L'Ami américain
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🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 août 2012
Adapté du roman "Replay's Game" (1955) de Patricia Highsmith (le roman connu une seconde adaptation en 2002 par Liliana Cavani). Avec L'Ami américain (1977), le cinéaste allemand narre l’histoire d’un encadreur de tableau à Hambourg qui, se croyant mourant, va accepter un job peu respectable que lui propose un français, à savoir liquider un homme en échange d’une forte somme d’argent. Il en résulte au final un polar d’une grande simplicité (pour ne pas dire conventionnel scénaristiquement parlant), à l’image négligé (la qualité photo est relativement laide), mais doté d’une mise en scène soignée et où la tension se fait palpable, notamment lors des scènes se déroulant dans le métro et le rer parisien ou encore celle du train reliant Paris à Hambourg. Signalons enfin l’excellente prestation du trio d’acteurs (Dennis Hopper, Bruno Ganz & Gérard Blain). Mais on ne peut s’empêcher de rester perplexe face à tant de considération pour ce qui au final nous apparaît être qu’un banal polar qui n’a visiblement rien d’extraordinaire.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 août 2015
Un simple individu se voit projeté dans l'univers dangereux d'un polar machiavélique... Avec Bruno Ganz et un superbe et énigmatique Dennis Hopper; Du bon Wim Wenders.
mac guffin
mac guffin

8 abonnés 86 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 février 2010
Wim Wenders iette un pont entre l'Europe et l'Amérique, à travers cet hommage au film noir, et les grandes figures hollywoodiennes que sont Dennis Hopper, Nicholas Ray et Sam Fuller. Le rythme est certes lent, mais le réalisateur sait installer un climat de malaise, voir d'angoisse, et certaines scènes sont des modèles de mise en scène. Admirable est cette façon de donner une atmosphère aux différents lieux, de transcrire l'errance dans les villes et la fuite en avant d'un homme qui croit sa fin toute proche.
Un beau film mélancolique, d'où ressort le contraste entre la folie de Hopper et la digne sobriété de Bruno Ganz
wesleybodin

1 255 abonnés 3 864 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 mars 2012
Je ne saurai dire si L'Ami Américain m'a plu. Une chose est néanmoins sûre, il ne m'a fait ni chaud, ni froid.
JSCooper
JSCooper

9 abonnés 845 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 août 2025
Adapté librement du roman Ripley s’amuse de Patricia Highsmith, L’Ami américain (1977) de Wim Wenders se présente comme un film noir existentiel, un anti-thriller revendiqué, porté par une esthétique singulière et des choix de mise en scène audacieux. Mais derrière cette ambition affichée se cache une œuvre dont la froideur et la lenteur laissent peu de place à l’émotion ou à l’adhésion narrative.

Dès les premières scènes, Wenders installe une atmosphère volontairement morose et désincarnée. La photographie, pourtant souvent vantée, m’a semblé plus appuyée qu’inspirée : chaque plan cherche à signifier quelque chose, à faire tableau, au risque de paraître maniéré. Le style visuel prend ainsi le pas sur le récit, créant une distance qui, loin de nourrir le malaise ou la réflexion, m’a plutôt maintenu à l’écart.

L’intrigue, elle, peine à captiver. Le ressort principal – un homme ordinaire, malade, entraîné malgré lui dans un engrenage criminel – aurait pu susciter l’empathie ou la tension. Mais tout semble traité avec une telle lenteur, une telle dilution dramatique, que l’on finit par se détacher du sort des personnages. Le scénario avance par ellipses, sans réel souci de clarté ou de progression. On a parfois l’impression d’assister à une suite de scènes sans véritable dynamique.

Quant aux personnages, ils restent, à mon sens, en surface. Jonathan Zimmermann, interprété par Bruno Ganz, incarne certes une forme de dignité silencieuse, mais son évolution dramatique manque de chair. Quant à Tom Ripley, incarné par Dennis Hopper, il est censé être trouble et fascinant, mais son jeu désinvolte confine parfois à l’apathie. L’ambiguïté du personnage devient alors flou, et le mystère, une absence d’intention claire.

Wenders semble vouloir faire de ce film un objet de contemplation plus qu’un récit à suivre. L’idée pourrait séduire, mais le résultat est ici d’une froideur marquante, voire rebutante. Là où certains voient une œuvre profonde et poétique, j’ai surtout vu un film figé, esthétisant et hermétique, qui peine à transmettre ce qu’il tente de suggérer.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 avril 2025
Dans une ambiance morose voire glauque que l'environnement urbain grisâtre renforce (bien loin des images fantasmées de Paris!) autant que l'entêtante musique, Wim Wenders confère davantage de dynamisme à sa caméra (traque dans le métro, cri dans le train) qu'à son récit. Oscillant entre suspense criminel et drame intime, l'intrigue interroge le rapport à la maladie (à l'évolution angoissante) via un Bruno Ganz tourmenté pris entre un quotidien (qu'une délicate Lisa Kreuzer tente d'illuminer) dont il redoute l'agonie et un amoralisme supposé profitable... A l'histoire de base s'ajoute celle d'une amitié improbable - quoi que Dennis Hopper incarne une image surannée de l'Amérique à laquelle les apparitions de figures emblématiques du film noir rendent hommage de façon paradoxale (dans des rôles de malfrats ou d'individus corrompus). Déréliction d'une vie ordinaire dans le mensonge, la culpabilité, l'incertitude, ce thriller imprime sa marque esthétique - sans émouvoir.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 mars 2018
J’avoue ne pas bien connaitre Wim Wenders, révélé à Cannes en 1984par « Paris, Texas », et ne pas avoir vu en 1977 son 6ème fillm « L’ami Américain » qui ressort en ce moment dans le cadre d’un hommage national mais avec malheureusement une seule projection et de seulment 3 de ses films.
Gantner (Bruno Ganz) est un artisan encadreur de Hambourg qui lors d’une vente de toiles va rencontrer un « ami américain », un vendeur de faux tableau - Tom Ripley (Dennis Hopper lui-même) - qui va le présenter à un curieux français - Raoul Minot (Gérard Blain lui-même) - qui sachant que cet artisan est atteint d’une leucémie va lui proposer de tuer un inconnu (un mafieux) moyennant une bonne prime qui permettra ainsi à sa femme et à son fils d’avoir une vie confortable après son décès. Et Gantner de s’acquitter de sa première tâche à Paris dans le métro puis d’être embarqué dans un second meurtre cette fois-ci dans un train filant vers Munich … mais avec l’aide non prévue par Minot de son ami américain.
Ce film qui est un hommage aux grands polars américains des années 50-60 ne m’a pas entièrement convaincu car je me suis trop attaché à essayer de comprendre la trame complexe du film pour savoir qui manipulait qui … et d’ailleurs j’avoue que la dernière scène me laisse dubitative ! Bref, j’aurais mieux fait de me laisser aller par l’esthétisme de ce film qui – en dehors du Stenson fétiche de l’ami américain qui a fini par m’agacer un peu – comporte de très belles scènes entre Hambourg et son port, Paris et le quartier de la Défense, avec la photo souvent sublime de Robby Müller et la musique obsédante de Jürgen Knieper.
Je ne suis pas persuadé que la psychologie des 2 « amis » que nombre de points opposent soit très réaliste mais malgré la relative lenteur du film (scène dans le train surtout), on se laisse rapidement prendre au jeu grâce à la magnifique interprétation des acteurs. Et il est également amusant de voir apparaitre à l’écran dans d’autres rôles des amis du réalisateur tels que Nicholas Ray, Jean Eustache, Samuel Fuller ou Daniel Schmid ... Tout un univers très masculin, souvent très froid, que Lisa Kreuzer, la femme de ce petit encadreur, avec la vie de tous les jours avec son petit garçon et son angoisse face à la maladie de son mari, vient parfaitement « contrebalancer ».
Bref ce n’est pas un chef-d’œuvre à mon sens mais un très bon film qui nécessite d’être revu pour pouvoir mieux l’apprécier encore je pense !
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mai 2008
Un honnête homme, pensant être atteint de leucémie, est manipulé par des mafieux qui lui demande d'exécuter leurs ennemis. Assez sombre et parfois étrange, "Der Amerikanische Freund" est un film montrant jusqu'où l'être humain peut aller quand il n'a rien à perdre, et où Bruno Ganz et Dennis Hopper offrent de très belles prestations. Un Wenders à découvrir.
Antn D
Antn D

13 abonnés 67 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 février 2011
Avec l'Ami américain, Wim Wenders signe un thriller efficace d'une très grande élégance, au rythme lancinant et angoissant. L'interprétation de Ganz et de Hopper tient le spectateur en haleine, et rend cette histoire d'amitié impossible parfaitement belle et simple. New York, Paris (en particulier le quartier de la Défense), et Hambourg sont filmés comme rarement. L'attention presque picturale aux couleurs évoque le métier de Jonathan et les propres obsessions artistiques de Wim Wenders. Un film de maître.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 octobre 2014
Le film qui révèla Wim Wenders à l’international, et qui lui permit de poursuivre sa carrière aux Etats-Unis, est justement directement inspiré du cinéma hollywoodien, et en particulier du film noir. C’est cette influence américaine qui démarqua Wenders du reste des productions allemandes qui restaient jusque là très autocentrées. Le casting en lui-même, qui réunit la révélation que fut Bruno Ganz et Dennis Hopper, qui depuis son Easy Rider symbolisait la frange la plus radicale du Nouvel Hollywood, mais aussi, dans des rôles secondaires, des cinéastes plus classiques tels que les américains Nicholas Ray et Samuel Fueller ou le français Jean Eustache, montre la motivation de Wenders de faire se rencontrer toutes les approches de faire des films qui l’inspirent. Le long-métrage qui en découle est une œuvre dont le fatalisme et la photographie grisonnante rendent assez sordide. L’émotion et le suspense qui découlent du parcours de ce personnage, à la psycholologie bien travaillée, en pleine descente aux enfers mais désireux de se raccrocher à sa vie rendre captivant ce thriller auquel on peut toutefois reprocher sa molesse et son scénario un peu convenu.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 août 2015
Librement inspiré de Patricia Highsmith, L'ami américain est un film noir se déroulant dans la RFA des années 70, centré sur les questionnements personnels du personnage principal incarné par Bruno Ganz, poussé à commettre des meurtres par un mystérieux homme. Les acteurs allemands, français et américains – Dennis Hopper mais aussi les cinéastes Nicholas Ray et Samuel Fuller – confèrent au long-métrage une envergure internationale. Sa première partie, absolument brillante, distille une atmosphère remarquable. La mise en scène, la lumière et la musique sont superbes. Hélas, comme souvent chez Wim Wenders, le film est trop long, et malgré un beau final, la dernière demi-heure perd en intensité.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 2 décembre 2014
L’Ami américain est un film envoûtant, au rythme typique de Wim Wenders. C’est ce rythme, accompagné d’un duo d’acteurs (Ganz/Hooper) et d’une photo incroyablement crue, qui donne tout son intérêt et tout son corps au film, le scénario n’étant pas d’une originalité incroyable. Wim Wenders réussit en définitive un beau film, très maîtrisée et lent sans être ennuyeux. A voir !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 12 février 2012
En fait, tout le monde semble désemparé dans ce film policier mélancolique de Win Wenders, adapté d'un roman de Patricia Highsmith. Minutieusement et sans fioritures, le réalisateur allemand a réalisé un véritable petit bijou. Les critiques ont souvent vu dans « L'Ami américain » une parabole de la colonisation culturelle de l'Allemagne par les Américains, de la victoire de la corruption galopante sans scrupules et de la monopolisation agressive là où le doute et l'autocritique seraient bienvenus. En même temps, Wenders adapte avec précaution à l'actualité un des ressorts du film de gangsters classique: un réalisme social, tel qu'il a dominé ce genre depuis le début, marqué par des personnages se défendant de manière désespérée et échouant face à des promesses de justice politiques et sociales. Poursuivant et renouvelant cette tradition, Wenders nous offre avec « L'Ami américain » un film policier exigeant qui allie sans peine la profondeur grave et l'intrigue à suspense, un film complexe, qui ne veut pas se fixer et dans lequel presque toutes les identités, les relations et les motivations restent ouvertes – ainsi l'amitié entre Ripley et Jonathan. A la fin, des images surréalistes nous montrent les deux hommes brûlant sur une plage à l'embouchure de l'Elbe une ambulance contenant les cadavres de quelques gangsters qui étaient à leurs trousses. Mais cette amitié ne résiste pas à la dernière épreuve puisque Ripley s'enfuit avec la femme de Jonathan et le laisse aller seul vers la mort.
Ykarpathakis157

6 192 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 avril 2021
L'Ami américain ne plaira qu'aux plus fervents adeptes du réalisateur d'art et d'essai Wim Wenders. Bien qu'il s'agisse de l'un de ses premiers longs métrages il est déjà truffé d'allusions à l'histoire et à la théorie de l'image en mouvement allant d'un jouet zootrope et d'une caméras de surveillance omniprésentes. Le personnage principal se met dans le cadre en accrochant un cadre photo autour de son cou s'en que l'on sache pourquoi. Dans le contexte du port sinistre de Hambourg Wenders se laisse aller à son obsession de la culture américaine sous les traits de Dennis Hopper. Se faisant passer pour un faux cow-boy il réintroduit de faux tableaux américains par le biais d'une salle des ventes allemande. Le dernier tiers de l'histoire à partir du moment où Zimmermann monte dans le train est totalement incompréhensible sans connaissance préalable du livre dont il s'inspire. Le peu d'action que l'on voit est affreusement filmé. Car la plupart du temps ce sont des gens qui se déplacent lentement en marmonnant des paroles de chansons de Bob Dylan tandis qu'ils vaquent à leurs sombres occupations dans un univers parallèle lourd de misère et de sens. Ce dont nous avons besoin c'est de réalisateur qui s'intéressent moins a leurs films et plus à vrai vie...
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 août 2025
Un superbe hommage au cinéma américain dont l’intrigue se situe essentiellement à Hambourg. Magnifique mise en scène où les décors naturels sont intelligemment utilisés (les quais, le métro) et où certains plans rappellent les photographies d’Edward Hopper.
La distribution est somptueuse et le duo improbable formé par Bruno Ganz et Dennis Hopper est inoubliable. Polar métaphysique adapté d’un roman de Patricia Highsmith dont l’intrigue est secondaire, « L’ami américain «  est avant tout un road movie urbain, où chacun effectue un voyage intérieur. De plus, on y entend une des plus belles chansons des Kinks, « Nothin’ in this World can stop me Worryin’ ´bout that Girl ».
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