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Un visiteur
1,0
Publiée le 13 août 2008
Le Port de l'angoisse, Hawks, Bogart, Bacall, Hemingway, Faulkner, tout cela est bien impressionnant mais le résultat fait peine à voir. Déjà, les décors dignes de "au théatre ce soir" pour un film d'aventures se passant en Martinique avec des scènes en haute mer n'aident pas à prendre cette histoire très au sérieux pour le moins. Le film me fait penser justement à du "boulevard", des portes qui claquent, des bons mots, un vaudeville avec en toile de fond la seconde guerre mondiale. Tout est feint comme dans le mauvais hollywood, scénario indigent, faux suspense, simplification de l'Histoire, exotisme facile, méchants de pacotille, je ne sauverai que l'apparition (bien qu'improbable) et la partition (avec de bons dialogues) de lauren bacall et quelques morceaux de musique. Les grands classiques sont indémodables, pas ce film qui ne doit sa renomée qu'au couple Bogart Bacall.
Il y des films dont on ne se lasse pas tellement ils sont riches,profonds,durs,tendres et où il y a tellement de choses à découvrir qu'à chaque vision j'en sors émerveillé."To have and have not" est une sorte de miracle cinématographique fascinant.Il doit tout à Hawks, bien sur, mais Bogart et surtout Bacall, sorte de femme fatale à qui rien ni personne ne peut résister, y sont pour beaucoup.De nombreux films m'enchantent par le coté émotionnel profondément humain qui s'en dégage.Rien de tout cela ici,c'est de l'artifice mais quel artifice:du cinéma à l'état pur et comme les dialogues sont tout a fait à la hauteur du reste, tant ils déchirent les écorces apparentes des deux héros, cela débouche sur un film parfait.Il suffit de siffler et j'arrive,la boite d'allumettes qui voltige,la bouteille qui va et vient,les parfums qui flottent dans l'air,la musique de Hoagy Carmichael,l'élégance qui se vit et se revit à chaque vision,le gout du bonheur de vivre le présent qui se ressent en permanence.C'est du 5 étoiles pour l'éternité.
Je me suis un peu ennuyé au début, mais la deuxième partie du film est plus intéressante, ça bouge un peu plus. Les personnages sont sympathiques, surtout Eddie, magistral.
Adaptation remarquable d'un roman d'Hemmingway ("To Have And Have Not"), "Le Port de l'Angoisse" est un sommet du cinéma américain des années 40, avec un duo d'acteurs épatant (Bogart/Baccall, tout de même !), et une réalisation soignée. Un film anthologique, tout simplement.
Howard Hawks a l'habitude de signer des œuvres magistrales empreintes d'une certaine rigueur morale. C'est un peu le cas pour "Le port de l'angoisse " où Humphrey Bogart interprète un patron de pêche à la fois simple et complexe. Simple, parce qu'il ne s'encombre pas de principes, interlocuteur au franc-parler, il ne reste pas dans l'indécision. Complexe car misogyne et amoureux des femmes, honnête mais intéressé par l'argent, indifférent à la situation politique de la Martinique puis soudainement enclin à aider la résistance française. Le film est essentiellement dominé par le duo Humphrey Bogart et la séduisante Lauren Bacall, dont ce fut le premier rôle à l'écran. Lauren Bacall crève l'écran malgré son jeune âge (20 ans). D'ailleurs, la rencontre entre les deux acteurs se conclura par un mariage l'année suivante du tournage en 1945 pour former le couple mythique que l'on connaît jusqu'au décès de Bogart en 1957. Ce thriller est un vrai film de ciné-club à poursuivre par un débat contradictoire entre spectateurs. Il me laisse une impression mitigée pour les raisons ci-après. D'abord, il contient quelques invraisemblances : Morgan fumant une cigarette au pied du lit du blessé dont il vient d'extraire la balle, le même qui jette son mégot par terre aux pieds de Mme de Bursac lorsque Marie Browning amène le petit déjeuner dans la cave, le béret ridicule du capitaine de police "Gras Double" (joué par Dan Seymour), l'accent américain de ceux qui parlent français. Ensuite, il possède quelques aspects négatifs : la faiblesse du scénario, les décors au rabais, une fin tronquée. Enfin, il démontre des atouts incontestables : la confrontation du couple mythique Bogart-Bacall, le jeu humoristique du facétieux Walter Brennan, l'excellent pianiste et chanteur Cricket (Hoagy Carmichael), les répliques cinglantes et inoubliables de Lauren Bacall, l'exceptionnelle présence et le charisme de Bogart
Contrairement à d'autres films antérieurs, de la même époque ou postérieurs et mettant en vedette un duo glamour, ce "Port de l'angoisse" a quand même le mérite de proposer une histoire. Même si celle-ci ne s'embarrasse pas d'originalité et comporte des trous d'airs, elle existe. Elle est là. Au cinéma, il y a quelque chose de terrible: le temps met des coups de vieux de manière aléatoire. Certains films ramassent, d'autres non. Et celui d'Hawks ramasse. Que cela a vieilli. Que cela a pris du plomb dans l'aile. Avec le temps, deux défauts apparaissent nettement: le film est bavard. Il faut supporter bon nombre de scènes où ça piaille beaucoup. Certes, les actes suivent, mais quand même. Et le deuxième, le tandem Bogart/Bacall a de plus en plus de mal à cacher les lacunes d'un film quelque peu surfait. Pour l'instant, ça tient. Le cordon n'est plus robuste, mais ça tient. Pour combien de temps encore ?
Un loup de mer est engagé contre son gré dans la Résistance à la Martinique, nous sommes en 1942. Sur cette courte trame, Howard Hawks (Rio Bravo - 1959) va nous emmener au cœur d’un thriller alliant à la fois, le suspens, l’aventure et le romantisme sur fond de guerre. De tels ingrédients, maniés par un réalisateur hors pair, font de ce film un chef d’œuvre. Grâce à son histoire et surtout, son acteur principal : Humphrey Bogart (que l’on a pu voir en tête d’affiche quelques années plus tôt dans le cultissime Casablanca - 1942), au côté de la sulfureuse Lauren Bacall (Dogville - 2003) qui obtient là son tout premier rôle au cinéma ! Le Port de l'Angoisse (1945) est une véritable réussite en soi, que ce soit au niveau des trucages lors des séquences en mer ou ne serait ce que pour sa mise en scène.
Howard Hawks, reconnu par la postérité comme un des plus illustres cinéastes américains, réussit dans nombre de ses films l’exploit de développer à travers les codes d’un genre, les accointances d’un groupe de personnes. Dans «To have and have not» (USA, 1945), une de ses plus célèbres réalisations pour le fameux couple qu’il formât (Bogart-Bacall), Hawks réussit en empruntant les codes du thriller de guerre à déployer les intrigues intimes. Ce n’est pas tout à fait le rapport grand Histoire-petite histoire qu’il applique à son œuvre. Dans ce type de plan narratif, les échelles d’histoire dialoguent sans jamais profondément communier. «The Longest Day» est le parangon idéal de ce dialogue distant ; en accumulant les petites histoires d’hommes, les trois réalisateurs ne permettent pas aux émotions de chacun de se lier aux évènements du monde. «To have and have not» se déroule au cours de la seconde guerre mondiale alors que Vichy et les nazis tiennent une grande partie de la France sous leurs jougs. En Martinique où une police française veille au respect du gouvernement de Pétain, Harry Morgan (Bogart) loue son bateau pour emmener pêcher ses clients. Sa modestie rustre mais non moins élégante en fait un marin apprécié sur le port. La rencontre des échelles d’histoire s’accomplit lorsque Morgan se voit demandé par un ami français (Marcel Dalio) de venir en aide à la Résistance. Au cours de cette mission aux incidences internationales, dont l’implication politique fera longuement hésiter Morgan, des amitiés se lieront ainsi que des idylles et des jalousies. L’Histoire implique les histoires, et les espaces chez Hawks se rendent propices aux sentiments que les intrigues nouent entre les protagonistes. La contigüité de certains lieux invitent aux rapprochements des cœurs tandis que les étendus des eaux se révèlent prompts à la discorde. Les circonstances de temps (l’Histoire) et de lieux (la configuration des espaces) dictent les comportements.
Je n’aurais jamais pensé à la façon dont s’est exercée la Résistance française en Martinique ; l’histoire du "Port de l’Angoisse" est donc particulièrement originale est intéressante à suivre. Howard Hawks la met en scène avec talent, magnifiant avec la même élégance une dangereuse croisière nocturne qu’une scène de chant ou de séduction. L’atmosphère de Fort-de-France est moite à souhait, mais elle contraste avec la tension associée à l’oppression du gouvernement de Vichy. En effet, l’hôtel provoque une impression de désinvolture, confirmée par le couple Lauren Bacall / Humphrey Bogart, qui aligne les bons mots et les répliques cinglantes. Cette opposition entre confort bourgeois et désir d’aventure est l’un des délices d’un film qui regorge de charme.
Seulement deux critiques pour un film que tout cinéphile devrait compter parmi ses références! La première confrontation de L.Bacall et d'H.Bogart est un régal: jeux de lumières et de regards sont là pour nous ravir... Un couple qui ne passera pas inaperçu... pour notre plus grand bonheur.
Howard Hawks adapte une nouvelle fois un scénario remanié par Faulkner, d'après "En avoir ou pas" D'Ernest Hemingway. Doté d'un prestigieux casting, on suit Bogart, incarnant un cynique Yankee, vivant en Martinique et se ralliant à la cause de la résistance Française (Une intrigue proche de Casablanca ! Mais le déroulement et le film en seront tout autre). Bogart et Bacall forment un duo intense et l'atmosphère sombre et particulièrement envoutante du film est parfaite. Le scénario est vraiment bien écrit, nous offrant quelques scènes superbes et inattendues, jusqu'à un très bon final. Tout comme les dialogues et particulièrement ceux entre Bogart et Bacall. Une fois de plus Bogart est grandiose et les seconds rôles impeccable. Un très bon film noir, captivant et fascinant.
Le Port de L'Angoisse est l'un des nombreux chefs d'oeuvres des années 40. L'histoire se déroule en 1942, en Martinique. Harry Morgan - Humphrey Bogart - est propriétaire d'un yacht, il doit aider le patron d'un hôtel - Marcel Dalio - à faire rentrer clandestinement un chef de la résistance. D'abord réticent, Harry acceptera car il a un grand besoin d'argent. En effet, il vient de rencontrer une jeune et belle femme Marie - Lauren Bacall - dont il est tombé amoureux, les deux voudront rejoindre l'Amérique. Pour l'aider a cette tache il sera épauler de son ami Eddy - Walter Brennan. La mise en scène d'Howard Hawks est vraiment excellente, alors que la photographie en noir et blanc de Sid Hickox rapporte un vrai plus supplémentaire au film. A noter également la belle partition musicale du duo Max Steiner - Franz Waxman. Mais bon, ce sont bel et bien les acteurs qui font de ce film une oeuvre mythique. D'abord, le duo Bogart - Bacall fonctionne à merveille, tandis que Walter Brennan dans le rôle de l'ivrogne est vraiment drôle et génial. Marcel Dalio campe un patron d'hôtel vraiment à la hauteur. Voilà en tous les cas un des films majeurs du cinéma américain et qui regorge de scènes cultes. Voilà donc un long métrage que tous le monde se doit de posseder, c'est un film vraiment admirable et qui mérite largement son statut de classique. Une oeuvre a voir et a revoir à volonter.
“L’angoisse”, effectivement… On se demande convulsivement ce qui a bien pu pousser un surdoué comme Hawks à adapter pour le cinéma cette nouvelle d’Hemingway qui de toute évidence ne tient pas la route (du rhum). On s’ennuie ferme devant cette vague histoire sans intérêt. Et puis, il y a Bogart et son style robotoïde insupportable, ses rares sourires en cul de poule. Dans Casablanca, Mister smoking-macho-man affublait en permanence Bergman d’un « Kid » particulièrement énervant. Ici, c’est le pompon : Bacall a droit non seulement à du « Kid », mais aussi à du « Junior » et surtout du « Slim »… Bacall quant à elle semble chérir l’expression « I can use… » (a drink, a match…). Un peu comme dans les mauvais John Ford, on trouve aussi dans le personnage de Eddy (Walter Brennan) un poivrot soi-disant attendrissant censé humaniser le héros dur à cuire qui l’a pris sous son aile. "En avoir ou pas" ? Hawks aurait dû en avoir moins...
Un drame passionnel mythique qui mêle aventure, bravoure et romance, sublimé par l'interprétation du couple Lauren Bacall/Humphrey Bogart, tombé amoureux durant le tournage.
Le Port de l’angoisse serait né d’une partie de pêche où Howard Hawks aurait dit à Ernest Hemingway qu’il serait capable de porter à l’écran son plus mauvais roman. Et le moins que l’on puisse dire est que cette adaptation d’En avoir ou pas réussit pleinement son pari puisqu’elle est tout bonnement un chef-d’œuvre. Portée par une photographie en noir et blanc sublime, la mise en scène toujours pleine de classicisme du cinéaste illustre à merveille une histoire qu’il modifie grandement pour coller à l’actualité de son époque. En effet, le scénario de Jules Furthman et William Faulkner choisit de déplacer le lieu (on passe de Key West et Cuba à la Martinique) et l’époque de l’action (déplacée de 1937 à 1940) afin de transformer son histoire de passage de banals clandestins en film de propagande anti-nazi (en oubliant le sujet de la drogue se trouvant dans le roman) et, pour accentuer cet aspect politique tout en rendant le tout plus crédible (bien qu’on soit surpris d’entendre une mère martiniquaise parler à son fils en anglais plutôt qu’en créole ou en français), Hawks choisit d’employer de multiples acteurs français (parmi lesquels Marcel Dalio dans un des rôles principaux). Et le moins que l’on puisse dire est que cette histoire captive du début à la fin notamment car elle présente un couple mythique à l’écran. Effectivement, pour donner la réplique à l’acteur du moment qu’est Humphrey Bogart, Howard Hawks choisit, sur le conseil de sa femme, une mannequin n’ayant jamais fait de cinéma : Betty Joan Perske. Il choisit au passage de changer le nom de celle-ci et crée une légende du 7ème Art : Lauren Bacall ! Celle-ci éclate à l’écran et le couple qu’elle forme avec Humphrey Bogart devient une évidence (malgré leur quart de siècle de différence) que ce soit à l’image ou dans la vraie vie (le tournage est le début d’une histoire d’amour qui durera jusqu’à la mort de l’acteur). Ainsi, Le Port de l’angoisse est un monument du cinéma qui constitue à la fois l’apparition d’une star, la naissance d’un couple mythique, un témoignage de son époque et surtout un chef-d’œuvre de l’Histoire du cinéma toujours aussi passionnant à regarder.