Il y a des films qui ne vieillissent jamais, qui vous touchent à chaque visionnage comme si c'était la première fois. E.T., l'extra-terrestre fait partie de ces rares œuvres qui transcendent les générations. Je l'ai revu récemment et l’émotion est toujours là, intacte. Ce mélange de merveilleux, d’innocence et de mélancolie m’a cueilli dès les premières minutes, comme si j’étais à nouveau un enfant devant l’écran.
La magie opère grâce à la mise en scène magistrale de Steven Spielberg, qui filme les sentiments avec une sincérité désarmante. On ressent chaque frisson, chaque larme d’Elliott, et cette amitié improbable entre un jeune garçon et un être venu d’ailleurs devient presque plus réelle que tout ce qu'on vit au quotidien. Le film parle d’abandon, d’amour, de différence, de séparation, sans jamais tomber dans le pathos. C’est subtil, c’est tendre, et c’est universel.
La musique de John Williams mérite à elle seule un paragraphe. Elle sublime chaque scène, en particulier le final, qui m'arrache une larme à chaque fois. Il y a dans ces notes quelque chose de profondément humain, presque mystique. C’est une bande-son qu’on garde dans un coin du cœur, comme une berceuse qu’on n’oublie jamais.
Mais au-delà de la technique, des effets spéciaux (encore bluffants pour l’époque) ou de la narration, ce qui me touche dans E.T., c’est sa capacité à réveiller l’enfant en nous. Celui qui croit aux étoiles, aux liens invisibles, à la beauté du monde quand on prend le temps de le regarder autrement. Pour moi, c’est plus qu’un film culte : c’est un chef-d’œuvre intime, une expérience émotionnelle inoubliable. Un 5/5 évident, et même plus si je pouvais.