Dernier long-métrage U.S pour Fritz Lang, qui en profite pour nous offrir un polar palpitant, sur les dérives de la justice Américaine. Un scénario intelligent et parsemé d’innombrables twists dont un twist-ending qui clôture habillement ce polar au suspens prenant. L'Invraisemblable vérité (1956) nous tient en haleine et ne nous relâche pas, même si quelques passages peuvent s’avérer prévisibles, l’ensemble est parfaitement mis en scène et Dana Andrews excelle en tête d’affiche. A noter enfin, qu’un remake U.S avec Michael Douglas a vu le jour, intitulé Présumé Coupable (2009), ce dernier est une regrettable erreur !
Bonne mise en scène, des acteurs de qualités mais un scénario qui comporte pas mal de facilité. Le noeud de l'intrigue (spoiler: un écrivain se fait accusé de meurtre pour prouver qu'un innocent peut être envoyer à la chaise électrique ) est un peu tirez par les cheveux, mais cela permet de faire plusieurs coup de théâtre assez malins.
Faits comme des rats... D'accord avec l'un des critiques présents sur ce site, un remake de ce chef-d'oeuvre serait bienvenu en 2008 ! Grosse colère simulée par Fritz Lang au bout du compte, comme qui dirait "il y a trahison et trahison", le social et l'intime... J'ai été surprise de la réalisation, austère, commençant par un écheveau bien embrouillé tant qu'il s'agit d'intentions, ensuite on a peine à croire... Le fait que Joan Fontaine soit aussi déroutante physiquement au début (terne comme une vieille fille éteinte) alerte... Quant aux strip-teaseuses, elles sont croquées à la limite du supportable, avec un machisme apparenté aux bons vieux James Bond ! On dirait aussi un film sur l'intuition paternelle, rare au cinéma !
Aidé par un scénario brillant, Fritz Lang signe ici un très grand film au sujet fort rempli de rebondissements jusqu'au final, génial. La mise en scène du cinéaste est toujours aussi parfaite et Dana Andrews est excellent.
Un film noir au scénario implacable signé par un des maître du genre. Fritz Lang montre une fois encore qu'il détient mieux que quiconque les clés des intrigues sentimentales. Hélas,le réalisateur pêche une fois encore par excès de confiance en confiant ses rôles principaux à des seconds couteaux hollywoodiens. Le résultat manque ainsi de cohérence, entre l'intensité de l'intrigue et le jeu en demie teinte de ses acteurs. Dommage. A quand un remake ?
Mon premier Friz Lang, et j'avoue que je m'attendais à mieux vu sa réputation. Après quelques renseignements j'ai compris que ce n'est pas son meilleur film, ça rassure quand même car on voit dans la mise en scène épurée mais efficace qu'il y a quelque chose. "L'invraisemblable vérité" se regarde facilement, notament grâce à un superbe photo et un twist final excellent. On peut regreter aussi un certain manque de questionnement sur la pene de mort, thème central du film. Chacun aura sa position la dessus, verra ce qu'il veut voir, mais au final "l'invraisemblable vérité" prend peu de risques là dessus. La reflexion sur les dérives de la justice est bien plus interessante.
Beyond a reasonable doubt est 1 film ambigu & parfois osé sur deux groupes d'égale force luttant courageusement pour leurs idéaux et/ou sinon la vie; tout sauf rigide, ce thriller aux élégantes impressions gothiques-bourgeoises rarement vues nous séduit tout le long de son déroulement - et de + bien évidemment pour son coté parabole anti-égoisme... -: Un cocktail réussi.
La première partie était assez réussit,la deuxième moins à cause d'un scénario assez ambigüe,cependant la mise en scène de Fritz Lang est assez surprenante,comment traiter une histoire de faux coupable comme celui d'un journaliste écrivain qui va ce faire passer pour un comdamné à mort en maquillant avec son associé,son futur beau-père un crime dont soit disant qu'il n'aurait pas commis en fabriquant des fausses preuves contre un procureur intègre sur le système judiciaire,mais c'est après la deuxième partie que le scenario devient difficile à croire avec des passages invraisemblable comme celui cispoiler: la mort de son futur beau-père tué accidentellement en voulant arrêter le système judiciaire contre le procureur et empêcher son ami complice comme lui vers la chaise électrique. . C'était le dernier film hollywoodien de Lang,après cela il tournera uniquement en Europe. Un remake fut réalisé en 2009 "Présumé coupable" de Peter Hyams moins riche que celui de Lang.
Pour le dernier film de Lang dans sa période américaine, le cinéaste à l'esthétique mythique nous propose un style plutôt épuré. Sans rien n'y connaître à la mise en scéne cinématographique on remarque tout de même que la réalisation est désosée, comme si Fritz Lang avait voulu faire le squelette type d'un film à suspens. Car "Beyond a reasonable truth" est bel et bien un film à suspens tournant autour de trois gros retournements de situation. Lang ne ménage pas son spectateur. Le film tient ainsi debout grâce à l'harmonie qui règne entre le scénario et la réalisation. Comme toujours chez Lang, les décors sont très beaux. La musique de Herschel Burke Gilbert, atypique au cinéma d'Hollywood, sans être transcendante, soutient convenablement l'oeuvre. La direction d'acteur de Lang représente fort bien ce qu'elle doit être en général : contenir l'acteur au-delà de ses possibilités afin de le mener là où va l'oeuvre. "Beyond a reasonable doubt" applique cette régle languienne. Enfin, la thématique du film est celle ( encore ) de la peine de mort. Si l'on sait Lang contre, la fin de l'oeuvre peut prêter à supositions. En conclusion, cette oeuvre du maître d'"M" est un bijou du suspens qui a facilement de quoi rivaliser avec un Hitchcock mais qui ne s'inscrit pas dans les meilleurs de Lang à cause de son style ( peut-être un peu trop ) épuré qui n'empêche cependant pas à l'oeuvre d'être animé d'une bien belle âme.
l'idee du coupable,innocent,coupable n'est pas neuve dans le cinema, on connait souvent la suite tres rapidement. La encore pas de surprise dans le scénario . La fin est meme un peu baclée. Dans le genre vaut mieux se tourner vers temoin à charge de billy wilder.Bref un fritz lang passable.
Au delà de tout doute raisonnable, c'est la conviction que sont supposés avoir les jurés pour condamner un homme aux États-Unis. Et notamment pour condamner à mort. Pourtant, on peut fabriquer de toutes pièces un "coupable" dont le procureur obtiendra la tête... C'est ce que s'attachent à démontrer un homme de presse, adversaire résolu de la peine capitale, et son futur gendre qui servira de cobaye. Une implacable démonstration exécutée de main de maître, de la main du maître Fritz Lang.
L'idée de base plutôt intéressante et reprise dans la vie de David Gale reste néanmoins paresseusement développée, de l'engagement du héros pas vraiment convaincante jusqu'au coup de théâtre final un peu trop inattendu pour être efficace.