Je n'ai pas réussi à entrer dans ce film et ai même somnolé à plusieurs reprises. On comprend l'intention, ce jeune homme qui perd son identité après la perte de son père, patriarche dont il a toujours suivi les directives et qui s'est construit en voulant lui plaire. L'incursion du fantastique pour filer la métaphore n'est pas très fine et cache mal un scénario fouillis et des personnages qui manquent de profondeur.
L'effacement interroge sur bien des thématiques : le poids patriarcal et intergénerationnel, des classes sociales sur fond d'un pays en mutation... l'histoire d'un individu, de nature calme et passive, dont le reflet disparaît et dont la violence froide surgit avec force. Un drame qui s'intensifie au fur et à mesure de la brutale chute ce celui-ci. Dommage qu'au milieu de quelques temps morts, l'aspect fantastique ne soit pas plus exploité.
. Son agréable Retour des Hirondelles , premier long prometteur d’un bel avenir, Karim Moussaoui échoue au cap difficile du deuxième film. Un scénario semblant intrigant , avec une petite pointe de fantastique bienvenue, un jeune acteur avec un certain charisme. Hélas, au bout de quelques scènes, la déception est au rendez-vous. La lenteur du propos, le scénario décousu, des passages inutiles, une musique assommante, le spectateur a vite fait de plonger dans l’ennui. Le manque de luminosité dans pratiquement tous les plans entraine vers une petite sieste inévitable.
Encore un film tourné presqu'entièrement dans une semi-pénombre. Pour faire beau? Résultat, cela génère de la lassitude et de l'ennui, sans qu'on sache si c'est dû à ce tournage sombre, ou juste à l'histoire peu intéressante, où l'on ne parvient pas à s'attacher au personnage principal. Qui s'avère d'ailleurs bien peu attachant...
Un drame familial surtout qui témoigne de la toxicité d un père sur son fils, une plongée intimiste qui suit un personnage dans son parcours personnel, bien joué ça reste néanmoins mince comme scénario.
"L’Effacement" suit Réda Belamri, fils d’un puissant industriel dans une Alger oppressante, confronté à sa propre disparition, littérale : son reflet s’efface, et avec lui son identité. Le cinéaste choisit de traiter cette trajectoire à travers la mélancolie, la lenteur, dans un pays dont il filme la détresse sociale et générationnelle. On admire la volonté de faire entendre le silence d’une jeunesse piégée, de donner à voir une Algérie en creux, mais le film reste trop souvent en retrait et souffre aussi d'un manque de clarté dans son propos.
je me suis ennuyé tout le long du film. Le sujet me plaisait,donc je me suis laissé tenter. Hélas quelle froideur , ce n'est ni intriguant, ni accrocheur. aucun charisme dans le jeu des acteurs pour nous tenir en haleine. Le fim porte bien son nom. a oublier.
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2,0
Publiée le 19 septembre 2025
Reda est un homme qui vit à travers les directives de son père. Il n'a pas vraiment de liberté dans sa vie professionnelle comme privée. Il le place dans son entreprise et lui dit d'épouser cette femme-là en particulier. Il est comme étouffé au quotidien, mais il ne s'en plaint pas forcément, car ça lui donne un cadre, des limites, une zone de confort en quelque sorte. C'est quand il est forcé de sortir de ce cadre et de faire les choses par lui-même que tout bascule... "L'effacement" raconte la descente aux enfers progressive d'un homme, mais tout est fade, lourd et n'a aucun impact. En plus, le personnage principal est inexpressif et antipathique au possible. À aucun moment, je n'ai eu envie de m'intéresser à lui. Ce n'est pas ça qui gâche le film, c'est juste que c'est très mal écrit. La bascule vers la violence est ridicule tandis que le contexte dans le pays n'est pas assez utilisé ou alors uniquement comme excuse. Bref, ce n'est pas terrible et ce sera très vite oublié.
Pas terrible. Le film ne raconte absolument rien d'intéressant. Vers les 3/4 du film, je me demandais où nous emmène ce film : un coup on nous parle spoiler: d'une entreprise pétrolière, un coup on nous parle du frère qui veut devenir DJ, un coup on nous parle de service militaire, un coup de mariage, un coup le mariage est annulé, puis il enchaine sur une autre où ça ne mène à rien non plus, etc etc... Il n'y a absolument aucun rapport entre tous les sujets abordés, ils sont évoquées si peu qu'on n'en voit ni l'intérêt ni le but. Aucun de ces sujets ne devient réellement consistant. Un mélange de petits sujets qui rendent finalement le film fatiguant à regarder. Beaucoup de longueurs inutiles, où le personnage reste figé à ne rien faire, avec une musique dramatique en fond... L'acteur est franchement pas terrible sur plein d'aspects (désolé si tu lis mon com...). Puis il tire une tête déterré tout le long, ça en devient ennuyant même si on sait que c'est un film dramatique. C'est un peu une sorte de tire larme. Des scènes inutiles, comme quand spoiler: il réveille sa mère qui dormait très profondément, pour ensuite lui dire "Non rien rendors-toi" . Mais à quoi pensait le réalisateur à ce moment-là ? Egalement, en tant que franco-algérien, ça m'a agacé de voir les personnages parler français et algérien dans une même phrase, de manière aussi forcée. Je n'ai jamais vu ça de ma vie dans la vie réelle (de manière aussi forcée), et je parle très bien les 2 langues. Ca peut en effet nous arriver parfois, mais ça nous concerne surtout nous qui avons grandi en France, mais c'est vraiment quand on ne trouve pas le mot dans la langue algérienne. Et là on avait clairement des mots simples, un coup en français et un coup en arabe, dans une même phrase... Ca n'existe pas, surtout pour ceux ayant grandi en Algérie. Pour ceux qui ont grandi en Algérie (comme le personnage et ses interlocuteurs en général), ils se parlent entre eux uniquement en full algérien dans la vie réelle, c'est très rare qu'un mot français soit placé.
Très bon film où on se met à la place du personnage, super bien interprété . L'histoire ne parlera peut-être pas à tout le monde mais si on regarde les images avec son cerveau et son cœur , on en restera pas indifférent. Bravo
Déçu car j attendais mieux Oui hélas révélateur d un des plus beaux pays du monde qui n à pas trouvé depuis le début des années 80 et l après chadli les gouvernements qu il aurait fallu Les acteurs font le job mais hélas no future pour l Algérie et ceux qui y habitent Dommage
L’histoire se déroule en Algérie, mais elle pourrait tout à fait se transposer en France aujourd’hui ou dans n’importe quel pays où la domination du père est encore la norme. Le protagoniste principal est le fils d’un homme autoritaire, dirigeant haut placé et craint, qui dicte sa loi dans l’intimité comme il règne en souverain dans la sphère professionnelle. Pour affirmer toujours davantage sa domination, il nomme son fils Reda (Sammy Lechea, aussi angélique que glaçant), fragile et sous emprise, dans son entreprise d’hydrocarbures, à un poste fictif et néanmoins prestigieux, afin qu’il devienne « son œil et son oreille ». Problème : ce recrutement -quoique arbitraire- implique que ce fils ait fait son service militaire, ce qui n’est pas encore le cas. À l’Armée, ce fils qui ignore les limites à poser, ne parvient pas à se faire respecter. On assiste aux prémices d’un basculement qu’on sait inévitable tout en ignorant le point de non-retour qui nous attend.
Parallèlement, son autre fils, Fayçal, rebelle, parvient à s’affranchir (quoique brutalement) de ce patriarche implacable. S’il a œuvré inconsciemment mais sciemment pour cette libération, Fayçal se retrouve ostracisé par la ’histoire concerne un fils, mais elle pourrait également être vécue de la même manière par une fille victime de ce même environnement toxique et étouffant, qui nie l’affirmation de toute personnalité et de toute construction identitaire.
Lorsque le père meurt, Fayçal ne revient pas et Reda ignore comment gérer son chagrin mêlé à un soulagement taiseux. Peu à peu son reflet s’efface du miroir. Comment va-t-il le faire réapparaître et s’imposer ?
On n'imagine pas une seule seconde la stratégie qu’il s'apprête à adopter, froide et impulsive, qui le marginalise jusqu’à l’effacement définitif. Son père ne lui a rien transmis ; seule l’Armée a, peut-être, posé des bases que Reda ne sait pas manipuler. Il n’est pas… armé, sinon pour le conflit et le chaos, même quand son visage et son mystère, qui agissent comme un aimant envoûtant, le conduisent de rencontres en situations providentielles et l’écartent du mal.
Ce film, cru, cruel, sans concession, adapté du roman éponyme de Samir Toumi qui apparemment a davantage creusé les atermoiements de ce fils maudit, nous plonge en apnée. Captifs de Reda, on éprouve une irrépressible envie de le sauver de ses démons. Tout en sachant la chose impossible, jusqu’à la fin, on croit en sa rédemption.
Film très psychologique où nous découvrons les conséquences vraiment dramatiques d'une absence de reconnaissance, d'une négation de l'individu. Ici, le père n'est pas en cause même s'il présente une certaine forme d'intolérance car il ne prend pas son fils pour un incapable et lui donne de nombreuses "corvées". Cette négation prend la forme d'une mise au placard, au sens propre comme au sens figuré dans l'entreprise où le père décédé n'est plus, d'où le titre l'effacement qui se "matérialise"par l'absence de son image dans le miroir. Il est inutile, il ne sert à rien. Le scénario est fluide et bien écrit et comme toujours, l'issue finale va résulter d'une intrication d'événements successifs.......