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3,0
Publiée le 18 janvier 2025
« Chaque jour pourrait être le dernier. » Pour une famille vivant recluse dans un luxueux bunker naturel, c'est une préoccupation lointaine. Ils mènent une vie tranquille et ils ne semblent manquer de rien. Cependant, un événement va chambouler leur quotidien... Si on a déjà vu ce cas de figure avec spoiler: l'arrivée d'un étranger au sein d'un groupe dans un huis clos post-apocalyptique , les conséquences sont ici un peu différentes. Il s'agit surtout d'un déblocage de relations trop longtemps figées dans un confort presque indécent avec un bonheur de façade qui se fissure progressivement alors que des sentiments refoulés refont surface. Sujets tabous, confrontations, vérités, les personnages se montrent enfin humains face à cette situation anormale. Malgré le contexte et le cadre restreint, on n'est jamais face à une situation explosive. Ça reste un drame, jamais oppressant, qui fragilise petit à petit l'image parfaite de ce style de vie. J'ai beaucoup aimé l'environnement de cette mine de sel ainsi que les décors et j'aurais aimé en voir plus sur le quotidien, leur organisation, etc. Il y avait la place en enlevant ces numéros musicaux très dispensables et vraiment pas mélodieux. "The End" est parfois inégal et probablement trop long, mais c'est un film singulier et plutôt pas mal.
The End, c'est 30 minutes de comédie musicale qui ferait le bonheur de Nanarland, et 2h de drame bobo pompeux et prétentieux. Pour la partie (involontairement) marrante, on retiendra les tableaux musicaux de George MacKay qui chante "Gnagnagnagna..." en faisant l'éolienne avec ses bras (ils ont mis les gars de West Side Story, sur les choré, ça se sent... Ironie) ou Michael Shannon qui chante "Cuicuicuicui..." avec le majordome qui bat des ailes en arrière-plan... On en pleure de rire, tellement le film n'a aucune conscience du ridicule dans lequel sa prétention à être le prochain Herzog de La La Land l'enfonce. Malheureusement, si l'on se bidonne devant quelques shows, le reste est d'une platitude infernale et très tournée vers des problèmes de riches. Alors donc, ces fuyards de l'Apocalypse qui forment la nouvelle famille assez friquée pour jouer dans la série Succession, ne sont jamais attachants, jamais compréhensibles dans leurs agissements (ils semblent occuper leurs journées un peu au hasard... Car qui spoiler: abandonne ses proches, et se persuade d'être l'avenir du monde, dans une Apocalypse ? Réponse : des gens de peu de morale, alors à quoi bon prétendre qu'ils se sauveraient en cas d'incendie ? Ils sont tous insupportables). La qualité des chansons et des chorégraphies sont cataclysmiques (on ne retient aucune mélodie à peine le morceau terminé, et les mouvements de danses ressemblent à des spasmes musculaires). On sauvera quand même l'investissement des acteurs, qui chantent juste (au moins ça), et un concept de l'intruse "roturière" parmi les richous qui intéressait au départ (avant qu'elle spoiler: ne devienne comme eux ). Un film d'auteur qui s'essaye à la comédie musicale, fait parfois rire malgré lui, et surtout bailler dans le reste.
Comédie musicale dans les entrailles de la terre où les fantômes du passé et les doutes sur l'avenir se confondent. L'ensemble assez long et peu lisible est décevant.
Vidéo typiquement anglaise : très bavarde (avec monologues), comédiens qui surjouent, théâtrale.
Tout est entièrement tourné dans un unique décor savamment réalisé et plastiquement irréprochable (maison bourgeoise construite dans une mine de sel, richement décorée.) C'est plus proche du théâtre contemporain, avec concept arty, que du cinéma.
Comme souvent, le contexte post-apocalyptique n'est pas cohérent : les personnages, trop bien coiffés pour des survivants, ne manquent pas, par exemple, de monture de lunettes ou de pijamas haut de gamme.
"The End" ne comporte que 10% de comédie musicale, fade, décevante. N'ajoute rien. Inutile.
Aucun personnage n'est attachant. La narration stagne.
Seule surprise : un concours de pets, ce qui étonne dans un milieu bourgeois.
Je n'ai aucunement saisi le propos, s'il y en a un ? Je lis que le sujet est la culpabilité de ceux qui ont abandonné leurs proches pendant la pandémie de 2020/21.
J’ai vu The End dans le cadre du Festival du Film Américain de Deauville. C’est un film ambitieux, singulier, parfois fascinant sur le papier… mais qui m’a surtout laissé à distance. L’idée de départ est forte, la mise en scène est soignée, mais le résultat manque de souffle. On sent une volonté d’originalité, presque d’expérimentation, qui finit par tourner à vide.
Visuellement, c’est marquant, et le propos a de quoi intriguer, mais tout est trop appuyé, trop symbolique. Oppenheimer veut mêler satire, fable et comédie musicale post-apocalyptique, et l’ensemble finit par se perdre entre ses propres ambitions.
Un film intéressant sur le fond, mais froid et un peu vain dans la forme.
Honnêtement c’est vrai mid… ok t’as quelques beaux plans, les acteurs sont pas trop mauvais mais sérieux le scénario ? Ils sont pas aller chercher super loin, je trouve que ça manque de prise de risque et que pour un film qui cherche à faire poser des questionnement sur la société et nos caractères personnels, ils parlent (enfin chantent) tous beaucoup pour finalement pas rentrer dans le fond du film… dommage
(Avant première au festival du cinéma américain de Deauville 2025)
On ne passe pas forcément un bon moment avec ce film mais c'est pour être au plus proche du mal-être de ses personnages. L'aspect comédie musicale renforce leurs caractères mais est malheureusement parfois mal amené. Le film aurait pu aussi gagner en efficacité avec quelques coupes mais son rythme lent fait aussi sa force.
Vu au festival du film américain de Deauville, un huis clos qui interroge sur la manière dont nous réinventons notre passé pour justifier notre présent