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Thomas
25 critiques
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1,5
Publiée le 24 janvier 2026
Je ne comprend absolument pas l'engouement autour de ce film et comment il a pu aller si loin dans les récompenses. Le scénario peut être intéressant, mais pour le reste, c'est correctement jouer, la réalisation, les visuels, sont dignes d'un téléfilm, vraiment, je ne comprend pas. Juste non.
Anatomie d’une chute vous plonge dans une histoire simple à l’exécution parfaite. Un chef-d’œuvre. Sandra Hüller est brillante, la photographie est pure et bien entendu le scénario ultra efficace. Une prouesse qui respecte sur mesure et sans aucune fioritures, les codes d’un grand film. C’est tout ce qu’on demande quand on va au cinéma.
Chic, une palme d'or! Côté image c'est net, le jeu d’acteurs est nickel, même les figurants au tribunal font bien leur job! Mais cela manque terriblement d'émotion et de suspens, pour un film qui traite spoiler:
La vie d’une écrivaine allemande et de son fils de 11 ans bascule lorsque son mari est retrouvé mort au pied de leur maison. Suicide, accident ou crime, tel est l’enjeu de ce récit procédural dont l’extrême rigueur de l’écriture n’enlève rien au caractère captivant de celui-ci. En effet, l’auscultation du chaos du couple filmée sans jamais être intrusive est formidable d’autant que l’interprétation est d’une grande justesse. Amené avec un audacieux sens du cadrage et de perspective des protagonistes pertinent dans la conduite de son récit, la réalisatrice Justice Triet fait preuve d’un regard aiguisé.
Ce film est littéralement l'anatomie d'une chute. Après une introduction du décor et des personnages, le drame et l'enquête, pendant la première demi-heure, l'anatomie a lieu pendant le procès sur les deux heures suivantes. Malgré quelques longueurs, le tout est bien mené et admirablement interprété (mention spéciale au jeune acteur dans le rôle de Daniel).
Quoi qu’on pense et dise de cette « chute » et de ce qui l’a provoquée, elle fait causer, en soi, entre soi, entre amis, entre hommes et femmes. C’est chose rare un divertissement qui provoque des interrogations ! Même si elles se réduisent à deux questions : est-elle coupable ou pas coupable, cette femme ? Et si elle l’est, de quoi l’est-elle ? Penser et dire d’abord que la lumière et les plans du film sont assez standards, impersonnels pour ne pas dire médiocres, à la façon d’un téléfilm vite tourné.
Penser et dire ensuite que ses interprètes tiennent la route. Sandra Hüller fait plus vraie que nature dans ce personnage complexe, clivant et assez antipathique (à mes yeux d’homme vieux…). Après une deuxième vision du film, je réévalue la prestation d’Antoine Reinartz. En avocat général, il n’a pas la partie facile. Mais son sur-jeu et ses effets de manche sont raccords avec la théâtralité habituelle des plaidoiries.
Je revois à la baisse celle de Swan Arlaud, avocat qui n’a pas grand-chose à défendre, si ce n’est de contredire les experts qui penchent pour le meurtre et de résister à une séduction entre Sandra et lui, de bons amis qui se connaissaient avant le procès (une facilité du scénario). Il ne m’a pas paru pleinement convaincu par son personnage et son texte.
Le scénario le prive d’ailleurs d’un morceau de bravoure. Ce qui conduit àspoiler: l’acquittement de Sandra, ce n’est pas une plaidoirie finale, mais bien le témoignage du fils (touchant Milo Machado-Graner) qui ancre dans l’esprit des jurés que, oui le père, en évoquant la disparition inéluctable et prochaine de son chien (Snoop, promis à une belle carrière), projetait surtout la sienne.
Penser et dire, pour poursuivre, que son scénario et ses dialogues sont costauds et… roublards. La restitution au procès de l’enregistrement de l’ultime altercation entre Sandra et Samuel est d’une grande puissance dramatique et profondeur psychologique. Plus grand-chose ensuite nous est cachée de la personnalité de chacun et des motifs de la déliquescence de leur couple.
Pour ma part, je n’ai jamais pensé une seule seconde que Sandra pouvait être spoiler: coupable . Pour deux raisons. L’une idéologique. Il n’est pas dans l’air du temps de faire d’une femme le bourreau psychique ou l’assassin physique de son mari, sauf circonstances atténuantes et légitime défense. L’autre, en raison même du dispositif assez classique du scénario de ce film procès. Donner au spectateur toutes les raisons de penser que l’accusée est spoiler: coupable . Jusqu’au rebondissement final, le témoignage du fils, qui tend à l’innocenter.
Ma conviction ? Qu’il n’ait pas besoin de provoquer une chute pour la causer. Ce couple, toxique, indifférent au désir et à la souffrance de l’autre, arrivé à un point de non-retour, n’a pas su ou pas pu se défaire à temps pour éviter l’inévitable : la disparition de son maillon le plus faible.
Penser et dire, pour conclure, qu’Anatomie d’une chute est une nouvelle illustration, subtile et assez manipulatrice d’un cinéma d’auteur français bien dans l’air du temps. Un air du temps qui a du mal à cacher sa misandrie.
Penser et dire pourtant que les spectateurs ne reprendront pas forcément à leur compte les points de vue et partis pris du couple de scénaristes Triet-Arari. Il est salutaire que ce genre d’œuvre puisse échapper aux intentions (supposées…) de ses auteurs.
Petite anecdote, je n’avais pas encore vu défiler un générique en écriture inclusive. C’est chose faite. Un parti pris idéologique supplémentaire dans le droit fil de l’orientation de ce film.
Dès le départ, il faut prendre en compte le contexte de sortie du film. « Anatomie d’une chute » a été largement présenté comme un film incontournable, brillant, encensé dans de nombreux festivals, et cela crée forcément des attentes. Ce point est essentiel pour comprendre comment on reçoit le récit, même avant de voir l’œuvre elle-même.
Le film s’attache à explorer la dynamique d’un couple en crise, avec des témoignages, des flashbacks et la reconstitution autour de la chute centrale qui permet de saisir la complexité des relations. On y voit la banalité des mesquineries, des bassesses et de la cruauté ordinaire, la manière dont des propos anodins peuvent devenir lourds et scrutés dans un contexte judiciaire. La procédure elle-même est filmée de manière très réaliste, presque triviale, sans effet spectaculaire, et c’est justement cette sobriété qui met en valeur tout le poids des interactions intimes. On sent clairement la tension entre l’intime du couple et l’espace public de la cour, et comment l’humiliation et le jugement pèsent sur chacun.
Les performances sont remarquables : Sandra Hüller incarne la mère avec justesse, et le rôle de l’avocat, interprété par Swann Arlaud, apporte un contrepoint subtil mais essentiel. Les dialogues sont précis et puissants, et la manière dont la relation et ses fractures sont explorées est d’une grande finesse.
On ne va pas se mentir : le film n’est pas exempt de lenteurs, surtout dans la première partie. Le rythme, assez mesuré, peut rendre l’accroche difficile au début. Même si l’on comprend la volonté de réalisme et d’intimité, le film ne surprend pas par son histoire ou par des retournements spectaculaires. De plus, l’attention peut se disperser, car l’image et l’environnement, qui auraient pu captiver, restent parfois un peu en retrait. Cela ne retire rien à l’intérêt du film, mais il est certain que ce n’est pas un film qui capte immédiatement toute l’attention.
Quant à la fin, malgré la richesse des témoignages et la subtilité de l’exploration des personnages, il y a un sentiment de frustration.spoiler: La zone d’ombre autour de la chute elle-même ne crée pas réellement de nuance supplémentaire : le verdict étant déjà connu, le spectateur reste sur sa fin. Il y aurait peut-être pu y avoir un dernier élément pour contrebalancer ou compléter la dynamique relationnelle, une forme de clôture plus aboutie. Même si la complexité et les nuances sont déjà largement présentes dans le film, ce flou final laisse un léger manque, une frustration qui se fait sentir après tout ce parcours.
En résumé, « Anatomie d’une chute » est un film riche, nuancé et porté par des performances fortes, qui réussit à explorer avec subtilité les relations intimes et le poids du jugement.spoiler: Les lenteurs et la fin ouverte peuvent déstabiliser certains spectateurs
Je poursuis mon rattrapage de quelques films français marquants de ces dernières années avec le remarqué Anatomie d'une chute de Justine Triet.
Sur le papier, je n'étais pas très emballé par un visionnage après avoir vu sa bande-annonce, mais j'étais quand même curieux de voir ce que donnerait ce film récompensé aux Césars et même nommé aux Oscars.
J'ai mis un peu de temps à rentrer dans le récit, vu que la mise en place du cadre doit mettre près d'une heure. Mais une fois le procès lancé, on est vraiment entraîné dans la machine judiciaire et on découverte peu à peu les éléments autour de cette mort mystérieuse.
Comme le jury, on doute de ce qui a pu réellement arriver au fil des découvertes livrées par les deux avocats. Évidemment, ces échanges assez théâtrals sont toujours un matériel de choix pour le cinéma. Tout comme le jury, on se sent impliqué dans les événements de cette affaire et nous ressentons la tension de la situation. Le film gère tout cela avec brio et on ne voit pas vraiment passer ces 2h30 de film.
Les acteurs font tous un travail remarquable avec le duo d'avocat Swann Arlaud et Antoine Reinartz qui sont tous deux très convaincants. Sandra Hüller campe parfaitement cette femme que l'on perçoit comme assez froide et distante et le jeune Milo Machado-Graner est vraiment très convaincant.
Il y a plusieurs scènes assez fortes qui marquent ce récit avec des passages du procès assez intenses. (Je pense notamment à la scène de dispute entre Sandra et son mari et également le dernier témoignage du fils).
Vraiment des récompenses méritées pour ce film français qui a fait rayonner le pays à l'international, n'en déplaisent à nos tristes politiciens susceptibles.
J’ai du mal à comprendre l’engouement. Le film est pénible à mains égards. L’utilisation de la musique agaçant, les personnages à claquer (mention spéciale aux avocats et la juge), l’indigence de l’histoire. Et tout ça est malgré tout extrêmement long. À éviter
Thriller psychologique sur les méandres des relations conjugales. Quelles sont les responsabilités dans les tensions entre les parties ? Surtout quand cela mène à la mort d'une personne ?
J’ai enfin vu ce film (en 2023). Les deux dernières fois où j’ai voulu le voir au cinéma c’était complet.
Je ne sais pas si le fait d’avoir assistée mercredi matin à une audience au tribunal en pénal mais je n’ai pas du tout trouvé crédible la présidente ni l’avocat général ni la majorité des témoins appelés à la barre, elle et ils avaient une prise de partie clairement visible et les questions de l’avocat général étaient orientées et influencées. Cet acharnement m’a appuyé le fait qu’elle était innocente, du début jusqu’à la fin j’ai maintenu mon opinion, ai-je raison ? Est-ce un accident, un suicide, un homicide ? Est-ce un homicide prémédité ou involontaire ? Qui est le ou la coupable ou qui sont les coupables ? Regarder le film et nous en échangerons
Mis à part, ce film est une réussite, des actrices et des acteurs qui jouent, qui vivent leurs rôles pour nous partager toutes sortes d’émotions. Un grand bravo à Sandra, Marge et Daniel. En regardant ce film, j’ai eu des larmes, des sourires, et j’étais plongée dans un suspense constant. Le scénario est très bien écrit, vivant, prenant, accrocheur. Des scènes inattendues et surprenantes accentuent l’atmosphère prenante de l’histoire du film.
Un grand bravo à la réalisatrice pour ce film qui est une réussite.
Comment ce film a-t-il pu remporter la Palme d’Or au Festival de Cannes ? On se le demande franchement. Ce n’est pas un mauvais film en soi, mais c’est surtout un long téléfilm à l’ambiance grise et monotone, parfait pour un dimanche après-midi où l’on cherche à digérer tranquillement.
Le scénario aurait pu être captivant : un drame judiciaire, une mort mystérieuse, un enfant au cœur du doute… Mais la mise en scène, froide et étirée, finit par épuiser. Le film traîne en longueur et peine à maintenir l’attention. On attend un rebondissement fort, une émotion, quelque chose qui relance la tension mais rien ne vient vraiment.
Le choix d’une actrice anglophone comme Sandra Hüller interroge également. Qu’elle alterne sans cesse entre l’anglais et le français n’apporte absolument rien à l’intrigue, si ce n’est une certaine confusion et une surdose de sous-titres pour les spectateurs. Cela semble plus être un artifice “intellectuel” qu’une réelle nécessité scénaristique.
Certes, la performance de l’actrice est solide, le jeune comédien est touchant, et quelques scènes d’audience sont réussies. Mais l’ensemble manque cruellement de rythme, d’émotion et de sincérité. On a davantage l’impression d’assister à un exercice de style, calibré pour séduire les jurys des festivals, qu’à un film véritablement marquant.
En somme, Anatomie d’une chute donne plus l’impression d’une démonstration que d’un film habité. Une œuvre soignée, certes, mais froide, interminable, et largement surestimée.
J’ai regardé le film à deux reprises, à plusieurs mois d’intervalle, et pourtant je ne comprends toujours pas la note qu’il reçoit. L’ensemble m’a semblé simple, lent, et la mise en scène plutôt maladroite. J’ai vraiment eu du mal à entrer dans l’histoire, ce qui est surprenant car je suis habituellement un grand amateur de ce genre de film. Cela dit, il faut reconnaître que les acteurs livrent une bonne performance — leur jeu est juste et sincère, même le film, dans son ensemble, peine à captiver.