23403 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
611 critiques spectateurs
5
238 critiques
4
250 critiques
3
69 critiques
2
39 critiques
1
9 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Michael R
140 abonnés
1 530 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 8 février 2024
Platoon décrit le Vietnam, la sale guerre, à travers le parcours initiatique d'un jeune idéaliste pris entre 2 feux : celui cruel de Barnes (Tom Berenger en superbe salaud) et l'autre, plus humaniste d'Elias (Willem Dafoe en mentor désabusé mais juste). Oliver Stone plonge le spectateur dans l'horreur qui marque la rétine comme ces soldats ont été marqués dans leur chair lors de cette guerre si bête et inutile, symbole de la gloire perdue des États Unis.
Tout en nous immergeant au plus près du ressenti de soldats confrontés à la jungle vietnamienne grâce à une mise en scène de toute excellence, le récit confronte à travers les personnages d'un glaçant Tom Bérenger et d'un vibrant Willem Dafoe l'utopie d'une guerre saine à sa réalité terrifiante qu'il faut pourtant refuser pour conserver quelque part de son humanité; or celle-ci ne cesse de vaciller face à l'absurdité des tueries, à la douleur des vaines pertes humaines ou au désespoir d'une jeunesse gâchée ainsi que l'illustre le candide héros (avatar d'Oliver Stone lui-même) dont les tourments moraux sont habilement portraits par Charlie Sheen, incarnation funambule de ces soldats (interprétés par un solide casting) épargnés tant par le piège du manichéisme que celui de l'anonymisation. Par leur froid réalisme, diverses séquences manifestent l'horreur psychologique du conflit, de la paranoïa animale (au village) aux rivalités fraternelles (la mort inique) en passant par la lutte suicidaire (l'ultime carnage) avec en fond le majestueux Adagio pour cordes de Samuel Barber. Un réquisitoire pacifiste brutal, intense, marquant.
Film de guerre de référence sur le conflit vietnamien. Ici on accompagne le bidasse sur le terrain, dans sa vie quotidienne ennuyeuse et insalubre et surtout dans ses patrouilles et ses accrochages avec l’ennemi. Pas d’état-major, pas d’action débile à la Rambo, mais la peur, la haine, la souffrance, la camaraderie et le courage à chaque séquence. Presque tout est filmé en plans rapprochés, sans blabla, dans sa cruelle réalité. On retrouve bien sûr parfois l’outrance habituelle d’Oliver Stone mais sans excès, sans propagande, juste avec quelques moments de mauvaise conscience. Tous les acteurs tiennent leur rôle guère facile avec conviction et réalisme. On a fait beaucoup de films sur la guerre du Vietnam mais celui-ci fait vraiment partie des deux ou trois meilleurs.
Quelle déception. Je ne parlerai pas du scénario ou des acteurs, ça n'est le sujet. Mais les explosions, les tirs, les combats sont ridicules. Ça a totalement pourri le film. Quand on compare à Full Métal Jacket qui lui est un chef d'œuvre absolu...
« spoiler: L'enfer est l'impossibilité de la raison. »
Oliver Stone a écrit "Platoon" en se basant sur son expérience de combat pendant la guerre du Vietnam en tant que fantassin.
Il s’agit du premier film réalisé par un vétéran, et c’est la principale raison pour laquelle les hommes qui ont combattu dans cette guerre s’identifient profondément à cette œuvre cinématographique essentielle, qui est largement considérée comme l’une des meilleures œuvres, tous genres confondus, sur la guerre du Vietnam.
Chris Taylor, le personnage principal et narrateur, est un jeune volontaire qui, après sa première semaine en Indochine, écrit déjà à sa grand-mère spoiler: pourquoi il pense avoir commis une grave erreur en s'y rendant .
Oliver Stone développe ensuite l'absurdité politique, les horreurs de la guerre et la dualité de l'homme. Avant que le jeune Chris, qui a perdu son innocence, ne conclue par ces paroles de sagesse : « spoiler: Maintenant, avec le recul, je pense que nous n'avons pas combattu l'ennemi ; nous nous sommes battus l’un contre l’autre. Car l'ennemi était en nous. La guerre est finie pour moi, maintenant, mais elle sera toujours là, pour le reste de mes jours, comme je suis sûr qu'Elias le sera aussi, se battant avec Barnes pour ce que Rhah appelait la possession de mon âme. Depuis, il y a des moments où je me sens comme l'enfant né de ces deux pères. Mais quoi qu'il en soit, ceux d'entre nous qui l'ont fait ont l'obligation de reconstruire, d'enseigner aux autres ce que nous savons et d'essayer avec ce qui reste de nos vies de trouver la bonté et un sens à cette vie. »
Un chef-d'œuvre nominé pour huit Oscars, qui en a remporté quatre, dont celui du Meilleur Film, du Meilleur Réalisateur pour Oliver Stone, du Meilleur Son et du Meilleur Montage.
Sa série d'autres distinctions comprend notamment trois Golden Globes, deux BAFTA et plusieurs apparitions dans le Top 100 de l'AFI.
Après "Apocalypse Now" et "Full Metal jacket", j'en avais pas fini avec les films de guerre sur le Vietnam et "Platoon" reste un très bel hommage aux soldats. Contrairement à ces prédécesseurs, "Platoon" nous offre une représentation réaliste sur les soldats et non sur la guerre : on suit leurs vies sur le champ de bataille, on découvre leur relation entre eux et on sent leur évolution psychologique. En revanche, j'ai eu un peu de mal à m'attacher à eux, bien que les acteurs les incarnent bien. Pourtant ceux de Willem Dafoe et du pote de Charlie Sheen sont vraiment sympa. Niveau ambiance, on reste sur du sérieux, du réaliste et de l'horrible spoiler: surtout pour la scène où ils assiègent un village vietnamien. On pourrait trouver le film lent car il se focalise sur ses personnages comme dans "World Trade Center", mais je me rends compte que c'est une habitude d'Oliver Stone. La musique du film est juste géniale car elle sonne magistrale et bien dramatique. La mise en scène est très bien faite : les scènes nocturnes sont bien visibles et celles de combat sont bien entraînantes et on voit bien ce qui se passe.
"Platoon" est un énième film de guerre qui sait se différencier des autres films du genre, très réaliste dans sa structure et qui nous fait ressentir la violence de la guerre. Par contre, je conseille de voir le film en VO car la VF m'a laissé à désirer, pourtant j'adore les VFs.
Pour moi, c’est LE film sur la guerre du Viêt-Nam. C’est le film de guerre que j’ai vu le plus souvent. Il nous montre toute l’horreur de la guerre et la perte de tous les repères de ces soldats. Pourquoi se battent-ils ? Qui est leur véritable ennemi ? Doté d’un excellent casting (Charlie Sheen, Tom Berenger, Willem Dafoe et une dizaine de très bons seconds rôles) et d’une BO mythique, le film a plutôt bien vieilli visuellement et même si le doublage français laisse un peu à désirer, il n’enlève absolument rien à la qualité du film. Une référence du film de guerre, tout simplement.
Un film glaçant sur la guerre du Vietnam, suivant un groupe de jeunes insouciants qui vont vite être rattrapés par les horreurs de la guerre. Oliver Stone met en avant ses personnages et leurs relations, montrant plutôt que l'ennemi de l'armée américaine est... elle-même. Même s'il n'atteint pas le niveau d'autres œuvres sur cet événement tragique, Platoon est un incontournable du film de guerre.
Puisqu'on est directement lancé dans la guerre, on a pas trop le temps de s'attacher aux personnages ce qui est dommage bonne réalisation, belles couleurs, le film s'en tient à la guerre et les dialogues sont par contres rares et assez pauvres. Un film qui n'est pas à la hauteur de sa réputation.
Dans mes souvenirs il était pas trop mal, mais pour l'avoir revu assez récemment: il est assez moyen, bien inférieur a un Apocalypse now. Cela dis c'est un film qui reste regardable, si on aime les films de guerre.
Considéré comme 1 classique par beaucoup, j'ai personnellement pas accroché plus que ça. Est-ce qu'il n'a pas forcément bien vieillie...? Je ne sais pas mais son visionnage ne m'a pas transcendé.
« Et j’y suis, anonyme, avec des mecs dont tout le monde se fout. »
Dès la première minute, le ton est donné : de toutes jeunes recrues américaines débarquent sur le tarmac d’un aéroport et croisent un convoi de linceuls en plastique emportant les corps de militaires morts au combat.
La seconde scène, lente et moite, nous montre quelque chose de rare au cinéma : les conditions réelles de parcours dans la jungle. Le manque d’eau, les bestioles, un cadavre, la pestilence, la fatigue, mais aussi les vexations dont peuvent être victimes les « bleus ». Sans concessions.
Entre documentaire (Oliver Stone souhaitait relater depuis plus de 10 ans sa propre expérience d’engagé volontaire) et parcours initiatique, le film nous expose à une réalité crue ou même de l’inhumanité transpire encore l’humanité, dans tout ce qu’elle a de plus sordide, de plus extrême aux frontières de l’absurde.
Si la réalisation est assez académique, la narration transpose très bien le climat déstructuré des situations vécues et l’ensemble est porté par un casting parfait (sans doute les plus beaux rôles de Willem Dafoe et Tom Berenger). Les scènes se succèdent pour offrir une fresque assez complète de ce que peut être une guerre totale, des escarmouches aux tranchées.
Moins littéraire, moins esthétisant que l’indépassable Apocalypse Now (dont le héros était interprété par Martin Sheen, le père de Charlie), Platoon nous immerge dans une réalité qui dépasse, ici comme là, la seule guerre du Vietnam. Apocalypse d’un côté, enfer de l’autre.