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Un visiteur
1,0
Publiée le 18 avril 2014
Vraiment mauvais, un cinéma d'enfant, primaire, primitif et bas. Ce n'est pas parce que c'est Truffaut qui réalise, et une Isabelle Adjani qui joue le rôle de la femme torturer par la fatalité, que ce film doit être aimé. Jugeons le honnêtement, et avouons que ce téléfilm de bas étage ne s'élève même pas au niveau lamentable de "plus belle la vie".
Mon vote va surtout à l'interprétation d'Adjani qui est magistrale. Truffaut aurait pu, selon moi, utiliser l'histoire d'Adèle Hugo d'une autre manière, peut-etre moins romantique et plus subtile ...car on tombe parfois dans un lyrisme exarcébé qui peut agacer.
Une petite merveille ! Faire un film qui nous tient en haleine et qui nous enchante avec un seul personnage (les autres ne servant que de faire-valoir) était une gageure ! Et c'est remarquablement réussi, on ne s'ennuie pas une seconde, l'interprétation par Isabelle Adjani de cette fille de Victor Hugo, qui vit une passion non partagée, puis qui dégringole aux enfers de la folie est magistrale (et je pèse mes mots). Le montage est très habile et nous permet de souffler avec des scènes surprenantes (le faux magicien, la prostituée qu'elle paye pour l'offrir à celui qu'elle aime, le filature par le lieutenant dans les rues de la Barbarde). Chapeau !
Adèle Hugo a 32 ans lorsqu'elle traque le lieutenant Pinson, à qui elle voue une passion aveugle et sans issue. François Truffaut filme la folie affective de son héroïne grâce à la prestation transcendée d'Isabelle Adjani, nominée aux oscars, et qui aurait mille fois mérité un césar.
Le plus beau rôle d'Isabelle Adjani D'autan plus important qu'il sera déterminant dans sa carrière ainsi tout les rôle qu'elle fera par la suite serons des dérivée d'Adèle H.
Ça mérite peut-être deux étoiles ("pas terrible"), mais je mets une demi-étoile pour ramener la note absurdement élevée de ce médiocre roman photo à un niveau raisonnable. Dans ses programmes télévisés, Télérama met triple T parce que Truffaut, le Nouvel Obs met un triple cœur parce que Truffaut et on pourrait allonger la liste. Si l’idée de la critique est de prescrire ce qu’il convient d’aimer pour faire partie du club très snob des cinéphiles de haut vol, très bien. Mais si l’idée de la critique est de renseigner le lecteur sur la qualité de ce qu’il va voir, c’est une autre paire de manche. L’Histoire d’Adèle H. est en réalité un honnête téléfilm qui déroule son histoire de manière très monolithique, très manichéenne, sans aucune surprise et sans permettre au spectateur la plus élémentaire empathie tant les personnages de carton pâte sont stéréotypés et comme vus de l’extérieur. On attend d’une œuvre d’art qu’elle mette un minimum en scène les ambiguïtés de la vie. Ici, il n’en est pas question. La vision simplette qui nous est assenée est que l’amour est 1) soit sublime 2) soit pathologique, et en l’occurrence, l’auteur développe l’option N°2 sans un pet de nuance. On dirait qu’il ne lui est jamais venu à l’esprit que l’amour pouvait être à la fois sublime et pathologique tout comme la lumière est à la fois onde et corpuscule. On dirait qu’il n’a jamais lu ni Racine, ni Benjamin Constant, ni Flaubert, ni aucun des grands textes de la littérature française. Si ce machin n’avait pas été signé Truffaut, il y a gros à parier que Télérama n’aurait même pas pensé à mettre un seul T ni le Nouvel Obs un seul cœur. Il se serait même sans doute retrouvé avec un as de pique.
La descente d' une pauvre âme passionnée vers son trait le plus noir, la folie plus que l' amour! Une jeune femme aux tendances érotomane qui fera de l' amour son maître, interprétée par une Adjani au sommet de son art et de sa beauté!! Pathétique.
Du charmant poème scolaire "Mes deux filles", Truffaut offrait de revenir en rappelant que Léopoldine se noya avec son mari, et qu'Adele, belle et brillante pianiste se sentant la moins aimée de l'écrivain, prit la tangente en serrant les dents. Le film relate ses petits calculs à distance dans le glacial Halifax où revendiquée Hugo ou clandestine, elle réclame et empoche les mandats, court derrière ce Pinson magnifié plus il se dérobe, finit par colporter des inventions qui trahissent autant un excès de romantisme que l'effroi de n'être rien... Chaleur humaine et pourtant rudes images que ces embarcations et habitations devinées dans le noir. Que d'austérité comparé à la douillette Hauteville House de Guernesey et ses palmiers ! J'avais oublié lors de la sortie en salle en 1976 la Barbade dans le sillage du lieutenant, cette errance qui peut être de la démence ou le détachement des joueurs qui ont atteint leur objectif (Pinson l'appelle et Adèle continue de marcher l'air absent)... Ramenée de cet exil au bercail par une bonne âme, Adèle a-t-elle été hospitalisée puis enfermée une fois pour toutes ? Au dire du cinéaste en voix-off, une fois à l'abri du monde, elle aurait beaucoup jardiné, noirci à sa façon quantité de pages et... enterré tous les siens (1830-1915) !
flamboyance des sentiments, inoubliable interpretation d'isabelle Adjani, maitrise de la mise en scéne , tout est rassemblé pour un autre chef d'oeuvre du maitre Truffaut
Avec cette histoire d'obsession amoureuse, Truffaut revient aux sombres racines du romantisme, celui de l'absolutisme mortifère des passions. Le récit de cette tragédie inéluctable évite cependant le pathos et l'assèchement grâce à la présence lumineuse d'Isabelle Adjani, peut-être dans son meilleur rôle, qui donne une incandescence rare au personnage d'Adèle H. Truffaut est visiblement aimanté par son actrice et le film se perd merveilleusement dans cette fascination. On oublie alors ses quelques faiblesses (la voix off sentencieuse, le rythme un peu trop lâche...), pour se laisser subjuguer par ce diamant noir.
Un magnifique et très émouvant film de Francois Truffaut racontant l'histoire vraie d'Adèle Hugo, fille du célèbre poète Victor Hugo, femme a la vie sentimentale complexe devenue folle par amour. Le rôle d'Adele H. est interprété par la sublime Isabelle Adjani (qui n'est cependant pas, je trouve, dans un de ses meilleurs rôles...), rôle qu'elle incarne plutôt bien... Très naturellement la mise en scène de Francois Truffaut est exceptionnelle, l'histoire est racontée magistralement, très mélancoliquement et poétiquement...