L'Effacement
Note moyenne
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40 critiques spectateurs

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Opera R
Opera R

8 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2025
Très beau film, qui articule remarquablement les problèmes personnels de ce jeune Reda, dominé par une ombre tutélaire qui le maintient dans une tutelle invalidante, et les soucis de l'Algérie : différences des classes sociales, rapports parents/enfants, rapports au sein des milieux professionnels, influence du népotisme, relations avec la France lointaine, vue comme une porte de sortie et de salut. Tout cela est fort bien joué, par l'excellent comédien qui incarne Reda, par son père, prototype du pater familias dont l'autorité ne doit jamais être contestée. Du bon cinéma, d'autant plus appréciable que les films algériens sont rares.
Pascal
Pascal

267 abonnés 2 512 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 mai 2025
Il n' est pas si fréquent au milieu de la pléthore de sorties cinématographiques mises en scène par un jeune réalisateur de se retrouver face à un opus qui sort vraiment du lot.

C'est ( de mon point de vue ) l'exemple de ce " l'effacement" de Karim Moussaoui.

" L'effacement" c'est la dépersonnalisation d'un personnage placé ( sans doute depuis l'enfance) sous la coupe d'un parent toxique, manipulateur, dont les traits narcissiques sont clairement montrés.

Le scénario, situé en Algérie au sein d'un milieu bourgeois, nous montrera ce qu'est un retour du refoulé et il sera dévastateur.

La réalisation est au scalpel, glaciale et le cinéaste n'a pas besoin d'aller chercher une bande son pour souligner le contenu émotionnel des images. Elles se suffisent à elles-mêmes.

On peut juste regretter les dernières vingt minutes ou " l'effacement" piétine un peu avant de passer au choc final. Mais les 70 premières minutes sont formidables.

La toute dernière scène laisse envisager une autre piste interprétative de ce que l'on vient de voir. Mais le constat est sans appel. Il faut fuir la toxicité, même si elle vient de la figure sacralisée du parent, au risque de " l'effacement" de soi-même.
odile kurtzemann
odile kurtzemann

2 abonnés 13 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 mai 2025
L’emprise du pere sur les fils et ´la loyauté filiale invalidante et violente.
Une autre image de l’Algérie loin du misérabilisme. Le film se passe dans la haute bourgeoisie politique fondatrice après l’indépendance . Ceux qui se croient les maîtres du pays et qui se dévorent.
Bart Sampson

419 abonnés 868 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mai 2025
Un film qui m'a beaucoup plus et qui sous les dehors d'une histoire "d'effacement" un peu fantastique brosse un portrait sans concession de la société algérienne contemporaine entre réseaux d'affaire et politique. Le héros du film crève l'écran et devrait faire parler de lui dans l'avenir et on voit avec plaisir Zar Amir. Superbe photographie !
Yves G.

1 869 abonnés 4 100 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 mai 2025
Reda est le fils cadet de l’un des pontes du régime algérien, l’influent président de la Société nationale du pétrole et du gaz. Timide et renfermé, Reda a grandi sous l’ombre envahissante de cet homme autoritaire. Son frère aîné Fayçal s’en est affranchi et après une ultime altercation est allé vivre en France. Reda au contraire a accepté de travailler dans la société de son père et de partir faire son service militaire. Mais tout change après la mort brutale du cacique.

Karim Messaoui est un réalisateur algérien. Il s’était fait connaître en 2015 par un moyen-métrage minimaliste "Les Jours d’avant" qui racontait l’amour impossible de deux jeunes gens dans l’Algérie des années 90. Il avait ensuite tourné en 2017 son premier long-métrage "En attendant les hirondelles". Près de huit ans ont passé avant son second long-métrage tourné en Tunisie et en France en raison du regard critique qu’il porte sur la société algérienne et ses blocages.

Car "L’Effacement" est un film très politique. Le père de Reda fait partie de cette génération de hiérarques soudés par la guerre d’indépendance qui dirigent le pays d’une main de fer. Leurs enfants n’ont d’autre option que d’accepter silencieusement l’autorité de leurs pères comme Reda ou de prendre le chemin de l’exil comme Fayçal. Une fois ces pères disparus, ils sont « effacés ».
Et c’est là que la seconde partie du film commence. Comment réagir à cet insupportable effacement ? Comment devenir un homme ? Par la violence que Reda découvre pendant son service militaire et qui l’attire comme un puit sans fond ? Par l’amour qui s’esquisse avec la directrice d’un hôtel restaurant perdu au fond du désert (on reconnaît l’actrice iranienne Zar Amir Ebrahimi découverte dans "Les Nuits de Mashhad") ?

Adapté d’un roman publié en 2016 que je suis curieux de lire pour savoir s’il lui est fidèle, "L’Effacement" pousse la logique du personnage jusqu’à le déréaliser. La conclusion du film est radicale. Trop peut-être.
capirex
capirex

198 abonnés 843 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mai 2025
Très intéressant film Noir de Karim Moussaoui que j'ai trouvé séduisant , intrigant et probablement métaphorique avec ce récit de la lente désintégration d’un homme privé de toute liberté intérieure et qui obéit jusqu’à l’effacement de soi – littéralement - , seule une rencontre, avec Malika , Femme libre, le faisant revivre fugacement !
Le film donne à voir ce que produit une violence invisible, quotidienne, faite d’injonctions à se taire , à plier , à ne pas choisir à travers une très belle mise en scène !
Joselito
Joselito

36 abonnés 138 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 mai 2025
Quelle déception !
Annoncée par un titre très intéressant, l'action s'enlise rapidement et patauge dans des schémas attendus ou des questions à peine effleurées.
L'intimité des personnages est aussi négligée
que leur contexte de vie et d'évolution, le souci du cinéaste étant apparemment et avant tout de choquer par des péripéties tout en confortant un propos simpliste.
Anna D.
Anna D.

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 mai 2025
Personnellement j'ai pas aimé ce film sans aucun intérêt! Les personnages et le scenario pas attachants.
Houcine S
Houcine S

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 mai 2025
Vu à Marseille aux Variétés en avant première,en présence du réalisateur,de l’acteur principal et de quelques membres de l’équipe technique.
Très beau moment de cinéma,beaucoup de sensibilité,des images superbes,un angle de vision de l’Algerie très différents de ce que l’on peut régulièrement voir,une analyse de la jeunesse bourgeoise algérienne très intéressante et captivante.
Un film a voir absolument.
islander29

1 043 abonnés 2 706 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mai 2025
Un fils à papa doit affronter la réalité, jusqu’où ira-t-il ? Des situations qu’on a tous vécu, et qui donne un scénario conventionnel mais intéressant…..Un bon jeu d’acteur, la musique de Chopin donne des moments touchants et délicats...L’amour fait partie du scénario, subtilement….Les paysages rares aussi. Un film plutôt subtil dans certaines ellipses et qui m’a laissé une bonne impression. Je recommande….
Eric Dugelay
Eric Dugelay

9 abonnés 176 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mai 2025
Se méfier de l’effacement d’un « fils de »
Avec son film, L’Effacement, la patience des autorités algériennes aurait été testée par le réalisateur Karim Moussaoui. Il est vrai que son scénario lui donne l’occasion de camper une société algérienne régie par des codes dont il est difficile, voire dangereux, de s’affranchir. La trajectoire de Réda (magnifique Sammy Lechea), le fils du Président de la Sonepeg, sera-t-elle celle de l’héritier devant faire ses preuves que lui a concoctée son père ? Le jeune homme trouvera-t-il la voie au sein de cette immense entreprise d’hydrocarbures qui rappelle furieusement la Sonatrach. Est-ce par les femmes que le jeune homme réservé
s’émancipera ? En pleine période du Hirak, les jeux semblent un peu plus ouverts qu’à l’ordinaire. Mais la barre est très haut et Rida n’est pas prêt à déroger à ses valeurs, l’humilité, l’honnêteté, mais aussi le courage. Il n’est a priori pas homme à s’effacer. Sauf peut-être quand les événements le précipitent hors de lui.
Christian RZ
Christian RZ

94 abonnés 313 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 mai 2025
L’intrigue est un peu rabâchée, voire déjà vue, mais on se prend un peu d’intérêt pour cet anti-héros vaguement mutique qui perd la tête (au propre comme au figuré dans des effets de miroir digne de l’époque Pabst), et qui finalement règle ses comptes avec l’Algérie corrompue
Diane M.
Diane M.

3 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 8 mai 2025
Film choquant, mauvaise ambiance, un personnage antipathique qui ne donne pas envie qu'on le soutienne, le concept de l'effacement n'est même pas tant abordé, on dirait une idée du réalisateur lorsque le film a déjà été bien entamé dans sa création,
une scène de viol insoutenable ... Nan vraiment ça donne pas envie
Olivier Barlet
Olivier Barlet

330 abonnés 447 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 mai 2025
Il s'en fallait pourtant de peu pour que Reda arrive à déconstruire ses entraves. L'espoir reste donc permis mais il faut libérer la parole, ce que suggère le livre éponyme de Samir Toumi dont le film est librement adapté. C'est une alerte que lance dès lors Karim Moussaoui : cette société qui ne veut pas se voir telle qu'elle est mène tout le monde à la catastrophe. Il n'y a là rien de spécifiquement algérien. Lire l'intégralité de la critique sur le site d'Africultures :
velocio

1 555 abonnés 3 535 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 mai 2025
Il y a 10 ans, un réalisateur algérien avait donné beaucoup de promesses avec "Les jours d’avant", un moyen métrage qui, en 47 minutes, nous en disait beaucoup sur les frustrations d’une jeunesse dans un pays où il semblait particulièrement difficile de se rencontrer entre garçons et filles. "En attendant les hirondelles", son premier long métrage, film sorti 2 ans plus tard et comprenant 3 histoires distinctes subtilement enchaînées, confirmait les promesses qu’on avait entrevues. Le nom de ce réalisateur : Karim Moussaoui. A l’aune de ces 2 réussites, on ne peut qu’être déçu par "L’effacement", son deuxième long métrage. En effet, le mélange de points de vue sociaux et politiques, de fantastique « cheap », de violence horrifique, et de récit sentimental n’arrive pas à présenter la cohérence qu’on est en droit d’attendre d’un film sur l’Algérie d’aujourd’hui se voulant ambitieux. Il y avait mieux à faire, en particulier, sur les choix qui s’offrent à la jeunesse algérienne : partir ailleurs, accepter les diktats des générations précédentes ou braver les difficultés en cherchant à imposer ses propres valeurs face à ces diktats. Pour l'accès à la critique complète, c'est là ou vous savez si vous me suivez depuis longtemps. Film vu en novembre dernier aux Rencontres Cinématographiques de Cannes.
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