Je suis très contente de l’avoir vu. C’était très sympa, assez touchant. Franchement rien a redire ça m’a pas non plus transcendé mais c’est un très bon classique
ET. L'EXTRA-TERRESTRE (1982): ET et Eliott, deux petits personnages perdus dans un monde d'adulte. Eliott, un gamin désespéré par l'absence de son père, ET l'extraterrestre, involontairement abandonné sur notre planète par les siens. Leur point commun, le sentiment d'avoir été délaissé. La rencontre de deux paisibles esprits, deux regards remplis d'humanité qui se croiseront, qui se comprendront, commencera alors le début d'une grande amitié. Après "Rencontres du Troisième type" où Spielberg abordera la responsabilité des hommes face aux ovnis, avec " ET. l'extra-terrestre" il apportera de la légèreté à cet incroyable rencontre en mettant en scène des enfants. Ici, tout sera pensé et filmé à hauteur d'enfant, très peu de visages d'adulte seront montrés à l'écran afin de bien faire ressentir toutes les émotions de cette jeunesse cachottière. Aucune violence, pas d'agressivité, de petits moments de frayeur qui feront sourire, de l'espièglerie, des actions innocentes et enfantines, un casting de jeunes acteurs parfaitement dans leurs rôles, le compositeur John Williams pour notre plus grand plaisir continuera à souligner avec sa puissante musique l'émotion et l'émerveillement, des effets spéciaux maintenant un peu datés mais toujours acceptables, ET et son physique ingrat, une animatronique si performante qu'elle arrivera à retranscrire les très forts sentiments de cette créature qui parviendra à devenir très attachante; et ce final… tout simplement le tracé d'une envolée bouleversante. " ET l'extra-terrestre", un film fantastique surprenant, drôle, divertissant, émouvant, pour petits et grands.
Considéré comme l’un des films les plus marquants des années 1980, mérite amplement son statut de classique. Ici, Spielberg choisit naturellement un jeune protagoniste pour représenter son émerveillement et sa fascination pour les aliens. Pas de conflits interespèces ni de tentatives d’invasion de la Terre, mais juste l’histoire touchante d’un garçon qui se lie d’amitié avec un extraterrestre puis l’aide à rentrer chez lui. Le scénario est en ce sens assez simple, mais il mêle SF et aventure à travers un point de vue d’enfant pour transformer ainsi avec beauté notre peur de l’inconnu en un rêve de gosse. D’ailleurs lui-même a une apparence et un comportement d’enfant qui le rendent sympathique et pas du tout hostile. Sa présence a pour effet de rafistoler la relation entre Elliot, son frère et sa soeur ( le pauvre était solo au début ) et de soigner les plantes malades. Le film est une ode à l’enfance, sublimé par la magnifique BO de John Williams ( elle doit le porter à facilement 50% ). Comment oublier la scène mémorable du vélo qui vole ?? Il a pas vieilli, toujours aussi plaisant avec les années et à tout âge. Bon effets spéciaux pour l’époque.
Avec . l’extra-terrestre, Spielberg touche à quelque chose de presque universel : cette douleur de l’enfance face à la solitude, à l’absence et au besoin vital de croire encore au merveilleux. La relation entre Elliott et . bouleverse parce qu’elle est filmée avec une sincérité émotionnelle désarmante, sans jamais cyniquement manipuler le spectateur malgré l’immense pouvoir lacrymal du récit. Spielberg transforme les banlieues américaines ordinaires en territoire de conte, où chaque rayon de lumière et chaque envol semblent vus à hauteur d’enfant. La musique de John Williams accompagne le film comme une montée permanente vers l’émerveillement pur, jusqu’à ce final qui reste l’un des plus émouvants de l’histoire du cinéma populaire. Une œuvre profondément humaine, capable de réveiller intacte la part d’enfance enfouie chez n’importe quel spectateur.
Un film intemporel, une oeuvre culte qui fait partie du patrimoine cinématographique mondial. D'innombrable scènes mémorables, et toujours ce sempiternel " téléphone maison", que tout le monde connaît, presque indépendamment du film.
C'est un film qui touche du plus petit au plus grand par sa simplicité et par l'universalisme de son message.
"J'ai l'impression d'avoir vu un film d'aujourd'hui" m'a dit ma fille de 9 ans en le visionnant. Et c'est le tour de force de Spielberg en 1982 : musique, montage, plans captent l'attention du début à la fin. Au delà de ça, on sent bien les effets spéciaux à la ficelle tirée sur toile de fond mais c'est le charme de l'époque.
Film de science-fiction, . raconte la rencontre entre un garçon, Elliott, et l'extra-terrestre. Une belle histoire, émouvante, marquante. Quelques nuances : . n'est pas beau; on aurait pu en savoir plus sur les extra-terrestres, ou sur sa planète; la scène avec les spoiler: scientifiques est dure; et spoiler: la fin attendue : . ressuscite. Mais quel film!
Un excellent film de Steven Spielberg. L'histoire est bien mené où trois enfants vont protéger d'un organisme qui souhaite le capturer pour l'étudier. La première version sans les parties numériques d' est la meilleure. La nouvelle version 20 ans après a subi des modifications qui permettent de nouvelles Scènes avec mais en ont effacé d'autres pour s'adapter "aux normes". La scène où les policiers étaient armés a été remplacé par des policiers ayant des Talkies-walkies.
Loin du spectaculaire et de toute science fiction conquérante, le film se place dans une banlieue anonyme et un foyer silencieusement abîmé par l’absence du père. L’extraterrestre n’y ouvre pas une promesse d’ailleurs, il vient combler un vide déjà béant, déposée sur une blessure qui n'est pas prête de cicatriser. La relation entre Elliott et . est un lieu d'émerveillement pur. Pourtant, elle prépare, dès sa naissance, la douleur de la séparation. Spielberg filme l’enfance comme un territoire exposé au problématique adulte, où l’on apprend trop tôt que l’amour n’annule pas la perte, et que le deuil précède souvent même les mots pour le dire.
La mise en scène abandonne l'information au profit de l’affect. Les corps deviennent perméables, les émotions circulent. ., être faible, dépendant, maladroit, renvoie à l’état enfantin dans ce qu’il a de plus nu. En miroir, le monde adulte apparaît disloqué, administratif, incapable de relation véritable, obsédé par le contrôle plutôt que par l’écoute.
La séquence du vélo, la maladie puis le départ final refusent toute promesse de consolation instantanée. Le film affirme que toute rencontre contient déjà son arrachement. Sous son apparente tendresse, . est une réflexion sur la perte et même, sur le cinéma lui-même, conçu comme un lien intense mais passager. Une présence que j'ai senti, plus jeune, me transformer, puis se retirer, laissant derrière elle, une once de lumière. Un film qui nous rappelle que oui, des ombres brillent encore.