Le Roi et l'oiseau
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330 critiques spectateurs

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Artriste
Artriste

185 abonnés 2 369 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 septembre 2024
Film d'animation, coécrit par Jacques Prévert et Paul Grimault, et réalisé par ce dernier, Le Roi Et L'Oiseau est une très belle œuvre. L'histoire nous fait suivre le roi Charles-V-et-trois-font-huit-et-huit-font-seize qui règne en despote mégalomane sur le royaume de Takicardie. Amoureux d'une charmante et modeste bergère qu'il veut épouser sous la contrainte, celle-ci prend la fuite avec un ramoneur qu'elle aime. Les deux tourtereaux sont aidés dans leur entreprise par un oiseau, enjoué et bavard, s'amusant à narguer Sa Majesté. Ce scénario, adapté du conte La Bergère Et Le Ramoneur publié en 1845 par l'écrivain danois Hans Christian Andersen, s'avère prenant à visionner pendant toute sa durée d'une heure et vingt minutes. Ce long-métrage est en réalité une nouvelle version de La Bergère Et Le Ramoneur, premier film d'animation français sorti en 1953, désavoué à l'époque par les deux hommes derrière le projet suite à des divergences avec les producteurs, et reprend donc des séquences et des chansons de son modèle paru vingt-sept ans plus tôt. L'intrigue nous embarque dans une traque sans merci donnant lieu à tout un tas de péripéties. Mais elle sait également prendre le temps de se poser afin d'approfondir son propos. Résultat, le rythme alterne entre moments frénétiques et passages plus calmes. Cela se ressent au niveau de son ambiance tantôt reposante, tantôt stimulante. Le ton se veut à la fois amusant, mignon et triste, en plus de bénéficier d'une certaine aura onirique. Il faut dire que le récit traite de réflexions philosophiques à travers cette fable politique et sociale évoquant la liberté à travers cette lutte contre l'oppresseur représenté par le roi. Des thématiques aussi bien destinées aux enfants qu'aux adultes qui comprendront d'avantage toute la subtilité du propos. Cette mésaventure est portée par des personnages appréciables, à commencer par ce Roi délicieusement agaçant. Celui-ci est volontairement caricatural tout comme les serviteurs qui l'entoure. On sera d'avantage attaché à ceux faisant parti du camp des gentils, que ce soit l'oiseau, la bergère, le ramoneur, et tous ceux qui les soutiennent dans cette épreuve. L'automate géant est pour sa part pris entre deux feux. Tous ces protagonistes entretiennent des relations conflictuelles ou bienveillantes selon leurs rapports. Des échanges procurant quelques petites émotions, même s'ils manquent de sentiments plus forts, soutenus par des dialogues égayants et pertinents écrits par le poète. Sur la forme, la réalisation du cinéaste français se veut qualitative. Surtout, sa mise en scène évolue dans un univers charmant à la faveur d'une très jolie direction artistique. Les personnages ainsi que les environnements avec cet immense palais vertigineux dont la verticalité est très bien exploité et les rues du royaume variés grâce à leur exploration, sont finement dessinés, détaillés et animés. Ce ravissant visuel est en plus accompagné par une somptueuse b.o. signée par le compositeur polonais Wojciech Kilar. Ses compositions, entre mélodies mélancoliques et airs enjoués, sont magnifiques et parfaitement raccord avec les différentes situations et les images. Se mêlent à elles des compositions de Joseph Kosma qui a officié sur la version originelle et qui sont tout aussi belles que celles de son successeur. Cette chasse au couple et au volatile s'achève sur une fin poétique sublime venant mettre un terme à cette grande création artistique. Car oui, Le Roi Et L'Oiseau est un monument du cinéma d'animation qui mérite amplement son statut tant c'est une œuvre mondialement inspirante pour la profession devant à tout prix être admirée par tous les amoureux du septième art.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 octobre 2017
Le contraire des films d'animation survitaminés d'aujourd'hui. Le robot que l'on retourne contre son maitre fait bien pataud! Reste en revanche un univers poétique, moral et attachant. La ville basse où sont terrés les habitants qui ne voient jamais la lumière m'a fait penser à Underground! A consommer sans risque d'indigestion de bruit et de bagarres inutiles. A partir de 6/7 ans.
DVD octobre 2017
Fabios Om
Fabios Om

71 abonnés 1 330 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 janvier 2024
D'un côté, il y a le roi et de l'autre il y a l'oiseau. Dessin animé drôle et très poétique . très belle histoire, une dystopie intéressante, un message politique évident. Tout est réuni pour séduire un large public, les petits certes mais aussi les grands. Même s'il possède de grands moments de poésie, je m'attendais à mieux de "Le Roi et l'Oiseau" de Paul Grimault et Jacques Prévert car Jacques Prévert et meilleur pour écrire ce qu'il fait d'habitude mais la pour un film c'est autre chose et cela ce ressent grandement notmmanet dans les dialogue et l'écriture en elle même. En revanche, les qualités de ce film sont sa fabuleuse aura poétique et sa magnifique bande originale. Une histoire simple sur le principe mais touchante et pleine de bon sentiment et des répliques que l'on ne retrouverait plus dans les films d'animations de maintenant... Mais qui implicitement, valent parfois dire plus qu'un petit couplet rigolo. Les chansons, les personnages, l'idée générale, vraiment c'est bien, et pour un film de 1979 c'est encore mieux. Vraiment ce dessin animé était pas mal .
tisma

356 abonnés 2 302 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 janvier 2021
Une œuvre très poétique et tout en finesse, avec de bons gags, des mises en scènes intéressantes et touchantes, des personnages bien construit et un dessin exquis ! Le problème reste juste au niveau de l'histoire, cela reste l'histoire d'une demoiselle en détresse à sauver !
Paul B
Paul B

89 abonnés 1 506 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 octobre 2023
Comme je le précise souvent dans les critiques des films de mon enfance : Il n'est pas simple d'être objectif avec les œuvres que l'on connait depuis toujours.

Mais là il ne s'agit pas d'un simple film, non : Il s'agit là d'un chef d'œuvre.

Poétique, bien dessiné, original, qui n'accuse pas la moindre ride, intemporel, la musique est belle et par dessus tout : Ce film a donné envie au grand Miyazaki de faire du cinéma, excusez du peu.

Peut-être le meilleur film d'animation français. Cocorico !
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 11 septembre 2018
Oui, ce film est poétique. Oui, il est original. Mais ces deux points ne suffisent pas à faire d'un film un bon film, ont mon sens. Pour commencer les personnages ne sont pas du tout, mais alors pas du tout attachant. On a plutôt envie de les fuir. L'ambiance générale m'a donné envie de me suicider, ce n'est pas que c'est trop sombre, mais je dirais plutôt trop vide. C'est dommage parce que quand je regarde un film d'animation j'ai plutôt envie de m'évader, d'être enchanté ou de rêver, mais je n’ai pas envie de m'ennuyer. Je crois que je suis complètement passé a coté du film, surtout quand je vois toutes les bonnes notes qu'il a récoltées et je n’ai pas du tout le même regard sur le film que la majorité des avis. Moi je trouve le rendu indigeste. J'ai le sentiment que toutes les intrigues ne sont pas bouclées à la fin du film (mais que devient le véritable Roi?) La seule chose qui m'a surpris et intéressé c'est l'utilisation des musiques de Prevert. Je n'aime pas ce film, mais je comprends qu'il est trouvé son public. Moi ça ne m'a pas captivé.
NeoLain

5 888 abonnés 4 743 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 février 2008
Avec quelle patience paul Grimault est parvenu à réaliser son rêve : remanier La Bergère et le Ramoneur, un film commencé Jacques Prévert en 1950, dont la finition leur avait été retirée par des distributeurs sans scrupules. Trente ans après, le poète du dessin animé a eu le dernier mot. A son ami disparue, il rend le plus beau des hommages. Car tous les thèmes chers à Prévert sont là. Devant ces grands ateliers royaux ou, inlassablement, sont forgées des statues du roi, c'est la vanité et la bêtise que l'on dénonce. La "charmante bergère et le petit ramoneur de rien du tout" symbolisent l'innocence et l'amour. Dans le coup poing final du robot sur la cage aux oiseaux éclate la saine colère des deux amis contre toute entrave à la liberté. Aux spectateurs pressés. Paul Grimault propose de prendre le temps. Rien de frénétique dans cette course-poursuite lente et contemplative. Même les décors de la cité kafkaienne semblent tracé avec tendresse. Un classique. Il y a une telle intelligence et uen telle poésie dans ce film qu'on s'intérroge encore aujourd'hui sur la perfection du résultat d'un projet si colossal, tant sur le plan logistique qu'émotionnel. Tântot sinistre et inquiétant, tântot envoûtant et libérateur, ce chef-d'oeuvre intemporel s'acheve sur l'une des plus puissantes évocations du désir absolue de liberté. Vraiment une oeuvre immense.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juillet 2013
Devenu un classique du cinéma d'animation qui a inspiré les plus grands dont Hayao Miyazaki, "Le Roi et l'oiseau" est d'une poésie rarement vue dans un film d'animation français, bénéficiant des efforts conjugués de Paul Grimault et de Jacques Prévert pour qu'il prenne vie. Le rythme est lent et l'ensemble a pris un petit coup de vieux (que ce soit dans la post-synchronisation ou dans la qualité de certaines images) mais on se laisse envoûter facilement par l'univers fascinant que nous dépeint Grimault, inventant un château fait d'une multitude d'étages tous différent les uns des autres où les ramoneurs et les bergères sortent de leurs tableaux respectifs pour échapper à un roi tyrannique qui veut les retrouver. L'histoire ne tient pas à grand chose mais doit beaucoup aux nombreuses idées qui peuplent le film, qui parviennent à nous toucher et à nous plonger au cœur d'un royaume qu'on rêverait tous de visiter. Et puis il y a la séquence, magnifique, où le ramoneur, la bergère et l'oiseau se font poursuivre alors qu'ils descendent à toute allure les étages du château.
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 juin 2017
Une œuvre fédératrice, pleine de messages formateurs, de pédagogie, et de poésie. Cet oiseau de raison offre quelques fondements humanistes fondamentaux. Avec les superbes dialogues de Prevert et une animation peaufinée Le Roi et l'Oiseau est une œuvre d'émerveillement qui n'a pas pris une ride.

https://m.facebook.com/la7emecritique/
ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 novembre 2019
Évidemment, c'est un style de dessin très particulier surtout pour un spectateur d'aujourd'hui (les vicissitudes de sa création éclairent largement sur le décalage dont il peut souffrir). Toutefois la poésie opère à plein, avec un scénario bourré de petites trouvailles amusantes et pleines de charme qui font de ce dessin animé un divertissement pour tous les âges, à la fois sensible et d'une grande intelligence. Quelque part, c'est comme une oasis de douceur et de féérie à regarder ce film en contraste avec la furie actuelle dont sont gavées les productions animées modernes.
Grouchy
Grouchy

140 abonnés 1 033 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 février 2012
Sans doute un des plus grands dessins animés de tous les temps par sa poésie, sa critique de la tyrannie.
Antony
Antony

36 abonnés 401 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juillet 2010
Simplement fabuleux et magique. Ce dessin-animée m'a envouté à 6 ans et continue encore aujourd'hui à 31. A voir d'urgence.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 septembre 2011
Poétique, sublime, fantastique, magique, envoutant,... autant de ces adjectifs peuvent qualifier ce film d'animation au combiend es plus réussit. Belles images, musique grandiose, dialogue travaillé, univers original, ... Tout ceci permet d'oublier une histoire un peu trop singulière.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 octobre 2025
Si sa préparation a commencé juste après la Seconde Guerre mondiale, Le Roi et l’Oiseau ne verra le jour qu’en 1980, retardé par des désaccords financiers. Une première version, La Bergère et le Ramoneur, sortie en 1953, avait été reniée par Grimault et Prévert.


Malgré la mort de Jacques Prévert en 1977, son influence reste centrale. Le film demeure avant tout l’œuvre de Grimault et Prévert, où la poésie se déploie à travers une richesse thématique et une ambiance forte, sublimée par l’animation, la musique et le destin de la bergère et du ramoneur, inspirés des contes de Hans Christian Andersen.


Dès les premières images, la poésie se mêle à une puissance particulière, parfois froide, qui accentue la solitude et le caractère oppressant du dictateur. L’atmosphère rappelle 1984 d’Orwell ou Metropolis de Lang, tandis que les personnages, l’oiseau, les deux héros, le roi, apparaissent pleinement construits, porteurs d’émotions et de traits distinctifs.


La richesse du film dépasse la simple satire des dictatures. Il aborde aussi la violence sociale, l’oppression, la non-liberté et la course à la modernisation et aux objets inutiles, magnifiquement symbolisée dans la séquence finale. Cette inventivité se retrouve dans chaque détail du royaume, témoignant d’une imagination sans faille.


Techniquement, le film brille par son montage et sa coloration, qui renforcent l’atmosphère parfois surréaliste et immersive. Les messages restent subtils, offrant réflexion plutôt que lourdeur, tandis que la bande originale devient un véritable personnage à part entière, soutenant l’action et les émotions.


Avec Le Roi et l’Oiseau, Jacques Prévert et Paul Grimault signent une œuvre d’une rare puissance, où poésie, inventivité et réflexion se mêlent dans une ambiance oscillant entre merveilleux, surréaliste et dérangeant. Un testament intemporel, où chaque détail participe à une réflexion sur la liberté, l’oppression et l’imagination.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 janvier 2021
Le Roi et l'Oiseau est un très beau film d'animation, très poétique, signé Paul Grimault.
Le film n'a franchement pas trop vieilli ; on parle tout de même d'un film datant des années 50, restaurée dans les années 80. L'animation reste encore d'excellente qualité. Le doublage est plutôt convaincant.
Mais le point fort du film est indéniablement l'imagerie SF extrêmement réussie. L'univers et les décors sont fascinants : les ascenseurs qui montent à des centaines d'étage, les robots géants, la ville basse, les fauves dans la ville. Cette imagerie se mêle parfaitement à la poésie de l'intrigue (des personnages de tableaux prenant vie).
Magnifique film.
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