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Pascal
254 abonnés
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3,5
Publiée le 14 mai 2025
Il n' est pas si fréquent au milieu de la pléthore de sorties cinématographiques mises en scène par un jeune réalisateur de se retrouver face à un opus qui sort vraiment du lot.
C'est ( de mon point de vue ) l'exemple de ce " l'effacement" de Karim Moussaoui.
" L'effacement" c'est la dépersonnalisation d'un personnage placé ( sans doute depuis l'enfance) sous la coupe d'un parent toxique, manipulateur, dont les traits narcissiques sont clairement montrés.
Le scénario, situé en Algérie au sein d'un milieu bourgeois, nous montrera ce qu'est un retour du refoulé et il sera dévastateur.
La réalisation est au scalpel, glaciale et le cinéaste n'a pas besoin d'aller chercher une bande son pour souligner le contenu émotionnel des images. Elles se suffisent à elles-mêmes.
On peut juste regretter les dernières vingt minutes ou " l'effacement" piétine un peu avant de passer au choc final. Mais les 70 premières minutes sont formidables.
La toute dernière scène laisse envisager une autre piste interprétative de ce que l'on vient de voir. Mais le constat est sans appel. Il faut fuir la toxicité, même si elle vient de la figure sacralisée du parent, au risque de " l'effacement" de soi-même.
"L’Effacement" suit Réda Belamri, fils d’un puissant industriel dans une Alger oppressante, confronté à sa propre disparition, littérale : son reflet s’efface, et avec lui son identité. Le cinéaste choisit de traiter cette trajectoire à travers la mélancolie, la lenteur, dans un pays dont il filme la détresse sociale et générationnelle. On admire la volonté de faire entendre le silence d’une jeunesse piégée, de donner à voir une Algérie en creux, mais le film reste trop souvent en retrait et souffre aussi d'un manque de clarté dans son propos.
L'effacement interroge sur bien des thématiques : le poids patriarcal et intergénerationnel, des classes sociales sur fond d'un pays en mutation... l'histoire d'un individu, de nature calme et passive, dont le reflet disparaît et dont la violence froide surgit avec force. Un drame qui s'intensifie au fur et à mesure de la brutale chute ce celui-ci. Dommage qu'au milieu de quelques temps morts, l'aspect fantastique ne soit pas plus exploité.
Thriller dramatique noir et violent, le film de MOUSSAOUI sonne comme un peu trop cryptique par moment, pour être clair dans son propos, mais offre une ambiance et une intensité à fleur de peau, qui donne beaucoup de cachet à son métrage, aidé par la performance folle du jeune Sammy LECHEA
L’intrigue est un peu rabâchée, voire déjà vue, mais on se prend un peu d’intérêt pour cet anti-héros vaguement mutique qui perd la tête (au propre comme au figuré dans des effets de miroir digne de l’époque Pabst), et qui finalement règle ses comptes avec l’Algérie corrompue
Film très psychologique où nous découvrons les conséquences vraiment dramatiques d'une absence de reconnaissance, d'une négation de l'individu. Ici, le père n'est pas en cause même s'il présente une certaine forme d'intolérance car il ne prend pas son fils pour un incapable et lui donne de nombreuses "corvées". Cette négation prend la forme d'une mise au placard, au sens propre comme au sens figuré dans l'entreprise où le père décédé n'est plus, d'où le titre l'effacement qui se "matérialise"par l'absence de son image dans le miroir. Il est inutile, il ne sert à rien. Le scénario est fluide et bien écrit et comme toujours, l'issue finale va résulter d'une intrication d'événements successifs.......
Un film qui m'a beaucoup plus et qui sous les dehors d'une histoire "d'effacement" un peu fantastique brosse un portrait sans concession de la société algérienne contemporaine entre réseaux d'affaire et politique. Le héros du film crève l'écran et devrait faire parler de lui dans l'avenir et on voit avec plaisir Zar Amir. Superbe photographie !
Film choquant, mauvaise ambiance, un personnage antipathique qui ne donne pas envie qu'on le soutienne, le concept de l'effacement n'est même pas tant abordé, on dirait une idée du réalisateur lorsque le film a déjà été bien entamé dans sa création, une scène de viol insoutenable ... Nan vraiment ça donne pas envie
Déçu car j attendais mieux Oui hélas révélateur d un des plus beaux pays du monde qui n à pas trouvé depuis le début des années 80 et l après chadli les gouvernements qu il aurait fallu Les acteurs font le job mais hélas no future pour l Algérie et ceux qui y habitent Dommage
Avant-première au Festival du Film Francophone d'Angoûlême. Un film envoûtant de bout en bout, captivant, violent. Une photographie d'une obscurité étincelante pour ce drame psychologique qui marquera les esprits. Un boulevard pour Sammy Lechea, sublime révélation du film.
Se méfier de l’effacement d’un « fils de » Avec son film, L’Effacement, la patience des autorités algériennes aurait été testée par le réalisateur Karim Moussaoui. Il est vrai que son scénario lui donne l’occasion de camper une société algérienne régie par des codes dont il est difficile, voire dangereux, de s’affranchir. La trajectoire de Réda (magnifique Sammy Lechea), le fils du Président de la Sonepeg, sera-t-elle celle de l’héritier devant faire ses preuves que lui a concoctée son père ? Le jeune homme trouvera-t-il la voie au sein de cette immense entreprise d’hydrocarbures qui rappelle furieusement la Sonatrach. Est-ce par les femmes que le jeune homme réservé s’émancipera ? En pleine période du Hirak, les jeux semblent un peu plus ouverts qu’à l’ordinaire. Mais la barre est très haut et Rida n’est pas prêt à déroger à ses valeurs, l’humilité, l’honnêteté, mais aussi le courage. Il n’est a priori pas homme à s’effacer. Sauf peut-être quand les événements le précipitent hors de lui.
Vu dans le cadre du festival du cinéma d'Afrique d'Apt, ce film, inspiré du livre éponyme, dépeint l'émancipation d'un jeune homme dans une société algérienne gangrenée par la violence et la corruption. Au delà de l'histoire de ce jeune homme, se dresse la grande difficulté pour la jeunesse de se créer une chemin, une identité et de se détacher de la génération de leurs parents qui ont bâti une société sur des schémas d'injustice, de terreur et de violence. Le film dépeint parfaitement l'errance des plus faibles dans cette quête identitaire et les risques liés à ce rôle de modèle d'homme, de père et de dirigeants.
Vu à Marseille aux Variétés en avant première,en présence du réalisateur,de l’acteur principal et de quelques membres de l’équipe technique. Très beau moment de cinéma,beaucoup de sensibilité,des images superbes,un angle de vision de l’Algerie très différents de ce que l’on peut régulièrement voir,une analyse de la jeunesse bourgeoise algérienne très intéressante et captivante. Un film a voir absolument.