Le Magicien d'Oz
Note moyenne
3,8
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223 critiques spectateurs

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lillois
lillois

124 abonnés 454 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
"Toto, I've a feeling we're not in Kansas anymore". C'est sur cette phrase géniale que Dorothy effectue ses premiers pas à Oz. Troisième adaptation cinématographique de "The wonderful Wizard of Oz", livre pour enfants à succès de Lyman Frank Baum, la chantante version du "Magicien d'Oz" de Victor Fleming est un condensé de magie. Mais ne retirons pas le mérite qui revient à King Vidor, lequel en a dirigé une partie (le début et la fin, pour une vingtaine de minutes au total peut-être). Après avoir été emportée avec son chien par une tornade, une jeune fille se retrouve dans un Monde aussi extraordinaire que dangereux. La judicieuse transition noir et blanc / technicolor renforce l'impression onirique du changement. Autant les maquillages sont réellement grotesques pour les Munchkins, autant ils sont superbes pour l'épouvantail et l'homme en fer blanc (Ray Bolger et Jack Haley). Chaque héros possède sa chanson qui traduit à la fois son caractère et ses aspirations. La première du film n'est autre que le sublime "Somewhere over the Rainbow" (que j'adore, même si la version de Judy Garland n'est pas celle que je préfère). Si d'un point de vue vocal il s'explique aisément, le choix de l'actrice principale ne me semble pas forcément le meilleur. Effectivement on aurait mieux imaginé, comme cela fut suggéré, Shirley Temple pour tenir le jeune rôle de Dorothy Gale. Interprétée par Margaret Hamilton, la méchante sorcière de l'Ouest (qui n'est autre que la transposition à Oz de l'infâme Miss Gulch) est affreuse, elle et son armée de singes volants ont de quoi faire frissonner les bambins. De façon un peu regrettable, une séquence musicale avec les arbres vivants n'a pas été intégrée au montage final. Pour le rythme du récit cette absence se révèle certes bénéfique, mais quand on sait que la scène a ensuite été perdue... Inscrit à jamais parmi les Classiques, ce long-métrage peut s'apprécier à tout âge.
Ciné2909
Ciné2909

93 abonnés 1 668 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 décembre 2013
Retour en 1939 avec cette adaptation du célèbre roman de L. Frank Baum devenu depuis un petit classique du 7ème art. Il est évident que les effets spéciaux de l’époque feront naitre quelques sourires comme ce tourbillon qui emporte tout et n’importe quoi ou les costumes bien kitsch de certains personnages. Malgré cela, le charme opère encore avec cette fable qui prend par moments la forme d’une comédie musicale et bien entendu comment ne pas évoquer cette célèbre chanson qu’est Over the rainbow ! Ceux qui connaissaient déjà Le magicien d’oz continueront de se délecter des aventures de Dorothée et ne manqueront pas de le faire découvrir aux nouvelles générations.
reymi586

558 abonnés 2 444 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 janvier 2012
Un très bon film pour enfant... pour 1939. C'est vrai que ça a bien vieillit et pas seulement au niveau des décors. Mais pour l'époque c'est assez incroyable, il n'y a rien de comparable. Et quel plaisir de revoir Judy Garland chanter Somewhere over the rainbow.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 4 novembre 2013
Féérique, magique et énergisant que de voir cette couleur travaillée avec un plaisir certain, V. Fleming nous gratifie de magnifiques décors pour constituer son conte culte, léger et amusant. Même si la petite J. Garland semble avoir une voix énervante, son innocence, sa candeur et son charme font abstraction du son qui sort de sa bouche et nous emmène avec plaisir dans ce monde imaginaire où cette candeur enfantine est un atout tant que sa quête est juste et honnête. Même si je reconnais là un excellent film, j'ai toujours un peu de mal avec les comédies musicales et celle-ci ne déroge pas à la règle.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 novembre 2009
Une des meilleures comédies musicales de tous les temps. Tout y est : des décors gigantesques, des effets spéciaux totalement indémodables (merci M. Gillespie), un superbe technicolor, des maquillages parfaitement réussis, des chansons inoubliables et des acteurs merveilleux. Judy Garland crève l'écran dans son premier grand rôle et on n'a pas de mal à savoir pourquoi elle est devenu par la suite une star, Margaret Hamilton est horrible en méchante sorcière et Frank Morgan est très drôle dans le rôle-titre. L'euphorie que dégage ce film est très contagieuse et concourt à donner au spectateur plaisir et enchantement. Un chef d'oeuvre.
ClashDoherty
ClashDoherty

271 abonnés 838 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 décembre 2007
Tout simplement inoubliable, un des films phares de mon enfance (et, je pense, de l'enfance de pas mal de cinéphiles !), un joyau du cinéma, riche en scènes cultes, en chansons admirables ("Somewhre Over The Rainbow", "If I Had A Brain"), en personnages cultes (Dorothy, Toto, le Lion, l'Epouvantail, le Bucheron de fer-blanc, les Munchkins, les Sorcières, le Magicien). A lire aussi, le roman initial de L. Frank Baum, pour les amoureux du film de Fleming. Un film tout simplement beau, à voir, à posséder chez soi. P.S : si vous regardez le film en écoutant l'album de Pink Floyd "Dark side of the Moon" (il suffit de mettre le disque CD en mode repeat et de le lancer au moment où le lion MGM rugit pour la troisième fois), vous pourrez constater de très nombreuses et troublantes similitudes, assez étranges quand on sait qu'aucun membre du groupe ne s'est inspiré de ce film mythique pour le disque !
Un film magistral.
Jack G
Jack G

12 abonnés 175 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 mai 2020
Modèle par excellence de la féérie musicale caractéristique du studio MGM, et plus largement, d’Hollywood à partir des années 1930, Le Magicien d’Oz est une œuvre fortement ancrée dans la culture populaire américaine, des années 1940 à aujourd’hui.
Dès 1924, la MGM envisage d’adapter le premier tome des aventures du pays d’Oz, paru en 1900 et écrit par Lyman Frank Baum. D’après la bibliothèque du Congrès américain, cet ouvrage est historique puisqu’il serait le premier conte américain destiné aux enfants. Mais faute d’accord avec le fils de l’auteur, les droits reviennent à la Chadwick Pictures Corporation (société de distribution fondée en 1915 qui se lance dans la production cinématographique à partir de 1924). C’est ainsi que voit le jour Le Sorcier d’Oz en 1925, première adaptation notable du roman. Après un nouvel échec des négociations en 1933, la MGM obtient finalement les droits l’année suivante.
Après le succès de Blanche-Neige et les Sept Nains, en 1937, le président de la MGM souhaite s’inspirer de la réussite de Disney en conservant la magie originelle du roman. De 1937 à février 1939, quatorze scénaristes se succèdent pour élaborer le script. Parmi les trois qui sont finalement crédités, Noel Langley est celui qui a apporté le plus d’éléments à l’histoire, notamment les souliers en rubis et la morale sous forme de « Home Sweet Home ».
En septembre 1938, Richard Thorpe, qui n’est pas encore connu pour ses réalisations de films avec Tarzan, est engagé à la réalisation. Mais après avoir visionné les premières séquences, la production ne retrouve pas la vision enfantine attendue et se sépare du réalisateur. George Cukor, repéré et engagé par Hollywood pour son travail de metteur en scène théâtral à Broadway dans les années 1920, est sollicité pour aider au montage du film, juste avant qu’il ne se lance dans le tournage d’Autant en emporte le vent. Il change la perruque blonde de Judy Garland et réduit considérablement son maquillage pour revenir à l’image d’une petite fille du Kansas. Après son départ pour Autant en emporte le vent, c’est Victor Flemming qui est nommé pour remplacer Thorpe à la réalisation. Le cinéaste conserve les changements effectués par Cukor. Ironie du sort : quelques semaines avant la fin du tournage, Flemming est appelé à la rescousse pour sauver celui d’Autant en emporte le vent. En effet, les relations sont très tendues entre George Cukor et l’acteur Clark Gable, à tel point que ce dernier ne menace de quitter le projet si son ami Flemming ne prend pas le relai. Cukor quitte donc la réalisation et laisse la place à Flemming. Sur le tournage du Magicien d’Oz, c’est King Vidor qui termine de boucler les dernières séquences, notamment celle où Judy Garland chante « Over the Rainbow ». Jusqu’à la mort de Flemming, Vidor n’a jamais révélé sa participation et a toujours refusé que son nom soit crédité au générique, conscient que la quasi-totalité du travail a été faite par son prédécesseur.
Pour interpréter l’héroïne Dorothy, les producteurs jettent dans les premiers temps leur dévolu sur Shirley Temple, première enfant star à avoir reçu une si grande renommée internationale. Mais l’échec des premières auditions et le refus de la 20th Century Fox de céder sa star enfantine ont raison de sa participation. Finalement, la production se rabat sur Judy Garland, alors âgée de 16 ans et déjà sous contrat avec la MGM depuis 1936, avec l’espoir de lancer la carrière de la jeune actrice, qui ne compte alors que deux courts-métrages et un film quasiment inconnu.
Dans le rôle de la Méchante Sorcière de l’Ouest, personnage antagoniste de l’histoire, Blanche-Neige et les Sept Nains a également eu une influence déterminante. Initialement, le producteur souhaitait copier le côté glamour et sexy de la sorcière ennemie de Blanche-Neige, malgré l’avis contraire de la MGM. Cette réticence n’empêche toutefois pas l’arrivée de Gale Sondergaard, lauréate de l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle en 1936, considérée par le producteur comme la plus fidèle à l’image voulue de la Méchante Sorcière de l’Ouest. Mais son physique sexy ne plait pas au studio, qui impose un maquillage différent pour l’enlaidir. Refus de l’actrice qui quitte le projet et cède sa place à Margaret Hamilton, actrice occasionnelle qui est déjà apparue dans quelques rôles pour gagner des revenus supplémentaires à ceux de sa profession d’institutrice dans la vie civile.
Enfin, pour interpréter les personnages qui accompagnent Dorothée dans son aventure, la MGM propose d’abord à Ray Bolger le rôle de l’Homme en fer. Mais l’acteur, déçu, finit par convaincre le président du studio que l’Epouvantail est le rôle qui lui irait le mieux. C’est Buddy Ebsen qui obtient d’abord le rôle de l’Homme en fer. Mais un jour, le maquillage en aluminium posé sur son visage lui provoque des difficultés à respirer et il est conduit aux urgences. Le verdict est sans appel : l’acteur a inhalé de l’aluminium et doit être placé en convalescence. La Fox confie alors au studio l’un de ses acteurs, Jack Haley, pour le remplacer. Ce dernier arrive sur le tournage en ignorant le sort de son prédécesseur et profite d’un maquillage en pâte d’aluminium qui n’éveillera jamais ses soupçons. Enfin, Bert Lahr, connu pour son allure comique, est engagé pour interpréter le Lion peureux.
Le tournage débute dans un rythme exigeant, lors de journées commençant à 5h du matin et se terminant parfois à 20h. Les costumes lourds et inconfortables gênent les acteurs, et Judy Garland est contrainte de supporter les volontés du réalisateur qui va jusqu’à lui administrer des amphétamines pour qu’elle conserve son énergie. De plus, Margaret Hamilton évite de justesse le pire lors de sa première scène, où les flammes la brûlent partiellement. Heureusement, le retrait immédiat de son costume en cuivre permet d’éviter une catastrophe encore plus grande car le matériau lui aurait rongé le visage sous l’effet de la chaleur. Après six semaines de convalescence, l’actrice finit par revenir sur le tournage, qui prend fin en mars 1939. Une première version de 120 minutes est jugée trop longue et des séquences jugées trop effrayantes avec la Méchante Sorcière de l’Ouest sont supprimées.
Malgré plusieurs écarts pris par rapport au roman original, l’histoire reste sensiblement la même. Dorothy est une petite fille vivant dans une ferme du Kansas. Au cours d’une tornade, elle se retrouve transportée au pays d’Oz. Pour pouvoir rentrer chez elle, elle doit se rendre au palais d’Emeraude où vit le magicien. Sur sa route, elle rencontre trois personnages atypiques qui se joignent à sa quête, mais doit aussi affronter la Méchante Sorcière de l’Ouest.
Depuis la parution du livre en 1900, les analyses et interprétations de l’histoire de Baum ont été vivement débattues, et le sont encore aujourd’hui. La thèse la plus célèbre est celle de Henry M. Littlefield, en 1964, qui vise à comparer le Pays d’Oz à la situation économique des Etats-Unis à la fin du XIXème siècle, et à faire de l’œuvre de Baum une allégorie du populisme américain à cette époque. Dans les années 1890, le pays affronte une violente crise financière où le manque de stock d’or entraine de nombreuses faillites et autant d’endettements de fermiers. En 1892, le Parti populiste est créé et défend l’adoption du « bimétallisme » pour que l’argent soit utilisé en plus de l’or, permettant ainsi d’alléger les dettes des agriculteurs. Quatre ans plus tard, le candidat démocrate William Jennings Bryan fait de cette réforme son cheval de bataille lors de l’élection présidentielle de 1896, mais échoue face au républicain William McKinley. Pour Littlefield, le lion peureux à la recherche de son courage est en réalité William Jennings Bryan, qui cherche à aider le peuple américain déboussolé (Dorothy), les fermiers (L’épouvantail) et les ouvriers (L’homme de fer). Ensemble, ils marchent jusqu’au palais d’Emeraude du magicien d’Oz en suivant la route de brique jaune (l’or). Mais à leur arrivée, le magicien d’Oz se révèle malheureusement être un imposteur, comme beaucoup d’hommes politiques de cette époque marquée par la corruption. Cette thèse est également consolidée par la couleur des chaussures de Dorothy. Si elles sont d’un rouge éclatant dans le film (les studios MGM voulaient montrer aux spectateurs les capacités du Technicolor), les elles sont en fait argentées dans l’histoire originale de Baum. Le Magicien d’Oz serait donc un éloge du bimétallisme de la part de Baum, dont on sait d’ailleurs qu’il fut un fervent supporter de Bran lors des élections présidentielles américaines de 1896. Mais cette thèse est encore largement débattue de nos jours puisque dans l’introduction de son conte, Baum assure que « l’histoire du Magicien d’Oz a été écrite pour le seul plaisir des mômes d’aujourd’hui ». Où se situe la vérité ?
Quoiqu’il en soit, depuis sa sortie, Le Magicien d’Oz est devenu une référence incontournable dans la culture populaire américaine, qui a inspiré de nombreuses créations culturelles postérieures. Nommé dixième meilleur film de tous les temps par l’American Film Institute et intégré dans de multiples autres classements par cette même organisation, ces hommages démontrent la place de ce conte musical, féérique et onirique dans la culture populaire américaine.
Sur le devant de la scène, l’interprétation de Judy Garland est convaincante, en particulier lors des scènes musicales. La plus connue de toutes a fait connaître au public la chanson « Over the Rainbow », maintes fois reprises et réutilisée depuis. C’est la première chanson du film alors qu’elle est l’une des dernières à avoir été écrite par Harold Arien, mais surtout la première du classement des cent plus grandes chansons du cinéma américain. Symbolisant les rêves et les espoirs de la jeunesse à travers l’espérance d’un monde meilleur et plein de couleurs de la part de Dorothy, un « arc-en-ciel », elle a été provisoirement coupée au montage, avant d’être finalement réintégrée. La symbolique d’idéal et de rêve des couleurs vives et chatoyantes sont au cœur du film et sont mises en valeur par le Technicolor. L'ouverture du film en sépia renforce la vision peu radieuse du monde dont Dorothy cherche à s’échapper. Orpheline, elle ne se sent pas à sa place et ne pense pas avoir le soutien de ses proches. La majorité des personnages du monde réel a ensuite sa place à Oz, sous d'autres apparences, pour garder le lien entre le rêve et la réalité. Et le passage du sépia à la couleur souligne l’entrée dans le monde rêvé et chanté par Dorothy, le pays « au-delà de l'arc-en-ciel ». Le choix du Technicolor trichrome de l’époque a incontestablement été motivé par des raisons commerciales. En effet, cette technologie a été mise au point en 1928, et bien que le premier film en couleur trichrome, Des arbres et des fleurs, réalisé par les studios Disney, arrive sur les écrans en 1932, le premier vrai succès de ce procédé révolutionnaire est le premier long métrage d'animation des mêmes studios : Blanche neige et les sept nains, sorti en 1938. En fait, Des arbres et des fleurs a été une sorte de laboratoire d’expérimentation pour préparer le terrain du film Blanche-Neige. Pour la MGM, il est donc nécessaire de s'adapter et de concurrencer Disney pour espérer éblouir le public. Et le recours au Technicolor trichrome n’est pas la seule arme dont va se servir le studio pour promouvoir le film.
En effet, dès janvier 1939, soit trois mois avant la fin du tournage, un char à l’effigie du film défile lors de la traditionnelle parade des roses à Pasadena, en Californie, un évènement rassemblant en moyenne un million de spectateurs et apportant ainsi une grande visibilité au long-métrage. L’attente est si grande de la part des adolescents que lors de la première new-yorkaise du film le 17 août, à la gare du Grand Central Terminal, 10 000 fans accueillent Judy Garland dans une euphorie générale qui provoque une émeute. Il faut compter pas moins de 250 policiers pour maitriser le mouvement de foule et rétablir l’ordre. Et lors de l’avant-première du film au Théâtre du Capitole, ancien lieu où étaient diffusées pour la première fois la plupart des premières des films MGM, 15 000 personnes font la queue pour découvrir Le Magicien d’Oz, faisant de la sortie du film l’une des plus réussies de l’époque.
Mais face à la concurrence d’Autant en emporte le vent, sorti la même année, difficile de rentabiliser le budget de 2,6 millions de dollars, le plus important de la MGM jusqu’alors. L’exploit est tout de même accompli, avec des recettes estimées à plus de 16 millions de dollars à la fin de l’année.
Lors de la cérémonie des Oscars de 1940, Autant en emporte le vent est le grand favori avec pas moins de treize nominations. Et même si Le Magicien d’Oz n’est pas en reste avec cinq nominations, l’équipe du film ne se fait pas de faux espoirs, surtout que Victor Flemming est nommé dans la catégorie du meilleur réalisateur pour Autant en emporte le vent, ce qui ne laisse guère de doute sur la préférence des critiques. Finalement, Le Magicien d’Oz décroche les Oscars de la meilleure musique de film et de la meilleure chanson originale pour « Over the Rainbow ». Le film sauve donc l’honneur même s’il est dommage de réduire sa performance à sa création musicale.
Grâce au Technicolor, ce conte musical n’a visuellement pas pris une ride. La mise en scène est exceptionnelle grâce à des costumes époustouflants et très travaillés, des décors surréalistes, des couleurs chatoyantes, des musiques inoubliables et des morales cultes au sens intemporel. Cet ensemble soigné et féérique forme un univers à part entière, connu de nombreux enfants et adultes. La voix de Judy Garland est une merveille à écouter lors des scènes musicales et il se dégage globalement une bonne énergie, mais qui a parfois tendance à partir dans tous les sens. Les interprétations sont exagérées et à trop vouloir faire dans le film enfantin, la MGM a livré une adaptation franchement très naïve et parfois un peu bébête. Au final, un long-métrage agréable à regarder pour les enfants, mais qui risque d’avoir du mal à attirer l’intérêt des adultes.
fresh-BUZZ
fresh-BUZZ

44 abonnés 712 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 avril 2013
Le Magicien D'Oz est un film culte et un classique du 7ème art, c'est une comédie musicale qui a marqué des générations et qui en marquera encore (surtout du côté des américains, où le film se transmet dès le plus jeunes âges aux enfants et à fait l'objet d'un prequel par Disney!), c'est une œuvre populaire à la beauté incroyable et la sympathie communicative. Victor Flemming nous offre un film grandiose sur le beauté, l'honnêteté, la gentillesse et l'amour dans le monde, mais qui n'a failli jamais voir le jours d'abord à cause des scénaristes (il y en a eu quatorze en tout!), Irving Brecher commence remplacé par Herman J. Mankiewicz plus tard associé à Ogden Nash et encore après à Noel Langley, Mankiewicz quitte l'équipe tandis que Herbert Fields l'intègre, s'ensuit quelque scénaristes qui travaillent sur le script sans rien ajouté de nouveau, Florence Ryerson et Edgar Allan Woolf l'ajustent, ils sont virés et remplacés par Arthur Freed, Noel Langley revient et est associé à Jack Mintz, quand Victor Fleming arrive pour réalisé le film, il le modifie au fil du tournage avec l'aide de John Lee Mahin. Au final, seulement trois seront crédités au générique : Noel Langley, Florence Ryerson et Edgar Allan Woolf. S'ensuit un tournage assez catastrhophique, Richard Thorpe est engagé comme réalisateur puis remplacé par
George Cukor accepte d'aider le film à se monter et fait changé tout les costumes et maquillages (kuste avant de tourner Autant En Emporte Le Vent et fini par retourné sur son film!), Victor Fleming est alors choisi, mais à quelques semaines avant la fin du tournage, les studios Selznick le demande sur le tournage d'Autant En Emporte Le Vent qui tourne aussi à la catastrophe à cause de la relation très tendue entre George Cukor et Clark Gable, qui menace de quitter le film si Victor Fleming ne le réalise pas, il accepte et quitte le tournage du Magicien D'Oz! King Vidor est alors choisi pour les dernières semaines de tournages (il réalise la scène de chant "Over The Rainbow"!), une fois le film terminé Vidor refuse de voir apparaître son nom au générique estimant que tout le mérite revient à Fleming. Du côté des comédiens aussi c'est assez compliqué, Judy Garland a été choisi sans difficulté, le rôle du Magicien le studio veut Ed Wynn qui refuse, Wallace Beery le veut, le studio ne veut pas, il s'envisage alors W.C. Fields qui demande un salaire trop élevé, c'est finalement Frank Morgan, un autre acteur du studio, qui décroche le rôle, Ray Bolger est engagé pour jouer l'Homme de fer, il en est furieux et vexé car il voulait celui de l'Épouvantail, il parla à Louis B. Mayer et finit par le convaincre, Buddy Ebsen qui avait obtenu le rôle de l'Épouvantail accepte sans rechigner celui de l'Homme de fer, son maquillage nécessite que de l'aluminium soit posé sur son visage, après avoir inhalé l'aluminium présent dans l'air après son maquillage, ses poumons en étaient remplis, alors qu'Ebsen entame sa convalescence, la MGM décide de le remplacer par Jack Haley. Le scénario bien que très enfantin, ce suit sans déplaisir et est extrêmement bien tenu, les personnages d'un manichéisme total son attachants et très bien construit, ils ne manquent pas d'épaisseur, les acteurs sont très bons, Judy Garland est très bonne, Frank Morgan est toujours juste, Ray Bolger est parfait, Bert Lahr surjoue constamment, Jack Haley est bon, Margaret Hamilton est mauvaise, les dialogues sont simples, mais très efficace et certains sont tout simplement culte ("Toto, j'ai l'impression que nous ne sommes plus au Kansas!", "Je t'aurai, ma jolie, et ton petit chien aussi!" ou encore "On n'est jamais aussi bien que chez soi."), la mise en scène est parfaite, elle révèle toute la maîtrise et toute l'inventivité de Fleming, la photographie de Harold Rosson est sublime (le Technicolor fait des merveilles!), Harold Arlen signe une B.O. efficace et très belle, les décors sont somptueux, les maquillages et les costumes superbes. Le Magicien D'Oz est un film pour enfant mature et qui inculque de vrai valeur, avec des costumes et des décors amusant il ne parait jamais ridicule et mieux on en est bluffé, même si ce n'est pas un grand film, on le suit sans déplaisir et avec un réelle attention. Victor Fleming signe une sorte de chef-d'œuvre et dans le fond un film assez noir qui faut montré au enfant, mais qu'on dénigre pas plus âgé, un film plein de bonne attention aussi utile qu'innocent et aussi vrai que surréaliste. Le Magicien D'Oz c'est grandiose, juste, prenant, malin, inventif, humain, fou, sympathique, efficace et surtout sublime. À voir et à revoir.
Dark Taylor
Dark Taylor

50 abonnés 255 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 juillet 2013
Le Magicien d'Oz, bien que datant de 1939, est l'un de ces film qualifiés de cultissime, que toute personne, cinéphile ou non, se doit d'avoir vu au moins une fois dans sa vie. Il est tellement culte au Etats-Unis qu'il y ont le droit chaque année, généralement à la période de Noël, à l'instar de nos bonnes vieilles comédies comme "le Père Noël est une ordure" et "Les Bronzés font du ski" chez nous.
Bon, je vais être clair, je ne comprends pas en quoi ce film est si culte au Etats-Unis et est si encré dans la culture populaire. Peut-être parce qu'on avait jamais sorti de film de la sorte à l'époque, mais aussi qu'il s'agit de l'adaptation d'un classique de la littérature enfantine
Néanmoins, j'ai adoré ce film, malgré son âge, et on lui pardonne ses défauts, comme quelques chansons un poil chiante (d'autant que je ne suis pas fan de comédies musicales) et des Microsiens un peu "chelou, comme on dit...
Judith Garland est somptueuse dans le rôle de la petite Dorothy chaussée de ses souliers de rubis et accompagnée de son chien Toto, cheminant à travers le pays d'Oz et essayant d'échapper à la méchante sorcière de l'Ouest.
Si vous avez adoré ce film, je vous conseille à juste titre la préquelle de Sam Raimi "le Monde Fantastique d'Oz", tout aussi excellent film.
J31frites
J31frites

15 abonnés 285 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 novembre 2023
Ce film existe vraiment ? Ah oui quand même !
Je me rappelle cette comédie musicale m'avait traumatisé quand j'étais tout petit, et ce n'est pas étonnant ! Les costumes et les personnages sont au sommet de tous ce qu'il y a de plus creepy pour un pauvre gamin, la gamine est enlevée par une tornade et il y a une sorcière verte qui contrôle le monde avec une boule de cristal, et pourtant on est dans un film pour gosse ! Un film de gosse, dans lequel une méchante sorcière brûle des épouvantails vifs !
Seconde adaptation d'un roman de Lyman Frank Baum, sorti la même année et réalisé par le même réalisateur que "Autant en emporte le vent", "Le magicien d'Oz" est uns des premiers films en couleur, un classique du cinéma, un des films les plus vus au monde ainsi que le film préféré de Johnny Depp, ce qui achève d'en faire un film important historiquement.
Honnêtement, tout a vieilli dans ce film, mais ce n'est pas étonnant ni condamnable vu l'âge qu'il a. Mais enfin bon, difficile de faire plus kitch ni plus enfantin si on prend pas compte le fait que les costumes font transpirer.
Il faut maintenant parler des qualités : une fois arrivé dans le fantastique monde d'Oz apparaissent les plus belles couleurs que j'ai jamais vu, des décors cultes et féériques, des êtres et des personnages amusants, joués par des acteurs qui certes surjouent mais divertissent. Les dialogues et l'humour valent aussi le détour, on rigole beaucoup et pas toujours parce que c'est ridicule spoiler: (la mort de la sorcière sérieux)
.
Enfin la musique ! Avec des chansons cools comme "We're off to see the wizard", "Il I only had a brain", "The merry old land of Oz" mais surtout la sublime, cultissime "Over the rainbow", qui arrache des frissons.
Quant à la morale, je ne vois pas d'allégorie de l'Amérique mais simplement une ode à la maison, au chez-soi spoiler: , Dorothée a simplement rêvé de partir mais s'est rendu compte que ceux qu'elle voyait en rêve n'étaient autres que ses proches qu'elle aime tant.

Les enfants feront des cauchemars, les adultes s'ennuieront beaucoup, mais tous profiteront des couleurs, des décors et des chansons sublimes. Classique vieilli mais classique.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Le film fait immanquablement penser à "Alice au Pays des Merveilles" ; une quête humaine en plus, la folie et l'exhubérance en moins. La mise en image est soignée, mais on a trop l'impression d'assister à du théâtre filmé ; des acteurs grossièrement maquillés, des actions surjouées...
Le film s'adresse avant tout aux enfants. Une fois le côté visuel bien assimilé, il ne laisse plus de place à la surprise. Dorothea suit un parcours initiatique et linéaire dans un monde inconnu. A l'issue du voyage, elle finit par mieux apprécier ceux et ce qui l'entoure.
Le film a vieilli, indéniablement, mais il demeure quand même un bon divertissement.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 18 novembre 2006
Quelle déception… Aurais-je attendu trop longtemps pour enfin le regarder ? Est ce que la magie aurait plus opérée si j’avais eu moins de 8 ans ? Pourtant beaucoup de films pour enfants me plaisent encore. Peut être que la voix française de Judy Garland est trop mal choisi, trop vieillotte mais là je ne peux m’en prendre qu’à moi car j’aurai dû choisir la VO. Peut être que l’actrice est trop vieille pour ce rôle, personnellement j’aurai plutôt vu une jeune fille de 12 ans plutôt qu’une de 17 (qui en fait 25) pour interpréter Dorothy. Peut être que ce film a vieilli tout simplement et que le message "jeunes filles ne vous éloignez pas de ceux que vous aimez" est désuet. Peut être aussi que j’en avais trop entendu parler et que je m’attendais à vraiment mieux. Ceci dit je dois admettre que les maquillages de l’homme de paille et de l’homme de fer sont très réussis et que les effets spéciaux sont bons pour l’époque, (je passerai sur les paysages peints, sur les fleurs en plastique et sur le peuple des Munchkins). J’ose mettre qu’une seule étoile, désolé pour les fans et malgré le fait que ce film soit un classique je ne trouve pas assez d’arguments pour en mettre plus.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 1 septembre 2011
Dans les traces de 'la flûte enchantée", "le magicien d'oz" est une invitation au voyage. Qui ne rivalise pas artistiquement avec Mozart mais avec tout de même une bonne morale et une BO ambitieuse.
Lotorski
Lotorski

23 abonnés 588 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 décembre 2013
Tout simplement un classique à ne pas rater. C'est drôle, divertissant, mais ne vous méprenez pas : "The Wizard of Oz" porte aussi un message philosophique voire spirituel extrêmement profond.
lost 4/8/15/16/23/42
lost 4/8/15/16/23/42

20 abonnés 338 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 décembre 2013
ce film a marqué à sa sortie mais il a trés mal vieillit .
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