Note moyenne
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Dimanche soir, j'ai regardé le film "Les Bêtes", un drame à suspense réalisé par Rodrigo Sorogoyen. L'intrigue se déroule dans un petit village de Galice, en Espagne, et est initialement entièrement réalisée en espagnol, ce qui m'a surpris, car je savais qu'il s'agissait d'un film français. Le français n'est parlé qu'au domicile d'Antoine et Olga, un couple français qui réside désormais dans ce village et est victime de discrimination de la part de ses voisins espagnols.
spoiler: Tout au long du film, l'escalade de la xénophobie entre les résidents et le couple génère un mal-être, conduisant inévitablement à une réflexion : pourquoi ne quittent-ils pas les lieux ? C'est une mauvaise question. Je me répétais que le problème ne vient pas du couple, mais de la xénophobie des voisins. Même s'il convient que le couple français a eu d'énormes difficultés à s'exprimer, rien de tout cela ne justifie la violence des Espagnols, extrêmement inquiétante. Je suis migrant depuis l'âge de 17 ans, j'ai vécu dans quatre villes différentes et j'ai maintenant 26 ans. Je comprends le double sentiment selon lequel « cela n'a pas de sens de retourner à nos origines » et en même temps « nous ne nous adapterons peut-être jamais et ne nous intégrerons jamais dans nos nouveaux lieux ». C’est un embarras quotidien pour un migrant. Le dialogue entre Olga et sa fille en cuisine était émouvant, mettant en valeur les brillantes performances des deux. La fille exprime son désir de retirer sa mère de ce territoire hostile, arguant qu'elle ne doit pas rester au village. Cependant, Olga, une adulte dotée d'un libre arbitre, choisit de rester là-bas et explique incroyablement que personne, pas même sa propre fille, ne devrait avoir d'opinion sur l'endroit où une personne devrait ou ne devrait pas s'installer. Le film est remarquable, proposant plusieurs réflexions sur les illusions du capitalisme à travers des technologies durables qui, au lieu de nous unir, nous déchirent en tant que société. Un capitalisme vert heureux n’est pas possible. Le discours des voisins sur la pauvreté rurale a également retenu mon attention, car il fait également partie du discours macro-capitaliste développemental. A certains moments j'aurais souhaité que le chien d'Antoine soit féroce et attaque les agresseurs, mais j'ai compris que l'animal était la représentation ferme de ses propriétaires : dépourvu de valeurs égoïstes, humble et essayant d'être le plus harmonieux possible dans son nouveau territoire et sa nouvelle vie.
spoiler: Tout au long du film, l'escalade de la xénophobie entre les résidents et le couple génère un mal-être, conduisant inévitablement à une réflexion : pourquoi ne quittent-ils pas les lieux ? C'est une mauvaise question. Je me répétais que le problème ne vient pas du couple, mais de la xénophobie des voisins. Même s'il convient que le couple français a eu d'énormes difficultés à s'exprimer, rien de tout cela ne justifie la violence des Espagnols, extrêmement inquiétante. Je suis migrant depuis l'âge de 17 ans, j'ai vécu dans quatre villes différentes et j'ai maintenant 26 ans. Je comprends le double sentiment selon lequel « cela n'a pas de sens de retourner à nos origines » et en même temps « nous ne nous adapterons peut-être jamais et ne nous intégrerons jamais dans nos nouveaux lieux ». C’est un embarras quotidien pour un migrant. Le dialogue entre Olga et sa fille en cuisine était émouvant, mettant en valeur les brillantes performances des deux. La fille exprime son désir de retirer sa mère de ce territoire hostile, arguant qu'elle ne doit pas rester au village. Cependant, Olga, une adulte dotée d'un libre arbitre, choisit de rester là-bas et explique incroyablement que personne, pas même sa propre fille, ne devrait avoir d'opinion sur l'endroit où une personne devrait ou ne devrait pas s'installer. Le film est remarquable, proposant plusieurs réflexions sur les illusions du capitalisme à travers des technologies durables qui, au lieu de nous unir, nous déchirent en tant que société. Un capitalisme vert heureux n’est pas possible. Le discours des voisins sur la pauvreté rurale a également retenu mon attention, car il fait également partie du discours macro-capitaliste développemental. A certains moments j'aurais souhaité que le chien d'Antoine soit féroce et attaque les agresseurs, mais j'ai compris que l'animal était la représentation ferme de ses propriétaires : dépourvu de valeurs égoïstes, humble et essayant d'être le plus harmonieux possible dans son nouveau territoire et sa nouvelle vie.
Très bon film. Le réalisme sombre fait plaisir. Trés bien construit et le jeu des acteurs vraiment top. Un peu long et prévisible par moment, mais cela ne gache en rien . une belle réalisation.
A voir sans conteste!
A voir sans conteste!
Par le passé, nous avons pu être dubitatifs vis-à-vis des deux polars sans surprise de Rodrigo Sorogoyen. Il faut bien reconnaître qu’avec "As Bestas", il parvient à mettre tout le monde d’accord. Le cinéaste s’éloigne en effet de la facture classique du polar, proposer un film noir, social et profond, dans lequel il parvient à imposer véritablement sa griffe. Il s’accompagne pour cela de deux merveilleux acteurs français que son Denis Ménochet et Marina Foïs. Ou comment deux personnes désireuses de travailler honnêtement, se trouvent confrontées au plus impitoyable des harcèlements. Malaisants de bout en bout, "As Bestas" est un voyage terrifiant au royaume de l’intolérance.
Formidable film d'une humanité émouvante, tant en positif qu'en négatif, doublé d'un thriller envoûtant
Réalisations superbe, un thriller de très très haute volée, des plans séquences énormes, les acteurs sont incroyables. Film très prenant
Un film ou l'ambiance devient étouffante. C'est bien joué, très bien meme, et notamment par Luis Zahera très imprégné dans son personnage. La justesse des dialogues entrecoupés de silence de réflexion fait que cela sonne vrai. Bon film.
Très bonne ambiance, scénario bien foutu et acteurs convaincants. malheureusement trop long mais se regarde bien. L ambiance fait que c'est le genre de film qu'on oublie pas quand on en reparle. A voir au moins 1 fois.
Même si elle est rarement présente, tout dans ce film incarne la violence..
Les acteurs principaux jouent très juste, les décors "angoisses" de plus en plus alors que le film avance..
Plus de 2h de film et pas un seul ennuie, on voit et c'est la qualité de la réalisation que le pire est en marche.
Mention spéciale comme d'habitude à Denis Menochet ..
C'est sur c'est pas une pub pour l'Office de tourisme de Galice..
Si l'envie vous prend d'aller cultiver du bio chez les ploucs de contrée lointaine,, regardez donc le film avant.
Saisissant !!
Les acteurs principaux jouent très juste, les décors "angoisses" de plus en plus alors que le film avance..
Plus de 2h de film et pas un seul ennuie, on voit et c'est la qualité de la réalisation que le pire est en marche.
Mention spéciale comme d'habitude à Denis Menochet ..
C'est sur c'est pas une pub pour l'Office de tourisme de Galice..
Si l'envie vous prend d'aller cultiver du bio chez les ploucs de contrée lointaine,, regardez donc le film avant.
Saisissant !!
La cérémonie des Goya (équivalents de nos César en Espagne) qui s'est tenue samedi me permet de revenir sur l'un de mes films préférés de 2022.
Appartenant à la catégorie du thriller rural, genre dans lequel j'avais déjà beaucoup apprécié Seules les Bêtes (de Dominik Moll, auteur par ailleurs de l'autre grand film de l'été 2023), As Bestas parvient à distiller une tension qui ne vous lâche pas d'un bout à l'autre du film. Écologie, xénophobie et gentrification sont autant de questions au cœur de la querelle entre ce couple venu s'installer en Espagne et les locaux contre lesquels ils doivent se battre, à cause d'un désaccord autour de la question de l'installation d'éoliennes.
L'un des deux frères ennemis, remarquablement interprété par Luis Zahera, est à classer parmi les méchants les plus terrifiants de l'histoire du cinéma.
@menochetdenis , quant à lui, est impressionnant. Quel bonheur de le voir gagner le Goya du meilleur acteur. Je lui souhaite de réaliser le doublé à l'occasion de la prochaine cérémonie des César dans laquelle il est nommé pour un rôle aux antipodes de celui-ci, preuve de son impressionnante palette de jeu.
Le dernier tiers du film, après un évènement que je tairai, voit le focus se déplacer sur le personnage joué par @marinafois , plein de détermination et de courage, qui nous fait vivre une quête d'une grande intensité. La scène d'explications avec sa fille, @marie.colomb, est une des scènes les plus marquantes que j'ai vue cette année.
Ma page ciné insta : fenetre_sur_salle
Appartenant à la catégorie du thriller rural, genre dans lequel j'avais déjà beaucoup apprécié Seules les Bêtes (de Dominik Moll, auteur par ailleurs de l'autre grand film de l'été 2023), As Bestas parvient à distiller une tension qui ne vous lâche pas d'un bout à l'autre du film. Écologie, xénophobie et gentrification sont autant de questions au cœur de la querelle entre ce couple venu s'installer en Espagne et les locaux contre lesquels ils doivent se battre, à cause d'un désaccord autour de la question de l'installation d'éoliennes.
L'un des deux frères ennemis, remarquablement interprété par Luis Zahera, est à classer parmi les méchants les plus terrifiants de l'histoire du cinéma.
@menochetdenis , quant à lui, est impressionnant. Quel bonheur de le voir gagner le Goya du meilleur acteur. Je lui souhaite de réaliser le doublé à l'occasion de la prochaine cérémonie des César dans laquelle il est nommé pour un rôle aux antipodes de celui-ci, preuve de son impressionnante palette de jeu.
Le dernier tiers du film, après un évènement que je tairai, voit le focus se déplacer sur le personnage joué par @marinafois , plein de détermination et de courage, qui nous fait vivre une quête d'une grande intensité. La scène d'explications avec sa fille, @marie.colomb, est une des scènes les plus marquantes que j'ai vue cette année.
Ma page ciné insta : fenetre_sur_salle
Bon film de Sorogoyen. Tous les acteurs sont vraiment intéressants. Petit bémol pour le scénario qui tire un peu en longueur. Ce n'est pas non plus le chef-d'œuvre parfois décrit.
A la mise en scène oppressante et la brillante interprétation de ses acteurs, s'ajoute une pertinente analyse sur la peur de l'Inconnu et la place de la ruralité dans la société moderne.
Sorogoyen est passé maitre dans l'art de mettre en scène un thriller, il le prouve encore une fois dans ce film globalement maitrisé mais qui souffre de longueurs rédhibitoires, un élagage d'une bonne vingtaine de minutes n'aurait pas été superflu tant la mise en place traine et certaines scènes paraissent étirées à outrance, redondantes, voire carrément inutiles.
Tiré d'une histoire vrai ce film de Rodrigo Sorogoyen est dur. Ultra réaliste, et de ce fait un peu prévisible, il nous plonge dans un monde sombre, pauvre et sans avenir. Pas de débauche d’action ou de rebondissement improbable. Simplement la haine, la violence. Le choc de 2 mondes que tout oppose et ne peuvent se comprendre. La réalisation est sobre et la BO minimaliste en rajoute une couche. On en sort mal à l'aise. Si la Galice est magnifique, gageons que les réalisateurs ne pourront pas se reconvertir dans un office de tourisme de cette region. A voir.
As bestas sous tension
Un très bon film qui nous est proposé par Rodrigo Sorogoyen. L'histoire est captivante dans ce milieu hostile pour ce couple de Français dans ce hameau de Galice. Le réalisateur a su parfaitement mettre sous tension cette escalade de péripéties et ses multiples face à face. Pour le spectateur amateur de thriller, l'objectif est rempli tant la pression autour du personnage d'Antoine est forte. La première partie est un sans faute et par conséquent à partir d'un fait marquant dans l'histoire, la deuxième partie manque de ce qui faisait la réussite du film. Rien à redire sur le casting qui sublime parfaitement cette histoire qui vire au drame. Une belle réussite.
Un très bon film qui nous est proposé par Rodrigo Sorogoyen. L'histoire est captivante dans ce milieu hostile pour ce couple de Français dans ce hameau de Galice. Le réalisateur a su parfaitement mettre sous tension cette escalade de péripéties et ses multiples face à face. Pour le spectateur amateur de thriller, l'objectif est rempli tant la pression autour du personnage d'Antoine est forte. La première partie est un sans faute et par conséquent à partir d'un fait marquant dans l'histoire, la deuxième partie manque de ce qui faisait la réussite du film. Rien à redire sur le casting qui sublime parfaitement cette histoire qui vire au drame. Une belle réussite.
A vrai dire je suis mitigé, à la fois la tension qui monte petit à petit est très bien retranscrite, et en même temps la première partie fini par me déplaire, je trouve Denis Menochet presque trop gentil dans la manière de se défendre. Au bout d'un moment on sent clairement jusqu'où ça peut aller mais lui ne monte pas d'un cran, et c'est ce manque de crédibilité qui du coup me fait décrocher du film. La seconde partie est intéressante mais personnellement je trouve qu'elle aurait largement pu être évitée, et du coup je ne rentre pas autant dedans que si j'avais trouvé cela 100% crédible.
Je m'en veux d'avoir cet avis sur le film parce que clairement le sujet est maîtrisé avec l'ambiance qui monte et tout mais ce petit détail ne finit par ne plus en être un pour moi, tout le film se joue là dessus et c'est là dessus que le film me perd.
Je m'en veux d'avoir cet avis sur le film parce que clairement le sujet est maîtrisé avec l'ambiance qui monte et tout mais ce petit détail ne finit par ne plus en être un pour moi, tout le film se joue là dessus et c'est là dessus que le film me perd.
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