toute fin m'a un peu déçu mais pour le reste Peur sur la ville est irréprochable et représente un type de cinéma qui n'existe plus, un film policier urbain, brutal et caustique !
"Peur sur la ville" de l'excellent Henri Verneuil (I comme Icare, Le clan des siciliens ou encore Cent Mille Dollars au soleil pour ne citer que les plus populaire) est un des meilleurs films policiers avec Bébel. Toute sa carrière de tête d'affiche de film policier peut se résumer à ce film. Omniprésent, avec des cascades impressionnantes effectuées lui-même (Sur le toit ou sur le métro), l'acteur joue un enquêteur essayant d'attraper un tueur en série. Ce tueur en série reste dans notre mémoire avec son oeil de verre, Minos , joué de manière formidable par un acteur italien méconnu (Adalberto Maria Merli). Et pour couronner le tout, la musique d'Ennio Morricone, oppressante qui résonne encore dans notre tête. Un grand policier français des années 70 et une des meilleurs Belmondo.
Film avec Belmondo qui nous impressionne par ses acrobaties sur les toits et dans le métro de Paris mais qui, au vu de son scénario, de son antagoniste et de sa réalisation, m'ont plutôt ennuyé. Le film reste néanmoins intéressant pour sa BO signée par l'immense Ennio Morricone.