Péplum bénéficiant de moyens colossaux, La Chute de l'Empire romain possède pour moi son plus gros atout au niveau de l'artistique. Car que ce soit les décors, les costumes ou encore la photographie, tout est absolument magnifique, et rien que pour cela ce long métrage se doit d'être vu au moins une fois. Par contre, le film possède quelques longueurs et certains choix scénaristiques sont assez douteux. Malgré tout, certaines séquences restent gravées dans les mémoires et sont très bien réalisées par Anthony Mann, notamment les funérailles de Marc-Aurèle ou encore le duel dans une arène de boucliers entre Commode et Livius à la fin du film. Il s'agit donc d'un péplum de très bonne tenue, et qui possède en plus une très belle partition de Dimitri Tiomkin et une interprétation assez bonne de l'ensemble du prestigieux casting ( Sophia Loren, Stephen Boyd, James Mason, Alec Guinness ou encore Christopher Plummer ). Mais le tout ne vaut pas certains péplum produit plus tôt comme le majestueux Ben-Hur de William Wyler par exemple.
Un grand moment de cinéma !!! Sans doute l'un des plus grands peplums jamais réalisés, loin de la romance et des superproductions de l'époque, "la Chute de l'empire romain" est un modèle du genre, un "monstre" reposant sur un scénario fouillé, un sens aigu du récit et une distribution hors norme... Et que dire de la dernière scène !!! Un pur chef-d'oeuvre !!
Je ne comprend rien... Peut etre parce que c'est une totale fiction? Au debut du film un vieux qui se fait appelé cesar meurt empoisonné en mangeant une pomme. Jusque la j'avais cru qu'il s'agissait de jules cesar alors quoi? c'est peut etre marc aurele? Ba non il est mort de la peste... Ce type est donc probablement un extra-terrestre mais d'ou?
Que dire ? Ce film est un tel monument, un tel chef-d'oeuvre qui s'amuse à enterrer tout ce qui existe, de Ben-Hur à Gladiator (qui passe pour un gentil téléfilm du samedi après-midi). Peut-être le plus grand péplum existant, jamais égalé.
Un péplum qui se distingue des autres films du genre par sa réalisation plus lente et plus feutrée. Le scénario du film est certainement son point faible, non pas par le fait que la vérité historique était loin d'être le principal souci des auteurs, mais parce qu'il est souvent peu convaincant voir même parfois ridicule. La mise en scène du film souffre de plusieurs longueurs mais bénéficie de scènes franchement spectaculaires, d'une élégance indéniable ainsi que d'un casting éblouissant. Si on peut regretter que les personnages de Sophia Loren et d'Omar Sharif soient fades et que Stephen Boyd manque de charisme, la bonne vieille garde anglaise (Guinness, Mason et Cie) est brillante comme à son habitude et l'interprétation de Christopher Plummer est la véritable bonne surprise du film, il incarne à merveille la cruauté et la folie dantesque de l'empereur Commode. Ce film ne nous montre pas que la fin d'un empire mais aussi la fin du règne d'un genre majeur du cinéma comme le montre le peu d'enthousiasme que dégage ce film.
Évoquer "La Chute De L’Empire Romain" pour parler de "Gladiator" est assez malheureux. Ridley Scott fait reposer son intrigue sur le phénomène des gladiateurs. Anthony Mann, lui, effleure à peine cette question, qu’il ne considère pas essentielle. L’intention de Mann était bien plus ambitieuse que celles de Scott. Mann voulait, et y parvient parfaitement, à présenter les causes spécifiques et générales ayant déclenché la chute de Rome. En outre, son respect pour l’Histoire est plus rigoureux que chez Scott, qui de toute évidence n’a pas potassé les bons manuels sur Rome et sur les gladiateurs. Enfin, le magnétisme des acteurs Plummer, Guinness, Mason et surtout Loren, est aux antipodes de la mièvrerie des Crowe, Phoenix et Nielsen. Quant aux répliques, si chez Mann, le spectateur se délecte souvent de vrais textes littéraires, donnant une formidable densité aux rôles, chez Scott, c’est une avalanche de phrases d’une consternante platitude que le public doit supporter tout au long du film. Même au niveau des cascades, quoique beaucoup plus ancien, le film de Mann n’a rien à envier à "Gladiator". La course de chars reste encore aujourd’hui un moment d’anthologie inégalé. La seule chose que l’on peut déplorer dans la « Chute… », est le parti pris un peu trop théâtral et baroque de Mann pour sa mise en scène, et son manque de fluidité dans les scènes de transitions séparant les moments forts. Et sur ce point, Mann est d’autant moins pardonnable qu’il avait un modèle sorti 3 ans auparavant : le chef d’oeuvre de William Wyler : « Ben-Hur ».
Mo-nu-men-tal, tout simplement le plus grand peplum hollywoodien jamais réalisé (et le dernier, son échec cinglant au box-office marquera la fin de ce style cinématographique, qui ne renaîtra qu'en 1999 avec "Gladiator", dont l'histoire est quasiment identique à celle du film de Mann). Stephen Boyd, Christopher Plummer, Sophia Loren : trio de tête et de choc pour un film époustouflant, aux décors magnifiques (la scène finale, avec la main géante, est indépassable), et bien plus subtil qu'il n'y parait. Analyse de la chute du plus grand empire de l'époque, où comment l'ambition et la folie d'un seul homme (Commodus) à tout renversé. Un film mythique.
Evidemment, il s'agit d'un vieux film donc les scènes de batailles paraissent un peu ridicule. Mais ce qui est le plus gênant, ce sont les nombreuses longueurs et Stephen Boyd, qui n'a pas la carrure d'un général romain. En revanche, les décors n'ont pas trop vieilli. Pour les fans de vieux peplum.
Ce film n'est pas dénué d'intérêt à commencer par d'imposantes scènes de combat (dont le poursuite en char), de beaux décors (naturels et reconstitués) et d'une très jolie photographie. Il souffre cependant de plusieurs défauts : une lourdeur tant dans la forme que dans le fond, une longueur des plans parfois injustifiée et surtout une narration hachée et taillée à coup de serpe avec certains revirements de situation peu crédibles. Certaines séquences auraient ainsi gagnées à être réduites pour disposer de plus de temps afin de mieux détailler l'histoire sans raccourcis facheux.