As bestas
Note moyenne
4,1
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512 critiques spectateurs

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107 critiques
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Chatcaliban
Chatcaliban

47 abonnés 130 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 août 2022
J'avais bcp aimé El Reino excellemment joué. Dans ce nouveau film, c'est encore une fois ultra maîtrisé sans effet de style ni de fausse complexité. Les dialogues sont très bons et le film se renforce dans sa seconde partie. Si le Menochet est très bon, la Marina est exceptionnelle. Elle explose de talent dans ce film où tout est bon. Superbe moment de cinéma.
Madjujul
Madjujul

4 abonnés 26 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 août 2022
Mise en scène, direction d’acteurs, scénario : tous ces piliers du cinéma sont maîtrisés de bout en bout dans « As bestas » et cette maîtrise en fait un grand film. Le réalisateur Rodrigo Sorogoyen nous embarque dans une histoire galicienne qui semble anodine de prime abord mais qui se révèle être d’une puissance et d’une résonance universelles.

Sorogoyen avait déjà excellé dans ses précédents films (El Reino, Que Dios Nos Perdone…) et c’est à nouveau une réussite avec As bestas. Le film est composé de deux parties. La première met en place les protagonistes et les enjeux de l’intrigue jusqu’à un sommet de thriller qui nous retourne littéralement - on n’en dévoilera rien ici évidemment. La transition vers la seconde partie démontre également le génie de Sorogoyen dans sa mise en scène. Et cette seconde partie nous bluffe dans le cheminement de l’histoire jusqu’à sa conclusion intense.

Le film est porté par le jeu impeccable de ses acteurs, les premiers comme les seconds rôles. Luis Zahera a cette présence inquiétante dans chacune de ses scènes. Ménochet est toujours aussi imposant. Et Marina Foïs se révèle être une actrice qui sait jouer dans la cour des grands. Personnellement, je ne l’attendais pas dans ce registre mais elle est épatante et on voit qu’elle a tout donné dans ce rôle : la scène de dispute avec sa fille dans la cuisine est mémorable. Les dialogues y sont très justes, très bien écrits mais il faut savoir aussi les dire et Foïs y parvient haut la main (mention spéciale pour Marie Colomb qui joue le rôle de sa fille).

Justement, les dialogues. Le mélange français et espagnol est très bien amené tout au long du film. Et il n’y a pas que la scène de la dispute mentionnée plus haut qui soit très bien écrite. Chaque dialogue est comme une scène d’action avec une intensité dramatique inouïe. La scène d’explications dans le bar entre les personnages d’Antoine et de Xan est un régal : un plan fixe avec la caméra qui se rapproche des personnages de façon inquiétante, des interprètes impeccables et un texte en espagnol qui devrait servir d’exercice pour tout comédien en herbe.

As bestas agit au final comme un western moderne, en donnant au genre ses lettres de noblesse. Le western n’est pas mort : c’est drôle, on le retrouve en Espagne, terre de tournage de certains des plus grands westerns du cinéma - et donc des plus grands films. As bestas en fait désormais partie.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 août 2022
Dès les premières minutes, Sorogoyen place le spectateur dans un état de tension qui ne cessera de le quitter tout au long du film. Ce long plan séquence sur ce rituel consistant à attraper les chevaux par la crinière s'apparente à une danse macabre où hommes et bêtes ne semblent plus se distinguer. spoiler: Cette première séquence trouvera un écho lors de la mort d'Antoine. En effet, le réalisateur utilise un gros plan sur sa bouche qui n'est pas sans rappeler celui de la première scène sur le museau du cheval, moment ultime de bestialité.
C'est avec un certain réalisme et un minimalisme dans la musique et les sons, que le réalisateur réussit à transformer chaque dialogue en confrontations plus virulentes les unes que les autres. Les contrastes entre les scènes de travail en extérieur surexposées à la manière d'un rêve et les scènes d'intérieur soulignent le décalage entre le projet initial d'Antoine et d'Olga et la réalité. spoiler: Lors de la seconde partie du film, Sorogoyen opte pour une lumière plus douce aux tons blanchâtres afin de retranscrire l'expérience d'Olga qui, à la manière de Fern dans Nomadland, est contrainte d'affronter seule un milieu de travail parfois hostile envers les femmes.

As Bestas ressemble à une histoire de clivages : entre une Espagne rurale qui semble avoir été abandonnée par l'Espagne urbanisée, entre des urbains attirés par un « désir de campagne » au sens donné par Jean Viard et des ruraux qui voient la ville comme un espace de liberté.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 11 août 2022
Verre aux 2/3 plein ou au 1/3 vide ? Pendant une grande partie, le film est juste, dense avec des personnages passionnants. Et puis le réalisateur tue son héros et c'est fini. Non seulement il ne se produit plus rien dans l' histoire mais aussi dans le.film. Les frères maudits disparaissent ainsi que le village. Ne reste que les états d'âme de fifille et des scènes redondantes chez les flics ou dans la forêt. Où comment détruire in fine un film qui avait plus que bien commencé. Il ne faut jamais faire disparaitre le personnage principal au milieu d'un film sans une solide raison
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 août 2022
Dès les premières minutes, Sorogoyen place le spectateur dans un état de tension qui ne cessera de le quitter tout au long du film. Ce long plan séquence sur ce rituel consistant à attraper les chevaux par la crinière s'apparente à une danse macabre où hommes et bêtes ne semblent plus se distinguer. spoiler: Cette première séquence trouvera un écho lors de la mort d'Antoine.
En effet, le réalisateur utilise un gros plan sur sa bouche qui n'est pas sans rappeler celui de la première scène sur le museau du cheval, moment ultime de bestialité. C'est avec un certain réalisme et un minimalisme dans la musique et les sons, que le réalisateur réussit à transformer chaque dialogue en confrontations plus virulentes les unes que les autres. Les contrastes entre les scènes de travail en extérieur surexposées à la manière d'un rêve et les scènes d'intérieur soulignent le décalage entre le projet initial d'Antoine et d'Olga et la réalité. spoiler: Lors de la seconde partie du film, Sorogoyen opte pour une lumière plus douce aux tons blanchâtres afin de retranscrire l'expérience d'Olga qui, à la manière de Fern dans Nomadland, est contrainte d'affronter seule un milieu de travail parfois hostile envers les femmes.

As Bestas ressemble à une histoire de clivages : entre une Espagne rurale qui semble avoir été abandonnée par l'Espagne urbanisée, entre des urbains attirés par un « désir de campagne » au sens donné par Jean Viard et des ruraux qui voient la ville comme un espace de liberté.
dlg75011
dlg75011

6 abonnés 7 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 août 2022
Film ennuyeux, sans intérêt, histoire simple et ecrit d'avance. On s'ennuie très vite. Passez votre chemin
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 août 2022
J'ai adoré ce film, avec marina Fois, naturelle et toujours aussi excellente.
Tourné en Galice c'est assez dépaysant et le voir en vo a ajouté à mon plaisir.
On est plongé dans l'ambiance particulière de ce village de Galice, le scénario, la musique, tous les acteurs sont excellents !
Un très grand film à voir
ANANA
ANANA

1 abonné 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 août 2022
Film poignant qui donne à réfléchir, acteurs au ton très juste, les spectateurs sont tenus en haleine du début à la fin.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 août 2022
Film percutant sur la dureté paysanne et la difficulté à s'insérer dans le monde rural quand on a des idéaux. Une réflexion sur le fric, l'écologie, la xénophobie, le machisme, la reconversion et la bêtise humaine en général. Film qui fait réfléchir... MARINA FOÏS en passe de devenir une très très grande actrice, qui peut passer du comique au tragique avec grande aisance ! Bravo également aux autres acteurs, tous incroyables de vérité.
TOS
TOS

10 abonnés 37 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 février 2023
Après Polisse et Irréprochable, Marina Foïs nous bluffe une fois de plus et prouve qu'elle est une des meilleures actrices de sa génération. A quand un prix d'interprétation?
LEVUAD
LEVUAD

3 abonnés 29 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 août 2022
Je mets 4 étoiles sans hésiter.Voilà un thriller du quotidien, qui pourrait plausiblement se réaliser dans la vie de tous les jours.

Antoine et son épouse Olga sont français. Ils choisissent de s'installer en Galice, région du Nord-ouest de l'Espagne et y développe la culture d'un potager bio. Ils retapent de vieilles maisons abandonnées car ils aimeraient faire revenir les gens dans cette Galice. Antoine, écologiste s'oppose à l'installation d'éoliennes dans le coin. C'est sans compter les frères Xan et Loren, fervents défenseurs des éoliennes car finances en compensation. Une étrange et dramatique guerre de voisinage commence....

La Galice: avec toutes mes excuses, de l'Espagne je connais Madrid et Palma de Majorque pour y être allé plus d'une fois. Du coup, j'ai découvert la Galice enfin un petit bout et surtout le type de paysages à travers le film. La Galice est à mon sens le personnage secondaire du film. Elle est très bien inscrite dans la réalisation et l'histoire. Jusqu'aux saisons.

Les personnages : Xan et Loren : impeccables. Olga jouée par M. Fois : nickel. Bravo à elle de se montrer total naturelle.
Antoine joué par D. Menochet: c'est peut-être le point faible des personnages. Je l'ai trouvé un cran en dessous de l'interprétation des autres personnages. Mais rien de grave docteur !

Le scénario : maîtrisé de A à Z. Très réaliste, oppressant, déprimant aussi. Le petit bémol : il y a 2 parties bien découpées, la tension et le suspense en 1ère partie et la tristesse, la quête dépressive dans la 2ème. Par moments, la 2ème je l'ai trouvée un peu lente et j'aurais aimé plus de liants. On passe de la 1ère à la 2ème un peu trop rapidement. Dommage !

Film que je recommande !!!!!!
Timo
Timo

5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 août 2022
As bestas signifierait "les bêtes" en espagnol.
spoiler: Ce film raconte une opposition entre un couple de français installés depuis peu dans un village de montagne en Gallice (Espagne) et leurs voisins, deux frères paysans vivant depuis toujours avec leur mère dans la ferme d'à côté. Le différend entre ces protagonistes vient du projet de parc éolien qui nécessite la signature de tous les habitants pour être validé. D'un côté les deux frères veulent signer et ainsi vendre leur terrain pour "naïvement" changer de vie, pour avoir une vie plus confortable. De l'autre, le couple de français amoureux de cette terre et "idéalistes", veulent continuer à vivre dans ces montagnes hostiles.

Ce que j'ai aimé dans ce film, ce sont : le scenario, le jeu d'acteurs, la tension et la mise en scène.
Aussi, plusieurs réflexions nourrissent le contenu du film. Cela porte sur les choix de vie, sur les différences de "classes", sur le mépris ou l'arrogance que chacun peut avoir sur l'autre classe sociale qu'elle quelle soit et également sur la façon de vivre ensemble, entre barbarie ou civilisation...
Je trouve pour conclure que ce film m'a fait penser à la crise des gilets jaunes ou s'opposait au sein de la société française deux visions qui se retrouvent sans doute un peu ici.
Super film que je conseille de voir à plusieurs pour en discuter ensuite ensemble...
La question que je me suis posée à la fin du film c'est de savoir si le réalisateur avait pris partie ou était resté neutre même si le titre est assez explicite.
gimliamideselfes

3 455 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 août 2022
As Bestas est un thriller rural particulièrement angoissant. On voit bien que cette querelle de voisinage sur fond de xénophobie, de sentiment de mépris de classe, ne peut pas bien se finir. Les flics ont beau dire qu'il suffit d'aller boire un verre avec ses voisins pour que tout puisse s'arranger, on constate bien que ça n'est pas vrai, que tout ça va dégénérer.

On le sent parce que Sorogoyen sait poser une atmosphère lourde et pesante, il étire les séquences afin de faire monter l'inquiétude et le sentiment de danger. C'est la force du film, réussir à montrer Denis Ménochet taillé comme un buffle se faire tout petit devant ses voisins qui lui font la misère, espérant que ça va leur passer ou leur faire entendre raison.

Parce que cette histoire a un fond social plutôt bien trouvé. On a des bobos français qui débarquent dans un village paumé dans les montagnes espagnoles et qui ont comme projet de faire revivre ce village en retapant les vieilles maisons pour que les gens puissent venir s'y installer. Or ce village, ceux qui y vivent depuis longtemps ils ne le voient pas avec des yeux de bourgeois, ils voient la misère, le fait qu'il n'y ait pas de gosses, pas de femmes, qu'ils sont cinquantenaires et célibataires. La confrontation de ces deux mondes ne pouvait pas bien se passer, surtout qu'elle est exacerbée par la proposition d'une compagnie de racheter les terrains pour mettre des éoliennes à la place et que c'est l'opportunité pour ceux qui n'ont jamais connu la ville d'enfin quitter ce bled paumé, là où les bobos ont bien l'intention de rester là.

Il n'y a pas de manichéisme, les deux points de vue s'entendent mais sont irréconciliables. Le drame c'est que, lorsqu'enfin ils se parlent, c'est trop tard, ils sont déjà allés trop loin pour résoudre ça en bonne intelligence, pour écouter des arguments... et rien que le fait d'avoir des arguments est vu comme une forme de mépris.

Ceux qui sont vus comme les antagonistes du film, aussi odieux puissent-ils être ne sont pas, comme ça peut être le cas dans d'autres films, de simples sauvages, bêtes et assoiffés de sang et ceci malgré leurs manières un peu rustres.

Après ça ne change pas que chacune de leurs apparitions sont faites pour être flippantes, pour faire naître l'angoisse, surtout Loren, le personnage joué par Diego Anido dont on sent bien qu'il a un problème et qu'il est pas net. Il fait simplet, mais le genre de simplet qui peut déraper bien vite.

D'ailleurs, on comprend pourquoi un grand gaillard comme Ménochet peut avoir peur de ces types là, qu'il devrait pouvoir brouiller d'une seule main (et dont on supplie tout le film qu'il le fasse). On sait qu'ils sont capables de mater des chevaux sauvages à main nues... Alors Ménochet, tout steak qu'il puisse être, ne fait bien évidemment pas le poids. Notons la reprise de ce plan, zoomant lentement sur la bouche du cheval lors d'une scène clé du film.

Sorogoyen a également eu la bonne idée de séparer son récit en deux, une partie plus sur Ménochet, une autre plus sur Foïs (qui était vraiment en retrait au début du film) et paradoxalement autant Ménochet semblait toujours énervé ou flippé, il se dégage une sérénité de Foïs... Elle gère et elle gère très bien. Finalement c'est avec son personnage qu'on développe le plus d'empathie, elle est ferme, déterminée et vraiment touchante.

En résulte un beau film...
Pat. Zoé
Pat. Zoé

11 abonnés 30 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 août 2022
Un grand moment de cinéma !!! Une ambiance très particulière, la musique est très bien choisie , les acteurs sont exceptionnels. A voir ABSOLUMENT
val del
val del

3 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 août 2022
As Bestas est un bon film du point de vue de l'ambiance anxiogène et du bon jeu des acteurs.
En revanche, je m'attendais à beaucoup plus de retournements de situations et on reste sans réponses sur beaucoup de points.
La deuxième partie du film est très longue et sans surprise.
Je reste donc sur ma faim pour ce film franco espagnol qui reste une découverte intéressante.
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