Soundtrack to a Coup d'État
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Barrabas1.618
Barrabas1.618

71 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 avril 2026
5/10 long docu sans voix off, le jazz puissamment utilisé en bande son, montrant comment les États Unis ont manipulé ses musiciens comme soft power et couverture de la CIA pour des actions politiques, conduisant à des guerres et coup d'état, le réalisateur est belge, on s'intéresse donc particulièrement au Congo. Tout ça est excellent, malheureusement on finit par s'apercevoir que le point de vu est très politisé, les américains sont abominables et les soviétiques passent pour des défenseurs de la libertés et des colonisés.
Le docu techniment excellent devient un outils de propagande bête et méchant, domage
pasmaldutout
pasmaldutout

54 abonnés 138 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 6 mars 2026
Johan Grimonprez avait pourtant toute la matière pour faire un grand film. L'assassinat de Patrice Lumumba en 1961, les manœuvres de la CIA au Congo, l'uranium convoité par les puissances occidentales, le roi Baudouin allié à Eisenhower, et pour couronner le tout, des musiciens de jazz instrumentalisés comme "ambassadeurs culturels" par Washington pour masquer le coup d'État : tout cela est fascinant sur le papier. Deux heures trente plus tard, on ressort épuisé, vaguement irrité, et pas vraiment plus éclairé qu'en entrant.
Le problème n'est pas le sujet, c'est la forme. Grimonprez, artiste multimédia belge davantage que cinéaste, a manifestement décidé que son film serait avant tout une "expérience". Pas de voix off, mais des cartons en lettres capitales à la manière du cinéma muet. Des archives s'entrechoquent sans ordre chronologique apparent. Le jazz surgit, couvre, déborde, envahit. On est sollicité de toutes parts . Sursollicité, serait le mot juste. Ce que la presse célèbre unanimement comme une "mixtape qui fonctionne par association" ou une "jam session" produit, chez le spectateur ordinaire, une désorientation croissante. On perd le fil à mi-parcours pour ne plus vraiment le retrouver. Le montage, présenté en grande pompe comme une "leçon de cinéma" ressemble surtout à une démonstration de virtuosité formelle qui finit par se retourner contre son propos.
Car c'est là le paradoxe central du film : à vouloir tout dire en même temps — colonialisme, guerre froide, résistance noire américaine, géopolitique de l'uranium, exploitation musicale, Malcolm X, Khrouchtchev — Grimonprez ne dit finalement rien de très précis.
On regrettera aussi l'absence totale d'une pédagogie minimale pour les non-initiés. Le film ne prend jamais le temps d'expliquer, de poser, de contextualiser. Il préfère impressionner. Les cartons remplacent la voix off mais ne remplissent pas la même fonction — ils interpellent, ils proclament, ils militent. Ce faisant, le film renonce à convaincre ceux qui ne savent pas encore, pour mieux exalter ceux qui savent déjà. Un comble pour un sujet qui mériterait, justement, d'être connu du plus grand nombre.
Un sujet bouleversant, une matière historique brûlante, des archives inédites réelles — tout gâché au profit d'un clip de festival de 150 minutes qui se prend pour une œuvre d'art totale.
Vadorhendrix
Vadorhendrix

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 janvier 2026
Un chef d'oeuvre absolu, un montage touchant le ciel, et un sujet tellement méconnu. C'est brillant, et cela nous rend compte de la réalité de la décolonisation, qui souvent n'était que poudre de perlimpinpin
Jean-Philippe S
Jean-Philippe S

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 janvier 2026
J'ai rarement vu un film autant manipulateur sur la forme avec des images quasi subliminales et des rapprochement d'images insidieusement choisis.
Pourtant, pas besoin d'en rajouter, les faits ne sont pas tendres avec les occidentaux.
Sur le fond, on s'étouffe de voir Nikita Khrouchtchev , 4 ans après avoir écrasé le printemps de Prague, le voir présenté tout le film comme un bienfaiteur de la libération des peuples.
Le montage est design au point de rendre la première partie du film incompréhensible.
tanit66
tanit66

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 janvier 2026
Excellent docu mêlant la géopolitique, le jazz, lnemancipation des noirs et la décolonisation et qui, d’une certaine façon résonne tant aujourd’hui avec les actualités au Venezuela !
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 décembre 2025
Qui est le film ?
Après Dial H-I-S-T-O-R-Y ou Shadow World, Johan Grimonprez poursuit avec Soundtrack to the coup d'état une œuvre obsédée par les zones grises du pouvoir, les récits dominants et les images qui les naturalisent. Le film prend pour point d’ancrage l’assassinat de Patrice Lumumba, premier Premier ministre du Congo indépendant, mais refuse d’en faire le centre narratif exclusif. Il promet autre chose qu’un documentaire historique ou biographique. Il annonce une tentative de reconfiguration sensible de la guerre froide, du colonialisme tardif et de leurs échos contemporains. Le regard du film ne se porte pas seulement sur l’Afrique postcoloniale, mais sur les circulations qui l’ont traversée : capitaux, idéologies, minerais, images, sons. L’ambition est immense, peut-être excessive (mais réussie) : faire tenir dans un même geste la géopolitique, la musique, la propagande et l’histoire des regards occidentaux.

Par quels moyens ?
Le premier choix du film est celui de la saturation. Grimonprez ne hiérarchise pas ses matériaux. Archives officielles, images amateurs, discours politiques, extraits littéraires, performances musicales, documents déclassifiés coexistent sur un même plan. Le spectateur est constamment déplacé, obligé de naviguer dans un flux où les voix se superposent et se contredisent. Ce chaos est néanmoins structuré par une figure absente-présente : Patrice Lumumba. Jamais héroïsé, jamais isolé, il apparaît comme un point de friction entre des forces qui le dépassent. Le film montre comment son élimination est la conséquence logique d’un système fondé sur la prédation et la peur de l’indépendance africaine.

La forme éclatée du montage épouse cette logique systémique. Les décisions se prennent hors champ, loin des corps qui en subissent les effets. Le film reproduit ce décalage. On voit les conséquences avant d’en comprendre les causes. On entend des discours sans toujours savoir à qui ils s’adressent. Cette désorientation est volontaire. Elle traduit un monde où le pouvoir ne se montre jamais directement.

Quant au jazz, il est le principe organisateur. Annoncé dès le titre comme une bande-son politique, Grimonprez rappelle son ancrage historique : musique noire, née de la violence, de l’exil, de la résistance. Max Roach, Abbey Lincoln, Nina Simone, Archie Shepp apparaissent comme des voix dissidentes, explicitement engagées. Le jazz n’adoucit pas l’histoire, il la met sous tension, il la contredit parfois. Mais le film va plus loin en faisant de ce mouvement culturel un acteur direct de la guerre froide et de soft power. Les musiciens deviennent des ambassadeurs, envoyés par les États-Unis pour projeter une image de liberté démocratique. La contradiction est violente : ces artistes incarnent une promesse qu’on leur refuse chez eux. Les séquences autour de Louis Armstrong sont à ce titre exemplaires.

Cette dérive trouve avec John Coltrane l’un de ses gestes les plus saisissants. Grimonprez s’empare de son image, pour laisser apparaître un Coltrane silencieux, accompagnant des images de massacre. Le choc est vertigineux. En retirant la musique, le film fait affleurer la puissance du musicien, comme si son intensité survivait à l’absence même de son art. Dans ce geste, le film fait dialoguer les arts au-delà de leurs frontières habituelles. Même lorsque cette opération frôle la contradiction, elle révèle la volonté de Grimonprez d’assumer le risque d’un sens affirmé, de pousser les figures qu’il convoque jusqu’à leurs limites. Le cinéma s’y montre capable de s’emparer d’une œuvre et d’une histoire pour les transformer en lieu de réflexion, quitte à imposer un regard, mais toujours avec la conviction que cette tension même nourrit la pensée plutôt qu’elle ne la ferme. Le film touche l'excellence à tous instants dans ses associations entre l’image et la musique. Comme avec Thelonious Monk accompagnant les revendications congolaises à Bruxelles ou l’apparition de Nina Simone, au cœur des réseaux culturels liés à la CIA. Là encore, rien n’est souligné, le film fait confiance à la puissance des correspondances, à la capacité du jazz à créer des frottements.

Enfin, le film assume pleinement un glissement vers le contemporain : Tesla, iPhones, politique actuelle. Rien ici d’un effet de manche ou d’une actualisation artificielle. Ce déplacement affirme au contraire la continuité d'un coup d’État qui n’a plus besoin de chars ni de soldats visibles. Il s’opère désormais à travers les flux économiques, technologiques et informationnels, dans une circulation diffuse du pouvoir où la domination se dissimule sous les apparences de l’innovation et de la modernité.

Quelle lecture en tirer ?
Soundtrack to the Coup d’État n’est pas un film qui explique. C’est un film qui expose, qui accumule, qui met en crise les récits établis. Sa force vient de là, ses images restent. Le regard de Lumumba encerclé. Les musiciens noirs pris dans la diplomatie blanche. Les corps absents derrière les décisions.
delikath
delikath

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 décembre 2025
Un film documentaire magistral sur les manipulations de la Belgique et de la CIA … un autre angle de vues de la politique américaine pour faire sauter unfutur president de grande envergure … lullaby assassine par un complot belge et américain… le début du pillage du Congo sur une bande son des plus grands jazz m’en et women noir américains… a voir absolument !!
Alu-Ciné
Alu-Ciné

26 abonnés 129 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 décembre 2025
Documentaire absolument remarquable !!! Un trésor de montage combinant de grands moments musicaux et de grands moments d'archives politiques. Une véritable découverte aussi du rôle obscur et peu reluisant joué par les anciens colonisateurs dans la désormais nommée Republique démocratique du Congo. Une découverte du jeu terrible et destructeur des antagpnismes aux Nations-Unies. Indipensable pour qui s'intéresse à l'Afrique comme au jazz.
1000gr2Sci
1000gr2Sci

23 abonnés 264 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 décembre 2025
Soundtrack to a Coup d’État est un documentaire-sismographe où le free jazz accompagne, comme une syncope monstrueuse, le démembrement d’un pays noir par des hommes blancs en costume gris.
Grimonprez tisse archives, discours et disques comme un DJ paranoïaque, jusqu’à ce que l’on comprenne que le vrai “instrument” de la guerre froide, ce n’était pas seulement l’uranium, mais la musique et les corps qu’on envoyait la jouer.
C’est brillant, vertigineux, parfois épuisant, mais chaque cut te rappelle que derrière chaque solo, il y a un cadavre qu’on a soigneusement sorti du cadre.
On ne “regarde” pas ce film : on en ressort avec l’oreille bouchée par le sang de Lumumba, et la certitude gênante que notre culture a longtemps servi de bande-son au crime.
Naïla Yasmine
Naïla Yasmine

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 décembre 2025
Fantastique film, absolument nécessaire et impitoyablement d'actualité. La lutte décoloniale d'hier au Congo, en Algérie, se poursuit aujourd'hui en Pa-les-tine de manière la plus abjecte. Ce sont des territoires où les Peuples sont spoliés, réduits à moins que des bêtes sauvages que l'on peut tuer et anéantir. En voici une brillante illustration ! Merci au réalisateur pour son formidable travail et aux familles qui ont rendu possible cette œuvre (dont Famille Khrouchtchev et Famille Blouin).
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 30 novembre 2025
Je ne sais pas si c’est la soundtrack pour un coup d’état ou si c’est juste la soundtrack d’un brouillon tellement le film part dans tous les sens, plus chaotique et décousu que le plus free des free jazz
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 174 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 novembre 2025
Soundtrack to a Coup d'État (2025) revient sur cette incroyable histoire survenue entre l’ONU, les États-Unis, l’Union Soviétique et la RDC (anciennement Congo belge, avant son indépendance). Sur fond de Guerre Froide et d’ingérences occidentales (qui lorgnaient sur les sous-sols congolais riches en uranium), en coulisse, il s’organisait la préparation de l’assassinat d’un Premier Ministre en vue d’un coup d'État, le tout, soutenu par la CIA (et l’utilisation à leur insu de nombreux jazzmans).

Au cours des 150 longues minutes que compte ce film, il ne nous sera pas laissé le moindre répit, impossible pour nous d’apprécier pleinement les innombrables images d’archives ou bandes sonores, le réalisateur belge Johan Grimonprez nous en met plein la vue et plein les oreilles. Certes, c’est passionnant, c’est enrichissant et foisonnant, l’ennui, c’est que l’on frise l’overdose d’informations.

On assiste de façon sans discontinuer à un patchwork d'éléments qui brassent extrêmement large, cela va de la géopolitique (Guerre Froide, décolonisation & indépendance) en passant par l’uranium et des jazzmans utilisés comme pantins pour servir les intérêts des USA. Le film nous offre aussi un incroyable panel de personnalités, pêle-mêle on y retrouve Nikita Khrouchtchev, Dwight D. Eisenhower, Malcolm X, Fidel Castro, Louis Armstrong, Abbey Lincoln, ainsi que Dizzy Gillespie.

C’est foisonnant, voire même kaléidoscopique, nul doute qu’un second (voire un troisième) visionnage sera nécessaire afin de pouvoir pleinement et convenablement tout assimiler.

⦿ http://bit[POINT]ly/CinephileNostalGeek ⦿ http://twitter[POINT]com/B_Renger ⦿
Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 novembre 2025
"Soundtrack to a Coup d’Etat" est un documentaire passionnant sur l’indépendance du Congo en juillet 1960 et l’assassinat de Lumumba en janvier 1961. Il est l’œuvre d’un documentariste belge Johan Grimonprez qui s’est plongé dans les archives musicales de l’époque. L’originalité de ce film, sur un sujet déjà bien documenté, qu’il s’agisse du film de Raoul Peck sorti en 2000 ou du livre de Ludo De Witte sorti en 2000 lui aussi, est de l’aborder par le prisme de la musique.

Johan Grimonprez fait revivre la musique de l’époque et montre le rôle qu’ont joué des personnalités telles que Louis Armstrong, désigné ambassadeur du jazz et envoyé au Congo pour une série de concerts, Dizzie Gillepsie, Thelonious Monk, Nina Simone, Abbey Lincoln, Max Roach…

Cet apport musical donne à ce documentaire un chic fou et une apparence joyeuse et ludique. Il bénéficie en plus du soin tout particulier apporté au montage et aux intertitres qui confèrent une remarquable intelligibilité à un récit qui, sans eux, aurait semblé bien confus.

Car le Congo en 1960 est un sacré nid de crabes où se joue, entre les États-Unis d’Eisenhower et des frères Dulles (John est secrétaire d’Etat, Allen directeur de la CIA) et l’URSS de Khrouchtchev, un épisode de la Guerre froide. Le départ des Belges fait craindre aux Occidentaux que le Congo passe dans le camp soviétique. Assimilant à tort l’anticolonialisme de Lumumba à du communisme, ils vont comploter à sa perte, encourager la sécession du Katanga et favoriser l’ascension de Joseph-Désiré Mobutu.

Le documentaire, diffusé en avril sur Arte avant sa sortie en salles, est exigeant. Il dure 2h30. Sa durée, sa densité auraient mieux convenu à une diffusion TV en (trois ?) épisodes. Mais il dépasse et de beaucoup le tout-venant télévisuel par l’ambition de sa démarche, la solidité de sa documentation et la qualité de sa réalisation.
Sev G
Sev G

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 novembre 2025
Excellente mise en scène combinant extraits vidéos, musiques des années 60, et mises en perspective contemporaines.
Réalisé avec beaucoup de maîtrise et de force, on ne peut que se sentir concerné et envahis d’humanité après ce film.
Jerome
Jerome

50 abonnés 197 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 novembre 2025
La triste histoire du premier dirigeant de l'indépendance ; le montage est original et musical, les postures hypocrites des états apparaissent en splendeur.
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