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Flōrens PAB
94 abonnés
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3,5
Publiée le 29 mars 2020
Patte d'eph, cigarettes, méthodes musclées... les flics de la bonne époque quoi ! Le très casse cou Jean-Paul Belmondo endosse le rôle d'un commissaire qui recherche activement un cinglé a l'oeil de verre (Adalberto Maria Merli) dans un polar sombre et nerveux, genre qui hélas a totalement disparu des radars chez nous. Le film a quelques longueurs et quelques "nunucheries", malgré tout le scénario tient en haleine et a une mise en scène qui rappelle un certain Alfred Hitchcock.
Cascades époustouflantes, action et suspense non stop, dialogues épatants : Verneuil réussit là un habile polar à l'américaine. Un excellent moment de divertissement.
Un film culte et spectaculaire avec le Belmondo de la grande époque qui multiplie les cascades. Mais que le scénario est plat et les dialogues -signés Francis Veber - si mauvais.
Bébel dans ses œuvres, cascadeur et flamboyant, dans ce polar français lorgnant sur les tendances américaines des années 70. Sous la houlette de Henri Verneuil, le résultat est plus que valable et tient largement la route encore aujourd’hui: que ce soit dans l'atmosphère ou dans le rythme, ce film constitue l'une des très belles réussites du genre, maintenant la nervosité de bout en bout avec un réel savoir-faire, des seconds rôles de choix et puis Belmondo quoi... La musique de Morricone, la mise en scène, tout est soigné et impeccable. Plus de 40 ans ont passé et c'est toujours aussi efficace.
Cela faisait un sacré moment maintenant que je n’avais pas revu « Peur sur la ville ». J’en gardais quelques souvenirs avec quelques scènes quand même bien marquante mais une petite piqûre de rappel me semblait nécessaire. Du coup, c’est lorsque j’ai vu qu’il passait à la télévision que j’ai sauté sur l’occasion pour le revoir.
Comme lors de mon adolescence, époque où je l’ai vu pour la première fois, j’ai adoré ce long métrage. Le scénario écrit par Henri Verneuil est vraiment bon et parvient à me fasciner de bout en bout. Pourtant, il possède des maladresses. Si quelques unes peuvent être imputable à son époque (les interrogatoires à coups de gifles font sourire maintenant) d’autres sont un peu plus embêtante. Cela ne me fait pas sortir du film mais par exemple, la façon dont est conduite l’enquête me parait peu crédible tout comme le personnage de Minos qui démarre fort avant de tomber un peu dans la facilité dans son final.
Maintenant, il n’y a rien de catastrophique. Quand on le remet dans son époque, je trouve ce film diablement efficace et ses éventuels défauts peuvent même devenir des points forts puisqu’ils apportent un certain charme à l’oeuvre. De toute façon, plus que l’enquête policière, c’est le jeu du chat et de la souris entre Letellier et Minos qui nous captive. C’est aussi pour cela que la sous intrigue avec Marcucci plombe un peu le film. Les quelques touches d’humour apportent pour leurs parts de la fraîcheur avec des dialogues bien écrit fort sympathique également.
Avec son nom en grand en haut de l’affiche, Jean-Paul Belmondo (Jean Letellier) porte le film sur ses épaules. Il forme un duo très jouissif avec Charles Denner (Charles Moissac) mais malgré sa très bonne interprétation, ce dernier se trouve quand même bien souvent en retrait dans l’ombre de Bebel. Jean-Paul Belmondo lui se donne à fond, effectuant ses cascades et nous offrant tout son charme et son charisme à l’écran. Son personnage est un flic à l’ancienne, caricatural mais qui fonctionne grâce à un jeu parfaitement bien dosé.
Face à lui, j’ai beaucoup aimé également Adalberto Maria Merli (Pierre Valdeck / Minos). Même si sa prothèse oculaire n’est qu’un artifice cinématographique qui fait sourire, le comédien n’est jamais risible. Dans la première partie du film, il est même angoissant à souhait et fait un psychopathe excellent. Dommage que le scénario l’abandonne un peu sur la fin pour tomber dans plus de facilité, son personnage m’apparaissant nettement moins angoissant sans que cela ne soit la faute de l’acteur.
Si le film réussit à avoir (malgré les réserves scénaristiques que je peux avoir), une aussi belle image dans mon estime, ce n’est pas dû que à ma tendresse pour Jean-Paul Belmondo. C’est également grâce à l’excellent travail de mise en scène d’Henri Verneuil derrière la caméra. On est en plein dans les années 70 et chaque plans est vraiment bien pensé tout en s’inscrivant dans son époque.
Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que, plus que l’histoire, se sont des scènes qui ont marquées mon esprit dont je me souvenais. La poursuite sur les toits, la descente en rappel d’un hélicoptère, l’œil de verre… Le long métrage regorge de scènes qui s’imposent aux spectateurs et qui ont d’ailleurs par la suite, maintes fois exploités.
J’ai beaucoup apprécié les différents décors. Les années 70 me plaisent, il y a du charme à l’image et un Paris de carte postale que l’on aime bien salir un peu. La bande originale composée par Ennio Morricone trouve toute sa place ici et n’étouffe jamais le récit. Avec un montage dynamique, même si l’histoire n’est pas parfaite, on ne s’ennuie pas en tout cas.
Pour résumer, j’ai vraiment pris mon pied à revoir ce « Peur sur la ville » qui se classe parmi les meilleurs films de Jean-Paul Belmondo, du moins dans son catalogue de policier qu’il étoffera par la suite. Je suis un peu frustré que le scénario soit un peu maladroit, qu’il ne soit pas constant dans sa façon de nous montrer cette traque mais l’excellente interprétation des acteurs associé à une réalisation parfaite font de ce long métrage un classique qui me procure beaucoup de plaisir. Un film qu’il faut définitivement que je revois un peu plus souvent.
De temps en temps je parle des mes comédiens préférés et Jean Paul Belmondo a largement été à l'origine de ma "vocation" . Ce film dialogué par Veber et tourné par Verneuil est un régal de spectateur ! Bien sûr ( mais c'est la première fois ) Belmondo joue un flic qui ose tout mais avec beaucoup d'humour . La musique inoubliable de Morricone et la présence incroyable de Charles Denner contribue au plaisir de revoir ce film . C'est un peu ancré dans les années 70 mais du coup on découvre aussi le Paris de ces années là . La scène de poursuite dans le métro a souvent été copiè mais jamais égalé .
Un vrai plaisir de cinéphile, avec Peur sur la ville Henri Verneuil signe un des ancêtres de Seven. Brillant au niveau de sa mise en scène avec ce tueur qui passe régulièrement devant l’inspecteur chargé de le démasquer (ici parce que ce dernier est obsédé par une autre affaire). S’il a probablement influencé le chef d’œuvre de David Fincher il est lui aussi influencé par d’autres films, difficile en effet de ne pas penser au baiser du tueur de Kubrick pour la scène de galeries Lafayette. Pour le reste on a Bebel qui fait du Bebel avec une ribambelle de cascades audacieuses (même si certaines font vraiment penser à du remplissage). Dommage que le scénario traîne un peu en longueur et que le fait que l’inspecteur ne démasque pas le tueur plus tôt soit vraiment trop invraisemblable. Mais sinon avec la musique inquiétante d’Ennio Morricone, la présence de Charles Denner en coéquipier de Bebel, une critique de l’information spectacle et un tueur intriguant c’est vraiment un excellent film.
Le cinema français d'avant loin des critiques cannoise et des paillettes . Un vrai film au dialogues ciselés , passionnant et intelligent. Un acteur avec une gueule inoubliable loin des jeunes d' aujourd'hui. Un bonheur.
Jean-Paul Belmondo inaugure avec « Peur sur la Ville », le profil du flic pur et dur qui ne respecte aucunes règles et qu’il interprétera à maintes reprises durant une bonne dizaine d’années. Bien plus que le scénario où l’acteur, la clope au bec, est confronté à un tueur psychopathe pour le moins vicieux, c’est indéniablement ces cascades - de la poursuite sur les toits glissants des Galeries Lafayette, à celle spectaculaire sur le métro, en passant par l’assaut final - qui ont fait la marque de fabrique et la renommée du film d’Henri Verneuil.
Comme quoi avec du simple on peut faire de la bonne qualité : un petit polar simpliste mais très réussi, abordant un thème intéressant (l'excès de puritanisme) et doté de dialogues intelligents, d'une atmosphère joliment étouffante et surtout de deux héros irrésistiblement charismatiques ; le superbe duo Belmondo-Denner qui suffit à nous séduire !
j'ai 60 ans et je trouve ca in-regardable aujourd'hui... les invraisemblances sont risibles ( le combat sur les toits qui dure une plombe avec 2 tireurs tellement nuls ) le (sur)jeu de Belmondo totalement indigeste , les cascades interminables ( la scène du métro n'en finit pas
je n'avais pas le souvenir que ca avait vieilli à ce point
Un policier musclé avec un Bebel au sommet de sa forme. BeBel en commissaire aguerri traque un serial Killer avec en parallèle une autre affaire obsessionnelle, celle de retrouver le truand qui lui a fait rater sa carrière suite à un braquage qui a mal tourné. Bebel avec ce film entre dans la légende des acteurs cascadeurs avec des cascades restées cultes comme la poursuite sur les toits des Galeries LAFAYETTE et la poursuite sur les toits du métro etc. Pour l'époque le film était très bien réalisé . La musique de Ennio Morricone renforce la tension et favorise l'angoisse du spectateur. Un bon film
Evidemment, cela a beaucoup vieilli. Notamment, l'intrigue basé sur un psychopathe ne supportant pas les moeurs actuels parait bien légère par rapport aux thriller moderne. Restent les scènes d'action, le jeu de Belmondo et le charme de l'ambiance des années 70.
Peur sur la ville est un film bien. Jean-Paul Belmondo porte très bien le film, ce rôle de flic un peu voyou lui va à merveille. Charles Denner l'accompagne bien. L'intrigue policière se tient amplement, le film n'a pas la prétention d'avoir le scénario d'un grand thriller, mais l'histoire fait l'affaire. Les cascades sont très divertissantes. Elles sont assez simples, mais efficaces. On ne s'ennuie pas. Il n'y a fondamentalement pas beaucoup de reproche à faire au film. Un bon film policier classique qui n'a pas l'ambition d'être un chef-d’œuvre.