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sameplayerparis
50 abonnés
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4,0
Publiée le 26 juillet 2022
Un film original, un scénario au bon suspens, des personnages marquants et souvent inquiétants, du bon cinéma. Seul bémol : une telle longueur s'impose t'elle vraiment ?
Installé depuis quelques années en Galice pour vivre du produit de leur terre tout en retapant de vieilles bâtisses, un couple de français est quotidiennement confronté à l'hostilité de quelques habitants du cru. Réussiront-ils à cohabiter tous ensemble ? Le duo Denis Ménochet / Marina Foïs fonctionne plutôt pas mal à l'écran, la tension palpable de ce film franco-espagnol ne se discute pas, surtout dans la première partie. La seconde moitié ainsi que la fin m'ont beaucoup moins convaincu, c'est vraiment dommage car ce film possède un charme troublant et poisseux. De bons comédiens, mais un thriller rural finalement moyen et très décevant sur le dénouement. Site CINEMADOURG.free.fr
Qu'il est oppressant ce film ! Du début à la fin la tension est permanente (genre Délivrance pour donner une idée) Thriller et drame social à la fois, sur fond de xénophobie débile et stérile, on assiste impuissant et inquiet au cauchemar que vit ce couple qui vient de s'installer dans un village espagnol. C'est tellement bien filmé que même les beaux paysages, le village, les fermes, les champs, les arbres, les tomates ! , TOUT est anxiogène. Ménochet incroyable de justesse et de crédibilité (et merciiii et tant mieux, parce que juste après l'hystérique Peter von Kant j'ai cru qu'on l'avait perdu !) Quant aux 2 acteurs qui interprètent les "tarés de merde d'espagnols" (je reprends l'expression du film) qui leur pourrissent la vie, ils sont tellement convaincants que juste les voir marcher dans un champ nous fait flipper. Magnifique film choc.
Franchement je ne comprends pas que ce film ait reçu d aussi bonne critiques ... j ai déteste, je mz suis ennuyée a mourir, c est glauque, triste, déprimant.... des longueurs a n en plus finir... aucun suspense... on se doute de la fin ... pas de beauté, de poesies.. une vision ultra sombre du monde ... peut être réalité... mais alors fuyez ce "realisme" la ... autant cultiver la lumière et la légèreté en nos cœurs que ces visions sombres la qui manquent cruellement de beauté ...
Film manichéen Les bobos qui veulent imposer aux autochtones leur vision du monde en refusant l'installation des éoliennes qui permettraient leur émancipation, mais de quel droit ?! Ces bobos ayant eux-mêmes profité du progrès qu'ils condamnent pour devenir qui ils sont !! Je suis outré par le parti pris du réalisateur contre ces pauvres autochtones qui ne sont pas au même niveau de développement que les héros du film, et à qui on refuse d'y parvenir au nom de l'Ecologie !!
« As bestas » (les bêtes en Espagnol) du réalisateur Rodrigo Sorogoyen promet beaucoup mais accouche finalement d’une œuvre un peu bancale et parfois outrancière. Le film qui sortira le 20 juillet 2022 en salle est centré autour de Antoine et Olga, un couple de Français qui sont installés depuis longtemps dans un petit village de Galice. Ils pratiquent une agriculture écoresponsable et restaurent des maisons abandonnées pour faciliter le repeuplement. Tout devrait être idyllique sans leur opposition à un projet d’éolienne qui crée un grave conflit avec leurs voisins. La tension va monter jusqu’à l’irréparable. Ca, c’est ce que vous pouvez lire sur la page de présentation du film. En vérité, d’une histoire assez universelle – les querelles de voisinage – le réalisateur tire une histoire un peu bancale, où voisinent plusieurs sujets : l’opposition entre agriculture traditionnelle et néoruraux, l’irruption du monde moderne (symbolisé par les éoliennes et la caméra utilisée par Antoine pour accumuler des preuves contre ses voisins) dans des régions appauvries par le dépeuplement et le nouvel ordre économique mondial… Le tout baigne dans une photographie crépusculaire – marque de fabrique du réalisateur - et une ambiance vaguement asphyxiante mais c’est surtout l’ennui qui domine et rapidement l’agacement face à des néo ruraux un peu bornés et des « locaux » un peu dépeints comme des démeurés. C’est un peu « tout blanc tout noir » et parfois caricatural. Denis Menochet impressionne comme toujours dans un jeu toute en violence contenu et en présence physique à la limite de l’ogresque. Marina Fois fait le job mais commence à devenir routinière dans un rôle -encore une fois – de « porteuse de croix » un peu hystérique. Peut être Rodrigo Sorogoyen souhaitait que nous ne nous attachions à aucun de ses personnages pour que frustration et manque d’empathie nous escortent jusqu’à la sortie. L’avenir du film nous le dira.
"As bestas", comme les meilleurs. Un titre aussi abscons en Castillan qu’en Français. Car dans ce conflit de voisinage entre gens du cru et immigrés (européens dans un pays d’Europe qui a lui-même fourni pas mal de population à ses voisins), on ne discerne pas trop la signification ou le message du titre. Malgré la présence de deux acteurs de renom de nos salles et productions françaises, l’action se déroule en version originale (espagnol, castillan) à l’exception de quelques courtes scènes d’échanges en tête à tête dans le couple français en proie à ses voisins et pour signifier la difficulté à maitriser parfaitement la langue du cru. Pour les spectateurs d’ici dont il se dit (avec raison) qu’ils ne sont pas spécialement férus de version originale sous-titrée c’est une difficulté supplémentaire dans l’approche. Le propos du scénario se veut sombre. C’est sans doute pour souligner cette ambiance que presque toutes les scènes sont tournées dans la pénombre. Effets de style mais c’est lassant à la longue. Et puis 137 minutes, deux heures et quart, il n’est pas dit qu’il ait été nécessaire de délayer autant. C’est du « Festival de Cannes », ce n’est donc pas pour le grand public. A dessein ?
Antoine, lorsqu'il est jeune, tombe amoureux du ciel d'un village de Galicie. Il se promet d'y termine s'est jours. Le film commence là. Antoine et sa femme sont installés depuis qq temps. Mais apparemment, Antoine ne fait rien pour se mêler à la vie du village. Et alors, tout part en vrille. Et comme Antoine n'est pas du genre à discuter, c'est plutôt une brute taiseuse, ça tourne très mal. Antoine est tellement maladroit, même avec sa femme, que me suis longuement ennuyé. Ce c... m'a gonflé pendant 2h28 !!! Bon ... c'est bien tourné, bien joué. ... Mais le fait que le couple soit écolo ne justifie en rien les louanges reçues. Je ne recommande vraiment pas ce film sauf si vous aimez la Galicie sous la pluie.
Voilà un film qui m'a mis de très mauvaise humeur. Scénario improbable d'une violence psychologique disproportionnée et inutile. Le film est lent la mise en scène sans relief . J'ai perdu mon temps et je n'ai pas compris pourquoi on met autant de violence dans un scénario. Economisez votre temps et votre argent.
Un film à fragmentation. Comment un conflit de voisinage va déboucher sur un drame rural tetanisant. Le rythme est lent mais jamais long, prenant et émouvant Un film qui interroge sur la place de l'étranger et l'enracinement dans un lieu. Les deux frères sont bien définis dans leurs frustrations et leurs ressentiments, dans une scène en plan séquence magistrale avec leur voisin, dont Roberto Sorogoyen a le secret. Comment leur rêve d'une vie meilleure est battue en brèche par l'étranger, symbole des ressentiments . Le réalisateur nous place en témoin de personnages dans une tension sourde. Plusieurs morceaux de bravoures composent le film dont une scène grandiose entre la mère et la fille. Le film a le goût de la terre, pour laquelle se battent les hommes. J'aime beaucoup aussi la partie finale qui change le ton et le ressenti du film.
Dès les premières vues on est saisi et le suspens dure durant tout le film, très belles interprétations, très bon film très noir qui fait froid dans le dos, quelques longueurs
Un immense film, Rodrigo Sorogoyen au sommet et pourtant il était déjà allé très haut avec que dios nos perdone et El Reino. A mi chemin entre Délivrance et Chien de Paille, un thrilleur au suspens haletant qui ne vous lâche pas dès la 1ère minute.
Ce film qui a (plus ou moins) marqué l'été 2022, réalisé par Rodrigo Sorogoyen, n'est pas mal mais sans plus. Encore une fois, je n'arrive pas vraiment à comprendre l'engouement du public et de la presse ni les prix qui vont avec. Le film raconte ici l'histoire d'un couple de français qui s'installent dans la campagne espagnole pour y faire de l'agriculture biologique. Et ça ne plait pas vraiment à leurs voisins ! Sur le papier, ça fonctionne très bien mais à l'écran, ça se transforme assez rapidement en "Petits secrets entre voisins". Et oui car ces histoires de voisinages de campagne, ce n'est pas nouveau, le film m'ayant d'ailleurs rappelé le (très bon pour le coup) "Fumiers !", épisode de la toute aussi excellente émission "Strip-Tease". Ainsi, on peut cependant voir que le sujet du film n'est forcément cliché ; effectivement ces histoires de parisiens bobos venant s'installer à la campagne pour faire leurs trucs qui dérange leurs voisins, implantés là depuis longtemps, existe. Seulement, c'est plutôt la manière de traiter le sujet qui m'a posé problème. Tout y est exagéré. Que ce soit les paysans incultes vivant chez leur mère ou les bobos instruits, le film passe par tous les stéréotypes possibles. Et l'histoire en elle-même n'est foncièrement passionnante. À force de vouloir créer de la tension de partout, on finit par s'ennuyer (en même temps, le film sélectionné à Cannes donc on sait qu'on va se faire chier à un moment donné). En plus des stéréotypes des personnages, on a aussi les clichés du film d'auteur intello avec ces longues scènes ne comportant aucun dialogue, ces pseudo moments de tension dans lesquelles les personnages se regardent mal etc. Et on pourrait penser que le film partirait dans une autre direction dans la seconde partie du film mais non, on reste sur le même rythme alors qu'il y avait pourtant un tout autre thème à exploité ; spoiler: celui de la vengeance . Cependant, j'avoue que je n'ai pas forcément passé un mauvais moment pour autant car tout n'est pas à jeter. Même si le réalisateur y va un peu fort avec ses scènes de tension, faisant tomber le film dans une certaine lourdeur, certaines scènes sont en revanche réussies, comme par exemple celle dans laquelle Antoine et Xan tentent d'avoir une discussion posée. D'ailleurs, concernant les acteurs, tout le monde est très bon, que ce soit Denis Ménochet, Luis Zahera, Marina Foïs, Diego Anido etc. "As Bestas" n'est donc pas mauvais mais est loin d'être le chef-d’œuvre que tout le monde porte aux nues.