Et bien heureusement qu il y avait une formidable Isabelle Adjani dans ce film sinon je l aurais trouvé raté. De mon point de vue François Truffaut passe à côté de son histoire, sa direction d acteur est ampoulée (mise à part Adjani qui a vingt ans avait déjà tout compris), les personnages manquent cruellement de naturel et l on ne voit quasiment pas d évolution chez eux. La mise en scène est figée et donne elle aussi l impression que le film fait du sur place. Une des rare chose que j ai trouvé intéressante c est de faire de Victor Hugo qui n apparaît jamais un personnage dont le poids pèse sur tous les autres, une absence omniprésente qui écrase tout. Mais pas de quoi atténuer une franche déception.
Sorti en 1975, « L’Histoire d’Adèle H » est l’une des œuvres majeures de la filmographie de François Truffaut. Dans le rôle de la fille cadette de Victor Hugo, atteinte de la pathologie dite de l’érotomanie, Isabelle Adjani magnétise déjà l’écran du haut de ses 19 ans.
Je n'ai pas vu toute la filmographie de François Truffaut, mais en la creusant, on trouve des films passionnants comme "L'histoire d'Adele H.", la fille de Victor Hugo qui a son histoire bien raconté ici ! Adèle arrive en pays Anglo-Saxon sous un faux nom pour retrouver un officier qu'elle aime éperdument jusqu'à la folie pour le dissuader d'être son amour. Dans ce long métrage, on voit beaucoup l'héroïne écrire et recevoir des lettres, faire des allers retours à la poste, à sa famille et surtout son bien aimé perce cœur. Un long métrage réussit de pas mal de points de vues, un scénario et des dialogues inspirés, une mise en scène élégante et surtout une interprétation de la jeune Isabelle Adjani, 19 ans à l'époque, qui dégage beaucoup d'humanites, d'aurats et d'émotions qui révéla ses grands talents d'actrice que l'on connaît. Les comédiens qui l'entourent sont impeccables. Du très bon cinéma.
C'est l'interprétation d'Adjani qui survit, des décennies après la réalisation de ce beau film de Truffaut. Elle est habitée par son personnage, insensée de détermination aveugle, sans tomber dans l'excès ou le pathos. La réalisation de l'auteur des "400 coups" reste soignée, voire académique, bien accompagnée par la partition de Maurice Jaubert.
L'histoire d'un amour pathologique, celui de Adèle, fille de Victor Hugo et d'un lieutenant anglais qu'elle rejoint en nouvelle Ecosse...mais qui ne veut plus d'elle, bien qu'acceptant son argent. Très jolie prestation d'Isabelle Adjani alors actrice débutante, très bon film d'ambiance british-197ème bien mise en scène par François Truffaut. Les scène de cauchemar d'Adèle revivant la noyade de sa sœur Léopoldine ne sont pas vraiment réussies
Contente d'avoir découvert cette bio. Le film a pris un coup de vieux, le jeu, l'histoire semble trop exagéré et ça tourne en rond. Pas mon film préféré de Truffaut, il me manque qqch pour me faire ressentir le tourbillon de tristesse dans lequel elle est prise. Eh oui, n'aimer qu'une personne sans réciprocité peut rendre fou. On devine l'amour d'Hugo pour sa fille. 3,2/5
Il faut quelques minutes avant de saisir le nom de famille d'Adèle et, à partir de cette révélation, on comprend la réflexion qui sera développée, déjà induite par le titre du film. Adèle pourrait être connue et jouer de son lien de parenté avec l'un des plus grands écrivains de l'époque ; au contraire, elle renie ce père qui se trouve de l'autre côté de l'Atlantique et vit son histoire d'amour non réciproque de manière obsessionnelle et se meut progressivement en fantôme au gré des multiples rejets humiliants. Adèle n'a pas de nom ou plutôt elle n'en veut pas, elle reste anonyme, dans l'ombre de Victor et de sa sœur Léopoldine, qui obtiendra à titre posthume une reconnaissance à travers le sublime poème "Demain, dès l'aube". Pour donner un sens à son existence, elle tente de séduire le lieutenant Pinson mais ce dernier restera pour toujours insensible à ces avances. Devant l'échec, Adèle est insaisissable et sombre dans la folie : ces états sont magnifiquement incarnés par Isabelle Adjani, qui change à chaque plan, que ce soit par une différence de coupe de cheveux, de teint, de vêtement ou d'expression. Elle donne à son personnage une puissance d'abstraction qui nuit d'ailleurs à un film à la facture classique – mais de la part de Truffaut, pouvait-on espérer autre chose ? –, et qui reste parfois un peu sage dans son exemplification redondante d'un personnage voulant seulement séduire un homme qui ne l'aime pas. Truffaut préfère la distance émotionnelle à un lyrisme qui n'apparaît que trop rarement – c'est néanmoins le cas lors des superbes scènes de correspondances –, ce qui donne le sentiment que le film s'exprime en deçà du potentiel de son matériau. Ce qui en résulte, c'est un beau film porté par l'interprétation de son actrice principale mais qui peine à mettre en valeur ses meilleurs atouts.
C’est quasiment un « seul en scène » qu’exécute brillamment Isabelle Adjani dans cette relation historique sur la passion amoureuse sans retour. La jeune comédienne d’alors est quasiment de tous les plans et Truffaut sublime son cadre chaque fois au plus près du sentiment du moment. La peur, la haine, la crainte, mais aussi l’amour dans tout ce qu’il a de plus absolu. Erotomane convulsive, la fille de Victor Hugo s’enfonce dans ses délires à en perdre la raison qui lui interdit de revenir en France comme son père l’implore à chacun de ses courriers. L’écriture est indissociable de la fièvre qui s’empare de l’héroïne, tout aussi présente dans la mise en scène de François Truffaut qui laisse sa caméra explorer les tréfonds de l’âme, sans lui donner un tournis romantique auquel le sujet pouvait le prédisposer. A 19 ans, Isabelle Adjani révèle son talent hors norme. Truffaut réalise alors une œuvre totalement aboutie. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
L’une des thématiques principales du cinéma de François Truffaut est l’amour. Il était donc inévitable que le cinéaste s’intéresse un jour à la folie d’amoureuse. Rien n’illustre mieux la passion rendant fou que la vie d’Adèle Hugo, la fille du grand écrivain qui s’obstina à croire en l’amour non partagé d’un soldat britannique au point de sombrer dans spoiler: la folie et de passer le restant de sa vie dans une maison de santé . Et qui d’autre que la jeune Isabelle Adjani (19 ans à l’époque du tournage) pouvait le mieux incarner ce destin tragique ? L’actrice et Truffaut se sont passionnés pour leur sujet et cela se ressent. La première semble s’être totalement investie dans son rôle (comme elle pourra le faire une dizaine d’années plus tard pour une autre femme dévorée par la passion et la folie : Camille Claudel) et le second trouve un angle passionnant pour illustrer de façon nouvelle un de ses sujets favoris. L’Histoire d’Adèle H. se révèle donc être une brillante réussite et un des sommets des filmographies de son auteur et de son actrice.
Exaltée, Adèle n'arrive pas à supporter que l'homme qui la séduite, ne puisse plus l'aimer. Sa désespérance fait mal et cette passion folle finit par nous faire plaindre l'officier Pinson, objet de cet amour. Le film de Truffaut se sert du talent et de la beauté d'Isabelle Adjani qui incarne une Adèle comme on peut se l'imaginer qu'elle était.
Du charmant poème scolaire "Mes deux filles", Truffaut offrait de revenir en rappelant que Léopoldine se noya avec son mari, et qu'Adele, belle et brillante pianiste se sentant la moins aimée de l'écrivain, prit la tangente en serrant les dents. Le film relate ses petits calculs à distance dans le glacial Halifax où revendiquée Hugo ou clandestine, elle réclame et empoche les mandats, court derrière ce Pinson magnifié plus il se dérobe, finit par colporter des inventions qui trahissent autant un excès de romantisme que l'effroi de n'être rien... Chaleur humaine et pourtant rudes images que ces embarcations et habitations devinées dans le noir. Que d'austérité comparé à la douillette Hauteville House de Guernesey et ses palmiers ! J'avais oublié lors de la sortie en salle en 1976 la Barbade dans le sillage du lieutenant, cette errance qui peut être de la démence ou le détachement des joueurs qui ont atteint leur objectif (Pinson l'appelle et Adèle continue de marcher l'air absent)... Ramenée de cet exil au bercail par une bonne âme, Adèle a-t-elle été hospitalisée puis enfermée une fois pour toutes ? Au dire du cinéaste en voix-off, une fois à l'abri du monde, elle aurait beaucoup jardiné, noirci à sa façon quantité de pages et... enterré tous les siens (1830-1915) !
Bien interprété par Isabelle Adjani, on ne développe pourtant aucune empathie pour cette jeune femme en quête de son amour passé qui ne veut plus entendre parler d’elle. Elle est prête à tout mais rien n’y fait. Cela aurait pu m’émouvoir mais non. Je ne sais pas si c’est la faute à la réalisation, au jeu distant d’Isabelle Adjani, à moins que ce ne soit voulu, quoi qu’il en soit, je ne me suis pas ennuyée sans pour autant être curieuse de la suite du film. La fin est extrêmement rapide (voire même un peu expéditive) mais après tout peu importe puisque le sort de cette pauvre Adèle ne m’a pas touchée. J’ai néanmoins aimé les scènes au cours desquelles Adèle écrit ses lettres à ses parents ou ses mémoires, également celles où elle lit les lettres qu’elle reçoit. Les dialogues et les scènes sont intéressantes. Pas le meilleur Truffaut à mon sens mais se laisse malgré tout regarder.
Terrible histoire, Je découvre isabelle Adjani, magnifique, bonne actrice! Malheureusement on voit que Le film date, Les acteurs surjouent 1 peu, des passages assez mous et plats et ça aurait été mieux de montrer le début d'histoire d'amour
Chef d'œuvre comme beaucoup de Truffaut et d'Isabelle Adjani. C'est vraiment une tragédienne héritière des plus grandes du passé comme Sarah Bernard. On comprend combien Victor Hugo a du souffrir par ses deux filles. C'est avec sa souffrance qu'il a écrit les Misérables. Avec Fantine, il n'a pu sauver Léopoldine. Avec Cosette, il a rêvé qu'il sauvait Adèle. Ses deux Adèle...
S’inspirant d’un épisode réel de vie d’Adèle Hugo, fille de l’immense Victor qui passa la majeure partie de son existence en maison de santé, François Truffaut nous embarquait au cœur d’une obsession amoureuse évoluant dans la folie pure. Ce film à la lumière magnifique et aux décors et costumes d’époques somptueux – l’intrigue se déroule en 1863 à Halifax en Nouvelle Écosse (Canada) – est porté par une Isabelle Adjani magistrale. À tout juste 19 ans, elle interprétait l’un des rôles les plus importants de sa carrière. D’une intensité remarquable.