Mais pourquoi tant d’engouement ? C'est long, c'est ennuyeux, il ne se passe rien. Les dialogues sont longs, le jeu d'acteur loin d’être exceptionnel, ... Au final ben on ne sait pas, on nous a trimballé pendant plus de 2h. C'est un film français avec 80% de passages en anglais sous titrés. Meilleur scénario original à Cannes, c'est sur c'est original, il n'y en a pas.
Anatomie d'une chute, film français où tout le monde parle anglais... ça tombe bien le personnage principal est une traductrice. Elle connait l'allemand, le français sans faute...puis demande à passer à l'anglais pour des phrases simples telles que "I don't know" ou "I'm tired". C'est très logique. Le seul à bien jouer est le chien.
A l'ouverture du film, on se demande bien où on nous emmène (et la première scène agace un peu, il faut l'avouer !). Mais très vite, et très simplement, on se retrouve dans un drame psychologique qui se joue beaucoup plus à l'intérieur êtres qu'à l'extérieur. Les neiges de la montagne, le chalet, la vie ordinaire dans les Alpes, tout ce calme et cette clarté se combinent à la tension et au mystère. Pendant tout le film, le spectateur se tiendra ses propres raisonnements, il doutera, ne saura que penser, cheminera avec les enquêteurs, les magistrats, la famille... Un scénario très bien dosé dans la durée, et une mise en scène qui a confiance en elle-même.
Le choix de la camera à l'épaule pour faire réaliste était un mauvais départ, mais je dois dire que j'ai été ensuite séduit par la grande qualité des acteurs, la finesse de l'écriture et la perspicacité de l'analyse de la complexité des désaccords au sein d'un couple. Mais la fin gâche tout !! Tout ça pour ne pas savoir finalement comment est mort le père !? Voilà typiquement les fins ratées à la française, où l'on ressort avec plus de questions qu'au début du film. Aucune résolution des tensions et de sérieuses interrogations sur le rôle du fils dans l'histoire.
J'ai essayé plusieurs fois de regarder ce film mais rien n'y fait, il me tombe pour ainsi dire des yeux. Est-ce parce qu'il est dépourvu de qualités esthétiques?
La photo est laide, la composition quelconque, les acteurs moyens tendance mauvais, et pas que les seconds rôles. Les personnages, surtout ceux du judiciaire, caricaturaux. Tout cela aurait pu être sauvé, à la française, par des dialogues ciselés, mais non: ils se veulent réalistes mais ne sont que plats.
Souvenir particulier d'une scène surjouée entre le mari et la femme, où icelui surjouant la colère, lève des yeux écarquillés au ciel en tordant la bouche. L'usage de l'Anglais où aucun des acteurs ne semble être à son aise ne doit rien arranger.
Autre moment mémorable que celui où la caméra fait un mouvement de balancier centré sur l'enfant dont le regard se balade entre procureur et avocat. Idée brillante.. non vraiment.. j'y penserai si je passe un CAP cinéma.
Donc non, ce n'est pas un bon film, certainement pas un film à auréoler de palmes ou de quelque trophée que ce soit. Chacun devrait s'imaginer ce qu'il aurait pensé du film s'il n'avait pas été précédé de tant d'éloges, de la palme et de tout le ramdam. Honnêtement.
Le marketing s'adapte à chaque cible sociologique pour bien pénétrer les cerveaux. Celui d'Anatomie d'une chute vise une sociologie à qui on peut beurrer les lunettes en faisant passer pour un "drame complexe, subtil et haletant", ce qui ne serait au mieux qu'un téléfilm "un peu original" pour Arte.
Le film a vraiment beaucoup trop de longueurs Il y a des scènes qui semblent complètement inutiles, et on se demande pourquoi elles sont là. Ça casse le rythme et ça rend l’histoire beaucoup moins intéressante à suivre.
En plus, on ne s’attache pas du tout aux personnages. Ils manquent de relief, et on n’arrive pas à se sentir concerné par ce qui leur arrive.
Alors déjà il faut bien dire que ce film n'a rien d'un chef d'oeuvre. C'est pas du nul du tout mais c'est pas l'extase non plus. En fait, on voit bien que c'est un énième film féministe qui est censé mettre en valeur son héroïne. Tout tourne autour d'elle, et sans doute trop. On aurait aimé avoir un peu plus de profondeur sur les rapports avec son compagnon et on aura que des bribes. La seule scène remarquable du film : l'engueulade mais qui arrive aux 4/5ème du film. On comprend rapidement que les doutes sur sa responsabilité vont s'estomper graduellement. Pour la mise en scène, calme plat complet. Beaucoup de bruit pour pas grand chose au final...
Je vais être très franc avec vous les mecs : si j'ai regardé ça, c'est parce que j'avais bien dans l'idée de le démonter dans la foulée. Pourquoi ? Parce que ce cinéma progressiste me déplait très fortement. Je m'oppose fermement à tout ce à quoi il aspire. En cela, on ressort assez étonné de constater que Justine Triet l'a un peu mise en sourdine. Mais, il faut bien comprendre qu'on n'y échappe pas pour autant. Par exemple, alors que tous les acteurs sont francophones (y compris Sandra Hüller), pourquoi ce recours intensif à l'anglais ? Rien dans le film ne le justifie. Moi qui suis de la vieille école, ce désamour de notre langue me laisse pantois. Ensuite ? Des choix d'auteurs très clairs concernant le personnage principal sont faits. Que ce soit en ce qui concerne sa vie de couple, ses dérives et son orientation sexuelle. Le problème, c'est qu'ils ne sont JAMAIS assumés. Dés lors qu'ils sont mis en lumière, la faute est invariablement rejetée sur quelqu'un d'autre. Sans oublier l'obligatoire prêchi-prêcha féministe. Venons en au coeur même du film : on se trouve face à une situation dont on connaît l'issue dès le départ. C'est entendu. Mais dans une situation pareille, il est impératif de bousculer le spectateur dans ses certitudes. Lui inoculer le doute, de sorte qu'il en vienne à se dire "et si j'avais fait fausse route ?". Le hic, c'est que Triet ne fait rien de tout ça. Elle se met en mode écriture automatique et se contente de déballer le catalogue des évidences. Aucun enjeu, aucune surprise, aucun élan dramatique. Quant à l'analyse de la dynamique du couple, on reste au niveau de la mer en accumulant les théories vaguement intellectuelles et psychologiques. Et la mise en scène n'aide en rien puisqu'elle se résume à une longue chaîne ininterrompue de gros plan serrés. Mais alors, pourquoi deux étoiles ? Une revient tout de go et tout de droit à Sandra Hüller et l'autre pour deux raisons : la première (la plus importante) c'est que ce n'est pas la débandade à laquelle je m'attendais et la deuxième trouve sa source dans une étonnante gestion du rythme. D'autant plus inattendue que le film n'a pas les reins suffisamment solides pour tenir le choc sur 2h30. Mais on ne m'empêchera pas de penser ainsi que de dire qu'attribuer la Palme d'Or à "Anatomie d'une chute" est symptomatique d'une époque qui ne récompense plus l'exigence et l'excellence. Surtout quand on repense au Palmes d'Or du passé et à celle d'il y a bientôt six ans : "Parasite".
Je ne comprends pas les avis négatifs sur ce film, qui critiquent le scénario trop « bateau », mais selon moi, le scénario dans ce film on s’en fout… Les gens s’ennuient devant ces longues scènes mais au contraire, j’adore ! La bande son est critiquée également mais là encore j’adore !
En regardant ce film, j’ai l’impression de percevoir toutes les émotions qu’un enfant peut ressentir en voyant ses parents prendre des chemins différents.
Finalement, le procès n’est rien d’autre que le tumulte dans la tête de cet enfant qui ne sait pas lequel de ses parents a raison lors de leurs disputes et qui, ayant presque perdu la vue, se laisse plus facilement aller à ses émotions.
J’ai trouvé ce film très poétique et la longue scène de dispute extrêmement bien jouée. J’ai aimé ce à quoi ce film m’a fait penser, je n’ai pas vu le temps passer car je me suis reconnu dans cet enfant.
Le film reprend des thématiques classiques certes, mais c’est en se détachant de l’histoire que l’on ressent réellement le film selon moi.
J'ai attendu longtemps avant de regarder ce film.. Je m'attendais à en être déçu. Mais pas à ce point. Pas grand chose de réaliste dans les enquêtes, sauf à se dire que malgré les obligations des enquêteurs (l'audition doit être non subjective pour les mineurs) ils orientent tous les réponses de Daniel, pour qu'il dise enfin ce qu'ils veulent entendre (alors que l'audition non subjective permet d'éviter cet écueil). Anatomie d'une enquête bâclée aurait été un titre plus adapté. Quant à la chute, ce doit être celle, vertigineuse, qui sépare mes attentes de ce triste résultat. Dommage.