Revu il y a quelque temps d'un œil adulte, le film de mon enfance m'a scotché sur le siège par la beauté de son histoire. Celle d'un oiseau, d'un ramoneur et d'une bergère qui luttent contre un pouvoir despotique et la liberté... Le sujet social et politique est encore et toujours d'actualité. Une merveille intemporelle.
Le Roi et l'oiseau est un chef d'oeuvre qui ne vieillit pas, une claque cinématographique d'une intelligence remarquable et insoupçonnée quand on le voit pour la première fois (pour la plupart des personnes, quand on est enfant). A revoir avec l'oeil d'un adulte et les oreilles d'un enfant. 4,5/5
Oh my god. Quel film ce "Roi et l'oiseau" je m'attendais un tout mais sauf à ce que ce film devienne mon film d'animation préféré. Dans ce film on passe par toute les emotions de la joie.... a la tristesse....etc. De plus, dans ce film c'est surtout la liberté dont on cherche à démontrer. Le scénario, la realisation, l'animation sont touts simplement parfaites pour un film qui date comme même de plus de plus de 35ans. Je fini par la musique de W. Kilar qui est magnifique, magique, extraordinaire, sombre, dérangeante. Donc voilà ce film est pour moi le meilleur film d'animation de tout les temps !!
Quelques jolis moments, une superbe musique et le charme général n'empêchent l'ensemble d'être particulièrement poussif, lent, presque pénible à suivre.
Un seul mot : Grandiose. Tout bonnement, Grandiose. Le roi et l'oiseau est, à mon sens, le plus grand chef d’œuvre de l'animation. Et ce pour une raison, dont la simplicité touche au sublime. La quasi-totalité des films d'animation français, sont des divertissements. Mais pas ici. Le Roi et l'oiseau c'est un film d'une Puissance, mais surtout d'une Violence, qui n’a même pas effleuré l'esprit du jeune enfant que nous étions à l'époque de notre premier visionnage, de cette œuvre grandiose. Le roi et l'oiseau, c'est un hymne à la liberté. De la liberté avec un grand "L". De ses joies, de ses découvertes, de ses peines, de ses combats... Ici, la dureté de la liberté n'est pas édulcorée. La violence du monde n'est pas passée sous silence. Le film se contente de représenter avec la même intensité, les instants de bonheur et de tristesse d'un petit faon qui deviendra grand. Avec une virtuosité exceptionnelle. Artistiquement, Le roi et l'oiseau est clairement le film le plus aboutit du studio. Graphismes, ambiance, réalisation, thèmes traités, utilisation de la musique, montage... Tout est grandiose. (Étonnamment) grandiose... Je m'étais, comme beaucoup, laissé berner par le souvenir qu'il m'avait laissé à 10 ans. Un film très peu divertissant, comparé au très surcoté Roi Lion (LE blockbuster d'animation dans toute sa splendeur) et autre Livre de la jungle... Un film sublime, mais qui manquait cruellement d'héroïsme et d'épique. J'étais jeune, aveugle et immature. Je n'avais pas su voir le réalisme, et la pertinence de son propos. Mais aujourd'hui je peux affirmer qu'il s'agit du film le plus adulte et touchant de France, et sans doute SON chef d’œuvre...
Le rythme très lent et l’animation vieillotte pourront rebuter la nouvelle génération. Mais, pour qui sait faire abstraction de ces défauts liés à l’âge, le chef d’œuvre de Grimault et Prévert se dévoile dans toute son originalité. Un film unique, dopé à la poésie et magnifié par une musique somptueuse.
Je devais avoir 8 ans quand j'ai vu Le roi et l'oiseau pour la première fois, je me souvenais plus de ce film jusqu’à il y a quelque mois ou je retombe dessus par hasard. Quel fut ma surprise de voir que c'était un film très populaire mais aussi un film très apprécié . Ni une ni deux il faut que je revois ce film, chose faite je dois dire que la vision que j'ai eu étant enfant est très différente .
Le Roi et l'oiseau n'est pas un dessin animé banal, c'est un film dénonciateur, dénonciateur du totalitarisme, de toute forme de dictature et de l’oppression du peuple et de la liberté . Pas un simple dénonciation car ce film aborde aussi le peuple qui vit dans le peur, l'amour et la destruction. Tout ceci est fait avec subtilité, humour et poésie . Dénonciation du nazisme et des camps avec ce passage ou le roi dit "Le travail c'est la santé" qui était une des phrases accroché devant les camps de concentration comme Auschwitz (bien évidemment en Allemand (Arbeit macht frei)) .
C'est poétique car on met les oiseaux au rang de symbole de la liberté, on met les enfants au rang de l'amour qui sera plus fort que tout . C'est parfois drôle et la restauration est très belle offrant des couleurs certes assez terne mais qui sont la pour coller a l'univers froid qui se dégage de toute cette histoire .
Le Roi et l'oiseau est donc un film intelligent et subtil dans sa façon de dénoncer la guerre et les dictatures, un film qui cible plus les adultes que les enfants .
C'est lent, c'est lent, ca manque de rythme, que ce soit l'animation, l'histoire, les dialogues, tout dedans est lent. Un excellent soporifique. C'est dommage car la poesie du scenario et du dessin aurait pu amener a quelque chose de beaucoup mieux, si elle n'etait ralenti ainsi.
« Peindre d'abord une cage avec une porte ouverte, peindre ensuite quelque chose de joli, quelque chose de simple, quelque chose de beau, quelque chose d'utile pour l'oiseau. » Jacques Prévert et Paul Grimault auront fait l'inverse pour Le Roi et l'oiseau, en faisant sortir les protagonistes de leurs tableaux. Considéré comme un chef-d'œuvre de l'animation et ayant reçu le Prix Louis Delluc en 1979, ce film met en scène le roi Charles Cinq et Trois font Huit et Huit font Seize, ainsi qu'un oiseau farceur réputé comme être son plus grand ennemi.
La figure du duo que tout oppose a souvent fait le succès de grands chefs-d'œuvres de l'animation (La Belle et le Clochard, Wallace et Gromit, La Belle et la Bête). Nous avons droit ici à un roi tyrannique, triste et sans cervelle, face à un oiseau protecteur, joyeux et cultivé. Ce premier est tellement mégalomane qu'il a de multiples portraits de lui dans sa chambre. Mais son orgueil va le mener à sa perte, puisqu'une l'une de ses représentations picturales va sortir du tableau en lui prenant sa place et le faire tomber aux oubliettes. Ces personnages sont des archétypes de contes pour enfants. Les deux hommes le montrent de belle manière en les faisant sortir de leur toile afin de montrer leurs figures symboliques.
Dans des décors aussi splendides qu'inquiétants, le roi semble gouverner une ville totalitaire à l'architecture démesurée. Les gardes (superbe idée de les transformer en chauve-souris) sont partout et contrôlent un peuple que l'on ne voit presque pas, si ce n'est dans la ville souterraine, glauque et effrayante. Seul l'aveugle a l'air optimiste, car il est sûrement le seul à ne pas voir ce qu'il se passe autour de lui. Si le récit est efficace en changeant constamment de lieux, Le Roi et l'oiseau pâtit d'un léger manque de rythme et d'une ambiance sonore un peu muette dans certaines scènes.
Le thème de la liberté restera, plus de trente ans après sa sortie, le sujet central de cette œuvre. La révolte des animaux (la révolte du peuple, où le bien lutte contre le mal) donne au Roi et l'oiseau toute sa force poétique et émotionnelle. Ici, même les machines (qui inspireront par la suite Le Géant de fer) peuvent avoir plus de cœur que les humains pour libérer les oiseaux de leur prison.
À l'époque où Disney maîtrisait tous ce secteur cinématographique, Grimault n'a jamais abdiqué en créant un film à l'inventivité hors des normes et à l'animation très travaillée. Comme pour les êtres humains, la destinée de certaines oeuvres existe. Celle de ce film n'aurait pu ne jamais pu finir entre nos mains, mais devenir poussière. Grâce à la persévérance et à la maîtrise technique de certains, la restauration du Roi et l'oiseau a pu s'opérer. Ce chef-d'œuvre est désormais sauvé, pour le bonheur de tous.
Une bande sonore splendide, film d'animation haut en couleur avec sa fameuse histoire. L'œuvre de Prevert et Grimault perdure dans le temps et ne prends pas une ride.