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Marc Taton (Belgique)
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3,5
Publiée le 16 décembre 2025
“L’Histoire d’Adèle H” de François Truffaut nous plonge dans la vie tumultueuse d’Adèle Hugo, la fille de Victor Hugo. Amoureuse d’un officier, Adèle se retrouve dans une situation difficile, car cet amour est unilatéral. Pourtant, contre vents et marées, elle refuse de se laisser abattre. Avec une détermination presque désespérée, elle multiplie les efforts pour convaincre cet homme de l’aimer en retour, même si ses actions frôlent parfois la folie.
Ce film s’inspire de l’histoire vraie d’Adèle, puisée dans ses propres mémoires. Isabelle Adjani, qui incarne Adèle, livre une performance remarquable. À seulement 19 ans, elle porte le film sur ses épaules avec une intensité émotionnelle qui captive le spectateur.
La mise en scène de Truffaut est élégante, et le scénario, bien construit, parvient à transmettre toute la complexité des sentiments d’Adèle. “L’Histoire d’Adèle H” est une œuvre qui explore les thèmes de l’amour, de la passion et de la souffrance, offrant un regard sur une figure historique souvent méconnue. 7/10
Sorti en 1975, « L’Histoire d’Adèle H » est l’une des œuvres majeures de la filmographie de François Truffaut. Dans le rôle de la fille cadette de Victor Hugo, atteinte de la pathologie dite de l’érotomanie, Isabelle Adjani magnétise déjà l’écran du haut de ses 19 ans.
En 1975, le plus gros de la carrière de François Truffaut est déjà derrière lui. Il n’a plus rien à prouver et décide de célébrer sa nouvelle muse Isabelle Adjani, alors âgée de 20 ans. La jeune actrice interprète une des filles de Victor Hugo, rongée par un amour à sens unique et obsessionnel qui va la conduire à la démence. Pour évoquer cette lente plongée vers l’isolement mental, le réalisateur ne s’intéresse qu’à ce personnage abusant de plans serrés sur le visage de la comédienne. Même si la deuxième partie du film contient plus d’émotions, la mise en scène surannée confère un ennui poli. Bref, une tragédie sentimentale sombre et sans aucune pointe de romantisme.
Et bien heureusement qu il y avait une formidable Isabelle Adjani dans ce film sinon je l aurais trouvé raté. De mon point de vue François Truffaut passe à côté de son histoire, sa direction d acteur est ampoulée (mise à part Adjani qui a vingt ans avait déjà tout compris), les personnages manquent cruellement de naturel et l on ne voit quasiment pas d évolution chez eux. La mise en scène est figée et donne elle aussi l impression que le film fait du sur place. Une des rare chose que j ai trouvé intéressante c est de faire de Victor Hugo qui n apparaît jamais un personnage dont le poids pèse sur tous les autres, une absence omniprésente qui écrase tout. Mais pas de quoi atténuer une franche déception.
Je n'ai pas vu toute la filmographie de François Truffaut, mais en la creusant, on trouve des films passionnants comme "L'histoire d'Adele H.", la fille de Victor Hugo qui a son histoire bien raconté ici ! Adèle arrive en pays Anglo-Saxon sous un faux nom pour retrouver un officier qu'elle aime éperdument jusqu'à la folie pour le dissuader d'être son amour. Dans ce long métrage, on voit beaucoup l'héroïne écrire et recevoir des lettres, faire des allers retours à la poste, à sa famille et surtout son bien aimé perce cœur. Un long métrage réussit de pas mal de points de vues, un scénario et des dialogues inspirés, une mise en scène élégante et surtout une interprétation de la jeune Isabelle Adjani, 19 ans à l'époque, qui dégage beaucoup d'humanites, d'aurats et d'émotions qui révéla ses grands talents d'actrice que l'on connaît. Les comédiens qui l'entourent sont impeccables. Du très bon cinéma.
Mélo assez lent malgré la présence d’Adjani et quelques scènes captivantes. Bonnes musiques. Le film a l’originalité de raconter une histoire d’amour à sens unique.
François Truffaut met en scène une folie amoureuse à son paroxysme, bien appuyé par l'habitée Isabelle Adjani. Ainsi l'histoire d'Adèle Hugo, fille de l'écrivain célèbre (qui reprend soudainement la couverture en dernière scène), est une histoire encore plus perturbante que dramatique, et cette gêne se fait ressentir grâce à des décors sombre et une musique étrange.
C'est l'interprétation d'Adjani qui survit, des décennies après la réalisation de ce beau film de Truffaut. Elle est habitée par son personnage, insensée de détermination aveugle, sans tomber dans l'excès ou le pathos. La réalisation de l'auteur des "400 coups" reste soignée, voire académique, bien accompagnée par la partition de Maurice Jaubert.
François Truffaut s’essaye de façon peu convaincante au drame historique en racontant l’histoire de la fille de Victor Hugo vivant exilée sur l’île d’Halifax, éprise d’un amour à sens unique. Hormis filmer longuement une Isabelle Adjani au jeu excessivement maniérée. Ennuyeux et peu digne d’intérêt.
Avec L’Histoire d’Adèle H., Truffaut filme la folie amoureuse d’Adèle Hugo, fille de Victor Hugo, obsédée par un officier indifférent. Entre décors naturels et montage nerveux, le réalisateur capture l’effondrement d’une femme prisonnière de son obsession — et de son héritage familial.
Si l’histoire dérange (on oscille entre compassion et malaise face à cette traque amoureuse), c’est le destin tragique d’Adèle, écrasée par l’ombre de son père et de sa sœur disparue, qui fascine. Isabelle Adjani, sublime et terrifiante à 20 ans, incarne cette chute avec une intensité rare.
La question du film : à quel moment l’amour peut-il devenir destructeur ? Une œuvre troublante, où l’amour se confond avec la perte de soi.
Même s'il lui est arrivé de signer quelques très bons films, ainsi qu'un coup de maître avec "Vivement dimanche !, Truffaut restera toujours Truffaut : un représentant de la Nouvelle Vague. Cette Nouvelle Vague qui n'aura pas légué pléthore de bons films. "L'histoire d'Adèle H", où l'on regardait la fille de Victor Hugo cavaler après un lieutenant de l'Armée Britannique. Et puis...rien de plus que ça. 90 minutes de néant et d'ennui profond. 90 minutes sans âme, sans chair, sans caractère et sans personnalité. 90 minutes lénifiantes qui n'ont absolument rien à dire, ni à raconter. 90 minutes à suivre des personnages aussi insignifiants les uns que les autres. Isabelle Adjani traverse le film comme un fantôme et n'a jamais aussi mal joué. 90 minutes qui, en 1975, étaient déjà bien surannées et représentaient le pire de ce que le cinéma d'auteur pouvait engendrer.
Un véritable film d'auteur sur la passion à sens unique. La passion d'un Truffault pour Adjani et la passion d'adèle pour son officier.Adjani dévore littéralement l'écran par son talent ici exceptionnel et sa beauté. Naissance d'un mythe
L'histoire d'Adèle, amoureuse éplorée, qui idolâtre un homme qui ne l'aime pas, rêve sa vie, traumatisée par la mort de sa sœur, n'intéresse pas beaucoup. Adjani joue la folie magistralement.
L'histoire d'Adèle Hugo est une histoire d'amour ou, plus précisément, l'histoire d'une femme amoureuse. Sa passion insensée pour un beau militaire qui la rejette conduit Adèle en Nouvelle-Ecosse où elle n'a de cesse de le contraindre à l'épouser. Au rythme de l'écriture de son journal et de ses correspondances avec Guernesey où son père la réclame vainement, Adèle Hugo, encore traumatisée par la mort de Léopoldine, semble se construire un dangereux univers névrotique. François Truffaut met en scène avec sensibilité une femme habitée par un amour irraisonné et prête à toutes les corruptions pour reconquérir le lieutenant Pinson. Pour autant, le cinéaste ne parvient pas toujours à captiver avec cette histoire vraie, peut-être parce que les seconds rôles sont plutôt anodins ou, plus sûrement, parce que sa mise en scène ne restitue pas, volontairement, la même passion violente et la frénésie qui agitent Adèle. En revanche, la superbe composition d'Isabelle Adajani, sa beauté et sa jeunesse nous attachent inéluctablement à ce personnage ambivalent, doué d'amour et de violence, fragile et déterminé, aveuglé par une vaine espérance. Se detournant d'une idée romantique, Truffaut réalise un film sur l'amour fou, au sens propre, inexplicable et beau.