Mon vote va surtout à l'interprétation d'Adjani qui est magistrale. Truffaut aurait pu, selon moi, utiliser l'histoire d'Adèle Hugo d'une autre manière, peut-etre moins romantique et plus subtile ...car on tombe parfois dans un lyrisme exarcébé qui peut agacer.
François Truffaut,cinéaste du passé?Il n'y a pas lieu d'être aussi catégorique,certaines de ses oeuvres faisant partie intégrante du patrimoine français(la série des Antoine Doinel,le Dernier métro...),mais force est de constater que rarement film n'est apparu aussi désuet que "L'histoire d'Adèle H.".Récit d'une passion destructrice de la fille de Victor Hugo pour un officier britannique.Une descente aux enfers inéluctable,mais très monotone,monocorde;trop centrée sur ce personnage illusoire au détriment de la captation d'une époque(vers 1850)marquée par de nombreux tourments politiques et l'établissement des classes sociales.Truffaut,transi d'amour pour son actrice principale,la débutante Isabelle Adjani,se laissera emporter par ses émotions.Les gros plans sur son visage fermé,sur son regard fuyant,sur sa gestuelle désordonnée,se multiplient.L'évolution d'Adèle suit le schéma obsession/jalousie/persécution/folie.Cette volonté de minimalisme,d'épure à tout prix,peut-être pour exacerber le romanesque cruel de la situation ne mène nulle part en terme d'intérêt.
Je choisis ce film pour écrire ma première critique sur Allociné.fr Ce film est vraiment un de mes coups de coeur, je l'ai adoré! Isabelle Adjani et le lieutenant sont resplendissants de beauté, et cette hisoire d'Adèle H. est superbe....
Destiné sombre et fille de génie qui se sent encombrée par son géniteur. Tu parles. Elle vit comme tout le monde le chagrin d'amour de sa vie. On est dans des proportions au-delà dû raisonnable. Adjani n'a rien d'attirante à jouer les effrontées, mais pourtant elle rend le rôle intéressant par son obstination. Une obstination que Truffaut met en pratique une fois encore ici. Le cinéaste du bon mot amoureux et en panne dans celui-ci. À aucun moment la tension amoureuse est palpable. La mécanique est enrayée et le film trépasse dans le convenu.
Ce n'est pas encore ce film qui me fera trouver Truffaut grandiose. Certes la jeune Adjani est superbe dans sa chute inéluctable vers la folie, comme a-t-elle pu tomber amoureuse d'un homme joué par un Bruce Robinson? On sent Hugo père tapi dans l'ombre, mais Truffaut n'a pas voulu s'attaquer au mythe et évite le sujet. Et se contente de filmer amoureusement Adèle à propos de laquelle il ne nous apprend pas grand-chose. TV1 - novembre 2020
François Truffaut s’essaye de façon peu convaincante au drame historique en racontant l’histoire de la fille de Victor Hugo vivant exilée sur l’île d’Halifax, éprise d’un amour à sens unique. Hormis filmer longuement une Isabelle Adjani au jeu excessivement maniérée. Ennuyeux et peu digne d’intérêt.
Ce film romantique nous offre de découvrir l'histoire d'Adèle H. fille de Victor Hugo et une de premiers grands rôles d'I. Adjani. Le film basé sur de nombreux décors avec ses plans serrés est un peu ennuyeux.
L'Histoire d'Adèle H. commence comme un petit chef d'oeuvre : images sublimes d'Isabelle Adjani, mise en scène intelligente, raffinée et bien rythmée de Truffaut. A vrai dire, notre engouement persiste jusqu'à la fin de la première heure, puis il descend lors de la dernière demi-heure. Le film devient alors légèrement fade, trop scolaire (voix-off finale très documentaire), et répétitif. Néanmoins, si L'histoire d'Adèle H. est un film inégal, qu'il n'est pas le meilleur travail de son réalisateur, il s'avère être une oeuvre globalement réussie sur les passions amoureuses, comme souvent chez Truffaut, et sur une femme deséspérée qui sombre dans la folie et dans la solitude.
Le film raconte l'histoire d'Adèle Hugo, deuxième fille de Victor Hugo, qui s'accroche désespérement à un amour impossible et non réciproque pour le lieutenant britannique Pinson, avant de sombrer dans la folie. On a le droit à une approche presque psychanalytique du cas: Adèle nous est présentée comme atteinte de l'érotomanie (le fait de se croire aimé alors qu'on ne l'est pas aimé; maladie officiellement analysée par Clérambault en 1921); on insiste sur les rêves traumatisants qu'elle fait à partir de la mort accidentelle de sa soeur aînée, Léopoldine...
Inutile de cacher que L'Histoire d'Adèle H. est surtout un film pour Isabelle Adjani. On ne voit qu'elle pendant les quatre-vingt seize minutes qui constituent le long-métrage, ce qui correspond en fin de compte aux intentions de Truffaut, qui désirait faire "un film à un seul visage"... Son regard vert et insistant, l'ovale parfait de son visage rendent très marquantes la scène lors de laquelle elle regarde le lieutenant Pinson faire l'amour avec une autre femme, ou bien celle ou elle erre dans les rues d'un pays africain, totalement perdue... On pourrait même dire qu'elle et son aura tragique sont la seule attraction d'un film qui malgré son analyse intéressante de l'érotomanie finit par manquer d'intérêts...
En effet, de par son aspiration perpétuelle à l'authenticité (de par une phrase au début, et l'insertion d'images d'archives à la fin), L'Histoire d'Adèle H. finit par ressembler à un gentil exercice scolaire, un peu trop académique. Cependant, il reste Isabelle Adjani, sublime, et attraction non négligeable de cet opus de François Truffaut.
Un des plus beau rôle d'Isabelle Adjani malgré un coté somptueux autant suppliant que excessive. On voit que c'est là ou Adjani est une actrice de Théâtre que de cinéma. Une déclaration sur l’obsession et la passion avec une mise en scène simple et classique. Adèle Hugo pris par la folie de son érotomanie et Adjani très inspirer par ce personnage qui vit un amour non partagé et d'un romantisme exacerbé. J'ai appris que Truffaut comme à son habitude tomba d'ailleurs amoureux de son actrice dont cette dernière le repoussa gentiment. Certaine personne trouve le cinéma de François Truffaut primaire, primitif et de bas étages. Pourtant je trouve qu'il y'a toujours cette capacité dans les films de l'ancien critique des cahiers à tenir sur ses deux jambes toutes ces histoires même les moins achevés. Peut-être que ceux qui le regarderont pour la première fois aujourd'hui trouveront certaines scènes à l'eau de rose mais cela ne peut plus être pathétique ou stéréotypé que Titanic. A regarder pour passer un bon moment devant ce diamant noir qui est la petite permission à la folie.
Vraiment mauvais, un cinéma d'enfant, primaire, primitif et bas. Ce n'est pas parce que c'est Truffaut qui réalise, et une Isabelle Adjani qui joue le rôle de la femme torturer par la fatalité, que ce film doit être aimé. Jugeons le honnêtement, et avouons que ce téléfilm de bas étage ne s'élève même pas au niveau lamentable de "plus belle la vie".
L'histoire d'Adèle, amoureuse éplorée, qui idolâtre un homme qui ne l'aime pas, rêve sa vie, traumatisée par la mort de sa sœur, n'intéresse pas beaucoup. Adjani joue la folie magistralement.
“L’Histoire d’Adèle H” de François Truffaut nous plonge dans la vie tumultueuse d’Adèle Hugo, la fille de Victor Hugo. Amoureuse d’un officier, Adèle se retrouve dans une situation difficile, car cet amour est unilatéral. Pourtant, contre vents et marées, elle refuse de se laisser abattre. Avec une détermination presque désespérée, elle multiplie les efforts pour convaincre cet homme de l’aimer en retour, même si ses actions frôlent parfois la folie.
Ce film s’inspire de l’histoire vraie d’Adèle, puisée dans ses propres mémoires. Isabelle Adjani, qui incarne Adèle, livre une performance remarquable. À seulement 19 ans, elle porte le film sur ses épaules avec une intensité émotionnelle qui captive le spectateur.
La mise en scène de Truffaut est élégante, et le scénario, bien construit, parvient à transmettre toute la complexité des sentiments d’Adèle. “L’Histoire d’Adèle H” est une œuvre qui explore les thèmes de l’amour, de la passion et de la souffrance, offrant un regard sur une figure historique souvent méconnue. 7/10