Le Lycéen
Note moyenne
3,6
1345 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

97 critiques spectateurs

5
12 critiques
4
27 critiques
3
25 critiques
2
20 critiques
1
11 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
martial7178
martial7178

18 abonnés 100 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 décembre 2022
L'adolescence est une période souvent délicate à passer et le personnage de Lucas, interprété avec un naturel déconcertant par le jeune Paul Kircher, le démontre de façon puissante.
Cet adolescent souriant, heureux, du moins en apparence, assumant pleinement son homosexualité, voit son destin basculer le jour où son père, interprété par Christophe Honoré, le réalisateur du film, meurt dans un accident. Sa vie bascule et les démons de l'adolescence surgissent. Alors, il se perd, décide de monter à Paris passer quelques jours chez son frère, se perd dans le sexe et la prostitution, croit y trouver l'amour et cherche des réponses auprès d'un prêtre.
C'est à la fois humble et troublant, comme souvent dans les films d'Honoré, dont l'univers rappelle par certains côtés à celui de Téchiné.
Le jeune Paul Kircher qui, à mon avis, est promis à une belle carrière, est particulièrement juste, notamment quand il est face caméra.
A noter que certaines scènes peuvent troubler certaines âmes sensibles - ou certains réacs - comme les scènes de sexe cru entre adolescents ou la scène de tentative de suicide.
Lacoste est excellent, comme à chaque fois, et Binoche campe une mère courage, mais dépassée malgré tout, qui perd pied à la mort de son époux.
Il y a malgré tout quelques longueurs dans ce film, à l'image de la fin qui n'en finit pas de finir, mais on s'attache à ce personnage de Lucas, qui nous trouble et nous attendrit et quon a envie de protéger et de soutenir.
cédric l.
cédric l.

23 abonnés 143 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2022
Très beau film de Christophe Honoré qui une fois de plus, sait nous toucher en plein coeur. Prestation saisissante du jeune Paul Kircher, je ne serai pas surpris d'une nomination dans la catégorie Meilleur Espoir Masculin et que dire de Juliette Binoche, toujours aussi lumineuse en mère courage. Un film très poétique, chrétien... Une véritable profession de foi. A ne pas manquer.
ATON2512
ATON2512

80 abonnés 1 335 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 décembre 2022
De Christophe Honoré (2022).
Difficile à la sortie du film de vraiment dire si c'est un très bon film ou non. Deux sentiments en effet se détachent et parfois contradictoirement font face. L'émotion tout d'abord qui déborde e tous les plans , une émotion filmée au plus près des acteurs et actrices . Avec notamment la prestation assez époustouflante du jeune (et certainement prometteur) Paul Kircher . C'est incontestable. Le film est vraiment porté par ce jeune talent autant par son jeu à la fois juste, empli d'une réserve parfois troublante , d'une sensualité un peu sauvage teintée de cette pudeur adolescente. On ne peut qu'être touché par cet adolescent qui en se heurtant à la réalité apprend de la vie. Juliette Binoche en mère éprouvée par la disparition autant du mari que du père de son enfant est elle aussi sublime dans sa souffrance . Avec une beauté naturelle et une empathie envers son fils qui soufre vraiment communicative. Le film est servi par d'autres bons acteurs comme Vincent Lacoste en grand frère à la fois proche et sauvage et Erwan Kepoa Falé . L'évolution des sentiments est évidente à l'écran . C'est une des force du film. Ensuite et malgré tout ce qui est dit on ne peut qu'être régulièrement à la limite de l'ennui. De par la construction du récit que par ses monologues en off face caméra qui saoulent plus qu'ils ajoutent quelque chose à la force du film. Comme si le jeu des acteurs, leurs émotions ne s'avéraient pas suffisants pour étayer et illustrer le propos. La difficulté de la vie, le chemin (parfois) de croix de l'émancipation comme la souffrance de la disparition n'avaient pas nécessairement besoin de ce (souvent) long bavardage .
Isabelle Huppert
Isabelle Huppert

1 abonné 19 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 décembre 2022
Un film sur la sexualité,un peu trop violent à mon gout.Honoré se sent obligé de se placer à l'extreme pour faire réfléchir les gens.Certes,à 17 ans on se cherche on commet parfois des erreurs.Mais celà n'a pas été bien mis en scène par christophe honoré.Les acteur sont corrects mais loin d'etre exceptionnel,Binoche n'est pas à son plus grand jour,Kircher vbon dans la peau d'un ado paumé et Lacoste dans un frère qu l'est tout aussi.Un film pas assez profond à mon gout.VC'est dommage.
Michel Moatti
Michel Moatti

9 abonnés 101 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 décembre 2022
Christophe Honoré nous montre ici toute la palette de ses talents de cinéaste. scénario tendu autour du deuil du père et de l'époux, direction d'acteurs précise et affectueuse, caméra virtuose.
les comédiens sont tous parfaits et on admire la qualité de jeu, l'expression des sentiments et des émotions.
aucune mièvrerie, aucune facilité, le deuil est là, destructeur et bouleversant les relations familiales. la résilience est au bout du travail nécessaire. du très bon cinéma !!!
Henner
Henner

96 abonnés 147 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 décembre 2022
Une précision liminaire : ne pas aimer un film comportant des scènes homosexuelles érotiques à la limite du porno est une faute grave. Le simple fait de tourner ce genre de scène doit être salué avec enthousiasme et se montrer tiède - voire glacé - vous classe illico dans le cloaque nauséabond des cinéphiles réactionnaires. Pour le reste le film est geignard, larmoyant et plutôt pénible. L'acteur qui joue l'adolescent s'appelle, je crois, Narcisse ( non ? ah j'ai pu me tromper !) et finit par exaspérer . Vincent Lacoste fait le job pour le cachet et Binoche aussi. Erwan Kepoe Fala assure mieux. Dans la même veine François Truffaut a tourné les "400 coups". C'était fin, délicat, émouvant. Mais bon une fois encore il convient de s'extasier pour les raisons susdites.
David Paname
David Paname

3 abonnés 18 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 décembre 2022
Une déception. La bande annonce fait penser à "Plaire, aimer, et courir vite" mais en fait c'est pas du tout ça. C. Honoré a voulu mettre trop de choses dans un seul film. Certains effets (voix off, témoignages face caméra) sont vraiment lourds. Du coup on n'est plus vraiment présent pour les moments plus intéressants. Et c'est assez interminable. J'avais envie d'aimer ce film mais ce ne fût pas possible...
Valery b
Valery b

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 décembre 2022
Ce film est juste magique. Il parle de la France d'aujourd'hui en toute simplicité. Les acteurs jouent tous très bien et perso j'ai été très touché par l'histoire. Merci à Christophe Honoré encore une fois pour cet excellent moment de nous parler avec justesse de la vie réelle, de vos sentiments, de votre vie sans pudeur. L'acteur principal crève l'écran en passant du rire aux larmes sachant que son rôle n'est pas facile. Encore une fois bravo et le ciné français n'est pas mort grâce à vous.
J'attends le bluray avec impatience....
Pierre-Henri T.
Pierre-Henri T.

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 décembre 2022
Très bon film d'une grande sensibilité. Un grand moment d'émotion qui montre comment l'adolescence est une période très sensibilité de la vie humaine et la disparition tragique d'un être cher un bouleversement
Yves G.

1 875 abonnés 4 106 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 décembre 2022
Lucas est un lycéen sans histoire. Il vit en Savoie entouré de l'affection aimante de sa mère (Juliette Binoche), professeure des écoles, et de son père (Christophe Honoré himself), prothésiste dentaire. Son homosexualité assumée ne pose aucun problème à sa famille. Sa vie éclate brutalement lorsque son père meurt dans un accident de la circulation. Son frère aîné (Vincent Lacoste), qui s'est installé à Paris, propose de l'héberger quelques jours pour lui changer les idées. Lucas y fait la rencontre de Lilio (Erwan Kepoa Falé), le meilleur ami de son frère, un artiste noir déclassé, et en tombe immédiatement amoureux.

Christophe Honoré a perdu son père à quinze ans. Dans une troublante mise en abyme, il prend la place de ce mort en interprétant le rôle du père de Lucas, et le volant de la voiture (donc pas la place du mort) dans laquelle son père se tuera (donc il est bien à la place du mort). Comprenne qui pourra....
La mort du père occupe le premier tiers du film qui en comprendra deux autres. Ils suivent Lucas dans son travail de deuil. Sa première partie se déroulera à Paris chez ce frère aîné auquel Lucas est si intimement lié mais avec lequel pourtant il ne cesse de s'affronter dans de violentes disputes. Sa seconde - dont je je dis déjà trop - voit Lucas revenir à Chambéry, plonger au fond du gouffre et en ressortir.

Je conçois parfaitement qu'on puisse s'enthousiasmer pour ce "Lycéen", qu'on y voie le portrait, doux et dur à la fois, d'un adolescent en pleine crise existentielle. Je comprends qu'on salue la révélation de Paul Kircher, le fils de la sublime Irène Jacob (dont le dernier plan dans "La Double Vie de Véronique" constitue pour moi, et à jamais, un sommet de grâce indépassable). Je comprends encore qu'on puisse être touché par le chagrin de ce deuil, surtout si on l'a soi-même vécu, et par les tâtonnements de cet adolescent qui, au seuil de l'âge adulte, se cherche une place dans le monde.

Mais, je dois hélas avouer que ce quatorzième fils de Christophe Honoré, comme d'ailleurs la plupart de ses précédents depuis "Dans Paris", "Les Chansons d'amour", "Plaire, aimer et courir vite", m'a déplu. Je n'aime pas les affèteries de son cinéma (un mot dont je maîtrise mal le sens mais qui, dans mon esprit critique son artificialité, ses tics, sa vacuité). Je le trouve parisianiste dans le pire sens du terme, vain, superficiel ou, pour le dire autrement, faussement profond.
C'est le jugement sans appel et éminemment subjectif que je porte sur le personnage chouinant de Lucas auquel je me suis retenu, tout le film durant, de filer des claques en le renvoyant dans sa chambre.
Joël DI DOMIZIO
Joël DI DOMIZIO

16 abonnés 130 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 décembre 2022
J'ai vu les autres films précédents réalisés par Christophe Honoré, certains m'ayant plus emballés que d'autres.
Ce dernier opus nous permet de suivre l'évolution de ce jeune lycéen de 17 ans confronté à la perte de son père décédé dans un accident de voiture. Le jeune acteur ne m'a pas spécialement transcendé et Vincent Lacoste semble jouer en permanence la même interprétation du type bougon et pas vraiment sympathique. J'aurais aimé que le personnage de la mère jouée par Juliette Binoche (qui s'en sort pas trop mal) soit plus développé et plus constant à l'écran.
Mais vu le titre du film, on se doute bien que ce "lycéen" sera la figure centrale de ce film...
Pascal F.
Pascal F.

34 abonnés 75 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 décembre 2022
Et oui il s'agit bien selon le titre de l'histoire d'un lycéen, mais c'est pour moi, avant tout le regard sur un adolescent, confronté au deuil de son père, de son lien avec sa famille (son frère et sa mère) et enfin de sa sexualité assumée.
Christophe Honoré, réalisateur de ce film, réussi une fois de plus à capter le meilleur de ses acteurs pour nous donner vie aux sentiments les plus varriés.
Pour ce film, il a fait le choix de faire parler plusieurs fois son personnage principal face à la caméra commentant les évènements qui lui sont arrivés. Idée original qui donne une intensité particulière à ce film.
L'ensemble des acteurs sont à la hauteur, mention spécial pour Paul Kircher dont c'est le premier rôle principal et une découverte : Erwan Kepoa Falé que j'ai hâte de découvrir dans de nouveaux films
Christian L.
Christian L.

9 abonnés 64 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 décembre 2022
Film sensible et émouvant ! On ne tombe pourtant pas dans le mélo facile et déjà vu. La mise en scène est délicate, par exemple, des minuscules plans "de traverse" semblant anodin peuvent avoir une grande force et être très signifiant. Le récit se suit sans effort. On suit l'acteur principal dans son parcours psychologique avec un très grand intérêt. Les scènes de familles dans la tristesse ou dans la joie sont un plaisir. Les acteurs sont excellents, admirables voire prodigieux ! C'est un film sur la tristesse qui met en joie !!!
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

189 abonnés 607 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 décembre 2022
Ai vu "Le Lycéen" de Christophe Honoré. Film s'affirmant autobiographique et donc sincèrement personnel, mais qui aurait demandé probablement plus de détachement et de rigueur pour paraitre plus universel. Lucas est lycéen et vient de perdre son père dans un accident de voiture. Toute la famille est effondrée devant cette tragédie, mais Lucas sait que 15 jours auparavant, alors qu'il était avec son père, celui-ci avait déjà failli mourir dans le même type d'accident. Le soir de l'enterrement, Quentin, son grand frère, lui propose de passer une semaine chez lui, à Paris. Lucas a besoin de respirer, a besoin de liberté, a besoin d'autonomie, a besoin de s'oublier... Lucas a envie de dévorer Paris à pleine dent, mais va se confronter à la solitude et à son envie irrépressible de vivre son homosexualité quitte à se perdre pour peut-être mieux renaitre à lui-même. Beaucoup de scènes de ce film sont extrêmement juste, et des évènements de sa propre vie qui nous semblait jusqu'à ce jour être son expérience propre et unique s'avèrent sur l'écran être relativement communs, tout compte fait. L'interprétation est très juste, Juliette Binoche est très sobre et juste (ce qui n'est pas toujours le cas) dans le rôle de la mère, Vincent Lacoste (que j'adore) presque effacé dans le costume de ce grand frère manquant, fuyant et bien mystérieux. Paul Kircher pour son premier rôle est une révélation dans une partition assez délicate (beaucoup de scènes de sexe assez casse gueule et inutiles). Mais la vraie découverte de ce long métrage est Erwan Kepoa Fallé dans le rôle du co-locataire de Quentin. Toute la deuxième partie du film fait souvent penser à "Mommy" de Xavier Dolan mais sans jamais en approcher le génie. Dommage que l'on n'ai pas conseillé à Christophe Honoré de resserrer le propos d'enlever les scènes redondantes et interminables de repas, de chansons entières (il y a bien 20 minutes de trop)... On est très loin de "Plaire, aimer et courir vite" (le meilleur film d'Honoré à ce jour) où de "Chambre 212" (son film le plus original). Ici il y a moins de cinéma, moins de maitrise. Peut être que le metteur en scène s'est laissé vampirisé par un sujet familiale bien trop intime.
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

95 abonnés 485 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 décembre 2022
Perplexe, entre le charme des confidences de Christophe Honoré sur sa vie d’adolescent homosexuel….à Chambéry
et la disparition brutale de son père, dans un accident de voiture.

Comme souvent chez lui, la délicatesse infinie côtoie le trivial…. Juliette Binoche, « explose » d’amour maternel!
J’ai cru y voir, une expérience de « prostitution homosexuelle » ???

Je n’ai pas toujours distingué la vie à Chambéry de la vie chez son frère (Vincent Lacoste, épatant) à Paris et
son colocataire artiste, dont le jeune frère s’amourache.

J’ai ressenti un décalage entre la sensibilité de C.Honoré et ce qu’il réussissait à nous transmettre ???
Son film m’a trop rarement ému.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse