1808 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
120 critiques spectateurs
5
32 critiques
4
33 critiques
3
32 critiques
2
15 critiques
1
8 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 mars 2021
Très bon film sur une histoire d'amour impossible entre un homme et une femme qui sont marié respectivement et qui se sont connu il y a des années de celà. C'est un film simple que se soit dans sa naration ou dans la technique. Peu de plan originale. L'interprétation est bonne comme a leur habitude pour depardieu et fanny ardant.
Un très bon film. Pièce du patrimoine français. Point d'effets spéciaux ou autres artifices inutiles. L'essentiel est là pour nous scotcher : l'histoire, construite en toute cohérence sur le tissus qui lies les hommes entre eux, et les situations qui en découlent. Le talent du metteur en scène et des acteurs. Une belle œuvre.
Le meilleur film que je connaisse sur l'amour passionnel. Une superbe realisation, avec la voix off de la restauratrice. Des acteurs fabuleux au meilleur de leur forme. A voir et a revoir
Bouleversant,magnifique ...sans doute l’un des plus beaux films de Truffaut,si ce n’est le plus beau . Je savais que le conflit entre Éros et Thanatos était au cœur de son œuvre, mais je ne l’ai jamais vu raconté d’une manière aussi tragique ,sublime et si simple a la fois. Cette simplicité ,nourrie par la sensibilite des acteurs, est la grande force du film : la passion inoubliable ,le désir réprimé en vain («ni avec toi ,ni sans toi»),les chansons qui disent toujours la vérité ...tout cela nous parle à tous .
Très beau film porté par deux grands acteurs. Une très belle intrigue un brin philosophique. Est-il utile de rajouter la mention "A voir", le film étant déjà signé par François Truffaut ? ^^
Avec La Femme d’à côté, François Truffaut dissèque la passion amoureuse comme une force irrépressible et autodestructrice. La mise en scène, d’une apparente simplicité, laisse monter une tension sourde à travers les gestes quotidiens et les regards insistants. Gérard Depardieu et Fanny Ardant incarnent cette relation avec une intensité brûlante, où le désir se mêle à la fatalité. Truffaut filme l’amour non comme un idéal, mais comme une obsession qui déborde toute rationalité. Un drame poignant et implacable, où la banalité du décor contraste avec la violence des sentiments.
Une histoire d'époque. Très utile pour comprendre ce qu'était la vraie vie au début des années 1980 en France. Mais curieusement très mal joué. Depardieu ne savait pas jouer, il surjoue et on n'y croit pas du tout. Fanny Ardant est deja plus juste mais globalement ça sonne faux, sauf le texte, et la musique. Mais cette fausseté est bien celle de l'époque, et elle est exactement racontée.
L un des plus beaux films sur la passion amoureuse jamais tourné. Fanny Ardant y est sublime. Un chef d œuvre et, pour moi, le meilleur film de François Truffaut.
Un des (nombreux) chefs d'oeuvres de Truffaut. L'histoire d'amour passionnée et tragique de Bernard et Mathilde. Car il s'agit bien d'une tragédie qui se déroule dans le monde bourgeois car les deux héros vont au bout de leurs passions au sens propre comme au figuré. Fanny Ardant est filmée amoureusement par Truffaut, elle est d'ailleurs magnifique, Gérard Depardieu est parfait en chien fou et en amant passionné. Et comme le résume Mme Jouve "Ni avec toi, ni sans toi".
Un film bouleversant sur la passion tellement prenant grâce à son scénario d'une réalité troublante et à des acteurs d'un talent fou ! D'après moi un des chefs d'oeuvre du 7 ème art ! merci fanny ardant ( actrice magnifique, subblime, les adjectifs manquent pour la qualifier ) merci gérard depardieu ( acteur excellent malgré quelques films dont je me serais passé... mais je l'excuse car c'est un comédien incroyable ) et enfin merci François truffaut ( un des meilleurs réalisateurs français avec resnais bien sûr, un des metteurs en scène et réalisateur les plus regretté au monde...). Ni sans toi ni avec toi... à méditer
je suis sous le choc et sous le charme, avec les deux Anglaises et le Dernier Métro, la Femme d á côté fait partie des meilleurs films de Truffaut selon moi.
Deux maisons face à face, un lotissement tranquille, des voisins polis. C'est là que Truffaut installe son foyer d'incendie. Bernard et Mathilde ne se rencontrent pas mais ils replongent, et on entre dans leur histoire au stade terminal, dans le vocabulaire du manque, du sevrage et de l'overdose. Mathilde qui s'effondre dans un parking après un baiser a la démarche exacte d'une droguée qui vient de céder. Ce qui m'a le plus marqué, c'est leur décalage. Jamais ils ne souffrent à la même heure ni à la même hauteur. Aucun obstacle, aucun méchant, rien ne les empêche d'être ensemble sauf eux-mêmes, et c'est bien plus désespérant qu'un interdit. Autour d'eux, un monde d'hommes sourds où les femmes sont rangées sur le côté avec leurs blessures : l'éditeur qui censure, le psychiatre qui n'écoute rien.
Truffaut filme ce brasier avec une caméra de glace, et c'est précisément cette sécheresse que j'aime. Une brûlure qu'on ne sent qu'après coup. Tout passe par le vis-à-vis avec un plan fixe, un contrechamp, et le trouble surgit d'en face, sous des fenêtres qui se répondent. Le tout dessine une surveillance dont on participe grandement, comme si l'on observait de notre propre fenêtre. Un lotissement, donc, mais aussi une boîte de Petri où l'on a déposé deux cultures incompatibles. La première heure est dense et mordante. Puis je trouve la mécanique se referme, et la méthode se retourne contre le film. Ce qui était distance devient absence. La descente s'installe, chaque scène redit la précédente d'un cran plus bas, et j'ai lâché prise en même temps que Mathilde. À mesure qu'elle se défait, la lumière s'en va avec elle.
Fanny Ardant tient le rôle entier, et pourtant mon ressenti est que sa diction déclamée fait entendre le texte avant la femme. Le film construit leur dépendance avec une précision clinique mais leurs deux corps, eux, ne s'allument jamais. Gérard Depardieu joue exactement l'homme que Bernard doit être (lourd, mal logé dans son propre corps). Il joue juste, une bonne performance, mais pas mémorable. Celle qui m'a bouleversé, c'est la seule que ce monde d'hommes sourds n'a pas réussi à faire taire : Véronique Silver en Odile, sa béquille héritée d'un suicide manqué par amour, son ironie fatiguée, la seule à qui le film accorde un peu de tendresse. Cette oeuvre finalement, c'est surtout celle de Truffaut. Avant-dernier geste d'un cinéaste qui filme la femme qu'il aime mourir d'amour pour un autre, la fièvre était peut-être tout entière derrière cette caméra de glace.